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Suisse

L'initiative pour une retraite à 66 ans est refusée par 75%

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Les Suisses disent non à une augmentation de l'âge de la retraite (archives). (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

L'initiative pour une retraite à 66 ans ne passe pas. A peine 18 mois après le petit oui à l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, les Suisses ont infligé une défaite cuisante dimanche aux Jeunes PLR. Leur initiative a été balayée par 74,7% de non.

Aucun canton n'a accepté le texte. Les cantons romands l'ont massivement rejeté. Les Vaudois (85,1%), les Jurassiens (85%), les Neuchâtelois (81,5%) et les Fribourgeois (80,4%) sont les champions du non.

Genève (77,8%) et le Valais (76,2%) sont légèrement sous la barre des 80%. Mais aucun canton alémanique n'a fait mieux. Le Tessin a refusé la nouvelle hausse de l'âge de la retraite par 75,5% et Berne par 75%. Hormis à Zurich et à Zoug, le soutien aux Jeunes PLR n'a jamais dépassé 30%.

Au total, 2'392'494 personnes ont glissé un "non" dans l'urne. Et 809'385 ont soutenu le projet.

Espérance de vie

L'initiative "Pour une prévoyance vieillesse sûre et pérenne" (initiative sur les rentes) prévoyait de relever l'âge de la retraite AVS à 66 ans pour tout le monde d'ici 2033. Puis de le lier à l'espérance de vie, sur le modèle d'autres pays européens.

La retraite à 67 ans serait intervenue dès 2043. Celle à 69 ans en 2070. L'AVS aurait pu économiser 2 milliards de francs par an dès 2033 et ainsi faire face aux difficultés financières qui s'annoncent.

La gauche et les syndicats ont fortement critiqué le projet. Celui-ci ne ferait qu'exacerber les inégalités sociales. Les gros salaires continueraient à prendre une retraite anticipée au lieu de verser des cotisations. Par contre, la classe moyenne et les personnes qui ont de petits revenus seraient obligées de travailler plus longtemps alors qu'elles ont également une espérance de vie plus basse.

Exemples européens

Les Jeunes PLR estimaient pour leur part que leur solution était raisonnable et similaire à ce qui se fait dans certains pays européens. L'initiative s'inspire notamment des Pays-Bas, du Danemark, de l'Allemagne et d'autres pays qui ont décidé de relever l'âge de la retraite à 67 ans voire plus dans les dix prochaines années.

"Les finances de l'AVS seront mises à rude épreuve par l'évolution démographique et l'augmentation de l'espérance de vie", avançait le comité d'initiative. De plus, ces dix prochaines années, environ un million de "baby-boomers" quitteront la vie active.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Sport

Patrick Rahmen: "Nous sommes devant un sacré défi"

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Patrick Rahmen: un début de règne compliqué à Berne. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

"Nous sommes devant un sacré défi !" Patrick Rahmen ne masque pas la réalité. Le nouvel entraîneur des Young Boys mesure pleinement l’étendue de la tâche qui l’attend.

"Nous avons commis trop d’erreurs individuelles ce soir, reconnaît le Bâlois. Le premier et le troisième buts sont des véritables cadeaux offerts à l’adversaire. Servette mérite son succès. Les Genevois ont su nous bousculer en fin de première mi-temps." Patrick Rahmen n’ignore pas qu’il se retrouve sous pression après deux défaites lors des deux premières journées. "C’est vrai, la pression est là. Je dois l’accepter, dit-il. Mais ce n’est pas la première fois que je suis confronté à une telle situation dans ma carrière d’entraîneur."

Thomas Häberli veillait, quant à lui, à ne pas s’enflammer. "Nous avons gagné nos deux premiers matches. C’est bien. Mais dimanche après-midi, nous recevons Yverdon et cette rencontre s’annonce compliquée." Le successeur de René Weiler se félicite toutefois de la performance d’ensemble de son équipe face au champion. "L’équipe a livré le match que j’espérais", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

L'autorisation des médicaments plus lente en Suisse que dans l'UE

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Pour Interpharma, "l'approvisionnement en médicaments est en danger" (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/HENDRIK SCHMIDT)

Il faut en moyenne 249 jours de plus pour autoriser la mise sur le marché d'un médicament en Suisse qu'au sein de l'Union européenne, selon une étude. Pour Interpharma, les patients helvétiques accèdent de moins en moins facilement à des médicaments parfois vitaux.

L'étude de benchmarking menée par l'industrie pharmaceutique et Swissmedic montre que les entreprises déposent leurs demandes d'autorisation plus tard que dans l'UE et que les procédures prennent plus de temps, critique l’association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.

Un médicament est ainsi autorisé en moyenne 249 jours plus tard qu’auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA). Soit une augmentation de 48% par rapport à 2022. Et les entreprises ont déposé leur demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de Swissmedic 244 jours après celle adressée à l’EMA.

