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Mobilité

Les verts savoyards et genevois opposés à l'autoroute du Chablais

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

Europe Ecologie les Verts (EELV) Pays de Savoie a promis vendredi à Annemasse de s'opposer par tous les moyens à la construction d'un tronçon autoroutier de 16 kilomètres dans le Chablais français. Ce combat est soutenu par les Verts genevois.

EELV va tout d'abord recourir au Conseil d'Etat français contre la décision du gouvernement d'Emmanuel Macron de déclarer d'utilité publique le projet autoroutier. La Ville de Genève a entrepris une démarche similaire auprès de la même autorité. Le conseiller administratif Rémy Pagani a déposé le recours vendredi à Paris.

Le parti écologiste veut aussi faire de ce projet autoroutier une cause nationale. "Nous souhaitons nous lancer dans un combat politique de type Notre-Dame-des-Landes", a souligné le porte-parole d'EELV, Alain Coulombel, en faisant référence au projet controversé d'aéroport à Nantes, abandonné après une longue lutte.

Enfin, EELV envisage d'organiser un référendum, dont les modalités restent à définir, auprès des communes françaises et suisses qui seraient impactées par l'autoroute. Les Verts genevois apporteront leur aide à leur collègues français. "Nous appuierons la société civile", a noté le député au Grand Conseil genevois Jean Rossiaud.

Urgence climatique

Selon M. Coulombel, les élus du Chablais français qui soutiennent le projet autoroutier ont une méconnaissance de l'urgence climatique. Aujourd'hui, les conditions ont changé. Cette autoroute ne fera qu'augmenter les émissions de gaz à effet de serre, consommera des terres agricoles indispensables et coûtera très cher.

Les Verts genevois estiment de leur côté légitime de prendre position par rapport à des projets en France voisine. "En matière d'environnement, nous sommes intimement liés", a justifié Pierre Eckert, le chef de groupe des Verts au Parlement genevois. "Notre bassin de vie est commun", a insisté M. Rossiaud.

Source: Keystone-ATS

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Genève

Les effets du Léman Express sur la mobilité dans le Grand Genève

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La mobilité dans le Grand Genève à l’heure d’un 1er bilan. Une enquête menée entre 2019 et 2021 met en lumière les changements de comportements depuis la mise en service du Léman Express et du tram d’Annemasse. 

L’enquête s’est déroulée en 2 temps, d’abord en 2019, l’ère avant le Léman Express et puis en 2021, 2 ans après sa mise en service.  Premier constat:  le RER transfrontalier a rapidement été adopté malgré les grèves et la pandémie, au point même que l’objectif de 50’000 voyageurs/jours a été atteint dès 2021, avec 2 ans d’avance sur les prévisions.

On note aussi que les usagers en sont globalement satisfaits, essentiellement ceux qui l’utilisent pour le travail et les études. Principaux points de satisfaction: Le confort des véhicules, la rapidité des trajets, les itinéraires et  l’infrastructure. A l’inverse, les tarifs et l’information digitale sont pointés du doigt. 

Autre indicateur de l’évolution des comportements: l’usage régulier du train a largement progressé dans les secteurs d’Annemasse et du Chablais français, passant de 0% à 7%. Conséquence: 44% des automobilistes qui ont déjà utilisé Léman Express ont réduit leur usage de la voiture. Et 7% des sondés se sont même séparés d’un véhicule, principalement en France voisine. 

 

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Genève

Marqué par la crise sanitaire, l'exercice 2021 des TPG déficitaire

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Malgré la crise sanitaire, les Transports publics genevois (TPG) ont poursuivi le développement de leur offre en 2021, en prolongeant notamment la ligne du tram 14 vers Bernex-Vailly (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Transports publics genevois (TPG) ont clôturé l’année 2021 sur un résultat net de moins 6,9 millions de francs. Ce chiffre est conforme au budget prévu. Le soutien financier des autorités, en particulier de l’Etat de Genève, pour compenser le manque à gagner dû à la crise sanitaire a contribué à atteindre cet objectif.

Au cours d’un exercice marqué à nouveau par la crise sanitaire, les TPG ont assuré l’offre convenue avec le canton de Genève. Les clients ont repris graduellement place à bord des transports publics, écrivent-ils jeudi dans un communiqué.

Mesures liées à la crise sanitaire, révision temporaire de l’offre, sommet Etats-Unis – Russie, travaux d’envergure sur le pont du Mont-Blanc : ces événements ont impacté à différentes reprises le réseau des TPG qui ont continué à assurer au quotidien leur rôle.

Dans ce contexte particulier, les TPG sont parvenus à la fois à maintenir leur offre et à poursuivre leur développement. Et de citer entre autres l’extension de la ligne de tram 14 jusqu’à Bernex-Vailly inaugurée en juillet 2021.

Inférieur aux attentes

Au niveau financier, les revenus de transport s’élèvent à 121,8 millions de francs en 2021 (TPG uniquement). Ce résultat s’inscrit en hausse de + 5,1% par rapport à l’année précédente. Il s’avère cependant inférieur aux attentes, reflétant les conséquences de la crise sanitaire.

Les rebonds épidémiques vécus ont empêché une pleine reprise des transports publics, entraînant un manque à gagner conséquent. Malgré une hausse de +10,3% à 162,7 millions de voyages en 2021 par rapport à 2020 (147,8 millions de voyages), la fréquentation reste inférieure à la période pré Covid-19.

