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Economie

Adecco a renoué avec la croissance au premier trimestre 2021

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Au regard du trimestre précédent, les revenus sont demeurés globalement stables, les mesures de confinement encore de mise dans plusieurs pays européens ayant ralenti le rythme de la reprise, selon Adecco (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Adecco a redressé le cap au premier trimestre 2021. Malgré la poursuite de l'érosion des revenus, le géant du placement de personnel a renoué avec les chiffres noirs, dégageant un bénéfice net de 124 millions d'euros, contre une perte de 348 millions un an auparavant.

Le résultat d'exploitation avant intérêts, amortissements et impôts (Ebita) s'est pour sa part hissé à 201 millions d'euros (219,7 millions de francs), soit un bond de 47% en un an, indique mardi le groupe établi à Glattbrugg, en banlieue zurichoise. Hors effets exceptionnels, l'Ebita a présenté une croissance de 34% à 207 millions.

La marge Ebita a atteint 4,0%, contre 2,6% durant le trimestre correspondant de 2020. Ajustée des exceptionnels, elle a grimpé à 4,2%, contre 3% douze mois auparavant. L'amélioration de la rentabilité illustre un mix d'activité plus favorable ainsi que la discipline observée en matière de prix et de coûts.

Entre janvier et fin mars, les revenus ont fléchi de 3% à 4,97 milliards d'euros, reflet d'effets de change défavorables et de désinvestissements, lesquels ont respectivement pesé à hauteur de 3,5% et 0,5% sur le chiffre d'affaires. En termes organiques, ils ont toutefois affiché une hausse de 1%.

Rentabilité supérieure aux attentes

A jours ouvrés équivalents, la progression du chiffre d'affaires s'est fixée à 2%. S'améliorant mois après mois sur le trimestre sous revue, les revenus ont signé une croissance de 9% en mars, après des replis de 2% en janvier et février. En comparaison avec le 1er trimestre 2019, soit avant l'éclatement de la pandémie de Covid-19, ils ont fléchi de 8%.

Alors que les revenus se sont révélés légèrement inférieurs aux attentes des analystes, le bénéfice net et le résultat opérationnel les ont dépassées. Sondés par AWP, les experts avaient en moyenne anticipé un chiffre d'affaires de 4,99 milliards d'euros, un Ebita de 160 millions et un bénéfice net de 96 millions.

Au regard du trimestre précédent, les revenus sont demeurés globalement stables, les mesures de confinement encore de mise dans plusieurs pays européens ayant ralenti le rythme de la reprise, note Adecco. L'entreprise a pu observer des améliorations en Europe du Sud (+10% à 908 millions d'euros), alors que les affaires sur l'important marché français ont fléchi de 1% à 1,04 milliard.

Dans les Amériques, le chiffre d'affaires s'est contracté encore plus fortement, soit de 12% à 611 millions d'euros. La région regroupant l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse a pour sa part dégagé des revenus de 341 millions, en baisse de 3%, l'Europe du Nord subissant un tassement identique à 641 millions.

Ventilé selon les segments, le chiffre d'affaires de l'activité de base du placement a diminué de 1% à 4,01 milliards d'euros (+1% à taux de change constants). Celui de l'unité Talent Solutions, active dans le recrutement de spécialistes, s'est tassé de 6% à 446 millions, alors que Modis, spécialisée elle dans les services de placement pour les secteurs des technologies, a subi une chute de 13% à 518 millions.

A l'heure de faire part de ses perspectives, Adecco signale avoir observé en avril une amélioration progressive de ses affaires, laissant augurer une reprise au cours du 2e trimestre. Le groupe note cependant que le degré d'incertitude demeure toujours élevé, crise sanitaire oblige.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Genève envisage d'économiser jusqu'à 20% d'énergie cet hiver

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A l'instar d'autres cantons, Genève se dote d'un plan d'action pour réduire sa consommation d'énergie et ainsi éviter une pénurie de gaz et d'électricité cet hiver. Le potentiel d'économie s'élève à 20% (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l'instar d'autres cantons, Genève se dote d'un plan d'action pour réduire sa consommation d'énergie et ainsi éviter une pénurie de gaz et d'électricité cet hiver. Le potentiel d'économie s'élève à 20%.

