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Suisse

Un détecteur 3D de l'EPFL pour garder ses distances

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Le professeur assistant Alexandre Alahi (à gauche) et le doctorant Lorenzo Bertoni (à droite) dans Laboratoire d’lntelligence Visuelle pour les Transports (VITA) de l’EPFL. Sur l'écran derrière eux, des silhouettes permettant d'analyser les distances entre les personnes. (© © Alain Herzog / 2021 EPFL)

Des chercheurs de l’EPFL ont détourné leur logiciel destiné aux voitures autonomes pour en faire un détecteur 3D qui mesure la bonne distance sociale face au Covid-19. Cela pourrait être utile pour les transports publics, les restaurants et les entreprises.

L'équipe du Laboratoire d’lntelligence Visuelle pour les Transports (VITA) de l’EPFL travaillait sur l'application de leur algorithme aux voitures autonomes. La pandémie leur a fait changer de trajectoire. "Nous avons alors réalisé qu’en y ajoutant quelques fonctionnalités, notre outil pourrait être utile à la crise que nous vivons", explique Lorenzo Bertoni, doctorant cité vendredi dans un communiqué de l'EPFL.

Les chercheurs, dont les travaux viennent d'être publiés dans la revue IEEE Transactions on Intelligent Transportation Systems, ont ainsi voulu améliorer leur algorithme pour prendre en compte et l’importance de respecter une distance sociale de 1,5 mètre entre les personnes. L'algorithme était à la base destiné à détecter l’approche d’un autre véhicule ou d’un piéton dans la rue et à engager le véhicule autonome à freiner, changer de direction ou à accélérer.

Avec un smartphone

Alors que les détecteurs de distances actuels demandent l'usage d'autres instruments de télédétection, celui développé par l'EPFL peut s'ajouter simplement à un appareil photo, à une caméra ou à un smartphone. Il calcule d'une manière innovante les dimensions des silhouettes et la distance sociale entre les êtres humains. L'estimation de la distance se base sur la taille des personnes et non sur le sol.

"Pour localiser des personnes en 3D, les détecteurs habituels partent du principe que chaque personne se tient sur la même surface plane. La caméra ne peut donc pas être en mouvement et son utilisation est limitée. Par exemple, cela pose des problèmes de précision lorsque la personne prend des escaliers", précise Lorenzo Bertoni, premier auteur de l’étude.

L’algorithme identifie également l’orientation des corps, les interactions sociales au sein d'un groupe de personnes présentes dans un espace donné. Il peut ainsi détecter si elles se parlent, ainsi que le respect de 1,5 mètre de sécurité sanitaire entre les personnes.

Respect de la sphère privée

Nommé MonoLoco, le détecteur de l’EPFL garantit par ailleurs l’anonymat. Il n’a besoin de connaître que la distance entre les articulations d’une silhouette (épaules, poignets, hanches, genoux) pour calculer la distance entre les personnes et leur orientation.

Il prend une photo ou une vidéo d’un espace et les convertit en silhouettes schématiques et anonymes dotées de "points-clés", rendant le stockage des photos ou des vidéos initiales inutile. "Cette technologie est donc selon nous un pas dans la bonne direction en ce qui concerne le respect de la sphère privée", précise Lorenzo Bertoni.

L'algorithme, dont le code source est en libre accès sur le site Internet du laboratoire, pourrait avoir de multiples applications "dans les transports publics, bien sûr, mais aussi dans les commerces, les restaurants, les bureaux, les halls de gare et les usines, afin de garantir la santé des ouvriers par le respect des distances et de leur permettre d’aller travailler", détaille le chercheur.

Une première application dans les cars postaux est prévue dans le cadre d’un partenariat entre l’EPFL et La Poste.

DOI: 10.1109/TITS.2021.3069376 / Code source: https://github.com/vita-epfl/monoloco

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Fribourg enfonce Genève, l'exploit d'Ajoie

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Fribourg a battu Genève dans le duel des mal lotis (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Fribourg a stoppé l'hémorragie en remportant son duel face à Genève 3-1. Les Servettiens ont enchaîné un quatrième revers de rang.

