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Victoire des socialistes en Espagne

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Le taux de participation a été particulièrement importante en Catalogne avec près de 18 points de plus que lors des dernières élections en 2016. (©KEYSTONE/EPA EFE/ALEJANDRO GARCÍA)

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a remporté dimanche les élections législatives espagnoles sans atteindre la majorité absolue. Quant à l’extrême droite, elle se prépare à entrer au parlement, plus de 40 ans après la fin de la dictature de Francisco Franco.

Le scrutin pourrait déboucher sur une poursuite de l’instabilité qui marque la politique espagnole depuis la fin du bipartisme conservateurs-socialistes en 2015. Le parlement reste fragmenté et les divisions exacerbées par la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. « Le futur a gagné et le passé a perdu », a lancé Pedro Sanchez, chemise blanche et col ouvert, en proclamant sa victoire devant les militants au siège de son parti à Madrid.

Après le dépouillement de 99% des bulletins de vote, le Parti socialiste a recueilli près de 29 % des voix et 123 députés, nettement plus que les 85 remportés aux législatives de 2016. Il reste loin de la majorité absolue de 176 sur 350 à la chambre.

Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir en juin dernier en renversant le conservateur Mariano Rajoy dans une motion de censure, sera donc obligé de bâtir une coalition difficile pour continuer à gouverner. En face, les partis de droite seront bien en mal de l’en empêcher, malgré l’irruption du parti d’extrême droite Vox, qui remporte d’un coup 24 députés.

Les conservateurs du Parti populaire (PP) ont en effet perdu la moitié de leurs sièges, et retombent à 66 députés, contre 137 en 2016. Les libéraux de Ciudadanos ont réussi une belle percée, passant de 32 à 57 députés. Mais même en s’alliant à Vox, le PP et Ciudadanos ne pourraient pas rééditer au niveau national le succès qu’ils ont obtenu en décembre aux élections régionales d’Andalousie, où ils ont chassé les socialistes de leur fief.

« La fête est finie  »

Vox, pratiquement inconnu jusqu’à son irruption en Andalousie, a fait ressurgir l’extrême droite dans un pays où elle était insignifiante depuis la mort de Franco en 1975. « La gauche sait que la fête est finie », a lancé le numéro deux du parti, Javier Ortega Smith. Son chef Santiago Abascal a lui annoncé le début de « la reconquête » de l’Espagne déclarant: « Vox est venu pour rester ».

Vox a massivement fait campagne sur les réseaux sociaux comme le président américain Donald Trump ou le Brésilien Jair Bolsonaro. Ce parti est soutenu notamment par le Rassemblement national en France et la Ligue au pouvoir en Italie.

Adoptant un virulent discours antiféministe et contre l’immigration, il a prospéré en particulier en prônant la manière forte en Catalogne. Gonzalo Rodríguez, un étudiant madrilène de 18 ans, a voté pour la première fois, pour Vox, « le seul parti, selon lui, qui défend l’unité de l’Espagne et les valeurs de la famille traditionnelle ».

Participation massive

Après une campagne tendue, le taux de participation a été de 75,78 %, neuf points de plus qu’en 2016, selon le ministère de l’Intérieur. Pedro Sanchez et ses alliés de gauche radicale Podemos avaient battu le rappel des électeurs en mettant en garde contre la montée de l’extrême droite.

Le PP et Vox avaient tenté de mobiliser dans une campagne agressive contre le Premier ministre, le qualifiant de « traître » pour être parvenu au pouvoir en partie grâce aux voix des séparatistes catalans et pour avoir ensuite tenté de dialoguer avec eux.

La Catalogne, où les séparatistes ont déclenché en 2017 la pire crise politique qu’ait connue l’Espagne en quarante ans, continue à hanter la politique espagnole.

Intenses tractations

Pedro Sanchez pourra compter sur l’appui de Podemos, qui remporte 42 sièges, contre 67 en 2016, mais devrait avoir besoin de celui de partis régionalistes et donc, a priori, des indépendantistes catalans. Mais le socialiste préférerait éviter d’avoir de nouveau besoin de ces derniers, qui l’ont contraint à convoquer ces élections anticipées en refusant de voter son budget.