Les états financiers consolidés et le rapport de gestion des tpg pour l’année 2021 ont été acceptés par le Conseil d’administration des TPG début avril, puis validés par le Conseil d’Etat le 28 avril. Ils sont en cours d’approbation auprès du Grand Conseil. Le rapport annuel 2021 publié jeudi est disponible sur le site des TPG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Levée de boucliers pour défendre un aménagement cyclable

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Au cours du printemps 2020, plusieurs aménagements cyclables avaient fleuri sur les routes genevoises, à l'initiative du gouvernement cantonal (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, une dizaine d'associations se sont regroupées pour défendre les bandes cyclables qui relient Plainpalais à la gare de Cornavin et qui avaient vu le jour au printemps 2020, en pleine crise sanitaire liée au Covid-19. Saisi par le TCS, le Tribunal administratif de 1ère instance a jugé ces aménagements non-conformes. Un recours associatif sera déposé contre cette décision.

Les associations, emmenées par actif-trafiC, ont exprimé lundi leur incompréhension face à ce jugement. Selon eux, le tribunal a fait une application "totalement erronée et biaisée" du principe de complémentarité et de liberté de choix des transports qui figure dans la Constitution genevoise et la législation.

Caroline MartiPrésidente de l’Association Transports et Environnement

Aux yeux des associations, les arguments de la juridiction d'après lesquels ces aménagements n'obéiraient à aucune vision globale de la mobilité "sont tout aussi indéfendables". Les recourants estiment que le tribunal, dans son jugement, a ignoré l'existence de la stratégie multimodale "Mobilités 2030", adoptée par le gouvernement genevois, en 2013.

Thibault SchneebergerCo-secrétaire de l’association Actif-trafic

Avec ATS KEYSTONE

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Genève

Quelques retards de trains dans la région genevoise

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Les trains ont enregistré quelques retards sur la ligne entre Lausanne et Genève, jeudi matin, à cause d'un dégât de voie près de Bursinel (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le trafic ferroviaire a connu quelques perturbations, jeudi, en matinée, dans la région genevoise. Un problème de ligne de contact a empêché les InterCity de circuler jusqu'à Genève aéroport. Ceux-ci ont dû s'arrêter à Cornavin. Entre Genève et Lausanne, c'est un dégât de voie, à la hauteur de Bursinel (VD), qui a conduit à quelques retards, les trains devant circuler plus lentement.

Ces incidents étaient sur le point d'être réglés à la mi-journée, jeudi, a indiqué le porte-parole des CFF Frédéric Revaz. Les InterCity pour Genève rebroussaient chemin à Lausanne et les voyageurs devaient emprunter d'autres trains pour rejoindre le canton du bout du lac.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Genevois et français réclament une solution pour le télétravail des frontaliers

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Appuyées par les milieux patronaux locaux, les autorités genevoises ont demandé mardi à la Confédération de rechercher avec la France une solution pérenne pour le télétravail frontalier. Très utilisé lors de la crise sanitaire, le travail à distance des employés frontaliers repose actuellement sur des accords exceptionnels et provisoires, permettant de déroger aux dispositions fiscales en vigueur.

Le régime particulier qui a été adopté durant la pandémie de Covid-19 considère ainsi que les jours travaillés en France pour le compte d'un employeur qui est établi en Suisse "sont considérés comme des jours travaillés en Suisse et sont donc imposés en Suisse".

Cet accord a été reconduit à plusieurs reprises depuis le début de la crise sanitaire et pourrait être prolongé jusqu'au 30 juin 2022. Après, cette échéance, faute d'une solution plus durable, les employeurs du canton de Genève "n'auront d'autre choix que de suspendre le télétravail pour les travailleurs frontaliers".

Il serait en effet très compliqué de poursuivre dans cette voie sans autre aménagement. L'imposition de collaborateurs entre deux pays amènerait son lot de difficultés administratives, sans parler de la législation fiscale française qui placerait les entreprises helvètes dans une situation "délicate" par rapport à la loi suisse.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Une perspective que ne souhaite ni le Conseil d'Etat genevois ni employeurs du canton. Mardi, ils ont plaidé pour l'établissement "d'un seuil de tolérance" pérenne. Il permettrait au personnel frontalier de télétravailler au moins un jour par semaine, sans que ceci porte à conséquence sur la fiscalisation de leur travail.

Blaise MattheyDirecteur général de la FER Genève

Développement durable

Pour les autorités genevoises, le télétravail est un moyen parmi d'autres de concrétiser les objectifs de développement durable. Il contribue à la diminution de la mobilité pendulaire, permettant dans la foulée d'améliorer la qualité de l'air des territoires concernés, de part et d'autre de la frontière.

Virginie Duby-MullerDéputée de Haute-Savoie

L'instauration d'un seuil de tolérance garantirait aussi la préservation des équilibres financiers régionaux, "s'agissant du niveau des recettes fiscales suisses et de la compensation financière versée aux collectivités territoriales de France voisine", souligne dans un communiqué le Conseil d'Etat.

Selon le gouvernement genevois, les autorités fédérales ont confirmé que des contacts ont été pris avec les services de l'administration française afin de rechercher une solution "qui soit mutuellement acceptable tant pour les entreprises que pour leur personnel concerné" et que ce dossier était "prioritaire".

Il y a actuellement près de 100'000 travailleurs frontaliers étrangers actifs dans le canton de Genève.

Avec ATS Keystone.

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