Dans l'univers des clubs romands dans la gonfle, Fribourg et Genève étaient bien placés. Qutre défaites consécutives pour Fribourg, trois pour Genève. Alors forcément, une des deux séries négatives allait prendre fin aux Vernets. Ce fut celle des Fribourgeois.

On savait la vie plutôt compliquée en ce moment à Genève. La réception de Fribourg-Gottéron a confirmé cet état de fait. Les Genevois ont eu beaucoup de peine à entrer dans la partie et il n'y a longtemps eu qu'une équipe sur la glace. 31 tirs à 19 en faveur des hommes de Christian Dubé et surtout un 24-12 après deux périodes. Le moment décisif de cette rencontre s'est passé peu après la mi-match. Jörg a tout d'abord inscrit le 2-0 à la 31e sur un tir assez anodin que Descloux a laissé filer. Puis à la 33e, Dave Sutter a triplé la mise d'un tir pris de la ligne bleue tout près de la bande.

La réussite de Filppula à la 39e n'a rien changé, même si les Aigles auraient pu faire douter les Dragons avec un but dans les premières minutes du troisième tiers. Sans Raphael Diaz, malade, les Fribourgeois ont su profiter de la situation en jouant de manière relativement simple.

Incroyable Ajoie

A Zoug avait lieu le duel le plus déséquilibré de National League entre le champion et Ajoie. Et contre toute attente, c'est le néo-promu qui a eu le dernier mot! Un succès 3-2 ap sur une réussite du patin d'Ueli Huber à la 62e. Et dire que les Zougois ont dominé au chapitre des tirs 44-12 (!) avant ces quelques minutes supplémentaires. Les Taureaux ont certainement dû prendre de haut les Jurassiens et Jonathan Hazen est parvenu à inscrire ses deux premiers buts en National League. Après la victoire contre Ambri, ce succès est assurément l'un des plus beaux exploits de l'histoire du club à la Vouivre.

Lausanne est retombé dans ses travers. Après la belle performance et le 5-2 infligé à Fribourg mardi, les Vaudois ont cédé devant Davos 5-2 alors qu'ils avaient tout pour bien faire. Les Lions ne menaient-ils pas 2-1 à la 8e minute? Mais dans un tiers médian dominé 15-3 aux tirs, les joueurs de John Fust ont réussi à encaisser un but. Contraints de se découvrir, les Lausannois ont coulé lors du troisième tiers en prenant deux buts en 72 secondes.

Bienne, 8/8

Dans une partie prenante, Bienne a confirmé son statut de leader en allant s'imposer 4-3 ap à Berne. Et la force de caractère des Seelandais impressionne. Menés 2-0 après 65 secondes, les joueurs de Törmänen ont fait confiance à leur bonne étoile. ALors même lorsque Kahun a mis le 3-1 à la 46e, les Biennois n'ont pas paniqué. Kessler puis l'inévitable Brunner ont permis au leader d'égaliser. Puis Yakovenko a donné le point supplémentaire en prolongation. Avec cette victoire, Bienne n'est plus qu'à une victoire d'égaler le meilleur début de saison de l'ère moderne du hockey suisse et les neuf victoires de Genève lors de la saison 2012/13.

Zurich a remporté un beau duel contre Lugano. Signé peu de temps avant le début de la saison, John Quenneville a réussi un doublé dans un succès 5-2. Il compte cinq buts à son actif.

Dans le dernier match de la soirée, Rapperswil est allé gagner 5-4 à Langnau.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Lindt & Sprüngli intègre Caffarel à sa filiale italienne

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L'absorption du chocolatier piémontais Caffarel, créateur du célèbre "Gianduiotto", par la filiale italienne de Lindt & Sprüngli va se traduire par des dizaines de licenciements. (archives) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Le groupe Lindt & Sprüngli a annoncé vendredi l'unification de ses deux entités italiennes sous une même raison sociale.