Reste l’hypothèse d’une alliance avec Ciudadanos dont le chef Albert Rivera avait pourtant juré de « chasser Sanchez du pouvoir ». Ensemble, le PSOE et Ciudadanos franchissent le seuil magique de la majorité absolue.

Mais les militants, qui saluaient sa victoire, l’ont mis en garde contre cette tentation en scandant « pas avec Rivera ».

Source ATS

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Le PDC provoque la tempête

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Le PDC ne s'en est pas pris aux personnes, a argumenté Gerhard Pfister, se contentant d'exposer de façon correcte les positions de la concurrence et d'y confronter les siennes propres. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La campagne électorale « négative » du PDC sur internet a fait l’effet d’une bombe. Le président du parti Gerhard Pfister a été pris de court par les nombreuses réactions et leur violence.

S’il avait pu anticiper l’importance de la tempête, il aurait mis en garde les partis cantonaux, a déclaré le conseiller national zougois vendredi à Berne devant les médias. Selon lui, le PLR est le parti qui a réagi le plus violemment. Détail piquant: le PDC et le PLR ont des listes apparentées dans son propre canton.

La représentation d’un candidat avec les positions de son parti n’a apparemment pas plu à tous les candidats, y compris à des politiciens chevronnés, a constaté M. Pfister. Selon lui, le PDC ne s’en est pourtant pas pris aux personnes, se contentant d’exposer de façon correcte les positions de la concurrence et d’y confronter les siennes propres.

Source: ATS

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Vaud doit mieux protéger ses enfants

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Le collectif réclame une meilleure prise en compte des intérêts des enfants (image d'illustration). (©KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Un collectif vaudois lance une initiative pour améliorer la prise en compte des intérêts des enfants et de leurs familles lors de conflits. Il réclame la création d’un tribunal spécialisé et d’une commission indépendante pour traiter les plaintes.

Le Collectif pour une meilleure protection des jeunes Vaudois (CMPJV) a sévèrement critiqué vendredi les « dysfonctionnements » des services de l’Etat, en particulier du Service de protection de la jeunesse (SPJ). Il exige une révision de la loi et des structures adaptées. Il a jusqu’au 27 janvier pour réunir 12’000 signatures.

Le collectif a vu le jour à la suite de l’affaire d’un père du Nord vaudois qui a abusé pendant des années de ses enfants qui étaient pourtant placés sous la protection de l’Etat. Il estime que malgré les mesures correctrices annoncées en 2018 « rien n’a changé » et que « d’autres affaires peuvent arriver à n’importe quel moment », a déclaré la conseillère communale lausannoise Sandra Pernet.

Pas poursuivre les erreurs du passé

« L’Etat n’est pas infaillible », a ajouté Nicola Di Giulio, également conseiller communal lausannois et qui a été victime, enfant, de placements abusifs. « Nos parcours de vie doivent permettre de bâtir plus de justice afin de ne pas poursuivre les erreurs du passé ».

Julien Dura, porte-parole du Mouvement de la condition paternelle Vaud, dénonce une « omerta » et un « business » des enfants placés en famille d’accueil ou en famille. Il réclame la création d’un tribunal de la famille, où siégeraient des magistrats spécialement formés, sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne ou au Canada.

Médiation ordonnée

Autre requête: lors d’un conflit de couple, avant que la situation ne s’envenime, le juge devrait rapidement ordonner une médiation familiale, ce qu’on appelle la « médiation ordonnée ». Et lorsqu’il faut se résoudre à un placement, il faudait davantage compter avec la famille élargie: les oncles, les tantes ou les grands-parents.

Une commission neutre devrait traiter les plaintes qui visent la prise en charge des mineurs par les structures de l’Etat. « Cela permettrait de contrebalancer le pouvoir de l’Etat », a expliqué Lucie Zimmitti, directrice de Missing Children Switzerland, qui apporte son appui au collectif, sans en être membre.

