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Sans-abris: la proposition de crédit de 1,8 million renvoyée en commission

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Le conseil municipal de la Ville de Genève a refusé de voter immédiatement une aide aux sans-abris. La proposition de crédit de 1,8 million réclamée par le MCG et soutenue par la magistrate verte Esther Alder, pour la Halte de nuit des Acacias a été renvoyée en commission.

Il faudra être patient. Lundi soir, le délibératif de la Ville de Genève n' a pas voté sur le siège, c'est à dire sur le champ, la proposition portée par le MCG. Le chef de groupe de ce parti, Daniel Sormanni avait pourtant insisté sur l'urgence de la situation. Pour comprendre, il faut rappeler que le 4 avril, suite à la fermeture des abris hivernaux, l’association Le Caré a mis à disposition, dans l’urgence, une Halte de nuit dans ses locaux aux Acacias.

Cette initiative dispose des moyens financiers pour rester ouverte jusqu'au 6 mai. D'où la proposition du MCG d'un crédit de 1,8 millions pour venir en aide aux sans abris. Aux cotés du MCG, les Verts et Ensemble à gauche voulaient voter sur le siège mais la majorité a opté pour un renvoi en commission. L'examen de ce texte par la commission se fera dès jeudi selon Esther Alder, la conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité. En attendant, la magistrate verte assure qu'une solution va être trouvée:

Esther AlderConseillière administrative chargée de la cohésion sociale - Ville de Genève

La réaction d'Alain Bolle, le directeur du Centre social protestant. Il répond à Benoît Rouchaleau:

Alain Bolledirecteur du Centre social protestant

Et la magistrate de rappeler que des projets sont à venir, dont le logement modulaire sur Fort barreau dès début juin.

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Culture

Le procès d'Alec Baldwin pour homicide involontaire interrompu

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Le parquet accuse l'acteur américain Alec Baldwin d'avoir négligé les règles de sécurité élémentaires en mettant la pression sur le reste de l'équipe. (© KEYSTONE/EPA/RAMSAY DE GIVE / POOL)

Coup de théâtre au procès d'Alec Baldwin: la juge a interrompu l'audience vendredi et renvoyé les jurés chez eux, à cause de la découverte de nouvelles balles auxquelles la défense n'a jamais eu accès, un vice qui pourrait remettre en cause la procédure.

L'acteur de 66 ans est poursuivi pour homicide involontaire sur le tournage de son western "Rust" en 2021. Il risque jusqu'à 18 mois d'emprisonnement.

Sur le plateau de ce film tourné au Nouveau-Mexique, la star avait brandi une arme censée ne contenir que des balles à blanc mais qui avait tiré un projectile bien réel. Le tir avait tué la directrice de la photographie Halyna Hutchins, et blessé le réalisateur Joel Souza.

Marquée par de nombreuses faiblesses et rebondissements, l'enquête n'a jamais établi comment des balles réelles, absolument interdites sur un tournage, ont terminé sur le plateau de "Rust". Presque trois ans plus tard, cette question hante désormais le procès de M. Baldwin, et pourrait conduire à son annulation pure et simple.

Jurés congédiés jusqu'à lundi

Ses avocats ont formulé un recours en ce sens jeudi soir, en accusant la police d'avoir "enterré" des preuves permettant d'expliquer le drame. Car en début d'année, deux ans et demi après les faits, le shérif de Santa Fe a reçu un lot de balles de la part d'un ancien policier, affirmant que ces munitions correspondaient à la balle meurtrière. De quoi potentiellement établir son origine et préciser les responsabilités de chacun dans la tragédie.

Or, ces balles n'ont jamais été transmises à la défense, qui n'a pas pu les faire examiner. "Il est temps de classer cette affaire", a estimé vendredi matin Luke Nikas, l'un des avocats de Baldwin.

