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Environnement

Arrivée à Genève de la marche "Traces de climat" après 42 jours

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Photo d'illustration KEYSTONE/Laurent Gillieron

Les participants à la marche "Traces de climat" sont arrivés à Genève lundi en fin d'après-midi. Partis d'Ilanz (GR) le 1er juin, ils ont cheminé à travers la Suisse dans le but d'observer, sur le terrain, les dégâts causés par le changement climatique.

Près de 700 kilomètres ont été parcourus à pied en 42 jours. Environ 700 personnes ont échangé dans le cadre de cette marche, a indiqué Sylvain Badan, géographe et membre du noyau dur du groupe. Une quarantaine de marcheurs ont participé à cette dernière étape d'une quinzaine de kilomètres entre Hermance (GE), où certains d'entre eux avaient dormi, et le Conservatoire et jardin botaniques.

"On peut tirer un premier constat: l'urgence est absolue. Mais conjuguer la pensée à l'acte n'est pas facile", a souligné M. Badan. "Traces du climat" a favorisé les rencontres et les échanges, et il en ressort que les idées ne manquent pas, que ce soit dans le bâtiment, le transport ou encore l'agriculture. "Les citoyens ont leur part de responsabilité dans leurs choix", a-t-il relevé.

Accélération du réchauffement

Lundi, les marcheurs ont été accueillis par Alfonso Gomez, conseiller administratif de la Ville de Genève en charge de l'environnement. "Vous avez fait ce que nous devrions tous faire: sensibiliser la population", a déclaré le magistrat écologiste. S'il y a urgence à agir, cela ne peut se faire sans l'adhésion de la population, estime-t-il.

L'urgence était aussi au centre des interventions d'Omar Baddour, chef de la Division des services de surveillance du climat et des stratégies politiques de l'Organisation météorologique mondiale, et de Stéphane Goyette, enseignant à l'Institut des sciences de l'environnement de l'Université de Genève. Tous deux ont rappelé que le réchauffement climatique est un fait et qu'il s'accélère.

"Pour gagner la bataille mondiale, il faut agir au niveau local, prendre des actions individuelles, sans attendre trop du politique. A titre personnel, je suis pessimiste. Les faits contredisent les discours sur les réductions d'émissions de CO2", a indiqué M. Baddour. M. Goyette a aussi fait part de son inquiétude: "Je ne crois plus aux objectifs de l'Accord de Paris."

"Dénoncer le capitalisme"

Au terme de ces discours, deux jeunes marcheuses ont pris la parole. L'une d'entre elles a critiqué le fait que, d'une part, seuls des hommes ont été invités à faire des discours à Genève et, de l'autre, qu'ils ont dit des choses déjà connues. Une des membres du noyau dur du groupe constitué de cinq personnes a alors assuré que l'équilibre entre hommes et femmes avait été respecté tout au long du périple.

Quant à la seconde femme, elle a relevé qu'aucun des intervenants n'a dénoncé le capitalisme. "Les jeunes activistes osent des solutions plus créatives. Il faut être plus politique. On aurait souhaité une dénonciation de l'exploitation de l'environnement, mais aussi des femmes et des migrants!" a-t-elle déclaré, suscitant une salve d'applaudissements.

Avec ATS Keystone

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Actualité

Un drone pour protéger les cultures

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Les oiseaux font des ravages chaque année au moment des semis dans les champs genevois. Ils se jettent sur les graines ou sur les jeunes pousses. L'Etat de Genève fait appel à des fauconniers pour protéger les champs...

Tous les moyens sont bons pour protéger les champs des oiseaux. Pour les corbeaux et les corneilles, les cultures représentent un véritable buffet, en se régalant des graines fraîchement semées.

Et en 2022, on est loin du simple épouvantail, les gardes de l’environnement genevois utilisent de nombreuses techniques pour effaroucher les oiseaux. 

Ils font même appel à des fauconniers. Le reportage de Quentin Lienard.

Quentin Lienard

Le fauconnier qui est aussi mandaté par l’Etat de Genève pour protéger les cultures au moment de la récolte, à l’automne notamment.

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Environnement

Une roselière aménagée sans autorisation par les SIG

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

A Genève, les Services industriels de Genève (SIG) ont créé une roselière au bord du lac, en face du parc Barton, sans en avoir obtenu l'autorisation des services de l'Etat.

Cet aménagement a effectivement été construit sans autorisation de construire dédiée", a indiqué vendredi Pauline de Salis, la porte-parole du département du territoire (DT), qui confirmait une information révélée par la Tribune de Genève.

Un dossier d'infraction va être ouvert, a ajouté Mme de Salis, même si les SIG disent avoir agi de bonne foi. Cette roselière a été réalisée par la régie pour compenser au niveau écologique l'impact sur les milieux lacustres de son projet Genilac, qui implique la construction d'une station de pompage d'eau au Vengeron.

Ce projet de roselière était connu de l'Etat. Les travaux se sont achevés il y a plus d'un an, mais l'administration n'agit que maintenant. "Avec 6500 dossiers d'autorisation de construire par année, nous n'ouvrons des procédures d'infraction que sur dénonciation", note la porte-parole du DT.

