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6 minutes avec le dessinateur de presse, Patrick Chapatte

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Le prix international du dessin de presse est remis ce vendredi, à Genève, au dessinateur chinois, Zunzi et à l’Indienne Rachita Taneja. Des dessins de presse qui sont à voir depuis hier, quai Wilson, pour une grande exposition jusqu'au 2 juin. Le dessinateur de presse, Patrick Chappatte, fondateur et président de la Fondation Freedom Cartoonists, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

Journée internationale de la liberté de la presse, ce vendredi 3 mai. Une liberté de la presse toujours menacée et peut-être encore plus quand on est dessinateur de presse..

"C'est vrai que les dessinateurs de presse sont assez représentatifs de la pression qui pèse sur les journalistes, dans différents pays. Le dessin de presse est un très bon baromètre de l'état de la démocratie, dans un pays. Il n'y a plus de frontière: le dessin que l'on fait dans son petit coin peut avoir des répercussions. C'est l'esperanto, c'est un langage sans frontière. Les dessins circulent, ils sont vus par des publics pas prêts à les voir ou utilisés par des gouvernements".

Vous remettez le prix international du dessin de presse au caricaturiste chinois, Zunzi et à l’Indienne Rachita Taneja. Tout deux épinglés par les pouvoirs en place pour des positions trop critiques….

"Rachita Taneja est une jeune dessinatrice, elle est sur les réseaux sociaux. Elle a un comic strip qui raconte la vie de femme, en Inde. Ce sont des dessins militants et féministes. Elle s'est fait remarquer par le gouvernement. Elle risque une peine de prison pour insulte à la cour. Zunzi vient de Hong-Kong. Il a été licencié de son journal suite à des dessins antipatriotiques. C'est une voix d'indépendance et de liberté. Le femmes, elles, sont de plus en plus nombreuses. On fait venir trois dessinatrices de presse pour un débat à la Maison de la Paix".

"Les six mois avec la guerre à Gaza ont été les plus compliqués que j'ai connus"

La situation au Proche-Orient est particulièrement difficile à traiter pour les dessinateurs de presse:

"Les six mois avec la guerre à Gaza ont été les plus compliqués que j'ai connus. Avec des dessins qui ne sont pas parus, notamment dans la presse germanophone. C'est un débat qui divise les amitiés, les familles. Il y a une grosse pression au sein des rédactions. Pour le même dessin, j'ai été traité d'antisémites et d'islamophobes."

 

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