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Environnement

Genève expérimente la piste cyclable à toiture solaire

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Pour la première fois en Suisse, une piste cyclable ne sert pas uniquement à la circulation des deux-roues, mais est aussi utilisée pour produire de l'électricité issue de l'énergie solaire. "Solar Horizon", qui se situe sur la commune de Satigny (GE), a été présenté lundi par les Services industriels de Genève (SIG) et le canton de Genève.

C'est un nouveau type de piste cyclable qui a vu le jour à Genève. Le Canton de Genève et les SIG ont inauguré la première piste cyclable solaire de Suisse. Situé à Satigny, ce tronçon de plus de 200 mètres a été recouvert d'une toiture équipée de 468 panneaux solaires. Mis en service fin juin, ce projet pilote produira l'électricité annuelle de 65 ménages. Pour Antonio Hodgers, Conseiller d'Etat chargé du Territoire cette première pourra en appeler d'autre.

Antonio HodgersConseiller d'Etat chargé du Territoire

Ce tronçon de piste cyclable d'une longueur de plus de 200 mètres a été recouvert d'une toiture équipée de 468 panneaux solaires translucides et étanches. Ces derniers sont capables de produire près de 200'000 KWh par année, soit l'équivalent, selon les SIG, de la consommation annuelle d'électricité de 65 ménages genevois.

Exploiter le solaire

Les travaux ont duré six mois et le coût du projet est estimé à 1,5 million de francs. Le financement a été assuré par les SIG, qui sont chargés de l'exploitation de cette nouvelle centrale solaire. Elle vient s'ajouter aux 94 autres que l'entreprise gère dans le canton. Une manière de tirer avantage d'une énergie solaire encore trop sous-exploitée à Genève. Christian Brunier, directeur général des SIG.

Christian BrunierDirecteur général des SIG

Ce prototype de couverture solaire photovoltaïque doit maintenant être évalué. Si le bilan s'avère positif sur la durée, le projet pourra être développé dans le canton de Genève et peut-être ailleurs en Suisse. L'installation utilise du béton recyclé pour les fondations, et du bois local et du métal pour sa structure.

 

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Environnement

SOS formés par des tracteurs: le cri d'alarme lancé par les paysans

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Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte des paysans a également gagné la Suisse fin janvier dernier. (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les agriculteurs ont lancé jeudi soir simultanément à travers la Suisse romande un cri d'alarme. Leur SOS grandeur nature s'est matérialisé avec des tracteurs rassemblés dans des champs. Le prix du lait était la thématique particulière de cette nouvelle mobilisation.

Des rassemblements de tracteurs ont notamment eu lieu à Echallens (VD), Boudevilliers (NE), Perly-Certoux (GE), Vallon, Vaulruz et Lussy (FR), Saignelégier (JU), Reconvilier (BE) ainsi que dans quelques lieux en Suisse alémanique. Outre-Sarine, des mobilisations sont surtout prévues vendredi, comme dans le canton de Zurich.

"L'objectif est de mettre la pression sur les prix de nos produits", a indiqué à Keystone-ATS Arnaud Rochat, agriculteur à Bavois (VD) et instigateur du mouvement Révolte agricole Suisse via un groupe Facebook. "Mais le but est aussi que les gens nous voient et nous comprennent mieux", a-t-il ajouté.

Près d'Echallens, sur la route qui mène à Goumoëns-la-Ville, environ 200 tracteurs sont peu à peu arrivés en début de soirée en direction d'un champ pour former les trois lettres symboliques de l'appel au secours. Cette "révolte agricole" est également une façon de "donner de l'espoir et d'assurer un avenir serein à la nouvelle jeune génération de paysans qui est motivée", souligne encore M. Rochat.

A chaque mobilisation sa revendication

La manifestation sur sol vaudois devait être la plus emblématique de la soirée. Selon Arnaud Rochat, l'idée est désormais de mobiliser les paysans autour de revendications ciblées. Jeudi soir, c'est le prix du lait qui était au coeur des préoccupations en vue de la séance de l'Interprofession du Lait (IP Lait) prévue le lendemain, où il sera question de la détermination du prix indicatif du lait.