Un coup de sac

L’initiative, qui comprend six points différents, demande aussi que les foyers et les centres de thérapie soient adaptés aux nouvelles formes familiales. « Il ne faut plus que les enfants maltraitants et ceux qui ont subi des maltraitances soient mélangés », a dit Mme Pernet qui demande au canton de mieux soutenir les éducateurs de rue.

Les initiants espèrent que la population réalisera « la gravité de la situation ». Ils veulent donner un « bon coup de sac » dans le fonctionnement du SPJ, et ceci « pour le bien des enfants ». « On veut améliorer le système. On a besoin du SPJ. On ne veut pas qu’il disparaisse », a ajouté Mme Pernet.

Le collectif compte sur son entourage et sur ses contacts « dans tout le canton » pour réunir les signatures nécessaires à son initiative. Le texte intitulé « Nos enfants, les familles et les professionnels du canton de Vaud ont besoin de lois et de structures adaptées » n’est à ce stade soutenu par aucun parti, ni syndicat.

Source: ATS

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Des Suisses en expédition en Arctique

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Le navire de recherches Polarstern au coeur de l'Arctique, lors de l'expédition estivale 2015. (©Alfred-Wegener-Institut/Mario Hoppmann)

Des Suisses seront à bord du brise-glace de recherches allemand « Polarstern », qui part vendredi soir de Tromsø, en Norvège. Le navire dérivera pendant un an à travers l’Arctique. Les recherches doivent permettre de mieux comprendre le réchauffement climatique.

Fortement touché par le réchauffement, le système climatique arctique n’est pas suffisamment compris par les scientifiques, alors même qu’il joue un rôle important pour le climat de tout l’hémisphère nord.

Afin d’étudier ce système, la plus grande expédition de l’Histoire a été organisée par l’Institut Alfred Wegener, ont indiqué vendredi les chercheurs dans un communiqué. Intitulée « Mosaic » (Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate), la mission aura lieu principalement durant l’hiver polaire, une saison durant laquelle les données collectées sont actuellement rares.

Dans un mois, le brise-glace s’amarrera à une grosse plaque de glace au nord de la Sibérie, avant d’être entièrement pris dans la banquise et de dériver pendant un an sur des centaines de kilomètres. Ce n’est qu’en été 2020 que la glace libérera le navire, probablement au nord-est du Groenland.

Quelque 600 scientifiques, venant de 19 pays, participent à cette expédition. La moitié d’entre eux ne sera sur le navire que temporairement. En effet, l’expédition « Mosaic » est divisée en six étapes: les chercheurs se relayeront à chaque étape, grâce à d’autres brise-glaces qui feront office de navettes.

Influences mutuelles

Parmi ces chercheurs, quelques-uns sont suisses. Julia Schmale, spécialiste suisse de l’atmosphère à l’Institut Paul Scherrer, a pour projet d’étudier la formation des nuages à partir de noyaux de condensation naturels et artificiels (particules fines).

« Les émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais aussi de particules fines, produites en Europe, en Asie et en Amérique du Nord ont un impact sur le changement climatique en Arctique », développe-t-elle. « L’augmentation de la température et le retrait de la banquise ont à leur tour des conséquences sur les systèmes météorologiques, notamment en Europe. »

Et Julia Schmale de poursuivre: « Il est important de comprendre comment nous influençons l’Arctique, et comment elle nous influence. »

A l’instar des nuages, la banquise et la neige sous-jacente freinent les échanges énergétiques entre l’atmosphère et l’océan, ce qui est aussi un facteur important du système climatique. Martin Schneebeli, de l’Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), dirige le deuxième projet suisse de l’expédition qui étudie ces interactions.

Autres projets suisses

Quant au projet de Mike Schwank, du même institut, il doit permettre de déterminer à l’avenir l’épaisseur et d’autres caractéristiques de la banquise. Le chercheur a développé un appareil qui mesure les micro-ondes émises par les glaces. Après avoir installé plusieurs de ces modèles autour du navire, l’équipe de recherche pourra comparer les résultats avec les mesures effectuées depuis les satellites.