Une objection prise très au sérieux par la juge Mary Marlowe Sommer, qui a examiné les balles elle-même avec une paire de gants en latex bleu. La magistrate a congédié les jurés jusqu'à lundi matin, le temps de pouvoir se décider sur une éventuelle annulation du procès.

"Fausse piste"

Selon l'accusation, ces balles ne correspondent pas à celle qui a pris la vie de Mme Hutchins, une prometteuse directrice de la photographie de 42 ans, originaire d'Ukraine. "C'est une fausse piste", a assuré la procureure Kari Morrissey. "Cela n'a aucune valeur probante."

Mais la parquetière a paru très mal à l'aise pour expliquer pourquoi ce lot de balles n'a pas joué un plus grand rôle dans l'enquête. "Je ne les ai jamais vues jusqu'à ce matin", a-t-elle expliqué à la juge, nerveuse.

Appelée à témoigner, Marissa Poppell, une experte technique du shérif de Santa Fe, a expliqué qu'un rapport avait été rédigé sur ces munitions, sans être envoyé au parquet. Elle a également estimé qu'il n'y avait pas de correspondance entre ces balles et celle de l'homicide, malgré une certaine ressemblance visuelle.

Plusieurs recours

La juge doit désormais entendre seule de nouveaux témoins lors d'une audience technique qui décidera du sort du procès. Le fournisseur d'armes du film et une enquêtrice vont être interrogés sur ces balles. L'armurière de "Rust" a déjà été jugée séparément et a écopé de 18 mois d'emprisonnement en avril.

Avant ce procès, la défense de M. Baldwin avait déjà multiplié les recours pour obtenir son annulation. L'acteur a toujours expliqué qu'on lui avait assuré que l'arme était inoffensive, et nie avoir appuyé sur la détente.

Ses avocats arguent que même s'il l'a pressée accidentellement, cela ne justifie pas une condamnation. Selon les directives de l'industrie cinématographique, ce n'est pas aux acteurs de vérifier qu'une arme est bien sans danger.

Le parquet accuse M. Baldwin d'avoir eu un comportement erratique en plateau, en négligeant les règles de sécurité élémentaires et en mettant la pression sur le reste de l'équipe. Mais selon la défense, cette insistance à le poursuivre a vicié l'enquête et conduit la police à négliger certaines pistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mayence doit réintégrer El Ghazi

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Mayence doit réintégrer Anwar El Ghazi (ici sous le maillot du PSV) dans son effectif (© KEYSTONE/EPA ANP/MAURICE VAN STEEN)

Anwar El Ghazi a gagné vendredi son procès contre Mayence, a annoncé le conseil de prud'hommes local.

Le club de Bundesliga, dont Silvan Widmer était le capitaine la saison dernière, avait limogé son joueur néerlandais en novembre pour ses prises de position concernant le conflit Israël-Hamas.

Le tribunal de cette ville de l'ouest de l'Allemagne a annoncé dans un communiqué avoir annulé le "licenciement exceptionnel, sans préavis" du joueur de 29 ans. Ce dernier avait porté plainte contre l'interruption de son contrat et du versement de son salaire décidée après une publication pro-palestinienne sur les réseaux sociaux.

Celle-ci est "couverte par la liberté d'expression", note le tribunal, pour qui le licenciement est injustifié et le contrat demeure valable. Le club devra donc dédommager l'ancien international néerlandais d'au moins 1,5 million d'euros et renouer le contrat, selon l'agence allemande SID.

Dans un message sur son compte Instagram le 17 octobre, l'ailier droit avait apporté son soutien aux Palestiniens, terminant par la formule "Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre". Ce slogan est vu par certains comme un appel à la destruction d'Israël, et par d'autres comme un appel à une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.

