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Suisse

Glencore cherche à se désengager de Koniambo en Nouvelle-Calédonie

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Glencore souligne avoir investi plus de quatre milliards de dollars dans Koniambo depuis son rachat dans le cadre de sa fusion en 2013 avec Xstrata, sans en avoir jamais dégagé le moindre profit. (KEYSTONE/Martin Ruetschi) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Glencore lance lundi un appel à repreneur pour ses parts dans la mine de nickel de Koniambo en Nouvelle-Calédonie, qu'il exploite pour la Société minière du Sud du Pacifique majoritaire à hauteur de 51%.

Les deux partenaires ont convenu de la mise en sommeil du site, durablement déficitaire, indique la multinationale zougoise dans un communiqué.

Glencore souligne avoir investi plus de quatre milliards de dollars dans Koniambo depuis son rachat dans le cadre de sa fusion en 2013 avec Xstrata, sans en avoir jamais dégagé le moindre profit.

Le géant de l'extraction et du négoce de matières premières note au passage que l'assistance offerte par l'Etat français n'aurait pas permis de redresser la rentabilité du site, au vu des frais d'exploitation élevés et des faibles cours du nickel.

Glencore s'engage à maintenir tous les emplois sur une période de six mois, correspondant à la durée prévue pour le maintien du site en léthargie, sans s'épancher sur la suite du scénario.

"La recherche de repreneurs est essentielle et nous sommes prêts à l'accompagner", a déclaré lundi le cabinet du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, lors d'un point presse, quelques minutes après l'annonce de Glencore, a rapporté l'AFP.

"Il faut impérativement que des industriels prennent des risques économiques dans ces opérations", a rappelé le cabinet du ministère de l'Économie, insistant sur le "soutien exceptionnel" déjà apporté à KNS, pour lequel "il n'est pas possible d'aller au-delà".

La semaine dernière, Bruno Le Maire avait appelé Glencore à "prendre ses responsabilités" pour éviter la fermeture. Il avait affirmé avoir proposé aux actionnaires de l'usine "60 millions d'euros de subventions sur le prix de l'énergie, 45 millions de ressources supplémentaires et un prêt de 100 millions" afin de garantir la pérennité de la production.

Fin novembre, le ministre s'était rendu sur place pour tenter de conclure un "pacte nickel" avec les différents acteurs calédoniens afin d'assurer l'avenir de la filière. Une mission d'inspection de Bercy a depuis fait plusieurs allers-retours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Politique

L'UDC défend le chef de l'armée mais critique Viola Amherd

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L'UDC demande plus de financement et de personnel pour que l'armée retrouve sa capacité de défense. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

A la suite de la polémique entourant les finances de l'armée, l'UDC a auditionné mardi le chef de l'armée Thomas Süssli. Celui-ci n'a fait que son devoir, a dit le parti ensuite lors d'un point de presse. La cheffe du DDPS Viola Amherd a elle été critiquée.

M. Süssli a présenté les finances et la situation de l'armée ainsi que la direction voulue pour l'avenir, par exemple en matière d'alimentation du personnel, a expliqué le conseiller national Thomas Hurter (SH). L'armée n'a pas de problème de liquidités, mais de financement et de personnel, a-t-il souligné.

Reconnaissant que la communication n'avait pas été idéale, le conseiller national Jean-Luc Addor (VS) a cependant défendu le chef de l'armée. Celle-ci "subit juste les conséquences désastreuses des décisions budgétaires du Parlement, qui privent l'armée de 11,7 milliards nécessaires" pour la modernisation des troupes.

"Le chef de l'armée n'a fait que son devoir en disant la vérité sur l'état de l'institution et de ses capacités en l'état de la planification", a déclaré le Valaisan. Il ne doit pas porter la responsabilité de cette situation, qui revient plutôt au Conseil fédéral et en premier lieu à la cheffe du Département fédéral de la défense (DDPS) Viola Amherd. "La responsabilité est politique."