Pour Interpharma, ces retards sont dus à une détérioration des conditions cadres en Suisse. Ce qui rend le marché helvétique moins attrayant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les locaux d'une ONG suisse touchés par une frappe russe à Kharkiv

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La FSD entend reprendre "le plus rapidement possible" ses opérations dans la région de Kharkiv (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/ANDRII MARIENKO)

Les locaux de la Fondation suisse de déminage (FSD) ont été touchés par une frappe de missile russe mercredi matin à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. Le bâtiment a subi d'importants dégâts, mais aucun employé de l'ONG n'a été blessé ou tué, selon l'ONG genevoise.

Le bâtiment a subi d'importants dégâts, ainsi que des véhicules et du matériel, précise la FSD dans un communiqué transmis à Keystone-ATS.

L'organisation se dit "profondément attristée" par cette frappe. Elle assure prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité de son personnel et soutenir les personnes affectées. Elle évalue l'étendue des dégâts et élabore un plan pour reprendre "le plus rapidement possible" ses opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les sans religion au Parlement largement sous-représentés

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Le Parlement suisse est peu représentatif en matière de religion: plus de trois quart des élus déclarent une appartenance à une religion (photo d'illustration). (© Keystone/ANTHONY ANEX)

Le Parlement suisse est peu représentatif en matière d'appartenance à une religion. Alors que les personnes sans religion représentent 34% dans la population, ils ne sont que 23% sous la Coupole, en troisième position.

Les catholiques représentent la plus grande part de l'Assemblée fédérale avec environ 40% des élus, suivis par les réformés avec environ 32%. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Institut de sciences politiques de l'Université de Berne, relayée par le Tagesanzeiger mercredi.

Au Conseil des Etats, les catholiques représentent même la majorité avec environ 56%, 21% sont réformés et seulement 14% sont sans confession. Au Conseil national, environ 37% déclarent être catholiques, 25% sans confession.

Les musulmans sont également fortement sous-représentés. Alors que près de 6% de la population se déclarent de cette religion, ce chiffre avoisine 1% parmi les parlementaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Bénéfice semestriel de la BNS attendu à plus de 50 milliards

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D'avril à juin, la BNS a profité de la hausse des marchés boursiers et du prix de l'or. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La BNS devrait afficher une légère perte au deuxième trimestre, selon les économistes d'UBS. En additionnant le profit des trois premiers mois de près de 60 milliards de francs suisses, le bénéfice du premier semestre devrait se situer entre 50 et 60 milliards.

Pour le deuxième trimestre, les spécialistes n'excluent toutefois pas la possibilité "d'un léger bénéfice". Le résultat devrait se situer -7 et 3 milliards de francs, précise UBS dans un communiqué publié mercredi.

D'avril à juin, la Banque nationale suisse (BNS) a profité de la hausse des marchés boursiers et du prix de l'or, selon les experts. Ainsi, les actions mondiales ont enregistré une hausse d'un peu plus de 2% entre avril et juin, prolongeant leur forte performance du premier trimestre. "Dans ce contexte, nous pensons que la BNS a réalisé un bénéfice de plus de 4 milliards de francs sur son portefeuille d'actions de près de 200 milliards de francs".

Le prix de l'or ayant continué de grimper, les économistes d'UBS s'attendent également à ce que la banque nationale génère un bénéfice d'environ 4 milliards sur son or. Les revenus récurrents, tels que les dividendes et les intérêts, devrait quant à eux aussi rapporter 4 milliards environ.

Néanmoins, les mouvements de change ont pour leur part probablement entraîné une perte de 5 à 10 milliards durant la même période, relèvent-ils.

Les rendements des emprunts d'Etat ayant vraisemblablement légèrement augmenté, cela devrait avoir également pesé sur les bénéfices de la BNS à hauteur de 5 milliards.

Malgré le bénéfice élevé du premier semestre, une distribution à la Confédération et aux cantons l'année prochaine reste incertaine, prévient la grande banque. "La BNS doit d'abord couvrir une perte de bilan de 53 milliards de l'année dernière, puis procéder à des attributions à la provision pour les réserves monétaires".

Ne pas extrapoler

"Si elle s'en tient à la règle selon laquelle une attribution de 10% de la provision pour réserves, qui s'élève actuellement à 115 milliards de francs, la BNS devrait dégager un bénéfice d'au moins 65 milliards de francs pour l'année en cours pour procéder à une distribution minimale. Pour une distribution maximale, le bénéfice pour l'ensemble de l'année devrait être supérieur à 105 milliards", expliquent-ils.

Selon eux, les bons résultats du premier semestre ne doivent pas être projetés sur le reste de l'année. "Les actions ont gagné 11% au cours du premier semestre de l'année, ce qui est nettement supérieur à la moyenne annuelle à long terme d'environ 6%. L'affaiblissement du franc a également contribué de manière significative aux bénéfices du premier semestre, à hauteur d'environ 30 milliards de francs", soulignent-ils.

Dans le cas où la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne abaissent leurs taux d'intérêt directeurs au cours du second semestre, "le franc suisse devrait s'apprécier sensiblement par rapport à l'euro et au dollar américain, ce qui représente un risque important pour les résultats de la BNS au cours des prochains trimestres", avancent le experts.

La BNS publiera ses résultats financiers pour le deuxième trimestre de cette année le 31 juillet prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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