Les prud'hommes n'ont pas statué sur ce post, mais sur le suivant, daté du 1er novembre: le joueur déclarait alors "n'avoir aucun regret ni remord sur [sa] position" et renouvelait son soutien, inacceptable pour le club, 13e de Bundesliga cette saison.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des restes humains découverts dans deux valises à Bristol

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Les deux valises ont été découvertes à Bristol dans la nuit de mercredi à jeudi (image prétexte). (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Deux valises découvertes sur un célèbre pont suspendu à Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre, contenaient les restes de deux hommes, a annoncé vendredi la police. Elle est toujours à la recherche d'un suspect.

Peu avant minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a reçu le signalement "d'un homme avec une valise agissant de manière suspecte sur le pont suspendu de Clifton", a indiqué la police locale dans un communiqué jeudi.

Des agents ont été rapidement envoyés sur place, mais "l'homme avait déjà quitté la zone" en laissant une valise. Une seconde a été retrouvée non loin de là. La police a rapidement précisé que les valises contenaient des restes humains.

"Les victimes n'ont pas été formellement identifiées mais il s'agirait de deux hommes adultes", a dit vendredi la Metropolitan Police, la police de Londres qui a été chargée de l'enquête. Le suspect aperçu à Bristol serait venu de la capitale britannique.

Emblème de Bristol

Une scène de crime a été mise en place dans l'ouest de Londres, dans le quartier de Shepherd's Bush. La police a diffusé jeudi une capture d'écran d'une caméra de vidéosurveillance montrant l'individu recherché: un homme noir, barbu, vêtu de noir et avec une casquette sur la tête.

Le pont suspendu de Clifton, ouvert en 1864, enjambe la rivière Avon et relie Bristol au Somerset. Long de plus de 400 mètres et situé à plus de 70 mètres au-dessus de l'eau, il est un des emblèmes, très visité, de Bristol.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Dominique Meyer nommé à la tête de l'OCL

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Dominique Meyer n'a pas été reconduit à la Scala, la limite d'âge ayant été fixée à 70 ans pour les directeurs de théâtres lyriques (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/MATTEO BAZZI)

Le directeur sortant de la Scala de Milan, le Français Dominique Meyer, 68 ans, est nommé au poste de directeur général de l'Orchestre de chambre de Lausanne, a annoncé vendredi la Scala. Il prendra ses fonctions le 15 juillet.

Dominique Meyer restera directeur de la Scala jusqu'à la fin de son mandat le 28 février 2025, a précisé l'institution milanaise dans un communiqué. Son successeur, l'Italien Fortunato Ortombina, "qui assumera les fonctions de directeur désigné de la Scala à partir du 1er septembre 2024", prendra sa relève à partir du 1er mars 2025.

A Lausanne, Dominique Meyer sera rejoint à partir du 1er septembre par Julie Mestre, actuellement directrice générale de l'Orchestre des Pays de Savoie, en tant que directrice des opérations. "Le duo travaillera en étroite collaboration avec le directeur artistique Renaud Capuçon", conclut le communiqué.

Dominique Meyer, qui avait en vain demandé un renouvellement de son mandat à la Scala, avait assuré fin mai quitter son poste en toute "sérénité", sans "amertume". "Un ministre a décidé de me mettre à la retraite de la Scala, mais la vie continue", avait-il déclaré en référence au ministre de la Culture Gennaro Sangiuliano, lequel avait fixé à 70 ans la limite d'âge pour les directeurs de théâtres lyriques, empêchant ainsi de fait une reconduction de M. Meyer qui atteindra cet âge en août 2025.

Le gouvernement nationaliste de Giorgia Meloni n'avait guère caché sa volonté de voir arriver aux commandes de la Scala un Italien, après trois directeurs étrangers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Libération de milliers de détenus face à des prisons débordées

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"Nos prisons sont au bord de l'effondrement", a déclaré la nouvelle ministre de la Justice Shabana Mahmood. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le gouvernement travailliste britannique a annoncé vendredi la libération anticipée de milliers de détenus afin d'alléger la pression sur des prisons "au bord de l'effrondrement". Il s'agit de l'une des premières mesures marquantes du nouveau gouvernement.