"Les paysans demandent d'avoir des prix rémunérateurs sur le long terme pour que notre métier soit viable. Nous voulons être payés pour ce que l'on produit avec des prix qui prennent en compte nos charges. Il y a quand même un problème si le prix du lait est moins cher que l'eau en bouteille", relève l'agriculteur de Bavois.

Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte a également gagné la Suisse fin janvier dernier. Depuis, plusieurs manifestations collectives, solidaires et pacifiques ont eu lieu à travers le pays. Les agriculteurs helvétiques font dans l'ensemble valoir leurs droits à des rémunérations plus équitables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La micro-ferme de Bassenges craint pour son avenir

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Les exploitants de la ferme de Bassenge misent sur une "agriculture low tech", associant maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé (image prétexte). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La ferme de Bassenges sur le campus universitaire vaudois s'inquiète du projet de l'EPFL consistant potentiellement à réaffecter ses bâtiments pour héberger des scientifiques en résidence. Le collectif d'agriculteurs qui l'exploite vient de lancer une pétition demandant d'abandonner ce projet et d'inscrire la fonction agricole de la ferme dans les statuts de la haute école.

La micro-ferme, située sur la commune d'Ecublens, avait vu le jour en février 2020 sur les terres agricoles du site universitaire de Lausanne. Les exploitants revendiquaient une "agriculture low-tech", associant maraîchage, arboriculture et élevage en cycle fermé.

"L'EPFL, qui s'était positionnée lors de l'appel à projet comme modèle d'exemplarité engagée pour la durabilité et l'agriculture, semble vouloir faire machine arrière", regrettent les pétitionnaires. Ils déplorent une décision qui "met en péril à très court terme l'avenir des terres agricoles ainsi que le futur [des exploitants]".

Le syndicat Uniterre a annoncé jeudi son soutien au collectif dans un communiqué. "Cette décision de l'EPFL (...) est hélas exemplaire d'une tendance qu'Uniterre ne peut que dénoncer: l'agriwashing", écrit-il, faisant référence à une tendance prétendant défendre une certaine image de l'agriculture qui plaît au grand public, et d'abandonner le projet, une fois l'écho médiatique dissipé.

Terres agricoles préservées

Contactée par Keystone-ATS, l'EPFL indique que le collectif bénéficie d'un contrat pour disposer de la ferme et des terres portant jusqu'au 31 janvier 2026, avec un an de dédite. "Nous avons pris contact avec les fermiers en été 2023, soit bien avant le délai légal, pour leur faire part de nos réflexions de manière transparente", a dit son vice-président Matthias Gäumann. Il souligne qu'aucune décision définitive n'a encore été prise.

Il a qualifié les accusations d'agriwashing de "peu opportunes". "Je ne reconnais pas l'institution dans ces propos", souligne-t-il.

M. Gäumann précise que, si une réflexion sur la réaffectation du bâti de la ferme est bien en cours, la ferme est un monument classé au patrimoine et sera dans tous les cas préservée. Quant aux terres qui l'entourent, "ce sont des terres agricoles, elles vont continuer à être cultivées, il n'est pas question de les affecter à d'autres usages", a-t-il assuré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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SOS formés par des tracteurs: le cri d'alarme lancé par les paysans

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Près de 250 tracteurs ont été mobilisés pour ce SOS en version XXL des agriculteurs près d'Echallens (VD). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les agriculteurs ont lancé jeudi soir simultanément à travers la Suisse romande un cri d'alarme. Leur SOS grandeur nature s'est matérialisé avec des tracteurs rassemblés dans des champs. Le prix du lait était la thématique particulière de cette nouvelle mobilisation.

