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Un robot sonde les tourbillons du lac Léman

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Sans éléments de propulsion, le robot n’interfère pas sur la prise de mesures. Autonome, il peut glisser dans les eaux du lac Léman jusqu’à une profondeur de 250 mètres et faire le yoyo sur une distance de plusieurs kilomètres. (©EPFL/Sandy Evangelista)

D’immenses tourbillons – appelés gyres – se forment dans les océans et dans les grands lacs. Deux laboratoires de l’EPFL, en collaboration avec l’Université Davis de Californie, vont sonder un des gyres du lac Léman à l’aide d’un robot planeur sous-marin.

C’est une première dans le Léman. Un robot planeur sous-marin jaune a traversé l’Atlantique pour aider les chercheurs à collecter des données inédites qui permettront de mieux comprendre son impact sur la structure tridimensionnelle de l’écosystème aquatique, a indiqué l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) mardi dans un communiqué.

Le robot – capable de descendre à mille mètres de profondeur dans les océans – va glisser grâce à ses deux ailes dans un des gyres du Léman pendant plusieurs semaines. Les gyres océaniques, induits par les courants et la rotation de la Terre, mesurent des milliers de kilomètres de diamètre. Ils peuvent notamment provoquer l’accumulation des déchets plastiques, formant d’immenses vortex de détritus.

Dans le lac Léman, deux gyres d’une dizaine de kilomètres de diamètre chacun peuvent se former, sous l’effet de la bise et des courants, entre juin à octobre. Ils apparaissent dans les parties les plus larges du lac, au sud-ouest de Morges (VD) et au sud-est de Lausanne.

Les chercheurs ont décidé d’étudier le premier, où naviguent moins de bateaux qui pourraient potentiellement entrer en collision avec le planeur à chaque fois qu’il refait surface.

Un expert

Alexander LeBaron Forrest est un expert en la matière: professeur à l’Université Davis, il a mené plusieurs projets de recherche sur les gyres dans le monde entier en utilisant des robots autonomes. Il a également collecté des données dans le lac Tahoe en Californie, qui présente de grandes similitudes avec le lac Léman.

« Notre objectif est de mesurer la turbulence dans les gyres aussi précisément que possible, afin que nous puissions en apprendre davantage sur la façon dont l’hydrodynamique affecte l’environnement du lac », dit-il, cité dans le communiqué.

Les chercheurs espèrent ainsi découvrir ce que transporte ce tourbillon sur les rives et dans le milieu du lac, quel est son impact sur les nutriments qu’il pousse vers la surface ou aspire dans les profondeurs, ou encore son rôle dans la réoxygénation de la surface de l’eau.

Couche de phytoplancton

Oscar Sepúlveda, du Laboratoire de physique des systèmes aquatiques (APHYS) à l’EPFL observe plus précisément l’impact du gyre sur la couche de phytoplancton qui se forme chaque été sous les eaux du lac: « Je voudrais comprendre si ce processus de mélange dû au gyre affecte la structure et la distribution du phytoplancton dans le lac ».

Jusqu’ici, les données étaient récoltées grâce à des capteurs attachés à un filin et descendus à la verticale du bateau, de manière très localisée. Grâce au robot sous-marin, lui-même bardé de capteurs, « nous allons pouvoir sonder de très grandes zones du tourbillon », explique Johny Wuest, qui dirige le Laboratoire APHYS et mène des recherches en physique aquatique à l’Institut fédéral de recherche sur l’eau Eawag.

Le planeur peut, en effet, se déplacer dans le gyre pendant plusieurs jours, refaisant surface toutes les quatre heures pour transmettre une partie de ses données via une connexion satellite. Sans éléments de propulsion, le robot n’interfère pas sur la prise de mesures. Autonome, il glisse dans les eaux du lac Léman jusqu’à une profondeur de 250 mètres.

En changeant son centre de gravité et la position de ses batteries avec un système de ballast, il se déplace comme un yoyo et peut ainsi récolter des informations latéralement et verticalement tout au long de son périple qui s’étend sur plusieurs kilomètres.

Source ATS – Photo-Vidéo : ©EPFL/Sandy Evangelista

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Coronavirus: les mesures divergent d’une école à l’autre sur l’Arc lémanique

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L’UNIGE et l’EPFL n’ont pas les mêmes consignes de prudence concernant le Covid-19. L’école polytechnique fédérale de Lausanne a instauré une quarantaine.

Si l’EPFL a instauré 14 jours de confinement aux personnes en provenance de Chine, l’UNIGE n’a pris aucune mesure particulière.