Mme de Salis souligne par ailleurs qu'une procédure d'infraction ne débouche pas forcément sur une sanction. D'autant plus que dans le cas présent, les SIG, maître d'ouvrage, coopèrent. Le but recherché est avant tout de régulariser le dossier "afin que les services concernés puissent en assurer le suivi".

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Environnement

Le Foron: La petite rivière qui fait les grandes relations franco-suisses

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Les autorités genevoises et françaises ont inauguré ce jeudi matin les travaux lancés en 2019 de renaturation et de sécurisation contre les crues du Foron, la rivière à la frontière entre Puplinge et Ville-la-Grand.

Ambiance bucolique et ensoleillée pour marquer la fin du chantier, à la frontière entre Genève et la Haute-Savoie. Au total: 3 ans de travaux auront été nécessaires pour élargir le gabarit, modifier les talus, reculer les sommets des berges et adoucir les pentes sur un tronçon paysager de 3 km aux abords du Foron.

Un projet transfrontalier porté par le Département du Territoire, le Syndicat d'Aménagement de l'Arve (SM3A) et les communes concernées. L'objectif est double: favoriser le développement de la biodiversité et protéger les riverains en cas de crues centenaires.

Montant de l'opération:  plus de 6 400 000 francs, financés à part égales par les 2 pays. Quel intérêt pour Genève de financer des aménagements du côté français? La réponse du conseiller d'Etat chargé du Département du territoire, Antonio Hodgers.

Antonio HodgersConseiller d'Etat chargé du territoire

Et comme un symbole de cette coopération transfrontière, l'inauguration s'est conclue autour d'une raclette française et de vins genevois.

 

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Economie

8 communes collaborent pour favoriser le commerce de seconde main

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Huit communes genevoises et la section cantonale de la Fédération romande des consommateurs (FRC) proposent depuis lundi sur le site www.ge-reutilise.ch un répertoire de 80 adresses où il est possible d'acheter des objets en seconde main ou de les louer. Le but est d'inciter la population à consommer de façon durable, indiquent les initiatrices du projet.

La consommation des ménages représente environ 40% des émissions de gaz à effet de serre d'une ville suisse", dont 10% proviennent de la consommation des biens de consommation comme les vêtements, les meubles, les appareils électroniques et électroménagers, rappellent les huit communes et la FRC dans un communiqué.

La fabrication d'un objet nécessite une grande quantité de ressources et d'énergie. Il faut extraire les matières premières, les transformer et transporter ensuite les objets. Ce travail génère des pollutions multiples et émet quantité de CO2 à cause de l'utilisation de combustibles fossiles.

En faisant connaître les acteurs locaux de la seconde main et de la location d'objets, le site www.ge-reutilise.ch constitue un outil pratique pour réduire son impact environnemental. Il est en effet préférable qu'un objet soit loué successivement par plusieurs personnes plutôt que de le laisser sommeiller dans une armoire.

Les huit communes qui participent à l'opération sont la Ville de Genève, Bernex, Carouge, Grand-Saconnex, Lancy, Meyrin, Onex et Plan-les-Ouates.

 

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Environnement

Moins de lumière la nuit à Genève

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KEYSTONE/Magali Girardin

La lumière sera réduite à Genève entre 01h00 et 06h00.

Le Grand Conseil a accepté jeudi une loi qui limite l'utilisation des enseignes lumineuses extérieures et l'éclairage nocturne visible de l'extérieur des bâtiments non résidentiels. Des exceptions sont prévues.

Les enseignes et l'éclairage nocturne des établissements médicaux d'urgence, des services du feu et des lieux éminemment touristiques, comme la rade, ne seront pas concernés par cette mesure. Il en va de même de ceux des hôtels et autres bâtiments où l'activité se poursuit au-delà de 01h00. L'éclairage public n'est pas concerné.

La loi vise à économiser de l'électricité tout en réduisant les émissions de CO2 et la pollution nocturne, a rappelé la rapporteuse de majorité, la socialiste Amanda Gavilanes. La mesure, qui existe en France depuis bientôt dix ans, a prouvé son efficacité. Selon le conseiller d'Etat Antonio Hodgers, en charge de l'Energie, elle permettra d'économiser 1% de l'ensemble de l'électricité cantonale.

PLR opposé

La portée du projet de loi initial a été fortement réduite en commission, a déploré son auteur, le député d'Ensemble à Gauche, Rémy Pagani. Rapporteur de minorité, il a critiqué le "manque d'ambition" du texte qui contient trop d'exceptions. Il a promis de revenir avec un nouveau projet de loi.

Pour le PLR, le texte est, au contraire, encore trop restrictif. Eteindre les lumières est défavorable aux commerces, car la visibilité des marques est réduite, et au tourisme, dans la mesure où l'éclairage nocturne d'une ville fait partie de son identité, a relevé le député Alexis Barbey. Selon lui, il en va aussi de la sécurité des gens. Au final, la loi a été acceptée par 69 oui contre 23 non.

La pollution lumineuse est de plus en plus discutée en Suisse et dans le monde. Afin de sensibiliser la population à cette question, le Grand Genève éteint les lumières une nuit par année, en septembre.

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