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Culture

Une programmation tricotée pour la 44e édition de La Bâtie

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La 44e édition de La Bâtie-Festival de Genève aura lieu du 28 août au 15 septembre, avec 57 propositions pour un total de 142 représentations théâtrales, musicales et de danse dans une quarantaine de lieux.

Des projets qui auraient dû être montrés ce printemps sont programmés. "Avec la crise sanitaire, la construction de cette programmation a été assez particulière. Nous avons beaucoup tricoté, construit, déconstruit", a confié mercredi le directeur du festival Claude Ratzé, à l'heure de dévoiler l'édition 2020. Compte tenu des circonstances, le programme est proche de ce qui était prévu, avec des artistes locaux et internationaux.

Le directeur s'est aussi interrogé sur le rôle du festival, au vu des multiples annulations dans les théâtres. Sur les dix-huit spectacles présentés en première à La Bâtie, dix sont des projets qui devaient être créés avant l'été, comme "La pièce parfaite", de Magali Mougel et Yvan Rihs, et "Madame de", de Valentine Savary et Fabrice Huggler.

Tout public

Parmi les autres créations figure encore "Teatro Amazonas", dernier volet de la trilogie du duo catalan et chilien Azknoa et Toloza, qui revisite l'histoire de la colonisation du point de vue indigène, a relevé Simone Toendury, conseillère artistique. Toujours dans le registre du théâtre documentaire, les Belges Silke Huysmans et Hannes Dereere proposeront "Pleasant Island", sur l'île de Nauru.

Grande habituée de La Bâtie, l'Italienne Emma Dante ouvrira cette édition avec "Misericordia". Le festival programme encore "Phèdre!", de François Gremaud et Romain Daroles, jamais montré à Genève. Il propose aussi des pièces tout public, dès 6 ans, dont "Voodoo Sandwich", du plasticien Augustin Rebetez avec le performer Niklas Blomberg, pour les adolescents.

Retour au bois

Dans un équilibre parfait, un tiers des propositions du festival pluridisciplinaire sont en danse. De nombreuses créations chorégraphiques sont prévues: "Shadowpieces V-VIII", de Cindy Van Acker, "If Only", de Thomas Hauert, "LUMEN", de Jasmine Morand, "Opus Air Box, de Marthe Krummenacher et Chloé Bieri, et "Tous les yeux s'émerveillent", de Lea Moro.

La programmation musicale a subi beaucoup de changements en raison de la crise du coronavirus, a relevé Neil Galuba, conseiller artistique. Comme un retour aux sources, une série de concerts acoustiques de musiciens suisses aura lieu au Bois de la Bâtie, tandis que trois concerts marqueront les 30 ans du label Urgence Disk Records. Plusieurs soirées clubbing figurent à nouveau au programme.

Pour l'heure, les organisateurs partent du principe que les salles ne pourront être occupées qu'à moitié. Depuis mercredi et jusqu'au 15 août, 50% des places sont en vente sur la billetterie en ligne, dans le respect des consignes sanitaires. Mais Claude Ratzé espère pouvoir mettre en vente toutes les places à la fin de l'été. Le budget de cette édition s'élève à 3 millions de francs et prévoit déjà un manque à gagner.

www.batie.ch

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Actualité

Sharon Stone: "Les échecs font partie de la vie"

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Sharon Stone a reçu samedi soir le Golden Icon Award au Zurich Film Festival. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'actrice américaine Sharon Stone a reçu samedi soir le Golden Icon Award pour l'ensemble de sa carrière lors du 17e Zurich Film Festival (ZFF). En larmes et pleine de reconnaissance, elle a lancé: "Vous ne me connaissez pas, mais vous avez décidé de m'aimer".

Cette phrase a été suivie d'un discours dans lequel l'actrice et activiste a lié son travail devant la caméra à son engagement humanitaire. Tout comme elle rencontre des inconnus à chaque nouveau tournage, elle se retrouve également dans des situations nouvelles dans des régions en guerre, pauvres ou des orphelinats.

Elle a appris qu'il ne faut ni se connaître ni s'apprécier: "Il faut simplement s'aimer et tout va mieux". "Les échecs font partie de la vie", a concédé la star de 63 ans.

"Sans échouer, on ne peut connaître le succès", c'est le conseil que l'actrice hollywoodienne donnerait à toute jeune personne. Sharon Stone, décontractée devant la presse avant la remise de son Prix, a indiqué avoir connu de gros désastres dans sa carrière, qui lui ont permis de grandir.

Elle s'est dite très fière de la palette de rôles très différents qu'elle a interprétés, parmi lesquels "Casino" (1995), de Martin Scorsese, où elle donne la réplique à Robert De Niro. Le film est projeté samedi dans le cadre du ZFF, et Sharon Stone, qui ne l'a plus vu depuis sa sortie, se réjouissait de le revoir.