Des rassemblements de tracteurs ont notamment eu lieu à Echallens (VD), Boudevilliers (NE), Perly-Certoux (GE), Vallon, Vaulruz et Lussy (FR), Saignelégier (JU), Reconvilier (BE) ainsi que dans quelques lieux en Suisse alémanique. Outre-Sarine, des mobilisations sont surtout prévues vendredi, comme dans le canton de Zurich.

"L'objectif est de mettre la pression sur les prix de nos produits", a indiqué à Keystone-ATS Arnaud Rochat, agriculteur à Bavois (VD) et instigateur du mouvement Révolte agricole Suisse via un groupe Facebook. "Mais le but est aussi que les gens nous voient et nous comprennent mieux", a-t-il ajouté.

Près d'Echallens, sur la route qui mène à Goumoëns-la-Ville, près de 250 tracteurs sont peu à peu arrivés en début de soirée en direction d'un champ pour former les trois lettres symboliques de l'appel au secours. Quelque 300 personnes étaient réunies sur place, autour d'un feu, à écouter plusieurs discours puis à griller des saucisses.

Présent, le conseiller national Jacques Nicolet (UDC/VD) a plaidé pour une hausse de 20% sur trois ans des prix des denrées agricoles. Il a aussi prôné une diminution de 50% des charges administratives qui incombent aux agriculteurs.

A chaque mobilisation sa revendication

Cette "révolte agricole" est également une façon de "donner de l'espoir et d'assurer un avenir serein à la nouvelle jeune génération de paysans qui est motivée", souligne encore Arnaud Rochat.

La manifestation sur sol vaudois devait être la plus emblématique de la soirée. Selon le porte-voix du mouvement, l'idée est désormais de mobiliser les paysans autour de revendications ciblées. Jeudi soir, c'est le prix du lait qui était au coeur des préoccupations en vue de la séance de l'Interprofession du Lait (IP Lait) prévue vendredi, où il sera question de la détermination du prix indicatif du lait.

"Les paysans demandent d'avoir des prix rémunérateurs sur le long terme pour que notre métier soit viable. Nous voulons être payés pour ce que l'on produit avec des prix qui prennent en compte nos charges. Il y a quand même un problème si le prix du lait est moins cher que l'eau en bouteille", clame l'agriculteur de Bavois.

D'autres actions en vue

Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte a également gagné la Suisse fin janvier dernier. Depuis, plusieurs manifestations collectives, solidaires et pacifiques ont eu lieu à travers le pays. Les agriculteurs helvétiques font dans l'ensemble valoir leurs droits à des rémunérations plus équitables.

Samedi soir dernier, de nombreux feux de protestation ont été organisés dans les campagnes, en particulier dans les cantons de Vaud et Fribourg. A Chiètres (FR), le rassemblement avait par exemple réuni près de 1000 personnes et quelque 400 tracteurs. Révolte agricole Suisse indique que les appels aux rassemblements vont se poursuivre dans les semaines et mois à venir.

Revendications et pétition

Dans un communiqué commun publié le 29 janvier, l'Union suisse des paysans (USP), la faitière agricole romande Agora et les Chambres romandes d'agriculture s'étaient montrées inquiètes de la situation des paysans suisses. Les trois organisations demandaient une hausse de 5 à 10% dès cette année des prix aux producteurs. A l'avenir, les prix devraient être définis sur la base des coûts de production et des risques pris, de manière à permettre un revenu équitable.

Elles ont lancé une pétition à l'appui de leurs revendications. Celles-ci s'articulent autour de cinq points: meilleure reconnaissance des rôles multiples de l'agriculture, maintien des moyens pour le budget 2025 et le crédit 2026-2029, solutions pratiques adaptées au contexte régional pour les familles paysannes, augmentation des prix aux producteurs et refus de toute nouvelle contrainte qui ne serait pas rétribuée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Les employés du site Micarna d'Ecublens ont entamé une grève

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Les employés du site de Micarna à Ecublens, soutenus par le syndicat Unia, ont décidé de se mettre en grève jeudi à 9h15. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les employés de Micarna à Ecublens (VD) ont entamé une grève pour protester contre la fermeture du site, annoncée pour le printemps 2025. Le syndicat Unia exige que la direction s'assoie à la table des négociations.