Il risque de ne plus y avoir de place dans les prisons britanniques "d'ici quelques semaines", a mis en garde le gouvernement. Près de 84'000 hommes sont actuellement détenus au Royaume-Uni, où les prisons sont régulièrement remplies à 99% de leur capacité depuis début 2023, selon des chiffres du ministère de la Justice. Le 8 juillet, il n'y avait plus que 700 places libres.

"Nos prisons sont au bord de l'effondrement", a déclaré la nouvelle ministre de la Justice Shabana Mahmood, en annonçant un plan d'action d'urgence depuis l'établissement pénitentiaire HMP Five Wells, dans le centre de l'Angleterre. Les détenus éligibles à une libération anticipée sous contrôle judiciaire après avoir réalisé la moitié de leur peine, pourront désormais en bénéficier plus tôt, lorsqu'ils ont réalisé 40% de leur peine, ce à compter de septembre.

"Si nous n'agissons pas maintenant, nous risquons l'effondrement du système de justice criminelle et des troubles à l'ordre public", a ajouté Mme Mahmood. Si les prisons venaient à manquer de places, les tribunaux seraient contraints de retarder le placement en détention de délinquants, a-t-elle souligné.

Une telle crise "mettrait le public en danger face à une criminalité incontrôlée". Le constat est partagé par l'inspecteur en chef des prisons Charlie Taylor, qui a affirmé que la situation était "à un point de rupture absolu".

"Laissez moi être claire: il s'agit d'une mesure d'urgence. Il ne s'agit pas d'un changement permanent. Je suis convaincue que les criminels doivent être punis", a aussi dit la ministre. Les personnes condamnées à des peines de quatre ans ou plus ou pour des infractions sexuelles sont exclues du nouveau dispositif de libération anticipée.

Nouveaux agents recrutés

Les mesures annoncées vendredi n'entreront en vigueur qu'en septembre, afin de donner le temps aux services pénitentiaires d'organiser ces libérations. Le Premier ministre Keir Starmer a blâmé les précédents gouvernements conservateurs pour cette situation.

"C'est une irresponsabilité flagrante de la part du gouvernement sortant", a-t-il accusé. "Nous savions qu'il allait y avoir un problème, mais son étendue est pire que nous le pensions", a-t-il ajouté. Keir Starmer, un ancien avocat spécialisé dans les droits humains, connait parfaitement les questions liées à la justice. Il a aussi été directeur du parquet général d'Angleterre et du Pays de Galles, l'un des postes les plus importants du système judiciaire.

La ministre de la Justice a également annoncé le recrutement de plus de 1000 agents de probation d'ici mars 2025, afin de "mieux surveiller et gérer les délinquants" une fois libérés. Elle a évoqué la construction de nouvelles prisons.

Pour faire face à la crise qui couve depuis plusieurs années, six nouvelles prisons sont actuellement en construction, ce qui devrait représenter 20'000 places supplémentaires. Environ 10'000 sont attendues d'ici la fin 2025.

"Moins mauvaise solution"

Le gouvernement conservateur avait déjà lancé un programme de libérations anticipées en octobre 2023, selon le ministère de la Justice. Les détenus étaient initialement libérés 18 jours plus tôt que prévu, puis cette durée a augmenté ces six derniers mois. Plus de 10'000 détenus en auraient bénéficié. Les annonces du gouvernement travailliste ont reçu un accueil plutôt positif de la police.

Pour le chef de la police londonienne, Mark Rowley, les libérations anticipées représentent la "moins mauvaise solution" face à la crise des prisons. Le président du conseil des chefs de la police, Gavin Stephens, s'est félicité que le nouveau gouvernement ait "pris des mesures aussi rapidement sur cette question urgente".

Le Royaume-Uni est cependant loin d'être le pire pays européen en matière de prison. Depuis des années, la surpopulation carcérale bat record sur record en France. La population carcérale y a atteint 77'880 détenus au 1er juin, pour 61'694 places dans les prisons.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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