L'actrice a également évoqué son engagement féministe ou contre le racisme, le sida et les discriminations sexuelles, qui constituent une partie de sa vie mouvementée. Elle a aussi rappelé son AVC, survenu il y a 20 ans, qui a failli lui coûter la vie et l'a incitée à écrire son livre "La beauté de vivre deux fois".

"Ma leçon a alors été de découvrir le miracle de chaque jour qui passe", a-t-elle dit. Cela a aussi été le moment où elle a réalisé qu'elle allait cesser d'accepter certaines choses qu'elle tolérait auparavant contre sa volonté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le couple se décline en 12 travaux à Plan-les-Ouates

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Couple mains
Photo de Min An
Se mettre en couple, c'est bien. Arriver à durer, c'est mieux! Dans cette Comi-tragédie, Elle et Lui vont nous faire vivre les péripéties d'un couple dans la cinquantaine.
12 histoires, 12 tableaux, 12 manières de vivre le couple.
Comment composer avec le désir? Comment comprendre que, dans le couple, on est toujours quatre? Comment ne pas traîner ses «valises» et celles de l’autre? Et plus que tout: comment s’accorder sur le rangement?!
Ariane Moret, comédienne et chanteuse que l’on a pu voir récemment dans diverses séries télévisées, et Philippe Lüscher, comédien, metteur en scène et auteur de nombreuses pièces en Suisse romande sont mis en scène par Eva David
"L'auteure et metteuse en scène" comme elle aime le dire, a donné quelques leçons à Benjamin Smadja et Laurie Selli.

Les 12 travaux du couple, un specacle de la Cie X225, jusqu'au 26 septembre 2021 à La Julienne, Plan-les-Ouates.

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Culture

Plus de 24'500 festivaliers à la Bâtie malgré le contexte sanitaire

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Pride & Drag au Poudrier (c) Mehdi Benkler

La 45e édition de La Bâtie-Festival de Genève s'est achevée dimanche sur "un bilan réconfortant". Malgré les mesures sanitaires fluctuantes, la manifestation a attiré 24'500 personnes en 17 jours dans les salles et à la découverte de projets en plein air.

Pour la deuxième année consécutive, le festival a fait office de laboratoire au moment de la mise en oeuvre de mesures sanitaires nouvelles pour les lieux culturels, indiquent les organisateurs. Ils ont effectivement dû maintenir pendant les dix premiers jours les jauges à deux tiers des capacités et appliquer ensuite l'obligation du pass Covid pour tous les spectacles en intérieur.

Dans l'ensemble, ces restrictions ont amené des variations de fréquentation selon les lieux, le taux de remplissage moyen s'élevant au final à 78%. Le public a donc fait preuve de curiosité pour les 66 événements programmés dans 54 lieux répartis dans 27 villes et communes du canton, de France voisine et du canton de Vaud, estiment les organisateurs.

Au niveau artistique, le spectacle "Olympia" de Rébecca Balestra qui marquait l'ouverture de la Nouvelle Comédie a fait sensation, de même que "Fuck Me" de Marina Otera au Théâtre du Loup. Les prestations de Jan Martens et la Dance On Ensemble se sont jouées à guichets fermés au nouveau Pavillon ADC.

Le théâtre itinérant Par les Villages a rencontré un franc succès lors de ses onze étapes. Il en va de même pour le projet de banquet Cucine(s) situé entre les communes de Bernex, Confignon et Perly-Certoux. La prochaine édition du festival est programmée du 26 août au 11 septembre 2022.

Avec ATS Keystone

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Cinéma & Séries TV

VIDEO - Gérard Jugnot aime le cinéma "de bande"

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© Arnaud Borrel

Il devient presque rare de trouver une comédie que toute la famille peut regarder. C'est chose faite avec "Pourris Gâtés". Gérard Jugnot y interprète Francis Bartek, homme d'affaire dont les enfants (Camille Lou, Artus, Luka Meliava) ne font rien de leur vie, à part dépenser l’argent que leur père a durement gagné. Afin de leur donner une leçon, il va les forcer à travailler.

L'acteur Gérard Jugnot et le réalisateur Nicolas Cuche sont venu gâter (sans pourrir!) Benjamin Smadja et Laurie Selli

L'homme d'affaire Francis Bartek est un personnage que Gérard Jugnot a apprécié. "J’ai aimé jouer ce père de famille qui a passé son temps à faire des affaires, qui a réussi dans la vie mais qui n’en a pas pour autant réussi sa vie et qui a été très marqué par la disparition de sa femme dont l’absence est très présente comme si son rôle à elle avait été de s’occuper des enfants tandis que lui travaillait. C’est un personnage fort et en même temps plein de faiblesses et de failles. Il est richissime mais ne fait pas partie de la jet-set dont il n’a pas du tout les codes. On comprend vite d’ailleurs qu’il vient d’un milieu ouvrier modeste. Le fait qu’il veuille donner une leçon à ses enfants lorsqu’il se rend compte qu’il a fait fausse route dans leur éducation, mais que ce soit lui qui la reçoive m’a bien plu."

