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Suisse Romande

Les porteurs de journaux d’Epsilon protestent contre une baisse de salaire

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Crédit photo: Miguel Hernandez

Les porteurs de journaux d’Epsilon, filiale de La Poste, ont protesté ce matin devant les locaux du géant jaune de Montbrillant. La raison: une baisse de salaire alors qu’ils ont continué à distribuer chaque matin les journaux aux abonnés pendant la pandémie de Covid-19. Une décision malvenue au moment où les Chambres fédérales débattent de l’aide indirecte à la presse. Elle prévoit notamment une subvention à hauteur de 40 millions de francs à la distribution de journaux. 

Les porteurs et porteuses de journaux en ont gros sur le coeur. Alors qu’ils ont continué à travailler pendant toute la durée de la pandémie de Covid-19, ils font face aujourd’hui à une baisse de salaire. Deux cent porteurs de journaux sont concernés par cette restructuration, 80 à Genève et 120 à Lausanne. Un plan jugé injuste pour des salariés déjà fragilisés comme l’explique Anna Gabriel, secrétaire syndicale pour UNIA.

Anna Gabriel Secrétaire syndicale d'UNIA

Le syndicat UNIA exige aujourd’hui le retrait de ce plan de restructuration.

Faux prétexte

Pour rappel, début mai La Poste, propriétaire d’Epsilon, a annoncé au personnel genevois et lausannois des baisses de salaire. Le motif de cette restructuration: le déficit chronique de la distribution matinale des journaux, mis à mal par la crise que traverse la presse actuellement. Un faux prétexte pour Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’UNIA, qui rappelle les subventions à venir de la part de la Confédération.

Alessandro Pelizzari,  Secrétaire régional d'UNIA

 

La Poste déjà épinglée

En 2018 et 2019, une longue lutte des employés d’Epsilon contre une baisse de salaire avait porté ses fruits. L’entreprise s’était vue contrainte de payer les salaires minimums du contrat type de travail et 600’000 francs d’arriérés. La Poste avait écopé d’une amende de 180’000 francs pour non-respect du salaire minimal.

Subventions fédérales

La balle est désormais dans le camp du Conseil National. Le Conseil des Etats a déjà voté le principe de subvention de 40 millions de francs qui doit notamment servir à couvrir les déficits de cette prestation. Mais pour le Conseiller national socialiste Christian Dandrès, pas question pour la Confédération de subventionner un dumping salarial. Il pointe du doigt le double jeu de La Poste qui souhaite profiter en tant que régie fédérale d’une subvention fédérale, mais qui soustraite une partie du service public à des filiales qui pratiquent une politique salariale douteuse.

Christian Dandrès Conseiller national socialiste

 

La Poste ouverte à la discussion

Contactée, La Poste Suisse a indiqué être en discussion avec tous les partenaires sociaux. Elle se dit également prête à recevoir leurs suggestions et recommandations jusqu’au 10 juillet prochain. Les précisions sur la situation d’Epsilon de la porte-parole de La Poste Suisse Nathalie Dérobert.

Nathalie Dérobert Porte-parole de La Poste Suisse

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Politique

Neuchâtel: Le Locle et Les Brenets fusionnent

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La nouvelle commune s'appellera Le Locle (photo) mais le nom des Brenets demeurera pour la localité (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Locle et Les Brenets (NE) vont fusionner au 1er janvier 2021. Les citoyens de la Mère Commune ont approuvé dimanche la fusion à 82,5%, ceux du village des bords du Doubs à 71,8%. La nouvelle entité comptera près de 12’000 habitants.

Le taux de participation s’est élevé à 31% au Locle et à 58% aux Brenets, ont indiqué devant la presse aux Brenets Denis de la Reussille et José Decrauzat, présidents des conseils communaux respectivement du Locle et des Brenets. La campagne n’a pas été très animée, dans la mesure où aucun véritable opposant à la fusion ne s’est manifesté.

La campagne, sans contact , a été inédite en raison du Covid-19. Il n’y a pas eu de stand sur les marchés pour aborder les gens. Les conseillers communaux ont assuré une permanence téléphonique pour répondre aux questions de la population. Des séances d’information publiques, avec respect des distances sanitaires, ont toutefois eu lieu, avec entre 50 et 70 personnes présentes.