L’université de Genève dit suivre les recommandations de l’OFSP. En l’occurrence, elle ne préconise aucune mesure particulière concernant des personnes en bonne santé de retour de Chine. Une personne revenant d’un voyage en Chine dans les 14 jours précédents doit par contre rester à domicile et contacter immédiatement son médecin par téléphone si des symptômes se manifestent. (difficultés respiratoires, toux, fièvre, ou plus rarement maux de tête, nausées, diarrhées, douleurs musculaires)

Programme Mobilité

Dans le cadre de son programme Mobilité, 231 étudiants ont commencé à suivre des cours ce lundi et certains viennent d’Asie. Interrogé, le service de communication répond ceci : «l’Université de Genève est fidèle à la démarche scientifique, elle doit fonder ses décisions sur des faits et éviter de nourrir des angoisses excessives». Elle dit aussi vouloir lutter «contre toute forme de discrimination à l’encontre des personnes d’origine asiatique».

« Laver ses mains à l’eau et au savon » à l’UNIGE

Sur son site internet, l’UNIGE recommande aux personnes qui ont séjourné en Chine de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un désinfectant. Elle recommande aussi d’éviter «tout contact non-nécessaire avec la foule», tels que manifestations sportives, transports publics, etc. Le port du masque n’est pas nécessaire, selon le site de l’UNIGE. Les étudiants peuvent se rendre en cours et suivre normalement leurs cursus. Idem pour les collaborateurs.

Confinement à Lausanne

Selon le service de la communication de l’EPFL, l’école accueille actuellement 348 étudiants chinois dont 170 doctorants. S’ils ont voyagé en Chine récemment, ils ont la consigne de rester chez eux rapporte le service de communication de l’école polytechnique. L’EPFL a suspendu tout voyage à destination de la Chine pour tous les collaborateurs et tous les étudiants. Toute personne de retour de ce pays depuis le 15 janvier 2020 ne doit pas venir sur son lieu de travail et pratiquer le télétravail.

L’EHL prend des mesures

L’Ecole Hôtelière de Lausanne a instauré le télétravail pour tous les collaborateurs basés en Chine. Elle a suspendu tous les voyages à destination de ce pays. Un questionnaire a été adressé à tous les étudiants sur les récents voyages en Chine. L’infirmerie, dont le personnel a été renforcé, est en contact direct avec tous les étudiants qui se sont rendus dans ce pays dans les dernières semaines. Pour les nouveaux étudiants des masques et des désinfectants ont été distribués, ainsi que des informations pour se protéger et protéger les autres.

Rentrée reportée pour deux étudiants chinois

Une poignée d’étudiants n’ont pas pu se joindre à la rentrée de février. Leurs cas sont examinés et deux d’entre eux ont reporté leur entrée à l’EHL en septembre. Un comité se réunit quotidiennement pour examiner la situation avec les autorités sanitaires suisses. Un plan sanitaire a été mis sur pied avec International SOS pour instaurer rapidement des mesures de quarantaine en cas de nécessité. L’Office du Médecin Cantonal vaudois se rend demain, jeudi 20 février, à l’école hôtelière pour une séance d’information. L’EHL compte 8% d’étudiants chinois sur ses 3’400 élèves.

75’000 personnes contaminées en Chine

Selon l’Office fédéral de la santé publique, le nombre de personnes contaminées en Chine s’élève à 75’000 et le coronavirus a provoqué 2010 décès. Cinq personnes sont décédées en dehors de Chine, une aux Philippines, une à Hong Kong, une au Japon, une en France et une à Taïwan. Il n’y a aucune personne malade en Suisse.

Aucune restriction n’existe pour les voyages. Air China vole trois fois par semaine de Pékin à Genève, c’est la compagnie elle-même qui procède aux contrôles avant que les voyageurs ne montent dans l’avion, selon la porte-parole de Genève-Aéroport.

 

 

 

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La Confédération dégage un excédent de 3,1 milliards en 2019

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La Confédération a achevé l'année 2019 avec beaucoup plus d'argent dans les caisses que prévu (archives). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

L’exercice comptable 2019 de la Confédération se solde finalement par un excédent ordinaire de 3,1 milliards de francs, a annoncé mercredi le Conseil fédéral. Le budget prévoyait seulement 1,2 milliard. Le gouvernement s’est montré une fois de plus trop pessimiste.

