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Un professeur d'histoire décapité en région parisienne

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Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d'une suspicion de gilet explosif (archives). (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Un enseignant français qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves a été décapité vendredi près de Paris, et son assaillant a été tué par la police. Le président Emmanuel Macron a qualifié l'attaque d'"attentat terroriste islamiste caractérisé".

Le professeur d'histoire a été tué sur la voie publique non loin de son collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), en région parisienne. Il avait montré récemment à ses élèves des dessins faisant la satire de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression, selon une source policière.

Le parquet national antiterroriste a annoncé à l'AFP s'être immédiatement saisi de l'enquête, ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l'AFP de source judiciaire. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, selon une source proche de l'enquête.

Macron sur place

Le président Emmanuel Macron s'est rendu dans la soirée sur les lieux de l'attaque. Après avoir rencontré le personnel du collège, M. Macron a appelé "la nation toute entière" à s'unir aux côtés des enseignants pour "les protéger et les défendre". "Toutes et tous nous feront bloc. Ils ne passeront pas. L'obscurantisme et la violence qui l'accompagne ne gagneront pas", a-t-il dit, visiblement ému.

L'agresseur a crié "Allah Akbar" avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Selon une source judiciaire, une pièce d'identité a été retrouvée sur l'assaillant indiquant qu'il est né en 2002 à Moscou. Mais les enquêteurs attendent une identification formelle.

Message Twitter

Les enquêteurs s'intéressent à un message posté sur Twitter par un compte désormais fermé et qui montre notamment une photo de la tête de la victime. Ils cherchent à savoir si elle a été postée par l'agresseur ou une autre personne.

Sous cette photo, un message menace Emmanuel Macron, "le dirigeant des infidèles", et son auteur assure vouloir venger celui "qui a osé rabaisser Muhammad" (nom du prophète Mahomet en anglais).

Les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans-Saint-Honorine, à environ 50 km au nord-ouest de Paris, ont été appelés vers 17h00 pour un individu suspect, rôdant autour d'un établissement scolaire, selon la police.

Sur place, les policiers ont découvert la victime, et à 200 mètres de là, sur la commune d'Eragny (Val-d'Oise), ils ont tenté d'interpeller un homme qui les menaçait avec une arme blanche et ont fait feu, le blessant grièvement, avant qu'il ne succombe à ses blessures.

Choc et incompréhension

L'incompréhension dominait vendredi chez les riverains rencontrés par l'AFP dans ce quartier pavillonnaire, qu'ils décrivent comme calme et sans histoire. "Il ne passe jamais rien ici", lance, interloqué, Mohand Amara, un habitant de 45 ans sorti, comme d'habitude, promener son chien, le long de l'enceinte du collège.

Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d'élèves, dit avoir reçu un signalement il y a une semaine qui faisait état "d'un père extrêmement énervé" après la publication en classe d'une caricature de Mahomet.

Auparavant, l'enseignant aurait, selon M. Arenas, "invité les élèves musulmans à sortir de la classe" avant de montrer une caricature du prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l'inscription "une étoile est née".

Selon le père d'un élève qui se trouvait dans cette classe de 4ème et qui a compris la volonté du professeur de ne pas choquer certains enfants, la séquence a suscité une vive polémique auprès d'autres parents.

"Abominable attentat"

L'attentat a soulevé une vague d'indignation dans la classe politique. A l'Assemblée nationale, les députés se sont levés pour "saluer la mémoire" du professeur et dénoncer un "abominable attentat".

Cette attaque survient trois semaines jour pour jour après l'attentat au hachoir perpétré par un jeune Pakistanais de 25 ans devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait deux blessés graves.

L'hebdomadaire a exprimé sur Twitter "son sentiment d'horreur et de révolte après qu'un enseignant dans l'exercice de son métier a été assassiné par un fanatique religieux".

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Suisse

Une septantaine de personnes ont manifesté sur le campus de l'UNIL

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Le rassemblement devant l'Amphimax de l'UNIL était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une septantaine de personnes se sont rassemblées mardi à la mi-journée sur le campus de l'Université de Lausanne (UNIL) pour dénoncer la hausse des taxes et les restrictions budgétaires fédérales, mais aussi de l'Etat de Vaud, touchant la recherche et la formation. La petite manifestation s'est tenue devant le bâtiment de l'Amphimax.

Le rassemblement était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. Il a débuté autour de 12h30 et a duré une trentaine de minutes, avec quelques discours. Les participants étaient réunis autour d'une banderole au slogan de "En grève! Si vous n'aimez pas l'éducation, essayez l'ignorance".

Les coupes annoncées représentent pour l'UNIL environ une réduction de 7% de son budget. Une distribution de tracts était également prévue en fin de journée, à la sortie des députés du Grand Conseil vaudois à la Cité.

L'UNIL ne sera plus en mesure de remplir ses missions de formation et de recherche scientifique, des postes dans l'enseignement, la recherche, l'administration et la technique seront supprimés et les étudiants risquent de voir leurs taxes d'études augmenter, se sont inquiétés syndicats et associations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Participation en légère baisse pour le 3e Salon MINT

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Cette année, plus de 60 expériences à la fois pédagogiques et interactives étaient proposées par 44 exposants (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de 12'200 visiteurs, dont 6800 élèves de 8 à 12 ans, ont répondu présent pour la troisième édition du Salon MINT, du 23 février au 1er mars sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD). Il s'agit d'une baisse d'environ mille visiteurs par rapport à 2025.

