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Vers un congé paternité de deux semaines

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Les pères pourront prendre deux semaines de congé à la naissance de leur nouveau-né (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un congé paternité de deux semaines séduit le Conseil national. Seule l’UDC s’est majoritairement opposée à ce projet adopté par 129 voix contre 62 après 6h30 de débat. La Chambre a rejeté par 120 voix contre 67 l’initiative populaire pour un congé de 20 jours.

La réglementation actuelle n’est plus suffisante, a expliqué mercredi Philipp Kutter (PDC/ZH) au nom de la commission. Un jeune père obtient un jour de congé à la naissance de son enfant, soit autant que lorsqu’il déménage.

Un congé paternité répond aux exigences de la nouvelle génération, a avancé Hans-Peter Portmann (PLR/ZH). Il a le soutien de 85% de la population. « Les pères ne veulent pas être des assistants ou des apprentis dans leur famille », a abondé Adrian Wütrich (PS/BE).

L’introduction d’un congé paternité de deux semaines est un signal fort pour les familles, il est compatible avec l’économie et finançable. La Suisse est le seul pays d’Europe qui ne connaît ni congé paternité ni congé parental.

Pas de congé parental

« C’est un petit pas arraché dans la douleur », a soutenu Mathias Reynard (PS/VS). Le Valaisan a plaidé en vain pour un congé parental de 38 semaines. « C’est la seule véritable proposition d’avenir ». C’était « une proposition ambitieuse, mais modérée en comparaison internationale ». La moyenne de l’OCDE est de plus de 54 semaines entre les deux parents.

L’introduction d’un congé parental, qu’il soit de 28, 38 ou 52 semaines, n’a séduit que la gauche. Toutes ces propositions ont été balayées par 131 voix contre 60. Le PS, les Verts et les Vert’libéraux avaient argué qu’un tel congé permettait d’éliminer les discriminations à l’embauche et apportait des gains.

Les femmes qui reprennent une activité lucrative seront moins dépendantes de l’aide sociale à leur retraite. Les dépenses de l’Etat en seront réduites, a rappelé Isabelle Chevalley (PVL/VD). De plus, augmenter de 1% le taux de travail des femmes rapporterait suffisamment de revenus fiscaux pour rémunérer un congé paternité de 18 à 20 semaines.

Pour le PDC, un congé parental est « irréaliste ». Le PBD s’est également tenu à la politique suisse des petits pas. Il est toutefois conscient que d’autres pas suivront. Christian Wasserfallen (PLR/BE) a souligné que la solution de deux semaines est raisonnable, « même si elle cimente une répartition traditionnelle des rôles ».

Boîte de Pandore

L’UDC ne voulait pas ouvrir la boîte de Pandore. Un congé paternité est gentil, mais il apporte beaucoup de défis, a souligné Nadja Pieren (UDC/BE). Les coûts sociaux augmentent. La situation de la caisse de l’AVS est déjà difficile, il serait faux de vider une autre caisse sociale, a argué la Bernoise.

Les PME sont aussi empêtrées dans la bureaucratie. Elles seront priées de passer à la caisse, a souligné Verena Herzog (UDC/TG). Elles doivent aussi s’organiser pour remplacer un collaborateur durant deux semaines. Elles arrivent bien à s’organiser lorsque l’homme part au service militaire, lui a répondu la gauche.

Responsabilité individuelle

L’UDC ne veut pas d’un congé contraint et subventionné par l’Etat. Elle privilégie la responsabilité et les initiatives individuelles des familles et des entreprises. « On peut parfaitement régler cela sans l’aide de l’Etat », a rappelé Yves Nidegger (UDC/GE).

Le conseiller fédéral Alain Berset soutient aussi la recherche de solutions privées. Il préfère également développer l’offre d’accueil extrafamilial et parascolaire afin de mieux concilier vie professionnelle et familiale.

En bloc ou isolé

L’initiative « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » demande un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l’année qui suit la naissance de l’enfant. Dans le contre-projet indirect adopté par le Conseil des Etats, les deux semaines seraient à prendre dans les six mois suivant la naissance, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées.

Les deux modèles seraient financés via les allocations pour perte de gains (APG). Le montant maximum sera de 196 francs par jour. Pour deux semaines, il faut augmenter l’actuel taux de cotisation aux APG (0,45%) de 0,05 point; pour quatre semaines, de 0,11 point. La charge financière s’élève à 230 millions de francs par an pour un congé de dix jours, contre 460 millions pour quatre semaines, a précisé M. Berset.

Source : ATS

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Le monde de demain: le textile intelligent du futur

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La Suisse à la pointe de la mode “intelligente”… C’est le monde de demain.

