Thierry Grin: «Préserver l'ADN du Gonet Geneva Open»
Thierry Grin, directeur du Gonet Geneva Open, revient sur l'émouvant adieu de Stan Wawrinka. Il dévoile les enjeux du tournoi, son identité unique et sa volonté de le pérenniser à Genève pour de nombreuses années.
Thierry Grin: «Préserver l'ADN du Gonet Geneva Open»
Thierry Grin, directeur du Gonet Geneva Open, revient sur l'émouvant adieu de Stan Wawrinka. Il dévoile les enjeux du tournoi, son identité unique et sa volonté de le pérenniser à Genève pour de nombreuses années.
À l'occasion de la 11e édition du Gonet Geneva Open, son directeur Thierry Grin était l'invité de Radio Lac. Il dresse un bilan très positif de l'événement, marqué par un public nombreux et une météo favorable. Il revient sur le moment fort de cette édition: le dernier match de Stan Wawrinka à Genève, une soirée chargée d'émotion pour le joueur comme pour les spectateurs. Ancien joueur professionnel, Thierry Grin explique comment son expérience et son réseau lui permettent, ainsi qu'à son comité, d'attirer des joueurs de très haut niveau. Il évoque également l'avenir du tournoi, soulignant la volonté de préserver son identité unique et son cadre idyllique, même en cas d'évolution vers une catégorie supérieure.
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Pour l'occasion, Radio Lac est en direct du Gonet Geneva Open tous les jours de cette semaine de 10h à 13h et notre premier invité n'est autre que le directeur du tournoi, Thierry Grin. Bonjour Thierry!
Bonjour.
Comment se passe le tournoi depuis qu'il a débuté?
Écoutez, c'est une magnifique 11e édition. On a eu beaucoup de chance avec le temps, un public qui est ravi et nous avons eu le grand honneur de pouvoir accueillir Stan Wawrinka pour sa dernière tournée à Genève. Il a passé le premier tour, mais a malheureusement perdu hier soir au terme d'un match très accroché, il manquait vraiment peu de choses. Il a servi pour le premier set, c'est dommage. Il y a eu beaucoup d'émotion avec son discours d'après-match, c'était très émouvant, il avait les yeux remplis de larmes. C'était donc exceptionnel pour le public de pouvoir le voir pour ce dernier match à Genève, c'était très important pour lui et pour le public.
Est-ce que le fait que vous ayez été un joueur professionnel influence vos décisions quand vous recrutez les têtes d'affiche du Geneva Open?
Non, non. J'ai été un ancien joueur, mais pas au niveau de Stan Wawrinka, je tiens à le rappeler. Cependant, le fait de connaître le milieu aide, tout comme d'autres membres du comité d'organisation. Rainer Schüttler, le copropriétaire, a été un top 10 mondial. Gérard Tsobanian, directeur du tournoi de Madrid, fait aussi partie de l'équipe. Ce sont des personnes qui sont en lien très étroit avec quasiment tous les joueurs du top 50. C'est un atout considérable pour le Gonet Geneva Open, qui réussit à chaque édition à faire venir des joueurs de très, très haut niveau.
Le Geneva Open est un endroit particulier, un lieu magnifique. En imaginant que demain il devienne un ATP 500, qu'est-ce que vous refuseriez absolument de changer pour préserver l'ADN de ce tournoi à Genève?
On aimerait que l'ADN se préserve. Nous sommes dans un cadre absolument idyllique, extraordinaire. C'est l'un des plus anciens clubs de Suisse, le Tennis Club du Parc des Eaux-Vives. C'est un club centenaire et les murs, on ne pourra pas les pousser, car nous sommes dans un parc protégé. Maintenant, savoir si un jour le tournoi deviendra un ATP 500, cela ne dépend pas de nous, mais de l'organe faîtier du tennis, l'ATP. En principe, l'association n'a jamais accordé de licence ATP 500 la semaine avant un Grand Chelem. On parle du futur, mais nous sommes très dépendants de l'organe suprême du tennis.
Si vous deviez expliquer à un non-amateur de tennis ce que le Geneva Open apporte à Genève en trois mots, ce serait quoi?
Ça apporte un événement de très haut niveau au mois de mai, d'importance, dans un lieu idyllique avec du tennis de très, très haut niveau. Les manifestations sportives de cette envergure sont relativement rares, même en Suisse. On a donc une chance inouïe d'avoir un plateau aussi exceptionnel à Genève. C'est assez unique et on travaille tous les jours à améliorer le tournoi et surtout à ce qu'il reste à Genève pendant encore de très, très nombreuses années.
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