Le salon a pour objectif de promouvoir les domaines des disciplines dites MINT, soit mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques auprès des plus jeunes. Cette année, "le nombre de personnes admises sur les stands avait été revu afin d'offrir des conditions de visite optimales", a souligné l'Etat de Vaud mardi dans un communiqué de bilan.

Construction d'une catapulte, extraction d'ADN de banane, test d'équilibre sur un cheveu: plus de 60 expériences "à la fois pédagogiques et interactives" étaient proposées par 44 exposants. "L'objectif n'est pas de pousser les élèves à choisir une carrière à un si jeune âge, mais bien de leur montrer ce qui existe et de susciter leur curiosité", a déclaré le conseiller d'Etat en charge de la formation, Frédéric Borloz, cité dans le communiqué.

Le Salon MINT Vaud a été créé en 2024 sous l’impulsion du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) en partenariat avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie. Une quatrième mouture est d'ores et déjà annoncée pour 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Météo: exercice au MAH à Genève pour préserver les biens culturels

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Le Musée d'art et d'histoire (MAH) veut anticiper par un vaste exercice la gestion des biens culturels en cas de situation météorologique problématique (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les situations météorologiques peuvent aussi constituer une menace pour les biens culturels en intérieur. Le Musée d'art et d'histoire (MAH) de Genève a entamé mardi après-midi un vaste exercice de gestion d'un sinistre fictif.

Le Service d'incendie et de secours (SIS) et différents partenaires institutionnels participent à cette approche inédite. La population et les riverains ne doivent pas s'inquiéter de la présence inhabituelle de véhicules d'intervention ou de mouvements particuliers aux abords du site, affirme la Ville de Genève.

Une information était également prévue sur place. La Ville de Genève précise encore pour les habitants que cet exercice était planifié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Téhéran réfute "toute guerre régionale" contre ses voisins

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L'ambassadeur iranien à l'ONU à Genève Ali Bahreini affirme que les attaques contre ses voisins sont "inévitables" et "légitimes" en raison de la présence de bases américaines. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Iran dénonce de nouvelles attaques contre plusieurs hôpitaux. Les Etats-Unis et Israël "n'ont aucune limite", "aucun respect" pour le droit international et les droits humains, a affirmé mardi son ambassadeur à l'ONU à Genève. Et de réfuter toute "guerre régionale".

"La guerre a été imposée à la nation iranienne", a dit Ali Bahreini aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). "Personne ne devrait s'attendre à ce que l'Iran montre de la retenue" après avoir été attaqué, a-t-il ajouté. "La responsabilité devrait être mise sur les Etats-Unis et l'Iran".

"Nous continuerons notre défense jusqu'à ce que cette agression s'arrête", a encore dit l'ambassadeur. Il demande à nouveau à la communauté internationale d'oeuvrer pour mettre un terme aux violences.

L'ambassadeur a aussi insisté sur les liens avec les pays de la région. "Nous n'avons aucun problème avec nos voisins", a-t-il précisé, expliquant les attaques contre Oman et d'autres Etats parce que des bases opérationnelles américaines s'y trouvent. "C'est une mesure inévitable pour défendre notre pays", parlant de cibles légitimes.

Revenant sur les pourparlers, dont une série a encore eu lieu jeudi dernier à Cologny (GE), M. Bahreini s'étonne à nouveau que les Etats-Unis aient frappé alors que les discussions avançaient. "Nous doutons de l'utilité de négociations actuellement", a-t-il également dit, répétant les déclarations du chef de la diplomatie Abbas Araghchi et démentant tout contact avec le président américain Donald Trump.

Et l'ambassadeur de demander des garanties sur l'absence de nouvelles offensives militaires avant tout nouveau dialogue indirect. "Nous étions venus aux négociations de bonne foi et avec des initiatives", a-t-il également affirmé. Des discussions techniques auraient dû ensuite avoir lieu lundi à Vienne, avant une nouvelle série de pourparlers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Nouveau bond des taux d'intérêt en zone euro

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Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures. (© KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO)

Les taux d'intérêt des emprunts des Etats européens grimpent nettement mardi, après avoir déjà bondi la veille, sur fond de craintes d'une hausse de l'inflation avec la flambée des prix des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 10H50 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française bondissait de 0,11 point de pourcentage, à 3,40%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Son équivalent allemand, référence en Europe, grimpait lui de 0,09 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 2,79%. L'obligation italienne, aussi à échéance dix ans, bondissait de 0,14 point de pourcentage, à 3,78%.

Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique atteignait 4,51%, contre 4,37% lundi soir.

Les taux avaient déjà bondi lundi. Les échéances à long terme, à 30 ans, ou à court terme, à 2 ans, connaissent aussi d'importantes hausses.

Considérés traditionnellement comme une valeur refuge, les emprunts d'Etat sont boudés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l'Iran et les représailles de Téhéran sur plusieurs pays de la région.

"Les investisseurs craignent un choc d'inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement", explique à l'AFP Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.

Or, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures.

Les prix européens du gaz naturel s'envolent eux aussi, après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de GNL à la suite d'une attaque de drones iraniens.

Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l'inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.

L'inflation a déjà accéléré en février dans la zone euro, remontant à 1,9% sur un an, et s'établissant ainsi juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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