A compter de janvier 2022, Caffarel sera intégré dans la filiale italienne Lindt & Sprüngli S.p.A, une opération qui vise à consolider les synergies entre les deux entreprises.

"La fusion renforcera la collaboration existante entre les deux organisations", indique le chocolatier de Kilchberg dans son communiqué. Cette option a été retenue comme "la plus appropriée pour assurer la poursuite des activités de Caffarel" et préserver les emplois de sa filiale piémontaise, dont les difficultés des dernières années ont été accentuées par la pandémie de Covid-19.

Le site de production de Luserna San Giovanni continue d'être "fondamental pour le groupe", et les projets de développement prévus ne sont pas remis en question, souligne Lindt & Sprüngli, qui réaffirme son engagement à investir dans les deux marques, à consolider leur présence sur le marché italien et à préserver leurs qualités spécifiques.

Fondé en 1826 à Turin, le chocolatier artisanal Caffarel, créateur du célèbre "Gianduiotto", qui a donné son nom au "Gianduja", a rejoint le groupe zurichois en 1998.

Dizaines d'emplois supprimés

Sollicitée par AWP, la direction de Lindt & Sprüngli a confirmé la suppression d'emplois. Au début il était question de 90 licenciements dans l'administration et dans la production, a déclaré une porte-parole, validant les chiffres articulés en juin par le Corriere della Sera, qui parlait alors d'un quart de l'effectif du chocolatier piémontais.

"Dans le cadre des consultations requises par la loi, des négociations sont menées avec tous les employés et parties concernés afin de garantir un processus sans heurts", a ajouté la communicante, évoquant les négociations en cours avec les organisations syndicales.

Elle a également laissé entendre que d'autres licenciements sont à prévoir. "L'intégration de Caffarel dans Lindt & Sprüngli S.p.A, ainsi que la bonne acceptation du programme de départs volontaires, devraient cependant nous permettre de réduire encore le nombre de licenciements à venir", a indiqué la porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Actualité

Les militants pour le climat investissent les rues de Suisses

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A Zurich, ils étaient des milliers à manifester pour le climat. (© Keystone/EPA KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les militants de plusieurs villes suisses ont répondu à l'appel mondial à la grève climatique vendredi. A Zurich, ils étaient 4000 à défiler dans les rues, selon les organisateurs. A Genève, une grande fresque a été peinte sur le sol de la place Bel-Air.

A Zurich, ils étaient déjà plusieurs centaines sur la Polyterrasse près de l'EPFZ avant le début de la grève prévu à 15h30. Le nombre de militants a ensuite enflé au fil des arrivées de trams.

Sur l'une des pancartes, on pouvait lire "La Terre est en train de bouillir de rage", tandis que d'autres indiquaient "Le tueur du climat n° 1 - la viande et le lait", "Arrêtez l'exploitation" ou encore "Si le monde était une banque, il aurait été sauvé depuis longtemps".

A l'occasion de cette huitième grève mondiale pour le climat, la climatologue et co-autrice du rapport du GIEC, Sonia Seneviratne, s'est adressée aux militants présents à Zurich. Le changement climatique est déjà en cours, mais grâce à la mobilisation des militants, ce thème est désormais, pour la première fois, pris au sérieux dans la société, a-t-elle déclaré.

Le cortège, autorisé, a défilé dans les rues de Zurich avant d'observer une minute de silence pour les victimes de la crise climatique.

Mappemonde à Genève

L'heure était également à la sensibilisation à Genève, où les activistes pour le climat ont peint une grande fresque sur le sol de la place Bel-Air représentant une mappemonde. En rouge, ils ont colorié les régions de la Terre qui seraient rendues inhabitables, en 2100, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuaient pas drastiquement d'ici là.

Une grande partie de l'Amérique latine, de l'Afrique, l'Indonésie ou encore le pourtour de l'Inde seront des zones où l'être humain ne pourra plus vivre à cause d'une chaleur insupportable et d'un taux d'humidité trop élevé, relèvent les militants de la Grève du climat Genève.

