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L'ONU appelle à l'"action urgente" pour les océans

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La situation des océans s'aggrave. Face à l'accélération du réchauffement, à la pollution et à la mise en danger de la vie sous-marine, 600 scientifiques issus de 86 pays appellent à l'action urgente (image d'illustration). (© KEYSTONE/NATURAL HISTORY MUSEUM LONDON/BERTIE GREGORY)

La situation des océans "s'aggrave", s'alarme l'ONU dans un rapport scientifique. L'organisation appelle les États à l'"action urgente" devant l'accélération du réchauffement, la pollution et la mise en danger de la vie sous-marine.

"L'océan est le fondement de la vie sur Terre. Mais sa santé est gravement menacée, car les écosystèmes et les habitats approchent ou dépassent des points de basculement critiques", écrivent les auteurs du rapport publié lundi auquel ont contribué 600 scientifiques issus de 86 pays.

En préambule de cette troisième Évaluation mondiale de l'océan (WOA III) de 1'350 pages qui s'intéresse à la période entre 2018 et 2023, les auteurs jugent que "ses conclusions exigent une action urgente".

"Nous ne pouvons pas continuer à considérer l'océan comme une ressource inépuisable", a de son côté commenté le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, cité dans un communiqué.

"Ce rapport doit servir de signal d'alarme urgent", a aussi réagi l'ONG Greenpeace dans un communiqué, appelant à "créer des sanctuaires marins entièrement protégés qui interdiront toute activité humaine d'exploitation", en référence à la pêche industrielle et à l'extraction de minéraux en eaux profondes.

L'eau se réchauffe et monte plus vite

Le rapport met en avant les multiples "pressions" auxquelles font face les océans, qui altèrent leurs propriétés physiques et chimiques, du changement climatique à la pollution en passant par la démographie à l'heure où 37% des humains vivent à moins de 100 km des côtes.

L'une des résultantes est leur réchauffement accéléré: 16% de la totalité du réchauffement des océans depuis 70 ans s'est produit depuis 2018.

Jouant naturellement le rôle capital d'amortisseur climatique en absorbant les excès de chaleur, ils font face désormais à une acidification accrue, relève le rapport.

Le réchauffement a aussi pour effet d'accélérer la montée des eaux à travers la dilatation des océans, en plus de la fonte des glaces. De 2 millimètres en moyenne par an avant 2015, la montée des océans est passée à 4,3 millimètres par an en 2023.

D'ici 2035, l'hypothèse d'un océan arctique sans aucune glace en fin d'été est désormais considérée comme possible, relèvent aussi les auteurs.

Les pollutions s'aggravent

Certains contaminants historiques à l'instar du mercure semblent en baisse, mais d'autres augmentent comme les produits d'entretien, les résidus de médicaments tels que les antibiotiques, et surtout le plastique, dont les résidus les plus petits affectent plus de 4'000 espèces.

"La pollution est partout, jusque dans les fosses les plus profondes", affirme dans un entretien avec l'AFP Ian Butler, scientifique australien qui a participé au rapport. Selon lui, "elle augmente plus vite que nous ne parvenons à gérer nos déchets, en particulier les plastiques".

Chaque année, 52,1 millions de tonnes de plastiques arrivent dans l'océan, et sont à l'origine de 24'400 milliards de particules sur les couches supérieures des océans, détaille le rapport.

"Des mesures de gestion s'imposent pour réduire la présence et les impacts potentiels de la pollution", commente Ian Butler, même si les efforts pour parvenir à un accord international sur le plastique peinent à se concrétiser, sous la pression des producteurs de pétrole.

La biodiversité souffre davantage

Du blanchissement des coraux en raison des températures en hausse à la surpêche, en passant par les tortues victimes du plastique, le rapport égrène les très nombreuses espèces et habitats en danger.