La maison-mère du producteur de viande et de volaille, Migros, répond que les discussions ont bien eu lieu, mais avec d'autres partenaires sociaux.

"Le personnel avait convoqué la direction pour entamer des négociations à 05h00, soit l'heure à laquelle débute leur journée, mais la direction a refusé le dialogue", a expliqué jeudi Noé Pelet, responsable du secteur industrie d'Unia, à Keystone-ATS. "Une communication de la direction était prévue à 09h00, mais elle n'a pas eu lieu. La décision de se mettre en grève a été votée à 09h15."

Le site Micarna d'Ecublens compte 84 employés. Sa restructuration prévoit la suppression de la totalité de ces postes.

"Blocage"

Unia reproche à la direction de Micarna d'avoir "violé les dispositions légales" concernant l'annonce des licenciements collectifs. Selon le syndicat, à l'annonce de la fermeture du site, aucune annonce de restructuration n'a été faite au préalable auprès des autorités cantonales vaudoises et aucune consultation du personnel concerné n'a été organisée.

Les employés dénoncent en outre "l'attitude de blocage" de la direction et exigent que cette dernière entame "les négociations urgentes qui s'imposent". Unia relève que Micarna et Migros Industrie ont refusé toutes les propositions de dialogue depuis l'annonce de la fermeture du site.

Unia déplore par ailleurs que Migros ne reconnaît pas les mandats donnés par son personnel aux syndicats. S'agissant des conditions de travail, Unia observe en outre que "le personnel ne sait pas à quelle heure se termine le travail, et que des journées atteignent jusqu'à 14 heures d'affilée".

Plan social négocié, selon Migros

De son côté, Migros répond par la voix de sa porte-parole, Carmen Hefti, qu'Unia "n'est pas un partenaire social de Migros et n'est donc pas pertinent pour nos négociations. "Parmi nos partenaires sociaux figurent depuis de nombreuses années la Société suisse des employés de commerce, l'Association du personnel de la boucherie et la Commission nationale du groupe Migros (LAKO)", indique la porte-parole.

Le géant du commerce de détail assure que, dans le cas d'Ecublens, il a "bien entendu" échangé avec ses partenaires sociaux. "Nous avons négocié un plan social avec nos partenaires sociaux, qui sera appliqué", précise-t-il.

Le groupe Migros dispose actuellement de cinq usines dédiées à la transformation de viande fraîche. Il avait expliqué deux semaines plus tôt que selon une analyse, des sites comme Courtepin (FR) ou Schönbühl (BE) offraient de meilleures conditions pour l'avenir que celui d'Ecublens.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le chanvrier a excédé les limites de la légitime défense

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Le condamné avait chassé des individus qui avaient pénétré dans son exploitation de chanvre. (Archives) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un chanvrier qui avait tiré des coups de feu contre des personnes qui s'étaient introduites dans sa ferme. Comme la justice bernoise, les juges de Mon Repos estiment qu'il a excédé les limites de la légitime défense.

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2016, plusieurs individus s'étaient glissés dans l'exploitation où le condamné cultivait du chanvre, à Niedermuhlern (BE). Avec ses aides, le propriétaire était parvenu à les chasser et à enfermer l'un d'entre eux dans une cave à betteraves.

Les intrus étaient alors revenus à la charge pour libérer leur compagnon. Une bagarre s'en était suivie au cours de laquelle le fermier avait reçu un coup de fourche au travers de la main. Lorsque les individus s'étaient rendu compte qu'il tenait un fusil de chasse, ils avaient pris la fuite et s'étaient abrités derrière une machine.

Le chanvrier avait tiré, sans sommation, une cartouche de grenaille dans leur direction. Il a écopé de 46 mois de prison pour tentative de lésions corporelles graves et autres infractions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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