"Nous ne sommes pas en situation de crise complète, mais il est nécessaire de faire des économies pour ne pas subir de rupture d'approvisionnement. Il faut agir à tous les niveaux de la société", a déclaré mercredi devant les médias le conseiller d'Etat Antonio Hodgers, en charge du Département du territoire, et membre de la task force énergie créée par le gouvernement au début du mois.

Les premières mesures concernent le chauffage: optimisation de toutes les chaufferies, report du démarrage de la saison de chauffe au 15 octobre, abaissement de la température à 20 degrés, interdiction d'utiliser des appareils de chauffage mobiles ou encore suppression de l'eau chaude.

Concernant l'électricité, l'exécutif a adopté mercredi le règlement d'application de la loi sur l'énergie qui oblige d'éteindre les enseignes lumineuses et les bâtiments non résidentiels entre 01h00 et 06h00. La task force va plus loin en préconisant l'extinction de l'éclairage intérieur et extérieur des bâtiments publics ou non résidentiels toute la nuit et appelle à réduire les décorations lumineuses de Noël.

Ces mesures seront immédiatement appliquées par l'Etat dans ses locaux, a précisé les conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures. Les établissements publics autonomes sont invités à participer à l'effort commun. Dans un esprit de cohérence, les communes adoptent les mêmes mesures, a fait savoir le président de l'Association des communes genevoises Gilbert Vontlanthen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plus de quatre cyclistes sur dix toujours sans casque en Suisse

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Une casquette n'est pas un casque. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Plus de quatre cyclistes non motorisés sur dix ne portent toujours pas de casque, s'inquiète le Bureau suisse de prévention des accidents (bpa). Et pour les vélos électriques lents, un tiers roule sans cette précaution élémentaire, selon le dernier relevé 2022.

Par rapport à 2021, les chiffres sont stables, relève mercredi le bpa. Pas moins de 44% des cyclistes sur un vélo "classique" circulent toujours sans casque, contre 43% en 2021.

En outre, "trop peu de vélos électriques circulent avec les feux allumés de jour", s'inquiète l'organisme de prévention. Ce dernier rappelle que l'an dernier, près de 1400 cyclistes, munis ou non d'un moteur électrique, ont été grièvement ou mortellement blessés dans des accidents de la circulation en Suisse.

La tendance à long terme n'est pas réjouissante, alerte le bpa: le nombre d’accidents graves de vélos électriques est en constante augmentation et celui des vélos non motorisés stagne à un niveau élevé.

Réduire de moitié le nombre de blessures à la tête

Le casque, rappelle le bureau de prévention, constitue une mesure simple pour réduire de moitié le nombre de blessures à la tête en cas d'accident. Or, beaucoup d'adeptes du deux-roues négligent de le mettre, en particulier quand ils vont faire leurs courses.

S'il ne l'est pas pour les vélos électriques "lents" (assistance au pédalage jusqu’à 25 km/h), le porte du casque est obligatoire sur les vélos électriques rapides (jusqu’à 45 km/h). Mais un cycliste sur dix dans cette dernière catégorie ne se protège toujours pas.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud prend plusieurs mesures pour éviter une pénurie cet hiver

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Trois ministres sont venus présenter mercredi devant la presse à Lausanne la stratégie vaudoise pour la gestion du risque de pénurie d'énergie (de gauche à droite): Christelle Luisier (présidente du gouvernement), Vassilis Venizelos (environnement) et Isabelle Moret (économie). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vaud prend à son tour des mesures pour éviter une pénurie de gaz et d'électricité cet hiver. Sa stratégie est axée sur des réductions de chauffage, des comportements économes des entreprises et de la population ainsi que sur une limitation de l'éclairage commercial.

"La gestion du risque de pénurie d'énergie est une préoccupation de l'ensemble du gouvernement. Il y a un risque concret et sérieux. Le levier le plus crédible est la réduction de la consommation d'énergie et la lutte contre le gaspillage", a déclaré mercredi devant la presse la présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier.

"L'objectif est évidemment de garantir que les prestations essentielles puissent continuer à être fournies à la population, en cas de contingentement, de délestage ou de panne, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité, de la fourniture en eau potable ou en biens de première nécessité", a-t-elle ajouté.

Cette stratégie est développée conjointement par le Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES) de Vassilis Venizelos et par le Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP) d'Isabelle Moret. Elle sera pilotée dès la mi-octobre par l'Etat-major cantonal de conduite (EMCC) afin de permettre aux autorités "d'agir de manière rapide et efficiente en fonction de l'évolution de la situation".

