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Cuba rétablit lentement le courant, la situation reste critique

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Les délestages à répétition ont provoqué des tensions sociales dans la nuit de mercredi à jeudi à La Havane. Les habitants y ont manifesté leur exaspération face à des coupures pouvant durer plus d'une vingtaine d'heures. (archives) (© KEYSTONE/AP/Ramon Espinosa)

Cuba, soumis à un blocus pétrolier de Washington, commence à rétablir le courant jeudi dans l'est de l'île, après une nouvelle panne massive, mais la situation reste critique, le pays n'ayant plus de réserves de diesel et de fioul.

Alors que la situation du réseau électrique est très tendue depuis plusieurs jours, les habitants ne cachent plus leur exaspération face aux interminables délestages, ce qui a poussé le gouvernement à accepter jeudi d'examiner une proposition d'aide américaine de 100 millions de dollars.

Mercredi, le ministre de l'Energie et des mines avait indiqué que l'île n'avait plus "du tout de fioul et plus du tout de diesel" pour les groupes électrogènes qui complètent la production électrique des sept centrales thermo-électriques du pays.

Il a également indiqué que les 100'000 tonnes de brut du pétrolier russe autorisé à accoster fin mars étaient "épuisées".

La situation, déjà critique ces derniers jours a encore empiré jeudi matin, avec une déconnexion du réseau électrique de sept provinces sur 15. A la mi-journée, quatre provinces avaient cependant déjà été reconnectées au réseau national, selon les autorités.

La compagnie électrique a aussi annoncé jeudi que la centrale thermo-électrique Antonio Guiteras, située à une centaine de km de La Havane et qui fournit le plus d'électricité au pays, s'était déconnectée du réseau électrique en raison "d'une fuite dans la chaudière".

Les réparations pourraient prendre plusieurs jours, selon les autorités.

Face à la complexité de la crise énergétique, le gouvernement s'est dit "prêt" à examiner la proposition d'aide financière de Washington.

Estimant qu'une telle aide, si elle remplit les "standards" internationaux de l'aide humanitaire, ne rencontrerait "pas d'obstacles" de la part du gouvernement cubain, le président Miguel Diaz-Canel a cependant jugé qu'une levée du "blocus" imposé par les Etats-Unis serait une façon "plus simple" d'aider l'île.

"Il serait possible d'atténuer les dommages de manière plus simple et plus rapide en levant ou en allégeant le blocus, puisqu'il est de notoriété publique que la situation humanitaire (de l'île) est froidement calculée et provoquée" par Washington, a-t-il déclaré sur X.

Les délestages à répétition ont provoqué des tensions sociales dans la nuit de mercredi à jeudi à La Havane. Les habitants y ont manifesté leur exaspération face à des coupures pouvant durer plus d'une vingtaine d'heures, voire davantage.

Des habitants de plusieurs quartiers de la capitale ont tapé sur des casseroles pour exprimer leur lassitude, selon des témoignages recueillis par l'AFP. "Mettez-nous la lumière!", criaient des résidents de Playa, un quartier de l'ouest de la capitale, a constaté l'AFP.

Mercredi, le département d'Etat a renouvelé une offre de 100 millions de dollars des États-Unis à condition que cette aide soit distribuée par l'Église catholique, sans passer par le gouvernement communiste.

"Dysfonctionnelle"

"Le gouvernement cubain n'a pas pour pratique de refuser une aide étrangère offerte de bonne foi et dans un but véritable de coopération", avait réagi auparavant le chef de la diplomatie cubaine, tout en soulignant "l'incongruité de l'apparente générosité de la part de celui qui soumet le peuple cubain à une punition collective".

L'île, soumise à un embargo économique depuis 1962, est confrontée à une profonde crise énergétique depuis mi-2024, aggravée par le blocus pétrolier imposé par Washington depuis le début de cette année.

Depuis fin janvier, un seul pétrolier russe chargé de 100'000 tonnes de brut a été autorisé à accoster à Cuba.