L’embellie est due pour moitié à une progression des recettes et pour moitié à un recul des dépenses. Les recettes supplémentaires proviennent avant tout de l’impôt anticipé (+1,3 milliard) et de l’impôt fédéral direct sur le bénéfice des entreprises (+500 millions). Le produit de la TVA est en revanche resté de 900 millions inférieur aux attentes.

Les dépenses ont diminué de 900 millions, par rapport au budget, ce qui correspond à la moyenne des dernières années. Les sommes consacrées à la prévoyance sociale et à la sécurité, en particulier, ont été moins élevées que prévu, de respectivement 600 et 300 millions.

L’argent dévolu à la migration a fléchi en raison de la baisse du nombre des demandes d’asile. Les dépenses d’armement ont aussi reculé. Seules les dépenses liées à la fiscalité ont augmenté de 300 millions car l’augmentation des recettes de la Confédération entraîne la hausse des parts qui reviennent aux cantons.

Au final, les recettes se montent à 74,5 milliards (73,6 milliards au budget). Les dépenses s’inscrivent à 71,4 milliards (72,3 milliards).

Les recettes extraordinaires se sont montées à 541 millions. Elles découlent de la vente aux enchères de licences de téléphonie mobile 5G (376 millions), d’amendes prononcées par la Commission de la concurrence (139 millions) et de la liquidation concordataire de Swissair (25 millions). Si l’on prend en considération ces recettes extraordinaires, l’excédent au compte 2019 atteint 3,6 milliards.

Situation stable

Le Conseil fédéral a par ailleurs défini le cadre financier du prochain budget. Les perspectives budgétaires pour les années 2021 à 2023 apparaissent stables.

Un excédent structurel de 1,1 milliard est attendu pour l’exercice 2021. Le Parlement ayant renvoyé au Conseil fédéral son projet pour éliminer la pénalisation fiscale des couples mariés, il n’est plus pris en compte dans la planification de l’exercice 2023.

La planification financière ne prend pas en considération les éventuelles charges ne bénéficiant pas encore du niveau de planification requis. Celles-ci se chiffrent à environ 1,5 milliard net pour 2022 et 2023, ce qui excède nettement la marge budgétaire disponible.

Le gouvernement pense à l’augmentation de la déduction des primes maladie, la réforme de l’imposition de la propriété du logement, la suppression des droits de timbre. Mais aussi à des réformes prévues par l’OCDE en matière d’imposition des entreprises internationales, dont les répercussions ne sont pas encore clairement définies.

Le budget sera en revanche allégé en 2020 et 2021 grâce aux bénéfices supplémentaires distribués par la Banque nationale suisse. Ces recettes ne pouvant compenser qu’en partie les éventuels surcroîts de charges, le Conseil fédéral entend préserver autant que possible la marge de manoeuvre budgétaire existante.

Toujours pessimiste

Le gouvernement peint régulièrement le diable sur la muraille en matière de budget. Depuis 2007, seul l’exercice 2014 a clos sur un résultat légèrement inférieur aux prévisions budgétaires. L’an dernier, la Confédération a dégagé un excédent ordinaire de 2,9 milliards au lieu des 300 millions budgétés. En 2017, le trou prévu de 250 millions s’est transformé en excédent de 2,8 milliards.

Pour 2019, les extrapolations réalisées au cours de l’année prévoyaient déjà une meilleure situation que prévu. Mais le résultat final dépasse de 500 millions la prévision dévoilée en octobre. Il doit être avalisé par le Contrôle des finances.

Source: ATS

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Robert Assaël: « Il y a eu tentative de meurtre aux Trois-Perdrix à Genève »

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Pour Robert Assaël, il y a eu tentative de meurtre à la sortie du Petit-Palace en août 2018 à Genève. L’homme de loi revient sur la violence des agresseurs.

Comme le révèle la Tribune de Genève ce matin : le procureur d’Annecy estime que les cinq agresseurs du Petit-Palace ont commis des actes de violence aggravée avec usage d’une arme mais pas une tentative de meurtre. Ils vont donc comparaître devant le Tribunal correctionnel et non devant la Cour d’assise.

Pour rappel, en août 2018 en Vieille-ville à Genève, cinq femmes se sont fait tabasser à la sortie d’une boîte de nuit, le Petit-Palace en Vielle-ville. Pour l’avocat des quatre femmes qui sont venues en aide à la principale victime, il y a eu intention de tuer. Écoutez Maître Robert Assaël.

