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Climat: environ 3'500 personnes manifestent à Lausanne

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La grève du climat a réuni environ 3500 personnes vendredi matin devant la gare de Lausanne. (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Plusieurs milliers de militants ont manifesté vendredi à Lausanne en faveur du climat. Une partie d'entre eux a tenté de bloquer le giratoire de la Maladière, à l'entrée de la ville, où ils ont été stoppés par la police.

Cette nouvelle journée de grève du climat a réuni environ 3500 personnes devant la gare de Lausanne, vendredi à 10h00. Les rangs se sont toutefois clairsemés lorsque le cortège s'est mis en route, a affirmé un porte-parole de la police lausannoise, interrogé par Keystone-ATS.

La mobilisation semble ainsi avoir été moins importante que lors des précédentes grèves du climat dans la capitale vaudoise. En mars par exemple, ce sont 10'000 personnes qui avaient participé à cette action à Lausanne.

Contrairement aux précédentes grèves, les manifestants ne se sont pas dirigés vendredi vers la place de la Riponne, sur les hauts de la ville, mais en direction du lac. "Climat de révolte", "Nous devons agir", "Respecte la terre, on ne demande pas la lune", pouvait-on lire sur les pancartes. Les militants arboraient également de nombreux dessins.

Figure habituelle des marches pour le climat, Jacques Dubochet, prix Nobel de chimie en 2017, se trouvait en queue de cortège. Le septuagénaire tenait une banderole où il était écrit "Grand-parents pour le climat."

Bloqués juste avant la Maladière

À l'approche du lac, le cortège s'est scindé en deux. Une partie s'est déplacée vers les pyramides de Vidy, point de chute de la manifestation. D'autres militants, répondant à l'appel d'Extinction Rebellion, ont poursuivi sur l'avenue de Rhodanie en direction du giratoire de la Maladière.

Non sans mal, la police a fini par bloquer le cortège, à une centaine de mètres du rond-point. Vers 13h30, les militants étaient toujours sur place, tandis que la police tentait de négocier leur départ. La circulation n'était pas entravée dans le giratoire.

Extinction Rebellion Lausanne, qui avait occupé le pont Bessières vendredi dernier de 12h00 à 20h00, avait initialement prévu de bloquer trois ponts lausannois vendredi. Le mouvement a toutefois revu ses plans en se rabattant sur le giratoire de la Maladière, un point névralgique en direction de l'autoroute.

Nouvelle approche

Extinction Rebellion a été soutenu vendredi dans son action par le collectif vaudois pour la grève du climat. Celui-ci a en effet indiqué vouloir se mettre, lui aussi, à la désobéissance civile. Une nouvelle approche qu'il justifie par l'échec des discussions avec le gouvernement vaudois.

"Les grévistes vaudois du climat ont décidé d'interrompre leur collaboration active avec le Conseil d'Etat", écrit vendredi le mouvement vaudois pour la grève du climat dans un communiqué. Dénonçant "l'inertie" du monde politique, il affirme "qu'un changement de système paraît de plus en plus inévitable."

Pour les mois à venir, les militants vaudois annoncent une multiplication des actions "des plus institutionnelles et habituelles aux plus radicales et insolites." Ils ajoutent vouloir suivre la voie de la désobéissance civile non violente, et disent déjà préparer la "grève générale économique", programmée en Suisse et à l'international le 15 mai prochain.

Cinq rencontres

Depuis le début de leur mouvement, les grévistes du climat ont été reçus à cinq reprises par le gouvernement vaudois. A l'issue de leur ultime rencontre, début septembre, les militants avaient déjà fait part de leur mécontentement, jugeant "inconsistante" la vision des autorités en matière de réchauffement climatique.

Remontée contre l'accusation d'inaction, la présidente du gouvernement vaudois, Nuria Gorrite, avait alors rétorqué que l'Etat consacrait déjà "beaucoup d'argent" à la défense de l'environnement. "L'état d'urgence n'abolit pas le processus démocratique et le respect des institutions que sont le gouvernement et le parlement. Nous prenons acte à regret que les grévistes ne croient pas à ce processus", avait-elle commenté.

 

Source: ATS

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Parlons économie

Vers un retour de la consigne pour le réemploi à Genève ?

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à la consigne pour le réemploi, avec Hervé Le Pezennec, fondateur de l'association Réseau Consignes.