« Ainsi, il devrait être possible d’observer les évolutions de la banquise arctique sous l’effet du changement climatique, même au coeur de la longue obscurité hivernale », précise Mike Schwank. Egalement de WSL, David Wagner étudiera lui le rôle de la neige dans la constitution et la fondaison de la banquise.

Ces différents travaux scientifiques suisses sont cofinancés par le Swiss Polar Institute. La Commission suisse pour la recherche polaire et de haute altitude y apporte une assistance morale. Scanco Medical ou l’Agence spatiale européenne sont aussi présents dans cette expédition, dont le budget s’élève à plus de 140 millions d’euros, d’après le site internet de « Mosaic ».

Source: ATS

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Un Parking Day pour occuper l’espace public à Genève

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Occuper des places de parking, c’est l’idée du Parking Day. Ce mouvement mondial, né il y a dix ans, a lieu aujourd’hui à Genève. Les militants pour le climat occupent des places dédiés aux voitures aux quatre coins de la ville.

Ce matin, ils étaient à la rue Dancet et ce midi devant la Migros de la jonction. Deux autres places de parc seront encore occupées durant la journée, rive droite. Ce midi, une chorale de femmes accueillait les passants à la jonction. L’action se déroule une semaine avant la grève du climat qui aura lieu vendredi prochain à Genève et ce n’est pas un hasard. Caroline est étudiante en géographie à l’Université.

Caroline militante de Climat Strike

Les luttes féministes rejoignent celle du climat selon Gertrud, l’instigatrice de ce parking day.

Gertrud militante féministe pour le climat

Pour les chanteuses de ce midi, Il y a beaucoup mieux à faire sur une place de parc. On retrouve Gertrud.

Gertrud militante féministe pour le climat

Notez qu’à Lausanne les militants d’extinction rebellion occupent actuellement le pont Bessières. C’est la dernière action en Suisse de ce mouvement radical qui a teint la Limmat en vert à Zurich il y quelques semaines.

Les militants d’Extinction Rebellion, pour qui l’espèce humaine est en danger d’extinction, ont l’intention de rester sur le pont, jusqu’à ce que le Conseil fédéral dise la vérité sur le réchauffement climatique. Ils sont prêts à tenir le siège puisque, selon le 24 heures, ils ont des vivres, des boissons et même des toilettes sèches.

Des manifestations ont déjà eu lieu ce jour. Près de 300 mille personnes ont défilé en Australie pour le climat. À Genève, la grève du climat du 27 sera suivie d’une manifestation nationale pour le climat à Berne le 28.

 

 

 

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Insolite: A Genève, on peut s’offrir un dinosaure

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Une vente aux enchères exceptionnelle. Pour la première fois en Suisse, il est possible d’acquérir des objets de l’ère paléontologique, avec notamment un squelette complet de dinosaure estimé entre 200’000 et 300’000 francs. 

Parmi les autres objets mis en vente, une dent de requin mégalodon estimée à 800 francs, mais également un morceau de lune et même un fragment de météorite martienne. C’est la maison Piguet, à Genève, qui organise cette vente aux enchères.

Fabrice Van Rutten est spécialiste Arts de l’Antiquité chez Piguet. Il s’est chargé de mettre en place cette exposition et explique pourquoi ces oeuvres sont vendues aux enchères:

Fabrice Van Rutten  Spécialiste Arts de l'Antiquité chez Piguet

Pour chaque objet, une fourchette de prix est indiquée. Mais comment fait-on pour estimer des objets de la paléontologie? Bernard Piguet, commissaire priseur et directeur de l’hôtel des ventes Piguet:

Bernard Piguet  Commissaire priseur et directeur de l'hôtel des ventes Piguet

L’exposition est publique et gratuite, répartie sur deux sites. A Genève, 51 rue Prévost-Martin pour les objets paléontologiques, les bijoux, les montres et les objets d’art. Mais également à Cologny, 10 chemin de Faguillon, pour découvrir la Collection Manja Gideon, une exposition consacrée au mobilier et à l’art du XXI siècle.
La vente aux enchères – elle – se déroulera entre le 23 et le 26 septembre à Genève. Possibilité de participer à la vente sur internet, à l’adresse piguet.com

 

 

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