Faut-il avoir peur des graisses alimentaires? Les conseils Céline Pabion de Teamnutrition.ch
Les graisses ne sont pas toutes à bannir, bien au contraire. Apprenez à distinguer les bonnes des mauvaises pour votre santé et à déconstruire les mythes persistants sur leur lien avec la prise de poids.
Faut-il avoir peur des graisses alimentaires? Les conseils Céline Pabion de Teamnutrition.ch
Les graisses ne sont pas toutes à bannir, bien au contraire. Apprenez à distinguer les bonnes des mauvaises pour votre santé et à déconstruire les mythes persistants sur leur lien avec la prise de poids.
Les matières grasses sont-elles bénéfiques ou néfastes pour notre santé? Selon la diététicienne Céline Pabion de teamnutrition.ch, la réponse est nuancée. Loin d'être de simples ennemies, les graisses jouent un rôle essentiel dans notre corps, notamment pour la production d'hormones et la santé cellulaire. L'idée reçue selon laquelle toutes les graisses sont mauvaises provient d'études datées des années 80. Aujourd'hui, on sait que la qualité prime sur la quantité. Il est crucial de distinguer les bonnes graisses, comme celles de l'huile d'olive ou de colza riches en oméga-3 et 9, de celles à limiter, présentes dans les produits transformés ou la charcuterie.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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**Journaliste:** C'est mardi et c'est l'heure de retrouver notre diététicienne Céline Pabion de teamnutrition.ch. Bonjour Céline.
**Céline Pabion:** Bonjour.
**Journaliste:** Aujourd'hui, un sujet de taille, sans jeu de mots, n'est-ce pas? Je parle de graisses. Les graisses, sont-elles amies ou ennemies?
**Céline Pabion:**
Disons que, de nouveau, la réponse est un peu floue, mais c'est les deux en fait. C'est-à-dire qu'elles ont un rôle bien précis dans le corps. Elles vont aider à sécréter les hormones, elles ont un rôle au niveau du cerveau, de la santé cellulaire, etc. Et surtout, elles apportent aussi pas mal de vitamines. On l'oublie un peu, mais il y a des vitamines A, D, E, K qu'elles apportent et qui sont indispensables de nouveau à la survie humaine. On en a besoin, mais pas trop. Et souvent, c'est un peu ça la nuance.
**Journaliste:** J'aborde ça il y a un instant, mais quel est le discours scientifique? Est-ce qu'il est toujours basé sur la même affirmation, «les graisses, c'est mauvais», ou pas du tout? Est-ce que ça a évolué?
**Céline Pabion:**
Oui, ça a évolué, et heureusement. C'est-à-dire que dans les années 80, c'est parti d'une étude aux États-Unis qui a été malheureusement assez mal faite. Il y avait pas mal de faiblesses méthodologiques, disons. Et c'est parti de là de dire qu'en fait, on a fait des liens trop rapides entre la consommation de graisse et la prise de poids, la mortalité cardiovasculaire, etc. Alors qu'au final, les liens étaient trop rapidement faits. C'est plus nuancé que ça. Alors c'est clair qu'il y a toujours une histoire de quantité et de qualité dans les graisses, donc ça, il faut bien le voir.
**Journaliste:** Justement, en parlant de qualité, est-ce que toutes les graisses se valent?
**Céline Pabion:**
Non, justement pas. Au niveau qualité, d'un point de vue purement qualitatif, on se demande: qu'est-ce qu'on va utiliser comme graisse ajoutée et pour quoi faire? En général, on privilégie plutôt les graisses où il y a pas mal d'oméga-9, d'oméga-3. L'oméga-9, c'est plutôt l'huile d'olive. Typiquement, la diète méditerranéenne, c'est top pour la santé cardiaque. L'oméga-3, ça va plutôt être apporté, si on regarde purement les huiles et pas les poissons, par l'huile de colza. En Suisse, on en produit beaucoup en plus. Donc, d'essayer de faire 50-50 pour les assaisonnements ou pour les cuissons, la colza est pas mal.
**Journaliste:** Est-ce qu'il y a des aliments gras à éviter absolument?
**Céline Pabion:**
Je dirais quand même tout ce qui va être plutôt assez transformé, mais ça, ça reste un peu du bon sens. Tout ce qui va être par exemple de la viande transformée, où il y a beaucoup de graisses cachées, dans la charcuterie grasse style salami, style saucisse. C'est plutôt vraiment très transformé. Et puis aussi, par exemple, celle qui est très en vogue en ce moment: la graisse de coco. La graisse de coco, c'est encore plus saturé que le beurre, donc plutôt à éviter. C'est drôle, pourtant les Asiatiques l'utilisent souvent. Dans le lait de coco, il y a quand même moins de gras, c'est beaucoup dilué avec l'eau. Mais la pure graisse, vraiment, il faut y aller ponctuellement.
**Journaliste:** Donc on peut dire que manger gras ne fait pas obligatoirement grossir?
**Céline Pabion:**
Non. C'est plus… En fait, la prise de poids, c'est un excès, une consommation excessive de calories, peu importe d'où ça vient, gras, sucre, protéines, par rapport à ses besoins. Mais pas forcément que du gras.
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