La Havane accuse Washington d'être responsable de la situation critique du réseau électrique, tandis que les Etats-Unis estiment que la crise énergétique cubaine provient d'une mauvaise gestion économique interne.

Marco Rubio, né de parents cubains et féroce contempteur du gouvernement de La Havane, a déclaré mercredi soir que les dirigeants cubains devaient changer.

"C'est une économie ruinée et dysfonctionnelle, et il est impossible de la changer. J'aimerais qu'il en soit autrement", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

TotalEnergies se désengage d'un projet gazier russe sous sanctions

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Le projet en question est frappé depuis novembre 2023 par des sanctions américaines en raison de l'invasion de l'Ukraine (archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

TotalEnergies a annoncé jeudi que la cession de sa part de 10% du méga-projet gazier Artic LNG 2 à l'actionnaire majoritaire russe Novatek a été finalisée, et qu'il n'est donc plus actionnaire de ce projet frappé de sanctions américaines.

"TotalEnergies confirme que le transfert de sa participation de 10% dans Arctic LNG 2 à NordLine (une filiale de Novatek) a été finalisé. TotalEnergies n'est ainsi plus actionnaire d'Arctic LNG 2", a indiqué le géant français des hydrocarbures dans un communiqué.

"Dans le cadre de l'accord de transfert, TotalEnergies conserve ses droits au remboursement par Arctic LNG 2 de sa quote-part des prêts apportés par les actionnaires au projet, soit environ 1,3 milliard de dollars. Ce remboursement pourrait intervenir dans le futur en fonction des sanctions applicables", a précisé le français.

Ce projet sibérien est frappé depuis novembre 2023 par des sanctions américaines en raison de l'invasion de l'Ukraine.

TotalEnergies avait annoncé en juillet, lors de la publication de ses résultats semestriels, que des discussions étaient en cours en vue de cette cession, après avoir été approché par Novatek, actionnaire majoritaire du site.

Ce processus de transfert avait été "publiquement autorisé par une décision spéciale de la présidence russe en juin", avait alors détaillé le PDG du groupe français, Patrick Pouyanné.

Il est, selon lui, "dans l'intérêt commun de TotalEnergies et de Novatek de céder l'ensemble de nos actions dans Arctic LNG 2", projet pour lequel TotalEnergies a enregistré une dépréciation de 4,1 milliards de dollars en 2022.

Après les sanctions occidentales liées à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, TotalEnergies a maintenu ses participations dans des usines russes exportatrices de gaz naturel liquéfié.

Mais, avait ajouté le PDG, après le placement du projet sous sanctions des autorités américaines le 2 novembre 2023, "tous les droits et obligations prévus par ces contrats liés à Arctic LNG 2 étaient suspendus depuis le 23 novembre" 2023.

Novatek, qui existe depuis 1994, constitue le partenaire historique de TotalEnergies en Russie, avec un mariage scellé en 2011, suivi du lancement en commun de l'exploitation de l'énorme champs gazier Yamal LNG en Sibérie arctique en 2013 et de la préparation de l'exploitation d'un deuxième champ gazier Artic LNG 2, aujourd'hui donc gelé.

TotalEnergies détient une participation de 19,4% dans la société Novatek, participation qu'elle explique ne pas pouvoir céder dans un contexte de sanctions occidentales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Droits de douane: la pharma suisse sous la pression américaine

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Une étude commandée par Interpharma met en garde contre des pertes se chiffrant en milliards pour l'industrie pharmaceutique suisse en raison de la politique douanière américaine. Sur la photo : le campus Novartis à Bâle (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La politique pharmaceutique américaine pourrait coûter cher à la Suisse. Une étude chiffre à près de 195 milliards de francs les pertes potentielles de valeur ajoutée d’ici à 2040 et met en garde contre les conséquences pour les patients.

Une analyse réalisée à la demande de l’association professionnelle Interpharma s’est penchée sur les répercussions possibles de la politique pharmaceutique américaine sur la Suisse. Menée par l'institut BAK Economics, elle met en évidence plusieurs évolutions possibles, a indiqué Interpharma jeudi.