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Les textiles intelligents ne cessent de se développer et la Suisse n’est pas en reste. Illustration à l’EPFL où des chercheurs ont mis au point des capteurs souples qui sont directement intégrés à un textile et qui sont capables de fournir des données sur notre corps, en analysant simplement les déformations du tissu. Il s’agit de capteurs nouvelle génération qui se présentent sous la forme de minuscules fibres d’élastomère et qui peuvent donc mesurer simultanément l’étirement, la pression ou la torsion du textile. Imaginez un vêtement ou des draps d’hôpitaux qui seraient ainsi capables de fournir des données sur votre respiration ou sur vos gestes. Leur technologie est basée sur des lignes de transmissions souples en matériaux flexibles. Pour comprendre, on peut comparer la technologie à un radar qui envoie des impulsions électriques et un système qui mesure le temps entre l’envoi d’un signal et sa réception pour déterminer exactement le type et le degré de la déformation. Les chercheurs assurent également que la fibre peut se déformer de près de 500%, avant de retrouver sa taille initiale.

Quelles sont justement les applications envisagées? 

Des applications médicales notamment. On peut imaginer, par exemple, que cela serve à équiper des prothèses ou à constituer des nerfs artificiels pour la robotique. D’ailleurs, les chercheurs de l’EPFL ont déjà pu intégrer leurs fibres sur des doigts robotiques. A chaque « toucher », la fibre déformée a ainsi envoyé des informations sur l’interaction entre le robot et son environnement tactile. Plus proche de nous, dans notre quotidien demain peut-être, on pourrait aussi envisager d’intégrer un clavier tactile directement dans nos vêtements. Mais c’est encore de la musique d’avenir. Pour l’heure, les chercheurs précisent que la prochaine étape consistera surtout à rendre la technologie plus mobile et plus souple, en réduisant l’électronique pour qu’elle devienne plus portative.

 

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Coronavirus – Genève: Soutien de 5 millions à la banque alimentaire Partage

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A Genève, le Grand Conseil a voté un crédit unique de 5 millions de francs en faveur de la Fondation Partage. Cette subvention doit permettre à la banque alimentaire de répondre aux besoins des personnes fragilisées par la crise due au nouveau coronavirus.

Cette aide doit permettre aux bénéficiaires de manger jusqu’à la mi-juillet, a indiqué la socialiste Helena Verissimo de Freitas. Depuis le mois d’avril, de plus en plus de personnes font la queue aux Vernets chaque samedi pour recevoir un panier alimentaire d’une valeur de 20 francs. Samedi, 3284 colis ont été distribués.

« La réalité n’est plus cachée. Il y urgence », a relevé la PDC Patricia Bidaux. Un avis partagé par Jocelyne Haller, d’Ensemble à Gauche, relevant le nombre croissant de personnes dans le besoin: le nombre de bénéficiaires des Colis du Coeur, qui verse des bons d’une valeur de 50 à 150 francs, est passé de 2726 fin mars à 11’823 le 21 mai.

Les partis de gauche comme de droite ont aussi souligné les raisons d’une telle précarité. « Il faut dénoncer le fléau du travail au noir, source d’inégalités, de précarité et de concurrence déloyale », a déclaré la PLR Véronique Kämpfen, à la suite de l’UDC et du MCG.

 

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Hydroxychloroquine: 3 auteurs de l’étude du Lancet se rétractent

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Paris (ats afp) –Trois des quatre auteurs de l’étude controversée publiée dans le Lancet sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 ont demandé la rétractation de l’article, a annoncé la revue The Lancet jeudi soir.

« Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données primaires », écrivent les trois auteurs au Lancet, mettant en cause le refus de la société les ayant collectées, dirigée par le quatrième auteur, de donner accès à la base de données.

Publiée le 22 mai dans The Lancet, l’étude concluait que l’hydroxychloroquine n’est pas bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et peut même être néfaste.

Sa parution avait eu un retentissement mondial et des répercussions spectaculaires, poussant notamment l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à suspendre les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Nombreuses critiques

Mais finalement, après de nombreuses critiques mettant en cause la méthodologie de l’étude, y compris de la part de scientifiques sceptiques sur l’intérêt de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, l’OMS a annoncé mercredi la reprise des essais cliniques avec cette molécule.

Les critiques mettaient en particulier en cause les données sur lesquelles se fondaient l’étude (96’000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, récoltées) récoltées par la société américaine Surgisphere, dirigée par le quatrième auteur Sapan Desai.

« Nous avons lancé une analyse indépendante de Surgisphere avec l’accord de Sapan Desai pour évaluer l’origine des éléments de la base de données, confirmer qu’elle était complète et répliquer les analyses présentées dans l’article », écrivent les trois autres auteurs dans le texte publié par le Lancet.