La présidente de la Confédération aurait dû apporter de la clarté plus tôt et être présente lors de la toute première conférence de presse, à laquelle Thomas Süssli était seul, selon le conseiller aux Etats Werner Salzmann (BE). Elle ne doit "pas se cacher derrière le frein à l'endettement et la collégialité", mais oser fixer la mission de l'armée comme une priorité, a complété M. Addor.

Et de fustiger encore le "sabordage" de la réforme du service civil alors que de plus en plus d'effectifs passent de l'armée au service civil, la "gabegie" à la tête de Ruag ainsi que le "champ d'expérimentation pour ressources humaines" au sein du Service de renseignement de la Confédération. L'UDC craint encore que la création du nouveau secrétariat d'Etat à la politique de sécurité ne mène à une adhésion à l'OTAN.

Renforcer la capacité de défense

La Suisse doit restaurer la capacité de défense de l'armée, qui est une mission constitutionnelle, a poursuivi le Valaisan. Elle n'est pas en mesure actuellement de défendre le pays de manière autonome, alors qu'il y a "une guerre pas très loin de chez nous depuis deux ans, qui menace d'enflammer l'Europe entière".

En vertu de sa neutralité, la Suisse doit être capable de se protéger et de se défendre, a ajouté le conseiller national Mauro Tuena (ZH). Il s'agit donc de renverser la décision du Parlement et de procéder à l'augmentation du budget de l'armée comme prévu. Au lieu d'atteindre 1% du PIB d'ici 2035, il faut revenir à 2030.

"L'argent est disponible, il faut être créatif", a estimé M. Salzmann. Et de rappeler qu'il a été possible de définir comme extraordinaires les dépenses pour les réfugiés ukrainiens bénéficiant du statut S.

Mauro Tuena a lui considéré que l'armée pouvait reporter à l'interne certains crédits. Il a cité par exemple le report de projets solaires pour pouvoir investir dans la modernisation des équipements militaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Plus d'agilité pour le fonds de soutien à l'industrie

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Le fonds vaudois de soutien à l'industrie est doté de 20,26 millions de francs (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le fonds vaudois de soutien à l'industrie doit pouvoir être réactivé plus rapidement en cas de crise. Le Grand Conseil a validé mardi une demande du Conseil d'Etat allant dans ce sens.

Visant à soutenir les PME industrielles, le dispositif a été créé en 2015 dans le contexte du franc fort, puis réactivé en 2020 lors de la pandémie de Covid-19. Lors de ces deux déploiements, environ 200 entreprises ont pu être épaulées et plus de 15 millions de francs d'aides ont été octroyés. Celles-ci le sont sous forme de contribution à fonds perdu ou de cautionnement de crédits bancaires.

En 2015, la dotation budgétaire s'élevait à 17,5 millions de francs, à laquelle 8 millions ont été ajoutés en 2020 et 10 millions en 2023. En soustrayant les montants déjà engagés, 20,26 millions sont désormais disponibles pour la réactivation du fonds.

Amendements écartés

Mardi, le Grand Conseil a dû se prononcer sur un nouveau projet de décret du Conseil d'Etat, visant à accélérer la réactivation de ce fonds. "Nous voulons être agiles, prêts à agir lorsque la situation l'exige", a expliqué la ministre de l'économie Isabelle Moret.

Les députés n'ont pas remis en question cette volonté, ni l'utilité d'un fonds qui a "fait ses preuves" jusqu'ici. La gauche a toutefois voulu profiter du nouveau décret pour préciser les exigences d'octroi des aides.

"Les conditions fixées aux entreprises sont trop faibles. Il faut davantage de rigueur", a estimé Hadrien Buclin (Ensemble à gauche - POP). Il a déposé deux amendements pour ajouter des critères de durabilité et de respect des droits sociaux, mais aussi pour conditionner les aides au non-versement de dividendes.

A droite, les députés ont estimé que ces critiques n'étaient pas "pertinentes". Philippe Miauton (PLR) a notamment estimé que la gauche cherchait "la petite bête" et faisait "un faux procès" au projet du Conseil d'Etat.