L’étude se concentre sur la délocalisation des capacités de production vers les Etats-Unis ainsi que sur la nouvelle politique tarifaire de l'administration Trump.

Jusqu’à 194,5 milliards de francs de pertes

L’étude compare un scénario de référence à trois scénarios alternatifs aux répercussions de plus en plus négatives. Dès le scénario de base, la croissance de l’industrie pharmaceutique suisse ralentit nettement. Alors qu’elle atteignait en moyenne 12,8% par an entre 2015 et 2025, elle tombe à 6,9% sur la période 2025-2040.

Dans le scénario d’une "rupture structurelle", la perte cumulée de valeur ajoutée brute d’ici à 2040 atteint 194,5 milliards de francs par rapport à la trajectoire de référence. Cela correspondrait à plus d’un cinquième (22,4%) de la performance économique actuelle de la Suisse. Les auteurs soulignent qu’il ne s’agit toutefois pas du "pire scénario catastrophe imaginable".

Dans les deux scénarios plus modérés, les pertes atteignent respectivement 27 milliards et 77,7 milliards de francs.

Les conséquences indirectes sont déterminantes

Un facteur central est l’approche dite de la "nation la plus favorisée" (NPF), par laquelle les Etats-Unis souhaitent aligner les prix de leurs médicaments sur ceux pratiqués dans d’autres pays industrialisés. Les pertes les plus importantes ne découleraient toutefois pas directement d’une baisse des prix aux Etats-Unis. Ce sont les conséquences indirectes qui seraient déterminantes, précise le communiqué.

Pour compenser la baisse des prix aux Etats-Unis, les groupes pharmaceutiques pourraient retarder, voire renoncer à la commercialisation de nouveaux médicaments sur d’autres marchés. Environ deux tiers des pertes dans le scénario de rupture structurelle seraient imputables à cet effet indirect.

Des effets déjà perceptibles en Suisse

Selon le communiqué, ce mécanisme a d’ores et déjà des conséquences concrètes pour la Suisse. Une enquête menée auprès des membres d’Interpharma montre qu’entre janvier 2025 et juin 2026, sept des 22 nouveaux médicaments innovants n’ont pas fait l’objet d’une demande d’inscription sur la liste des spécialités. Cette situation serait liée à l’évolution découlant de l’approche NPF. Cela correspondrait à environ un tiers des nouveaux médicaments sur cette période.

Les Etats-Unis constituent le principal marché de l’industrie pharmaceutique suisse. En 2025, 29,3% des exportations pharmaceutiques suisses étaient destinées à ce marché.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'emploi en Suisse a fortement progressé au 2e trimestre

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Les places vacantes ont augmenté notamment dans l'industrie (archives). (© KEYSTONE/LOUIS DASSELBORNE)

Le deuxième trimestre s'est révélé favorable au marché du travail, selon les chiffres compilés par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Ainsi, l'emploi total - ajusté de l'agriculture - s'est enrobé de 2,0% sur un an à 5,698 millions de postes.

En variation trimestrielle, la hausse atteint 0,5%.

Les femmes représentaient 46,5% du total, indique jeudi l'OFS. Le nombre d'emplois à taux partiel s'élevait à 2,388 millions, dont 68,2% de postes occupés par des femmes. Calculé en équivalents plein temps, le volume total représentait 4,435 millions d'emplois (40,5% de femmes), en hausse de 1,9% en rythme annuel.

Les services (secteur tertiaire) se taillaient encore la part du lion, avec 4,550 millions de postes (+2,2%), contre 1,148 million pour l'industrie et la construction (secondaire, +1,2%).

Le communiqué précise également que le nombre de places vacantes au cours de la période sous revue s'est fixé à 98'700, soit une poussée de 2,7%. Une envolée est enregistrée pour le secteur secondaire - de 21,8% - tandis que les services ont subi un tassement de 2,4%. Les places vacantes couvrent 1,7% de l'ensemble des postes.

Du côté des entreprises, le constat reste le même: recruter du personnel qualifié n'est pas une sinécure. Un tiers d'entre elles peinent à engager le profil désiré, une proportion en hausse de 0,4% sur un an. La situation s'est tendue dans les secteurs secondaire (+0,7%) et tertiaire (+0,4%).