Mais Surgisphere ayant refusé de transférer la base de données en raison des accords de confidentialité avec ses clients (les hôpitaux à l’origine des données), les experts missionnés « n’ont pas pu conduire une revue indépendante et nous ont informés de leur retrait du processus d’évaluation par les pairs », ajoutent-ils.

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La députée genevoise Anne Marie von Arx-Vernon est décédée

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A Genève, une figure de proue de la lutte féministe s’en est allée. La députée genevoise Anne Marie von Arx-Vernon est décédée jeudi matin à l’âge de 71 ans. Cette élue PDC était une experte de la lutte contre la traite des êtres humains et des violences faites aux femmes. Le témoignage de Fabienne Bugnon et de Guy Vibourel.

Avec la verte Fabienne Bugnon, elles ont siégé ensemble au Grand Conseil. Elle lui rend un vibrant hommage. Fabienne Bugnon, ancienne Conseillère nationale et ancienne députée répond à Judith Monfrini

Fabienne Bugnon Ancienne Députée verte au Grand Conseil

Fabienne Bugnon rappelle qu’Anne-Marie von Arx-Vernon n’avait peur de rien. Que ce soit dans l’affaire Hannibal Kadhafi où elle a pris la défense de ses domestiques ou dans l’affaire Ramadan. Ensemble elles ont créé un comité.

Fabienne Bugnon Ancienne Députée verte au Grand Conseil

Anne-Marie von Arx-Vernon a été directrice adjointe de la Fondation Au Coeur des Grottes, de 1996 à 2017, un centre d’accueil pour femmes et enfants en grande difficulté. Elle y occupait désormais la fonction de responsable des relations publiques. Sa disparition est un choc pour Guy Vibourel, le Président du conseil de la fondation Au Coeur des Grottes au micro de Laurie Selli:

Guy Vibourel Président du Conseil de Fondation du Coeur des Grottes

Autre combat qui lui tenait à coeur: la lutte contre la traite des êtres humains, bataille qu’elle n’a jamais abandonné rappelle Guy Vibourel:

Guy Vibourel Président du Conseil de Fondation du Coeur des Grottes

Des propos recueillis par Laurie Selli.

Le Grand Conseil, qui se réunissait dans l’après-midi, lui a rendu un vibrant hommage. Anne Marie von Arx-Vernon siégeait au Grand Conseil depuis 2001. Elle a aussi été élue au Conseil municipal de la Ville de Genève de 1995 à 2002.

Ecoutez le témoignage de Fabienne Bugnon dans son intégralité. 

Fabienne Bugnon Ancienne Députée verte au Grand Conseil

 

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Le Conseil fédéral supprime les amendes pour non-respect de la distance sanitaire

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Le Conseil fédéral a supprimé les amendes pour non-respect de la distanciation sanitaire introduite pour lutter contre le coronavirus. Dans le cadre des mesures d’assouplissement actuelles, il mise de plus en plus sur la responsabilité individuelle des citoyens.

Dans ce contexte, il reste recommandé de maintenir la distance de deux mètres entre chaque personne. Cependant, compte tenu du faible nombre de cas actuels, une approche punitive ne semble plus justifiée, a indiqué un porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) à Keystone-ATS, confirmant une information des journaux alémaniques du groupe Tamedia.

En outre, dans le cas de rassemblements de 30 personnes maximum, on peut supposer qu’une proportion suffisante des personnes rassemblées se connaissent et qu’il est possible de déterminer qui était présent afin de pouvoir procéder à la recherche des contacts, a ajouté le porte-parole.

La mesure porte uniquement sur la sanction du non-respect de la distance de deux mètres, a-t-il souligné. L’ordonnance sur le Covid prévoit toutefois encore des amendes, notamment pour les rassemblements de plus de 30 personnes ou le tourisme d’achat.

L’ordonnance prévoyait une amende de 100 francs en cas de non-respect de la distance sanitaire. De telles amendes ont été appliquées dans plusieurs endroits mais, en pratique, de vifs débats ont eu lieu sur la manière d’interpréter cette règle. L’OFSP ne donne pas de chiffre sur le nombre d’amendes infligées, renvoyant aux cantons, compétents en la matière.

Selon les journaux, l’OFSP a informé la semaine passée les cantons de l’abandon de ces amendes. Une communication active sur cette question est prévue en parallèle de la nouvelle étape de samedi et de la communication y étant associée, a précisé son porte-parole à Keystone-ATS.

Par ailleurs, l’Office fédéral a confirmé le chiffre d’environ 50’000 personnes ayant téléchargé l’application de traçage de contacts Swisscovid, mentionné mercredi par Le Temps. A savoir 37’000 utilisateurs de téléphones Android et 12’000 propriétaires d’iPhones.

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