La tache de mettre en scène ces quatre personnalités fortes revient à Nicolas Cuche, déjà aux manettes de la série Les bracelets rouges. Il a aussi co-écrit le film avec Laurent Turner, qui connait bien Monaco "ce zoo de super riches un peu déconnectés de la réalité mais pourtant bien réel. L’endroit nous a donc paru idéal pour fixer leur cadre de vie. Laurent connait aussi quelques monégasques dont nous nous sommes inspirés. Le trait, parfois, est à peine forcé, beaucoup moins qu’on ne pourrait l’imaginer. Les trois personnalités se
sont dessinées assez rapidement. L’aîné qui tente de marcher sur les traces de son père dans le business mais qui est velléitaire et
nul, la fille à papa gâtée, un peu écervelée, et le petit dernier soi-disant anarchiste qui est dans le rejet du système et de l’argent mais qui en profite à fond. Ils peuvent paraître excessifs de prime abord mais pour les construire nous avons aussi travaillé en profondeur avec les acteurs sur les blessures cachées de leur personnage, la complexité de leurs rapports avec leur père. Une bonne comédie c’est une manière un peu élégante et distrayante de traiter un problème qui pourrait être dramatique."

Pourris gâtés, des maintenant au cinéma

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Culture

A la recherche des pilules du bonheur à la Ferme des Tilleuls

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L'idée du projet a germé en Haïti, à la vue de ces marchands ambulants qui déambulent avec une tour de médicaments qu'ils vendent au comprimé. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le journaliste Arnaud Robert et le photographe Paolo Woods ont parcouru le monde à la recherche des "Happy Pills", ces médicaments qui réparent une blessure humaine. Ou mènent à des dérives. L'exposition est à voir jusqu'au 16 janvier à la Ferme des Tilleuls à Renens.

Le duo avait déjà travaillé ensemble sur un projet concernant Haïti, un livre puis une exposition montrée au musée de l'Elysée en 2012. "Nous voulions retravailler ensemble sur une industrie qui nous fascine, l'industrie pharmaceutique", a expliqué Arnaud Robert à Keystone-ATS.

L'histoire a démarré là où le premier projet s'était arrêté, en Haïti. Au bord d'une route, un marchand ambulant transportait une tour de médicaments, sorte de tour de Babel. Tout en haut de cette boutique portative, il y a une paire de ciseaux parce que les médicaments ne sont pas vendus en tablette, mais à la pilule.

Un consommateur et un médicament

Ces médicaments proviennent de Chine ou d'ailleurs. Certains ont été laissés par les ONG, parfois ils sont périmés. "Cela montrait la mondialisation de cette industrie. Nous avons eu envie de raconter le rapport entre le consommateur et le médicament, de savoir ce que cherche le consommateur dans le médicament", explique Paolo Woods.

Le journaliste et le photographe ont choisi une dizaine de molécules et, pendant cinq ans, ont parcouru le monde à la recherche d'un consommateur dans un lieu. Ce périple les a emmenés aux Etats-Unis où une adolescente du Massachussetts avale chaque matin une pilule pour ne pas échouer à l'école, au Niger où un jeune devient dépendant aux antidouleurs pour pouvoir trimer encore et encore.

En Italie, un gigolo ingurgite des comprimés pour assurer ses performances sexuelles, un bodybuilder indien prend des stéroïdes et des homosexuels de Tel-Aviv avalent des comprimés pour se protéger du sida et faire la fête. En Suisse, un homme consomme des antidépresseurs, dans un pays pourtant considéré comme l'un des plus heureux au monde, glisse Arnaud Robert.

Aussi un documentaire

L'exposition, conçue spécialement pour l'espace d'exposition renanais, investit tout le bâtiment. Elle réunit des dizaines de photographies, mais aussi des textes et des objets et se termine par une installation vidéo. La Ferme des Tilleuls fournit "un parfait écrin à notre exposition", observe le duo.

L'exposition s'accompagne d'un livre "Happy Pills. Peut-on mettre le bonheur en pilules ?", qui sort de presse ces jours. Sur le même sujet, Arnaud Robert, qui a déjà trois films à son actif, et Paolo Woods sont en train de co-réaliser un documentaire, soutenu par Arte et la RTS notamment et qui sortira l'an prochain. Un chef opérateur et un ingénieur du son les ont accompagnés durant tout leur périple.

Ce projet à plusieurs facettes est le résultat d'un long travail de préparation, "pas loin d'une année à temps complet", estime Arnaud Robert. "Il faut réfléchir en amont pour traduire en image des histoires personnelles et complexes", ajoute Paolo Woods. Dès le départ, il était prévu de réaliser un livre et un documentaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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