Chauffage abaissé à 20 degrés

Montrant l'exemple, le Canton va faire des économies d'énergie au sein même de son administration ainsi que dans les bâtiments propriétés de l'Etat. Le chauffage sera abaissé à 20 degrés en moyenne. La population est encouragée à faire de même.

L'extinction de nuit dès 23h00 des monuments d'Etat, comme le château de Chillon, la cathédrale de Lausanne ou des musées, fait aussi partie des mesures immédiates. En cas d'aggravation de la situation, ils pourraient être éteints dès la tombée de la nuit. En cas de contingentement, la suppression de certaines activités énergivores (salles de gym, piscines, musées) est également prévue.

Deux décrets urgents

"Nous ne voulons pas mettre toute la responsabilité sur la population et demandons un gros effort aux entreprises et aux communes", a pour sa part affirmé M. Venizelos. C'est d'ailleurs l'une des autres priorités du plan: accompagner et encourager la population, les entreprises et les communes, afin qu'elles adoptent des comportements économes en énergie.

Le Conseil d'Etat met parallèlement en consultation puis proposera au Grand Conseil deux décrets urgents pour limiter l'éclairage publicitaire (enseignes) et commercial (surfaces de bureaux, magasins, etc) ainsi que pour permettre au Canton d'encourager les entreprises grandes consommatrices à prendre les dispositions nécessaires pour faire face à une pénurie, en réorganisant leur fonctionnement.

La consultation court jusqu'à lundi. Mme Moret a précisé qu'elle devait rencontrer les associations économiques encore ce mercredi puis jeudi. Le gouvernement table ensuite idéalement sur un débat au Parlement avant les vacances scolaires d'octobre.

Soutien aux propriétaires et locataires

Les autorités vaudoises renforcent par ailleurs leur soutien aux régies et propriétaires d'immeubles ainsi qu'aux locataires via des programmes favorisant la mise en place de mesures d'économie d'énergie dans les immeubles et les logements. Et ce notamment par le biais du programme "Ecologement" et des formations gratuites auprès de concierges, agents d'exploitation et chauffagistes.

Les communes seront étroitement impliquées. Des séances d’information à leur attention sont déjà programmées avec les préfectures et l'EMCC dans chaque district durant les mois d'octobre et de novembre.

Enfin, la création d'une page spéciale sur le site internet de l'Etat et une hotline feront également partie du dispositif cantonal.

www.vd.ch/penurie

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une nouvelle date pour le faire-part de naissance de la radio

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Le pionnier touche-à-tout Roland Pièce pose en 1922 devant l'émetteur du Champ de l'Air (archives). (© KEYSTONE/STR)

La radio fête ses 100 ans en Suisse. En 1922, à Lausanne, l'émetteur du Champ de l'Air diffusait sa première émission, un petit concert improvisé. Mais la date n'était pas celle qu'on croyait.

Ce centenaire a incité historiens et passionnés à se replonger dans les archives. Il est apparu que la date du 26 octobre 1922 communément admise pour marquer les débuts de radio était erronée. L'inauguration officielle a eu lieu le samedi 14 octobre, a expliqué à Keystone-ATS Pierre-Yves Pièce, petit-neveu de Roland Pièce, le bricoleur autodidacte qui avait monté l'émetteur et en était devenu le chef de poste.

Petit retour en arrière sur les circonstances de cette naissance assez rocambolesque: au début, les pionniers de la radio devaient partager leur temps d'antenne avec les avions. L'émetteur radio-téléphonique du Champ de l'Air, près du CHUV actuel, devait permettre de transmettre la météo aux pilotes de la ligne Paris-Lausanne, pour leur indiquer s'ils pouvaient se poser.

Roland Pièce, passionné de téléphonie sans fil, est chargé de monter l'émetteur municipal, sous la supervision du professeur Paul-Louis Mercanton. Le jeune homme réalise de premiers essais: "il établit une première communication avec le pilote du Goliath, puis il se dit qu'il va essayer de leur envoyer de la musique", raconte Pierre-Yves Pièce, généalogiste. Le test est probant.