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Coronavirus

Les Suisses pourront télécharger l’appli Swisscovid dès jeudi

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L’appli de traçage de contacts SwissCovid pourra être utilisée par la population dès jeudi. Le Conseil fédéral a adopté mercredi l’ordonnance sur le système de traçage de proximité.

L’application complète le traçage classique des contacts utilisé par les cantons. Elle aidera à interrompre les chaînes de transmission. SwissCovid est gratuit et son utilisation facultative. Mais le Conseil fédéral recommande à la population de la télécharger.

L’application fonctionne grâce à la technologie bluetooth. Elle mesure anonymement la durée et la distance par rapport aux autres téléphones portables. Elle enregistre un contact étroit, soit de moins de 1,5 mètre et de plus de 15 minutes.

Notifications

Les utilisateurs qui auront été en contact avec une personne infectée seront averties, si ces deux personnes ont téléchargé l’application. Les personnes infectées obtiennent un code transmis par le service du médecin cantonal après un test positif. Elles pourront saisir ce code dans l’appli, sur base volontaire.

Les utilisateurs qui rencontrent une personne infectée sont alors informés par une notification qu’ils ont peut-être contracté le virus. Ils obtiennent en même temps des informations sur l’infoline de l’Office fédéral de la santé publique qui fournit des conseils gratuits sur les étapes suivantes. A la demande du Parlement, elles doivent pouvoir se faire tester gratuitement.

Si un médecin ou des autorités décident de la mise en quarantaine suite à une notification de Swisscovid, les personnes pourront bénéficier d’une allocation pour perte de gain. Ce n’est pas le cas si les personnes décident d’un isolement de leur propre chef.

Phase de test

La phase test a été lancée vers la mi-mai. L’application a été soumise à des contrôles sur la sécurité et la convivialité. Aucun problème critique ou systémique n’a été signalé.

Le centre national pour la cybersécurité continuera à récolter les avis afin de garantir la protection permanente des données et la sécurité de l’application.

Le Parlement a approuvé la base légale de l’application lors de la session de juin. Il a demandé que l’application soit arrêtée si son efficacité est insuffisante. Le Conseil fédéral a déjà prévu de la retirer dès qu’elle ne sera plus utile pour lutter contre l’épidémie. La loi échoit au plus tard le 30 juin 2022.

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Coronavirus

En Suisse, le retour des travailleurs d’Etats tiers possible dès le 6 juillet

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Les travailleurs de pays hors Union européenne et AELE pourront dès le 6 juillet à nouveau venir en Suisse pour y travailler. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de lever les restrictions à l’admission de ces personnes mises en place à cause du coronavirus. Les ressortissants de ces pays ne pourront toutefois pas encore passer leurs vacances en Suisse.

Les frontières avec les Etats Schengen sont ouvertes depuis le 15 juin. Depuis cette date, la libre circulation des personnes est rétablie avec tous les Etats membres de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange, ainsi que le Royaume-Uni.

Le Conseil fédéral franchit désormais un pas supplémentaire. Les travailleurs d’Etats tiers seront autorisés à venir travailler en Suisse comme avant la crise, selon le système de contingents. Ils pourront accéder notamment à des emplois dans le tourisme ou la culture et à des formations rémunérées (travail au pair, stage agricole ou échanges).

Le 6 juillet, les demandes émanant de ressortissants d’Etats tiers n’exerçant pas d’activité lucrative, comme les retraités, seront à nouveau traitées par les cantons. Elles devront correspondre aux critères ordinaires du droit des étrangers.

Pas encore de touristes

L’entrée de ressortissants d’Etats tiers pour des séjours de moins de 90 jours, pour y passer des vacances, y mener des discussions d’affaires non urgentes ou y suivre une formation de courte durée ou un traitement médical, reste interdite, sauf nécessité absolue. Cette dernière restriction sera levée en coordination avec les autres Etats Schengen.

En fonction de l’évolution de la situation épidémiologique dans les Etats tiers, l’interdiction d’entrée sera levée progressivement avant même le 6 juillet pour certains pays. La levée sera coordonnée par la Commission européenne, qui mettra régulièrement à jour une liste d’Etats tiers dans lesquels la pandémie est sous contrôle.