La consigne des bouteilles en verre revient en force, avec pour objectif de favoriser l'économie circulaire, locale et la protection de l’environnement. L'association Réseau Consignes, née il y a un peu plus de deux ans dans le canton de Vaud, souhaite promouvoir et contrôler pour la Suisse Romande, un système de réemploi d'emballages en verre consignés.

Pour cela, un projet pilote d'une durée de six mois va être initié très prochainement avec six magasins partenaires de la commune de Carouge, avec à terme la volonté de création d'une filière genevoise.

Réseau Consigne se propose de fournir les outils et les moyens pour faciliter l’utilisation et la gestion de la consigne et d'en assurer la promotion et la visibilité via différents canaux.

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Le projet est soutenu par le canton de Genève et le programme éco21 de SIG, initialement spécialisé dans les économies d’énergie, et qui vise à s'étendre à la réduction des déchets.

Pour les intéressés, tous les points de vente, de collecte et les producteurs partenaires seront répertoriés dès demain sur le site internet de l'association.

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Actualité

L'épidémiologiste Antoine Flahault: "Je suis pour le retour des tests gratuits"

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L'Europe fait face à un rebond épidémique du Covid-19 et l’Office fédéral de la santé publique a averti cette semaine: «La situation se détériore», «On ne prend pas la bonne direction», «La Suisse suit la tendance de l'Autriche».

Les cas doublent actuellement toutes les deux semaines. Tanja Stadler, présidente de la Task force scientifique a indiqué qu'une telle hausse doit être rapidement freinée pour éviter une surcharge des hôpitaux et pour protéger la population vulnérable. Antoine Flahault, directeur de l'institut de santé globale de l'Université de Genève, explique à Benjamin Smadja et Laurie Selli, les mesures à mettre en place pour éviter un confinement en Suisse.

Le canton de Genève annonce à son tour des mesures pour contenir la propagation du coronavirus. Dès lundi matin, le masque sera réintroduit dans tous les lieux fermés.

Si le canton de Genève demeure encore épargné en comparaison de certaines autres régions de Suisse, le Conseil d'Etat constate que l'augmentation du nombre de cas n'est plus progressive, mais exponentielle. Une telle situation n'avait plus été recensée depuis fin 2020, écrit-il jeudi dans un communiqué.

Le gouvernement estime que la réintroduction du port du masque obligatoire dans les espaces clos des établissements publics, des lieux de travail et de formation ou accueillant des manifestations est désormais nécessaire. L'arrêté qui détaille ces mesures entrera en vigueur lundi à 6h00 du matin. L'Exécutif incite toutefois fortement tous ceux qui le pourraient à les appliquer dès maintenant.

Moins de douze ans épargnés

Les établissements aménagés pour la danse ne sont pas concernés par ces mesures. Ils sont déjà soumis à des mesures renforcées de collecte des données pour leur clientèle, en sus de la vérification usuelle des certificats Covid.

A noter que ces dispositions ne s'appliquent pas aux enfants de moins de douze ans. S'agissant des écoles, le Conseil d'Etat valide le principe de réintroduction du port du masque pour les élèves au secondaire I (cycle d'orientation), dans le cadre des plans de protection spécifiques réservés aux milieux scolaires.

Le Conseil d'Etat rappelle que les contrôles de police seront intensifiés dans les établissements publics. Il attend une vigilance accrue de la part des exploitants de ces lieux, comme déjà annoncé mercredi.

Quinze personnes aux soins intensifs

Pour information, jeudi, 98 personnes sont hospitalisées aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) en raison du coronavirus. Parmi elles, 50 personnes nouvellement infectées, dont quinze aux soins intensifs et intermédiaires et 48 patients traités pour des soins post-Covid.

La vaccination étant le moyen le plus efficace de se prémunir contre le Covid, le gouvernement genevois encourage toutes les personnes de plus de 65 ans et les personnes vulnérables à s'inscrire en vue de l'administration de la troisième dose de vaccin ("booster"). Cette dernière sera bientôt également disponible pour toutes les personnes de plus de 16 ans.

Laurie Selli avec ATS

 

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Parlons économie

Etude d'Oracle: les employés feraient davantage confiance aux robots pour évoluer

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Cette semaine dans Parlons Economie, votre rendez-vous en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, nous nous intéressons à la robotisation et au travail post-Covid, avec Sylvain Letourmy, HCM strategy director à Oracle et Claire Monari, manager au sein de l’équipe people and organization, chez PwC.