Les activistes ont également dénoncé le rôle de la Suisse et en particulier de Genève dans la dérive climatique que subit la planète. Ils rappellent que la ville du bout du lac abrite "certains des pires responsables" de la crise, citant les grandes banques et les entreprises de négoce de matières premières.

D'autres actions ont eu lieu ailleurs en Suisse, comme à La Chaux-de-Fonds (NE), mais aussi à Berne où 500 manifestants se sont rassemblés dès 17h30. A Lucerne, ils étaient entre 200 et 300, près de 200 à Aarau (AG) et environ 25 à Davos (GR). Les militants pour le climat de l'initiative "Fridays for Future" ont également appelé à manifester dans d'autres pays, notamment à Berlin en Allemagne.

Prochaine grève annoncée

Dans un communiqué, la Grève du climat suisse mentionne le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui met en garde contre des phénomènes météorologiques extrêmes d'une fréquence et d'une gravité sans précédent.

Selon le GIEC, l'objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré reste toutefois réalisable si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites de manière drastique et immédiate. Dans cet objectif, la Grève du climat suisse a déjà annoncé sa participation à la prochaine grève internationale le 22 octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le Conseil fédéral veut finalement prolonger la gratuité des tests

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Alain Berset, le ministre de la santé, a finalement annoncé le prolongement de la gratuité des tests. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les personnes ayant reçu une première dose de vaccin devraient pouvoir se faire tester gratuitement jusqu'à fin novembre, propose finalement le Conseil fédéral. En attendant une décision, la gratuité des tests antigéniques est prolongée.

Vu le nombre de vaccinations en hausse, le Conseil fédéral offre de financer les tests (tests rapides antigéniques et tests PCR salivaires groupés) des personnes ayant reçu une première dose de vaccin et qui n'ont pas encore de certificat. Et ce jusqu'à fin novembre, a annoncé vendredi le ministre de la santé Alain Berset lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral a aussi décidé de prolonger jusqu'au 10 octobre la gratuité des tests rapides antigéniques pour tout le monde, y compris ceux effectués pour obtenir un certificat Covid. Il avait annoncé fin août mettre fin à cette gratuité au 1er octobre.

Pressions

Presque tous les partis avaient d'abord soutenu les intentions du gouvernement. Mais le vent a tourné. L'UDC, le PS et le Centre exigent depuis le maintien de la gratuité, au même titre que les Verts. Seul le PLR soutenait encore le gouvernement sur ce sujet. La commission de la santé du Conseil national a également appelé le Conseil fédéral à maintenir la gratuité des tests.

"Le gouvernement maintient son cap. Les jours sont beaux, les terrasses sont remplies, mais la partie délicate de la pandémie automnale se profile", s'est défendu Alain Berset. En laissant du temps, on assure ainsi aux personnes qui ont besoin d'un peu plus de réflexion de ne pas devoir supporter des coûts à cause de l'extension de l'obligation du pass Covid.

Les discussions au sein du gouvernement ont été "approfondies" et parfois vives, reconnaît-il. Mais ce n'est pas à la collectivité de financer les coûts des tests pour des personnes asymptomatiques qui ne veulent pas se faire vacciner.

"Ces personnes ont eu accès à des tests gratuits pendant 3 mois et demi", a rappelé Alain Berset. "Les manifestations, on les voit", mais il y a encore du chemin à faire pour sortir de cette situation.

Facture de 280 millions

Selon le gouvernement, les coûts des tests liés à l'introduction du certificat Covid et la prolongation de la gratuité des tests au 10 octobre feraient grimper la facture à 160 millions de francs. Auxquels s'ajouteront 120 millions de francs pour les tests gratuits pour les personnes ayant reçu une première dose de vaccin d'ici fin novembre.

La semaine dernière, 600'000 tests ont été effectués pour des certificats Covid. Pendant la saison froide, ce nombre devrait passer à 1 million par semaine, pense Alain Berset. Si le financement du test était prolongé indéfiniment, il en résulterait environ 47 millions de francs par semaine à la charge de la Confédération, ou 800 millions jusqu'à fin janvier. "C'est beaucoup."