Les pressions humaines et climatiques ont des effets "de plus en plus marqués" sur l'ensemble de la biodiversité marine "des micro-organismes aux mammifères marins et des plaines abyssales aux zones côtières", détaille le rapport.

"Si vous pêchez, vous saurez que les poissons changent partout. Ils se déplacent vers les pôles, donc vers des eaux plus froides, ou ils descendent plus profondément. Et certains n'ont tout simplement aucun avenir car ils n'ont nulle part où aller", relève Ian Butler.

Des progrès dans les politiques de conservation, de régulation et de coopération internationale sont "cruciaux", affirment les auteurs.

Tout en qualifiant l'adoption du traité sur la haute-mer entré en vigueur en janvier d'"étape décisive", les auteurs pensent que "le défi consiste toujours à surmonter la fragmentation" entre États et intérêts sectoriels, à l'heure où le multilatéralisme a du plomb dans l'aile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Orbe-Chavornay: nouvelle étape avec l'inauguration du pont routier

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Le futur tracé ferroviaire Orbe - Chavornay (VD) a franchi une nouvelle étape jeudi avec l'inauguration d'un pont routier (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le futur tracé ferroviaire Orbe - Chavornay (VD) a franchi une nouvelle étape jeudi avec l'inauguration du pont routier de la route cantonale 293b. Long de plus de 650 mètres et représentant un investissement d'environ 23 millions de francs, l'infrastructure a accueilli ses premiers véhicules dès l'après-midi.

Quelque 100 personnes ont participé à la cérémonie d'inauguration, dont le président du Grand Conseil Patrick Simonin. Le pont routier constitue l'un des ouvrages majeurs du projet de modernisation de la ligne ferroviaire Orbe - Chavornay, a indiqué la compagnie de transports publics Travys. Maître d'ouvrage durant sa construction, Travys remettra à terme le nouvel ouvrage au Canton de Vaud, par l'intermédiaire de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR), qui en deviendra propriétaire.

Le pont routier assure le croisement entre le ferroviaire et la route cantonale (RC). Le projet ferroviaire Orbe - Chavornay, lui, se poursuit. Les prochains mois seront consacrés à la réalisation et à la finalisation des nouvelles infrastructures ferroviaires, précise Travys. La mise en service pour le trafic marchandises est prévue le 22 mars 2027, avant l'accueil des premiers voyageurs sur le tracé complètement modernisé dès le 5 avril 2027.

L'ensemble du projet est estimé à 100 millions de francs, dont environ 96% sont financés par la Confédération, le solde étant notamment à charge des communes et du Canton de Vaud. Durant la durée des travaux, le trafic des voyageurs s'effectue avec des bus. A la réouverture de la ligne l'exploitation ferroviaire sera assurée par les CFF, et non plus par Travys.

En 2023, près de 320'000 voyageurs ont emprunté la ligne Orbe - Chavornay. A terme, l'objectif consiste à atteindre entre 400'000 et 500'000 personnes. Le trafic marchandises en profitera aussi, à commencer par Nestlé qui dispose d'un important site à Orbe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Twitch va utiliser ses contenus pour entrainer l'IA d'Amazon

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La plateforme américaine de streaming Twitch a annoncé que les contenus diffusés sur ses chaînes seront utilisés pour entraîner les modèles d'IA d'Amazon. (© KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN)

Twitch va utiliser le contenu diffusé par les streameurs sur ses chaînes pour entraîner les modèles d'intelligence artificielle générative de sa maison mère Amazon, a indiqué mercredi la plateforme. Cette annonce a suscité un flot de critiques.

Dans un message posté sur X, Twitch a expliqué avoir "ajouté un paramètre" dans ses options "qui permet de refuser que le contenu de votre chaîne soit utilisé pour entraîner des modèles d'IA générative sur Amazon".

Par défaut, le contenu des utilisateurs pourra être utilisé "pour améliorer les modèles d'IA générative d'Amazon" et ils devront désactiver l'option s'ils le refusent, selon le site de la plateforme.