Robert Assaël Avocat des victimes

L’avocat des victimes a écrit au procureur d’Annecy et la requalification juridique n’est pas définitive. Le Tribunal correctionnel est compétent jusqu’à pour une peine allant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Pour Robert Assaël, la nuance est importante.

Robert Assaël Avocat des victimes

Les quatre victimes des agresseurs, venues prêter main forte à la première victime sont encore choquées. Elles attendent avec impatience le procès.

Robert Assaël Avocat des victimes

Le jugement devrait avoir lieu fin mai.

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Genève

Météo à Genève: préparez-vous le soleil reviendra dès demain

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Source: Keystone ATS

Le ciel sera nuageux tout au long de la journée à Genève. La pluie sera continue mais en faible quantité. Il fera 8° au maximum.

Demain: il y aura du soleil du matin au soir. Les maximales seront en augmentation. Il fera 12°.

Vendredi: il y aura encore du soleil. Malgré les nuages présents sur une bonne partie de la matinée. Au maximum il fera 10°.

Les lacs en Suisse ont de plus en plus de mal à geler

À l’exception des années 1980, il n’y a plus eu de gel complet des lacs depuis plus de 30 ans. Et avec l’hiver particulièrement doux que nous vivons actuellement, cela ne devrait pas aller en s’améliorant.

Les baisses plus plus notoires sont observées dans les lacs de taille moyenne. Du côté des lacs plus petits moins profonds ou plus élevés, les gels complets sont encore plus rares. Les grands lacs ou les lacs profonds gèlent eux aussi très rarement. Le dernier gel date de l’hiver très rigoureux de 1962/963.

Au cours des 150 dernières années, la Suisse s’est réchauffée de 2°C et les vagues de froid ont considérablement diminué.

 

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La Suisse vit son hiver le plus doux

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Source: Keystone ATS

Sur son blog, l’agence météo fédérale annonce un hiver record depuis la création des relevés météo en 1864. 

Selon les experts, la température en moyenne nationale est de plus de 0°C. Cette douceur hivernale est historique et n’a été observée que quatre fois en 155 ans d’histoire des mesures en Suisse. Dans certaines régions de Suisse, il est même possible que les valeurs hivernales soient bien supérieures aux précédents records.

Hivers extrêmement doux de plus en plus fréquents

Ces 30 dernières années, les hivers extrêmement doux sont monnaie courante. Depuis le début des mesures en 1864 et jusqu’en 1990, la température hivernale nationale a toujours été négative. Et pourtant au cours de ces 30 dernières années, les hivers particulièrement doux se sont succédés à des intervalles de plus en plus courts. Le premier hiver avec une température nationale supérieure à 0°C s’est manifesté en 1990. Ce n’est que 17 ans plus tard que ces valeurs ont à nouveau été dépassées.

Difficile de dire à quoi cette augmentation est due selon Olivier Codeluppi, météorologue chez Météo Suisse, même si l’homme joue un rôle prédominant dans le réchauffement climatique:

Olivier Codeluppi Météorologue chez Météo Suisse

Des records régionalement marqués

Sur le site de mesures de Locarno-Monti au Sud de Alpes, la saison hivernale enregistrera une température moyenne de 6,7°C. Soit 0,4°C de plus que lors du dernier hiver 2006/2007. Le plus doux enregistré jusqu’à présent. Les hivers 2006/2007 et 2015/2016, avaient affiché une valeur de 4,4 °C.

A Genève, l’hiver suit lui aussi la tendance, comme l’explique Vincent Devantay:

Vincent Devantay Météorologue chez MétéoNews

Nouveau régime de température

Depuis 30 ans, la température moyenne de l’hiver en Suisse a été légèrement inférieure à -2°C. Auparavant, les températures moyenne s’approchaient des -3°C. En hiver elles stagnaient aux alentours de -2°C . La saison était alors qualifiée de douce.

Avec des valeurs extrêmes supérieures à 0 °C, les hivers des 30 dernières années sont entrés dans un nouveau régime de température. Les hivers froids avec des températures moyennes nettement inférieures à -4 °C à l’échelle nationale ont disparu de notre climat actuel.

Depuis la période préindustrielle, allant de 1871 à 1900, l’hiver en Suisse s’est réchauffé de presque 2°C. Les stigmates du changement climatique en cours, sont observés à travers l’augmentation marquée de la norme de la température en hiver, de la présence d’hivers extrêmement doux et par la disparition d’hivers vraiment rigoureux.

Ces changements climatiques affectent la faune et la flore du pays, pour qui les hivers sont très importants:

Vincent Devantay Météorologue chez Météo News

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