Bruits de vagues: l'étonnant lancement de Radio Lac
Pendant trois mois avant son lancement, Radio Lac n'a diffusé que des bruits de vagues et de mouettes. Une anecdote étonnante qui cachait un véritable défi technique à l'époque des radios pirates.
Bruits de vagues: l'étonnant lancement de Radio Lac
Pendant trois mois avant son lancement, Radio Lac n'a diffusé que des bruits de vagues et de mouettes. Une anecdote étonnante qui cachait un véritable défi technique à l'époque des radios pirates.
Pendant trois mois avant son lancement officiel en 1986, Radio Lac a diffusé uniquement des bruits de vagues et des cris de mouettes. Une technique surprenante qui visait à tester la nouvelle antenne installée sur le Salève afin de garantir une couverture parfaite sur Genève. À l'occasion des 40 ans de la radio, ses anciens directeurs reviennent sur cette période "cowboy" où les radios pirates étaient nombreuses et où il fallait se battre pour faire sa place. Ils partagent des anecdotes personnelles, comme la construction d'un bateau de croisière en Indonésie ou l'envie de créer une émission nocturne pour briser la solitude des auditeurs.
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C'est une émission très particulière aujourd'hui, puisque nous fêtons nos 40 ans. Nous sommes le vendredi 8 mai, en direct du Village du Soir. Je vous rappelle que si vous n'avez pas eu la chance de gagner vos invitations ces derniers jours, l'événement sera ouvert à tout le monde dès 22h. Alors venez faire la fête avec nous, pour que l'on puisse se parler, se connaître et se rencontrer. Souvent, nous échangeons via WhatsApp ou les messages que vous nous laissez, mais nous ne nous voyons jamais. Venez donc à la rencontre des équipes!
Parmi nous, il y a… j'ose à peine utiliser le mot "dinosaure", mais vous m'autorisez, Gérard? Vous avez été le premier directeur de Radio Lac en 1986. Il paraît qu'à l'époque, avant même le lancement de l'antenne, vous avez diffusé des bruits de vagues pendant trois mois. Quelle drôle d'idée! Pourquoi avoir fait ça, juste avant le premier jour de Radio Lac?
Oui, en fait, le problème venait de la réception des premières radios locales de l'époque. Avec leur antenne, Genève n'était pas entièrement couverte. Nous nous sommes donc battus pour que notre antenne soit installée sur le Salève. Pour effectuer les tests, nous avons diffusé pendant trois mois le son des vagues avec des cris de mouettes. Pendant ce temps, nous allions partout dans le canton pour tester la réception. Une auditrice m'a d'ailleurs récemment confirmé qu'elle se souvenait très bien écouter les vagues toute la journée.
Il faut rappeler qu'à cette époque, la radio, c'était l'univers des cowboys. Au tout début de Couleur 3, la RTS disait vouloir contrer ces "radios cowboys". Il y en avait partout en Suisse et beaucoup en France voisine. On était inondé de radios pirates et de radios qui avaient reçu des autorisations mais qui débordaient totalement. Des stations ouvraient et fermaient presque tous les mois dans la région. Se faire une place et démarrer une nouvelle radio avec une fréquence qui ne serait pas gênée par les pirates était donc quelque chose d'assez compliqué. C'était une période où il y a eu tout et n'importe quoi au niveau du piratage.
Gérard, vous avez été le patron de Radio Lac jusqu'en 2007. Qu'avez-vous fait ensuite?
Après, ce fut une grande aventure. Avec un ami, nous avons construit un bateau en Indonésie pour faire des croisières de plongée. Pendant quatre ans, nous avons construit ce bateau sur l'île de Bornéo, puis sur Bali. Nous l'avons ensuite exploité pendant six ans, mais malheureusement, ce bateau, le Wawao, a brûlé et a coulé le 31 janvier 2018. C'était la fin de l'aventure.
Et vous, Antoine, la radio, c'est culturel chez vous, vous adorez ça.
Je viens du monde du commerce, mais la radio a toujours été un élément important. D'ailleurs, je me souviens très bien que lorsque j'ai racheté One FM en 2003, la première question d'un journaliste a été: "Quelle sera votre émission?". Je pense qu'à l'époque, les patrons de radio avaient leur propre émission. J'ai répondu que je ne venais pas pour ça. Mais c'est vrai que j'adorerais faire des émissions la nuit, pour les auditeurs qui ont des problèmes, donner des conseils, faire de la "couplothérapie". Je pourrais être le nouveau Jean-Marc Richard!
Vous savez qu'il y a beaucoup de gens qui sont seuls, notamment à Genève et dans le canton, qui n'osent pas sortir et qui aimeraient avoir des gens à qui parler à la radio. C'est une bonne idée!
Gérard, que retenez-vous de toute cette aventure de Radio Lac? Ça a été facile de trouver des animateurs à l'époque? Vous débarquez en 1986, vous ne venez pas du monde de la radio, comment faites-vous?
Je n'étais pas tout seul. Il y avait un directeur d'antenne, Vladimir L'Ouvrier, qui avait fait Couleur 3 auparavant. C'était lui qui était chargé d'engager les animateurs et les journalistes. Moi, je m'occupais uniquement du commercial, de la régie publicitaire. C'est le nerf de la guerre. Vladimir nous a quittés après trois ans pour rejoindre la RSR, et plutôt que de le remplacer, il était plus facile que je prenne sa place. Ça évitait de payer un salaire, et ça nous a permis d'avancer.
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