Au vote, la droite de l'hémicycle est parvenue à écarter les deux amendements. Et à l'issue du premier débat, le projet de décret du Conseil d'Etat a été accepté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les ados pourraient commencer les cours plus tard

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Des cours du secondaire qui commencent plutôt à 09h00? Les députés du Grand Conseil vaudois en débattront prochainement (photo symbolique). (© Keystone/PETER SCHNEIDER)

Le député Vert vaudois Vincent Bonvin a déposé mardi un postulat qui demande d'optimiser les horaires scolaires pour améliorer les performances et la santé des élèves. Il propose au Conseil d'Etat d’étudier la possibilité de faire commencer la première période de cours des élèves du secondaire dès 09h00.

Le texte sera examiné au Grand Conseil lors d'une prochaine séance. Le postulant constate que certains établissements démarrent les cours à 08h30, d'autres à 07h40, voire avant. Avec la durée des trajets, certains jeunes doivent quitter tôt leur domicile, ce qui n'est pas sans conséquence sur leur santé et leurs résultats, écrit M. Bonvin.

Des études récentes, dans différents pays, suggèrent que, pour les adolescents en particulier, un démarrage de l'école plus tardif peut être bénéfique en raison de leurs rythmes circadiens naturels, ajoute le député. Il juge ainsi "cohérent" de revoir nos pratiques. Et demande au Conseil d'Etat d'étudier la possibilité de débuter les cours dès 09h00, à partir du secondaire 1, et d'en évaluer l'impact réel sur la santé mentale et les résultats des jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Un postulat pour évaluer un tunnel d'Aigle aux Ormonts

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Grégory Devaud a présenté un postulat pour étudier l'opportunité de réaliser ou non un tunnel entre Aigle/Yvorne et les Préalpes vaudoises (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Député vaudois et syndic d'Aigle, Grégory Devaud souhaite étudier l'opportunité de creuser un tunnel reliant la plaine à la vallée des Ormonts. Une commission du Grand Conseil devra se pencher sur son postulat.

En plus de la route cantonale actuelle, dangereuse et régulièrement surchargée, Grégory Devaud aimerait savoir s'il est envisageable de creuser un tunnel entre la plaine (Aigle et Yvorne) et la montagne (Leysin, les Mosses, les Diablerets, mais aussi le Pays-d'Enhaut et l'Oberland bernois).

En présentant mardi son texte devant le plénum, Grégory Devaud a reconnu que cette idée pouvait paraître "saugrenue", mais qu'il était "intéressant" de se poser "au moins un jour" la question sur l'opportunité ou non d'un tel tunnel.

"Nous devons trouver des solutions pour tous les modes de transport", a-t-il ajouté, rappelant que plusieurs projets de transports publics allaient se réaliser ces prochaines années dans la région.

Plusieurs options

Dans son postulat, Grégory Devaud a déjà identifié un site d'où pourrait partir ce tunnel: le giratoire de Pré Nové, sur la commune d'Yvorne. Selon lui, il pourrait être "potentiellement imaginable" d'ajouter une nouvelle branche à ce rond-point, qui partirait ensuite "dans la montagne".

La sortie pourrait s'effectuer au niveau des Afforêts (à 3 km à vol d'oiseau), de Vuargny (5 km) ou du Sépey (7 km). Du départ à l'arrivée, l'altitude évolue de 450 à 950 m environ.

Dans un premier temps, Grégory Devaud avait demandé que son postulat soit directement envoyé au Conseil d'Etat. Il s'est toutefois ravisé mardi, et c'est bien une commission qui se penchera d'abord sur sa proposition.

"Trou à bagnoles"

Sur le fond, l'écologiste David Raedler et surtout le popiste Vincent Keller ont déjà dit tout le mal qu'ils pensaient de cette idée de tunnel. Le second a parlé "d'un trou à bagnoles dans les montagnes vaudoises", d'un projet digne "des années 1960" dans lequel "un seul franc investi serait un franc perdu". Selon lui, "on ne combat pas les bouchons avec un tunnel mais avec des transports publics efficaces."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mobilité

Tronçon Vennes-Chexbres: des travaux conséquents en 2024

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En 2024 de gros chantiers sont à nouveau prévus sur l'A9 entre Chexbres et Vennes, notamment l'assainissement des tunnels de Chauderon et de Criblette (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les travaux sur l'autoroute A9 seront conséquents entre Vennes et Chexbres (VD) en 2024, avec notamment l'assainissement des tunnels de Chauderon et de la Criblette à hauteur de Bourg-en-Lavaux. Des mesures seront prises pour lutter contre les nuisances sonores.