Cela concerne "les diffusions en direct, les vidéos à la demande, les clips, les discussions mais aussi les images et le texte" présents sur les chaînes, précise Twitch, indiquant que les enregistrements audio pourront par exemple aider à améliorer les modèles de retranscription de la parole en texte.

Fonctionnalité activée par défaut

La plateforme n'a toutefois pas précisé si du contenu avait déjà été utilisé pour entraîner des modèles d'IA d'Amazon, ni à partir de quand ce dispositif s'appliquerait.

"Pour être honnête, si c'était une option à activer, personne ne le ferait", a répondu mercredi Mike Minton, chef produit chez Twitch, lors d'un live sur la plateforme.

"Cette fonctionnalité sera activée par défaut, comme c'est le cas sur presque tous les services de contenu dans le monde", a-t-il poursuivi. "Je sais que cela contrarie beaucoup la communauté, mais c'est ainsi."

Toutefois, "le fait de refuser l'entraînement des modèles de contenu basés sur l'IA générative ne vous exclut pas de toutes les utilisations de l'IA", indique Twitch sur son site.

Certaines fonctionnalités basées sur cette technologie, comme la génération automatique de sous-titres, continueront de fonctionner.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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USA: les prix à la production stables en juillet grâce à l'énergie

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Les marchés anticipaient une légère hausse des prix à la production en juillet aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/OLGA FEDOROVA)

L'indice des prix à la production (PPI) est resté stable au mois de juillet aux Etats-Unis, alors que les marchés anticipaient une légère hausse, principalement sous l'effet d'une forte baisse des prix de l'énergie.

C'est ce qui ressort des données publiées jeudi par le département du Travail. Les prix à la production sont ceux auxquels les entreprises vendent leurs produits ou leurs services (par exemple au gouvernement, aux consommateurs ou à d'autres entreprises).

L'indice permet de jauger les pressions sur leurs coûts de production, qui sont souvent répercutées jusque dans les prix en magasins.

Les analystes avaient anticipé une hausse de 0,2% de l'indice, selon le consensus publié par MarketWatch.

Le mois précédent, les prix à la production avaient même reculé de 0,3%, là encore sous l'effet d'une baisse des prix de l'énergie.

Signe que cette stabilité est cependant avant tout conjoncturelle, l'indice PPI sous-jacent, c'est-à-dire excluant les variations des prix de l'alimentation et de l'énergie, est en hausse de 0,2%, soit à peine moins que les attentes (+0,3%).

Et la hausse est encore plus marquée une fois mis de côté les coûts de transport, eux-mêmes largement corrélés à ceux de l'énergie.

Sur un an, l'indice PPI, sans tenir compte des prix de l'alimentation, de l'énergie et des transports, est toujours en hausse de 4,7%.

La pause des hostilités au Moyen-Orient en juin et jusque début juillet a fait plonger les cours du pétrole durant cette période.

Mais la reprise des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran au mois de juillet, avec de nouveaux bombardements de part et d'autre et une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% des hydrocarbures mondiaux, devrait avoir un impact sur les prochains mois.

Après être tombé sous les 70 dollars début juillet, le West Texas Intermediate (WTI) et remonté à plus de 92 dollars fin juillet et restait proche des 83 dollars début août, une évolution qui devrait se transmettre aux prix à la consommation dans les prochains mois.

Dans le détail, les prix des biens sont en baisse de 0,7% sur un mois, grâce à l'effet conjugue d'une baisse toujours marquée de l'énergie (-3,1%) et, dans une moindre mesure, de l'alimentation (-0,9%).

Les prix des biens progressent eux de 0,2%, malgré une forte baisse des prix du transport et du stockage (-1,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Bientôt une nouvelle piste cyclable entre Sion et Uvrier (VS)

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De nouveaux aménagements cyclables doivent voir le jour en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une nouvelle piste cyclable en bitume sera créée en rive droite du Rhône entre Sion et Uvrier (VS). Celle-ci fait partie des différents aménagements prévus par l'Etat du Valais pour développer la mobilité douce à l'est de la capitale valaisanne. Coût total: 1,3 million de francs.