Il n'en reste pas moins que les prévisions demeurent optimistes sur le marché du travail helvétique. Selon les sondages menés par les statisticiens fédéraux, les entreprises prévoyant d'étoffer leur effectif couvrent 11,3% de l'emploi total, contre 11,0% au trimestre précédent, et celles qui envisagent de le réduire représentent 3,9% (4,8% précédemment). L'indicateur prévisionnel de l'emploi a ainsi gonflé de 0,6% à 1,04 point au 2e trimestre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Pernod Ricard: bénéfice annuel plombé par l'Amérique et la Chine

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Le groupe de spiritueux hexagonal espère enrayer dès l'exercice décalé en cours la spirale de la baisse de ses recettes. (archive (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

Le groupe Pernod Ricard a vu son bénéfice annuel amputé d'un quart (26%) à 1,2 milliard d'euros, marqué par la faiblesse des marchés américain et chinois, des droits de douane et des coûts en hausse ainsi qu'un effet de change défavorable.

Le géant français des spiritueux, qui voit cependant ses autres marchés croître et a mis en oeuvre un programme d'économies, anticipe pour son exercice décalé 2026/27 "un chiffre d'affaires organique globalement stable, dans un environnement contrasté et incertain".

Le chiffre d'affaires sur 2025/26 ressort en baisse de 14,2% à 9,4 milliards d'euros (8,8 milliards de francs), avec une trajectoire qui cependant s'est améliorée au second semestre.

Il est conforme aux attentes du consensus des analystes interrogés par Bloomberg.

Le groupe constate que la faiblesse est "persistante" aux États-Unis, avec un ralentissement du marché des spiritueux dans un contexte de "modération économique et de confiance atone des consommateurs". Le repli est amplifié par des ajustements de stocks.

En Chine la demande a été "faible", mais "une amélioration des tendances sous-jacentes est attendue", assure l'entreprise.

Pernod Ricard explique aussi avoir subi l'impact du conflit au Moyen-Orient au quatrième trimestre.

Son résultat est en outre affecté par un effet de périmètre négatif après des cessions. L'effet de change est lui lié au poids de l'euro par rapport au dollar mais aussi à la livre turque et à la roupie indienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Recettes et rentabilité en hausse pour Salt au 1er semestre

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Le troisième opérateur de télécommunications en Suisse a, à l'instar des deux premiers, procédé récemment à des ajustements tarifaires à la hausse. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Salt revendique au premier semestre 2026 une poursuit de la dynamique de croissance les abonnements mobile et l'activité internet à haut débit, ainsi que celle dévolue aux entreprises. Ses recettes ont aussi augmenté grâce à un ajustement de tarifs au 1er juin.

Le chiffre d'affaires s'est étoffé de 5,8% sur un an à 600,5 millions de francs, indique jeudi l'opérateur basé à Renens et intégrée au groupe NJJ Continental, propriété de l'homme d'affaires français Xavier Niel. Le résultat brut d'exploitation après contrats de location (Ebitdaal) s'est envolé de 9,2% à 267,5 millions.

Dans son communiqué, Salt affirme desservir désormais plus de 3 millions de ménages avec son offre d'internet à haut débit, soit 60% des maisons suisses. Ce volume d'affaires s'explique notamment par une extension du marché adressable et une bonne demande pour ses offres Salt Home et Salt Home+.

L'introduction de nouveaux produits pour les entreprises a contribué à la marche des affaires de Salt Business, unité qui continue à "gagner du terrain", selon l'opérateur. Pour l'offre dévolue aux téléphones mobiles, Salt a lancé en juin une nouvelle offre d'itinérance, sans toutefois préciser quel a été l'impact sur les recettes.

Sur le seul deuxième trimestre, les recettes de Salt ont grimpé à 300,8 millions de francs, ce qui représente une progression de 5,3% en rythme annuel. L'Ebitdaal a également augmenté de 5,3% à 131,6 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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