"L'année est assez chargée. De février à novembre, nous allons travailler sur tous les secteurs de ce tronçon qui voit défiler 60'000 véhicules par jour", a déclaré Frédéric Rondeau, chef de projet à l'Office fédéral des routes (OFROU) pour le secteur Vennes-Chexbres, mardi devant la presse à Lausanne.

Le gros morceau concerne Bourg-en-Lavaux avec l'assainissement des deux tunnels de Chauderon et Criblette jusqu'en 2028. En 2024, les travaux sont prévus de février à novembre. "La volonté politique est de ne pas interrompre le trafic la journée" a souligné le responsable.

Les véhicules circuleront en bidirectionnel la nuit côté lac, puis côté montagne, a souligné le responsable. La vitesse sera limitée à 60 km/heure la journée et à 80 km/heure la nuit.

Bouclier de bruit

"Ces travaux seront relativement lourds et dans une zone urbaine", a souligné Olivier Floc'hic, en charge de la communication à l'OFROU. Pour tenter de minimiser les nuisances sonores, un système d'amortissement du bruit sera construit à l'intérieur du tunnel. Il permettra de travailler dans un système clos avec portails fermés. La sonorité devrait être identique à celle vécue actuellement avec le bruit de l'autoroute, a-t-il précisé.

Un tel projet-pilote avait été mené avec d'excellents résultats sur l'A16, a rappelé le porte-parole. Une rencontre est prévue avec les habitants de Bourg-en-Lavaux la semaine prochaine, dont certains ont fait part de leur crainte de revivre la construction de l'autoroute en 1974.

"Plus on les repousse, plus les travaux sont compliqués, raison pour laquelle ils doivent être réalisés sans attendre. Il n'y a pas d'alternative", a expliqué M. Floc'hic.

Un week-end de fermeture

Parmi les autres travaux à l'agenda 2024, l'OFROU va finir d'installer un système d'harmonisation des vitesses et d'avertissement des dangers sur le secteur Vennes-Belmont, avec lecture en temps réel du trafic. Les panneaux seront installés ces deux prochaines semaines, a indiqué M.Rondeau.

Le passage supérieur de Chenaule entre Pully Nord et Pully Sud sera démoli, puis reconstruit à l'identique. La technique de démolition par croquage impliquera la fermeture de l'autoroute le week-end du 13 juillet.

Des systèmes d'évacuation et de traitement des eaux seront construits pour évacuer les eaux de chaussée, notamment à Belmont et la Croix. Il s'agira également de finaliser les travaux autour de la bretelle de Puidoux-Chexbres.

Entre Vevey et Glion, l'OFROU annonce encore l'assainissement de quatre passages de déviation et celle des fissures de la voûte du tunnel de Glion (trafic bidirectionnel). "Nous étudions par ailleurs la possibilité de poser davantage de panneaux solaires, sur certains murs par exemple", a annoncé M.Rondeau.

Les investissements en 2024 sont de l'ordre de 59 millions. Ils atteindront 270 millions à l'horizon 2028.

Elargissement à Belmont

Les travaux d'entretien du tronçon avaient débuté en 2017. Sur 9,6 kilomètres, 4,6 ont déjà été assainis, de même que quinze ponts sur 22 et un tunnel sur quatre (Flonzaley). Sur 99 murs de soutènement, 45 ont d'ores et déjà été refaits.

L'OFROU estime que le chantier coûtera au total de 750 à 800 millions. S'y ajouteront de 100 à 150 millions en fonction de la réalisation ou non de l'élargissement du tunnel de Belmont. Ce dernier fait l'objet d'un recours au Tribunal administratif fédéral et peut-être ensuite au Tribunal fédéral, a précisé le porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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