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Course à pied

Le Romandie Run veut faire transpirer les amateurs de course à pied

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Le RomandieRun veut faire transpirer les Romands en manque de sport.

Une nouvelle compétition de course à pied a été présentée mardi. Le Romandie Run, une course par étape qui se tiendra du 4 juillet au 2 août compte bien faire transpirer les sportives et sportifs en manque de compétition.  

La société organisatrice MSO dans son communiqué le Romandie Run n’est pas « l’énième événement virtuel ou autonome (défi Stava…), mais bel et bien un retour à des épreuves traditionnelles ». Des épreuves traditionnelles réparties sur 22 étapes à travers 6 cantons de Suisse romande.

Jérémy Muller Co-initiateur du projet

 

L’organisation est superviée par la société de chronométrage MSO qui collaborera avec 22 organisateurs locaux. Toutefois les mesures sanitaires sont toujours en place et la manifestation ne pourra pas accueillir plus de 1000 personnes. Et si le terme « covid-compatible » est nouveau, il faudra peut-être s’attendre à le voir de manière récurrente. Mais qu’est qu’une course « Covid compatible », une course où beaucoup de choses seront limitées.

Jérémy Muller Co-initiateur du projet

 

Toutes fois que les amateurs de course à pied se rassurent, tout sera fait pour que la course se déroule dans les meilleurs conditions, notamment pour le balisage du parcours et l’organisation des zones de départ et d’arrivée.

Jérémy Muller Co-initiateur du projet

 

Ouvert à tous

Le Romandie Run est ouvert à toutes et tous, les étapes font toutes environ 10 kilomètres et vous pouvez vous inscrire aux étapes que vous voulez. En aucun vous n’êtes obligés de prendre part aux 22 épreuves.

Pour s’inscrire il suffit de se rendre sur le site romandierun.ch et vous avez tout le détail des étapes. Et si pour l’instant, aucune étape n’est prévue sur le sol genevois, pas de panique ! ce n’est qu’une question de jours avant qu’une étape genevois soit annoncée.

Jérémy Muller Co-initiateur du projet

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Coronavirus

Le monde de demain: des panneaux de protection en kit

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Photo: ExpertiZ/Petalo

De l’expertise d’art, à l’art de se protéger, il n’y a qu’un pas et c’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Oui c’est l’histoire d’une startup genevoise, spécialisée dans l’expertise d’objets d’art et la restauration de tableaux, qui a connu des difficultés avec le Covid-19. Ses activités sont provisoirement à l’arrêt mais, en attendant la reprise, elle a trouvé un moyen de rebondir en proposant des panneaux de protection ingénieux et utiles surtout en cette période de pandémie, pour délimiter les espaces dans les commerces, les restaurants, chez le coiffeur, dans les bibliothèques et autres open space. La jeune pousse ExpertiZ, c’est son nom, a donc décidé début mai de se lancer dans une nouvelle aventure avec ces panneaux antibactériens. Un concept né en Italie où 15’000 pièces ont déjà été vendues en l’espace d’un mois et demi. En Suisse, le démarchage commence tout juste mais une brasserie genevoise et un hôtel vaudois ont déjà passé commandes. 

Qu’est-ce qu’ils ont d’ingénieux ces panneaux?

D’une part c’est leur facilité d’installation. Ils sont livrés en kit. 2 minutes suffisent nous dit-on pour les monter à 2. Ce sont des pièces que l’on emboite… Un socle, une paroi transparente en plexiglas à emboîter sur un encadrement et le tour est joué. Le représentant genevois assure d’ailleurs, avec le sourire, que même sa fille de 6 ans y arrive. Parce qu’à la différence des modèles qui existent déjà sur le marché, ceux-là sont un mélange de bois, de matériau alvéolé et de plexiglas. Donc assez légers. Plusieurs dimensions sont possibles, plusieurs coloris aussi. Et les prix varient entre 130 et 250 francs pièce, selon les options. En attendant que les activités d’expertise d’objets et de restauration de tableaux redémarrent, ExpertiZ essaie d’encadrer différemment le monde de demain.

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