La future piste reliera la passerelle des Roches-brunes au lieu-dit "Batassé", précise un communiqué du Canton du Valais jeudi. "Cette nouvelle piste, conçue pour répondre à une demande de déplacements quotidiens à vélo, permettra de relier Sion à Uvrier de façon directe tout en restant à distance des routes à fort trafic."

Une rénovation du revêtement existant au bord du Rhône entre Batassé et le sud d’Uvrier est aussi prévue par la Ville de Sion au printemps 2027. Toujours dans l'idée d'améliorer la qualité de roulement pour les cyclistes, piétons et autres usagers, le Service de la mobilité réalisera aussi un revêtement en bitume sur le tracé existant de la route du Rhône n°1 entre le giratoire de la rue de la Dixence et la passerelle des Roches-brunes.

Le chantier démarre lundi

Le coût total des nouveaux aménagements est estimé à 1,3 million de francs. Il est financé à 75% par le Service de la mobilité et à 25% par l'ensemble des communes valaisannes. Un soutien de la Confédération est aussi attendu à hauteur de 500'000 francs.

Les travaux débuteront le 17 août. La partie cantonale devrait se terminer en novembre.

A noter que la traversée du fleuve pour les piétons et les cyclistes entre le quartier de Vissigen et l'avenue de Tourbillon et la rue du Scex est garantie pendant les travaux. La circulation cycliste et piétonne sera, en revanche, interdite dès lundi prochain entre la passerelle des Roches-brunes et le pont Sainte Marguerite afin d'assurer la sécurité du chantier. Une déviation sera en place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Bundesbank lance la recherche d'un nouveau siège à Francfort

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La banque centrale allemande a lancé un appel d'offres (archives). (© KEYSTONE/DPA/HANNES P ALBERT)

La Banque fédérale d'Allemagne a lancé jeudi un appel d'offres à l'échelle européenne pour trouver un nouveau siège à Francfort, après avoir tourné la page d'un vaste projet de rénovation de son bâtiment historique ayant tourné au fiasco.

L'institution recherche un immeuble "clé en main", neuf ou entièrement rénové, accompagné d'"un terrain situé dans la ville de Francfort", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

"Avec l'achat d'un nouveau siège, nous créons une solution économique, moderne et durable pour notre implantation principale", a déclaré Stephan Bredt, directeur des opérations de la Bundesbank.

Le futur site devra accueillir environ 2.500 postes de travail, ainsi que 15.000 mètres carrés d'espaces dédiés à des fonctions spécifiques et techniques.

La Bundesbank vise une attribution du marché d'ici fin 2027.

Cette procédure intervient quelques mois après l'annonce, en mars, de l'abandon de son siège historique, un imposant bâtiment brutaliste construit en 1972 dans le nord-ouest de Francfort.

La banque centrale allemande avait initialement prévu de rénover cet édifice classé monument historique et d'y adjoindre plusieurs bâtiments afin de créer un campus moderne. Mais elle a dû abandonner ce projet lesté par une envolée des coûts.

La Cour des comptes allemande avait évalué l'an dernier le coût total des travaux à 4,6 milliards d'euros, soit plus d'un million d'euros par poste de travail.

Une étude de rentabilité a finalement conclu qu'un déménagement serait nettement moins coûteux, selon le président de la Bundesbank, Joachim Nagel.

Les réserves d'or conservées dans les sous-sols de l'actuel site, ainsi que le musée de la monnaie y resteront.

L'emplacement va connaître d'ici plusieurs années une nouvelle vie, en accueillant l'European School of Frankfurt, fréquentée notamment par les enfants des employés de la Banque centrale européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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