Après plus d’un an de pandémie, notre façon de travailler a bien changé. Certes, les individus se sont plutôt bien adaptés à la situation et pourtant, la relation entre employeur et employé n'est plus la même. Une étude d'Oracle révèle qu'en 2021, les employés du monde entier souhaitent reprendre le contrôle de leur carrière et faire preuve de plus d'exigence envers leurs employeurs.

93% des personnes déclarent avoir pris le temps de réfléchir durant l'année écoulée et 88% affirment que la pandémie a eu un impact sur leur définition du succès. Situant désormais leurs priorités dans un équilibre travail/vie personnelle à 42%, dans l'évolution d'un environnement qui préserve leur santé mentale à 37%, et dans la flexibilité liée au travail à 33%.

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Autre point intéressant révélé par l'étude : 55% de la main d'oeuvre mondiale serait plus encline à rester dans une entreprise qui utilise des technologies de pointe comme l'IA pour soutenir la croissance de leur carrière.

L'employabilité prend le pas pour les collaborateurs, autrement dit la valorisation de leurs compétences et leur capacité à progresser tout au long de leur vie professionnelle, et c'est ici que la technologie peut jouer un rôle selon eux.

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Radio Lac Matin

6 minutes avec Eric Zemmour

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Il n'est pas encore candidat à la présidentielle française, mais rarement une visite aura autant fait parler à Genève. Eric Zemmour était à Genève, ce mercredi 24 novembre. Entre la contestation politique et celle de la rue, sa venue a tout sauf laissé indifférent. L'occasion de revenir, avec lui, sur l'hostilité qu'il suscite, ce qu'il envie à Genève ou encore sa possible candidature à l'élection présidentielle française. Entretien.

"Frédérique Perler est intolérante, elle est sectaire, elle se soumet à la rue"

La maire de Genève, Frédérique Perler, a publiquement pris position, la semaine dernière contre la venue d'Eric Zemmour. Dans un communiqué, le conseil administratif avait notamment rappelé "son attachement aux valeurs démocratiques et à la liberté d'expression. En raison des risques de troubles à l'ordre public, la Ville ne souhaite pas mettre à disposition ses infrastructures". Une prise de position qui laisse Eric Zemmour indifférent: "ça ne me fait ni chaud, ni froid. C'est simplement décevant pour la maire de Genève et pour Genève. Elle se contredit d'ailleurs dans la même phrase: elle dit, au début que c'est une tradition de Genève en faveur de la liberté de penser (...) et aujourd'hui, elle me dit que je ne suis pas le bienvenu. En raison de quoi? En raison de mes idées et de mes opinions. Donc elle n'est pas favorable à la liberté d'opinion, des idées, ni à la liberté de penser! La maire de Genève est intolérante, elle est sectaire, elle se soumet, en plus, à la rue. Elle se soumet aux gens violents. Moi, je ne suis pas violent: je n'interdis à personne de parler, de penser... Je ne manifeste contre personne, dans la rue, je ne cherche pas à tout casser. Elle se soumet à ces gens là: elle est donc intolérante, sectaire et en plus lâche donc ça fait beaucoup"!

"C'est normal que Genève se déchire autour de ma venue"

Plus de 1000 personnes ont manifesté, ce mercredi soir, à Genève, contre la venue d'Eric Zemmour. Un sujet qui divise le bout du lac depuis une semaine. Une réaction que revendique Eric Zemmour: "c'est normal parce que je mets les vrais problèmes sur la table. La démocratie ce n'est pas que tout le monde soit d'accord sinon il n'y a plus de démocratie, c'est un régime totalitaire. La démocratie c'est justement la division organisée, c'est comment vivre avec ses oppositions, ses divisions. C'est ça la démocratie! Je divise, oui! Il y a des gens qui sont d'accord avec moi, il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec moi, mais ça s'appelle la démocratie! Nous avons un système diversitaire qui est d'essence totalitaire, qui ne veut pas accepter d'oppositions. Nous avons un système diversitaire qui veut détruire les peuples et les nations, que ce soit en Suisse, avec la maire de Genève, ou en France, avec le Président de la République. Moi, je m'oppose à ce système qui veut détruire les peuples. La Suisse est mieux équipée institutionnellement pour permettre au peuple de se défendre (...) c'est pour cela que je loue désormais le système suisse"

"Je pense que nous avons beaucoup de leçons à tirer de la Suisse et de Genève"