Tests groupés

La proposition est désormais en consultation auprès des cantons, des partenaires sociaux et des autres milieux concernés jusqu'au 28 septembre. Le Conseil fédéral prendra une décision définitive lors de sa séance du 1er octobre.

Il prévoit aussi de faciliter les tests PCR salivaires groupés coordonnés dans toute la Suisse à partir de la mi-octobre, en plus des programmes cantonaux existants. Cela permettra de réaliser des dépistages ponctuels dans les lieux à risques (hotspots).

Les tests répétés pour les écoles, les établissements de santé et les entreprises seront traités par des prestataires externes. Le gouvernement veut aussi offrir la possibilité aux personnes qui le souhaitent de participer individuellement aux tests PCR salivaires groupés, à leurs frais, en vue de l'obtention de certificats de test.

Des exceptions resteront prévues après le 10 octobre pour la gratuité des tests: tous les jeunes de moins de 16 ans, toutes les personnes qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales, toutes les personnes qui présentent des symptômes, et aussi celles qui veulent visiter des proches dans les hôpitaux ou des homes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le Conseil fédéral veut prolonger la gratuité des tests

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Les tests vont rester gratuits un peu plus longtemps, décide le gouvernement (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les personnes ayant reçu une première dose de vaccin devraient pouvoir se faire tester gratuitement jusqu'à fin novembre, propose le Conseil fédéral. En attendant une décision, la gratuité des tests antigéniques pour tout le monde est prolongée jusqu'au 10 octobre.

Vu le nombre de vaccinations en hausse, le Conseil fédéral offre vendredi à l'issue de sa séance de financer les tests (tests rapides antigéniques et tests PCR salivaires groupés) des personnes ayant reçu une première dose de vaccin et qui n'ont pas encore de certificat. Et ce jusqu'à fin novembre, annonce-t-il dans un communiqué.

On assure ainsi aux personnes qui ont besoin d'un peu plus de temps pour se décider à se faire vacciner de ne pas supporter des coûts à cause de l'extension de l'obligation du pass Covid. Le gouvernement met en consultation cette proposition aux cantons, aux partenaires sociaux et aux autres milieux concernés jusqu'au 28 septembre. Il prendra une décision définitive lors de sa séance du 1er octobre.

Afin de laisser du temps à la consultation et pour soutenir la hausse des vaccinations, le Conseil fédéral a aussi décidé de prolonger jusqu'au 10 octobre la gratuité des tests rapides antigéniques pour tout le monde, y compris ceux effectués pour obtenir un certificat Covid, qui devait se terminer initialement le 1er octobre.

280 millions

Les discussions au sein du gouvernement ont été "approfondies", reconnaît-il. Mais il reste d'avis que ce n'est pas à la collectivité de financer les coûts des tests pour des personnes qui ne veulent pas se faire vacciner.

Les coûts des tests liés à l'introduction du certificat Covid et la prolongation de la gratuité des tests au 10 octobre font grimper la facture à 160 millions de francs, estime le gouvernement. Auxquels s'ajouteront 120 millions de francs pour les tests gratuits pour les personnes ayant reçu une première dose de vaccin d'ici fin novembre.

La semaine dernière, 600'000 tests ont été effectués pour des certificats Covid. Pendant la saison froide, ce nombre devrait passer à 1 million par semaine. Si le financement du test était prolongé indéfiniment, il en résulterait environ 47 millions de francs par semaine à la charge de la Confédération.

Fin août, le Conseil fédéral avait annoncé mettre fin à la gratuité des tests au 1er octobre. Presque tous les partis avaient dans un premier temps soutenu la décision du gouvernement. Mais après l'annonce, l'UDC, le PS et le Centre ont retourné leur veste et exigé le maintien de la gratuité, au même titre que les Verts. Seul le PLR soutenait encore le gouvernement sur ce sujet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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