Stupéfaction

L'inauguration officielle a lieu en grande pompe le 14 octobre, à l'hôtel Beau-Rivage. Au Champ de l'Air, Roland Pièce a fait venir une cantatrice et des amis musiciens. Ils jouent la Marseillaise et l'hymne suisse, diffusés en direct pour les invités du banquet. Stupéfaction et première retransmission radiophonique en Suisse.

"On n'a malheureusement pas de trace auditive de cette prestation", regrette Pierre-Yves Pièce. Mais dans les archives de la ville, différents courriers de passionnés de cette nouvelle technologie attestent des essais du pionnier. Un vicaire belge de Tongres, au nord de Liège, lui adresse une lettre de félicitations. Et une invitation adressée au professeur Mercanton donne le jour et l'heure de l'inauguration officielle.

Une plaque commémorative

Charline Dekens, adjointe aux Archives de la ville, confirme la nouvelle: "Nous étions partis sur le 26 octobre, puis sur octobre tout court. Ce sera finalement le 14 octobre, on peut le garantir. Plusieurs documents des archives communales et cantonales l'attestent". La date figurera sur une plaque commémorative qui sera inaugurée samedi sur le site de l'émetteur, rue du Bugnon 9.

L'archiviste souligne qu'il n'y a pour l'heure pas de document après événement qui relate le concert. "Il y a encore à creuser", dit-elle. "Il reste un fonds intéressant à prospecter", relève Pierre-Yves Pièce, qui va poursuivre ses recherches et espère en publier le résultat en 2023.

Confusion

Pourquoi y a-t-il eu une erreur de date ? Les spécialistes n'ont pas de certitude, que des hypothèses. Une cérémonie interne, pour remercier aux collaborateurs de l'émetteur municipal, a eu lieu le 26 octobre et aurait pu créer la confusion.

Concernant l'histoire de la radio, dès 1923, une société privée commence à diffuser des émissions régulières à Lausanne, mais les auditeurs restent encore peu nombreux. A cette date, les autorités n'avaient délivré que 980 autorisations de réception dans toute la Suisse. Mais c'est le début d'une longue histoire.

Roland Pièce, décédé en 1972, deviendra chef de l'émetteur romand de Sottens, inauguré en 1931. Le pionnier touche-à-tout était un "homme jovial et chaleureux, qui animait toujours les fêtes de famille avec des jeux de son invention", se souvient son petit-neveu. Après sa retraite, il avait conservé un petit atelier où il aimait bricoler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les analystes financiers demeurent pessimistes pour la conjoncture

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Analystes et économistes ne sont guère optimistes pour l'évolution des cours et indices sur le Vieux continent. (archive) (© KEYSTONE/EPA DPA/FRANK RUMPENHORST)

Les analystes demeurent préoccupés par l'évolution conjoncturelle en Suisse et à l'international. Trois-quarts des spécialistes interrogés anticipent une détérioration de l'économie helvétique, annoncent mercredi Credit Suisse et Procure.ch dans leur relevé mensuel.

Pour le septième mois de suite, l'indice CS-CFA de septembre, un baromètre qui traduit les attentes des spécialistes du secteur financier, est resté en territoire négatif. Il s'est inscrit à -69,2 points contre -56,3% en août et -57,2 points en juillet.

Les auteurs du sondage relèvent qu'une telle ambiance morose n'avait été recensée que lors de la crise financière en 2008/2009 et de la crise de l'euro en 2011.

Les analystes interrogés prévoient que les perspectives des secteurs tournés vers l'exportation ne devraient pas s'améliorer au cours des six prochains mois en raison des problèmes liés à l'approvisionnement et de l'appréciation du franc par rapport à l'euro.

Le marché du travail suisse devrait cependant rester robuste.

Toutefois, les risques de récession ont augmenté au niveau global, relève l'étude. Si en avril uniquement 30% des analystes participant au sondage prévoyaient une récession en Suisse l'année prochaine, cet indicateur est monté à 40% en septembre. Une récession dans la zone euro est quant à elle anticipée par 70% des spécialistes.

L'étude est en outre très pessimiste quant à l'évolution des Bourses européennes pour les six prochains mois.

Les avis diffèrent cependant sur la trajectoire de l'inflation à court terme. Environ un tiers anticipe une progression au cours des six prochains mois, 23% anticipent une baisse et 41% une stabilisation.

Quelque 39 analystes ont participé à ce sondage en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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