Eric Zemmour apprécie le système suisse pour de nombreux aspects: "Je pense que nous avons beaucoup de leçons à tirer de la Suisse et de Genève (...) pour le système institutionnel avec le référendum fréquent qui permet au peuple suisse de s'exprimer. Mais aussi sur le plan économique (...) pour la faiblesse des charges, pour le niveau élevé du salaire net. Le problème en France, c'est le salaire net trop bas (...) car les charges sociales sur les entreprises françaises sont trop élevées, vous n'avez pas ce problème là. Quand il y a quelque chose qui fonctionne bien, je suis prêt à l'admirer. Pour l'immigration, vous n'avez pas le droit du sol: je souhaite la même chose pour la France."

Immigration: "Je suis très admiratif des règles stricts de la Suisse dont je souhaite m'inspirer"

Sur la question des frontaliers et des expatriés français en Suisse, Eric Zemmour est très clair: "je suis très triste qu'il y ait autant de Français qui aient besoin de travailler en Suisse pour gagner mieux leur vie et pour souvent avoir même un travail: c'est un échec pour la France. Vous avez un système qui donne la priorité aux Suisses (...) Je suis très admiratif des règles stricts de la Suisse dont je souhaite m'inspirer. Je suis là pour voir des Français. Il y a beaucoup de Français expatriés, ce qui me chagrinent. Ces gens là sont souvent les plus doués, les mieux diplômés, les plus dynamiques, les plus entreprenants... ils manquent à la France. Je pense que nous exportons des Bac+10 et que nous importons des Bac-10. J'aimerais qu'ils reviennent en France. Ce ne sont pas seulement les préoccupations économiques, fiscales qui motivent ces Français (...) C'est aussi qu'ils ne reconnaissent plus la France! Il n'y a plus cet art de vivre à la française (...) c'est un autre pays qu'ils ne reconnaissent pas. Ils ont peur de ce que va devenir la France (...) ils ont peur que la France ait le destin du Liban, en grand."

"Si je suis candidat, si je suis élu, la première chose que je ferai c'est un référendum, sur l'immigration, avant l'été"

Eric Zemmour avait expliqué dans une interview au Temps, vouloir organiser un ou plusieurs référendums pendant son quinquennat. "Si je suis candidat, si je suis élu, la première chose que je ferai c'est un référendum, sur l'immigration, avant l'été, pour mettre en œuvre toutes les mesures que je propose et qui doivent être entérinées par le peuple. Aujourd'hui, les juges, en particulier le Conseil constitutionnel mais aussi la Cour européen des droits de l'homme, la Cour de Justice, se sont arrogés le droit de juger la loi française. Je pense que la France doit pouvoir se détacher de la Cour européenne des droits de l'homme pour ses intérêts vitaux."

Ce mercredi 24 novembre, ils étaient environ 1000 à défiler à Genève pour dire "non" à la venue d'Eric Zemmour:

Micro trottoir lors de la manifestation anti Zemmour24.11.21

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ITW - Hugo Clément au Léman pour vous rappeler que le pouvoir est dans votre assiette

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« Le pouvoir est dans votre assiette ». Voilà ce dont il sera question ce jeudi 2 décembre au Théâtre du Léman. Une conférence inédite qui sera donnée par Hugo Clément, journaliste français qui a notamment été révélé dans l'émission "Quotidien" sur TMC avant de rejoindre France 2. Il a expliqué à Benjamin Smadja le but de cette conférence.

L'engagement écologiste d'Hugo Clément est apparu au fil des reportages réalisés depuis le début de sa carrière et il milite aussi pour la prise en compte de la souffrance animale et de l’impact de la pêche et de l’élevage sur l’environnement. Lors de cette conférence au Théâtre du Léman Hugo Clément développera les trois axes qui ont guidé sa décision : l’élevage et la pêche industriels sont un fléau pour la planète ; les animaux sont des êtres sensibles que nous traitons de manière ignoble ; nous n’avons pas besoin de viande et de poisson pour être en bonne santé.

Le ton de cette conférence ne sera pas moralisateur, pour Hugo Clément il s'agit simplement de donner les clés au public pour comprendre le fonctionnement de l’élevage intensif et des abattoirs.

La deuxième partie de cette conférence sera un échange entre Hugo Clément et Jonas Schneiter, journaliste engagé, animateur radio, producteur et auteur suisse.

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