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Qui sont les gagnants et les perdants de la phase de groupes?

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Manzambi est le grand gagnant de la phase de poules côté suisse (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Avec une nouvelle star épatante, des leaders sur courant alternatif et des talents bloqués sur le banc, la Suisse a atteint son premier objectif au Mondial: se qualifier pour les 16es de finale.

Zoom sur les gagnants et les perdants de la phase de groupes.

Un trio se détache

Impossible de ne pas commencer par l'évidence Johan Manzambi. Le Genevois de 20 ans s'est révélé aux yeux du monde dès son entrée en jeu contre la Bosnie (4-1) en marquant un doublé. Titularisé par Murat Yakin mercredi au Canada, il a confirmé toutes ces promesses avec une passe décisive et un troisième but. Aucun Suisse n'avait atteint un tel total dans un Mondial depuis Xherdan Shaqiri en 2014.

Premier buteur helvétique (sur penalty) lors du match nul inaugural contre le Qatar (1-1), Breel Embolo a aussi marqué des points dans cette phase de groupes. Certes, le Bâlois fait toujours preuve d'un certain déchet dans le dernier geste, mais son précieux jeu dos au but, d'où il a délivré deux caviars, le rend indispensable.

Le cas Ruben Vargas est plus nuancé, même si l'ailier de Séville affiche un bilan remarquable de deux buts et une passe décisive. Contre le Qatar, il a livré une performance décevante, tout comme lors de la première mi-temps à Vancouver. Mais contrairement à Dan Ndoye, le Lucernois a fait trembler les filets, et il sera difficile à déloger.

Irréguliers, mais intouchables

Inamovible duo au milieu du terrain, Granit Xhaka et Remo Freuler peuvent encore monter en puissance. C'est surtout le cas du capitaine, qui a encore été neutralisé par les Canadiens après avoir retrouvé de sa superbe lors du deuxième match.

L'appréciation est légèrement meilleure pour les deux défenseurs centraux, Manuel Akanji et Nico Elvedi, globalement rassurants mais parfois pris de court, comme sur le (très joli) but du Canada. Sur le côté gauche, Ricardo Rodriguez fait le job et n'est pas inquiété par Miro Muheim, blessé depuis son autogoal contre le Qatar.

Quant au gardien Gregor Kobel, il n'a pas commis de grossière erreur malgré un jeu au pied perfectible. Solide quand il le fallait, le successeur de Yann Sommer est encore à la recherche d'un "clean sheet" pour son premier grand tournoi en tant que titulaire.

Leur place est en danger

Alors qu'il abordait ce Mondial en pleine confiance et avec le statut de menace offensive numéro 1, Dan Ndoye sort fragilisé de ces trois matches. Incapable de concrétiser ses nombreuses occasions, il a été relégué sur le banc pour la première fois de l'année avec la Suisse.

Murat Yakin a justifié ce choix par une "petite fatigue musculaire" ressentie par le Vaudois. Peut-être s'agissait-il de le préserver en vue du 16e de finale que la Suisse aurait pu jouer dimanche. Mais le sélectionneur semble surtout ne pas vouloir l'aligner en même temps que Vargas, Manzambi et Embolo. L'un des quatre risque d'en faire les frais, et pour l'instant, c'est Dan Ndoye.

Silvan Widmer peut aussi s'inquiéter. Critiqué pour n'avoir sélectionné qu'un seul latéral droit de métier, Yakin a testé deux autres joueurs à ce poste: Denis Zakaria et Luca Jaquez. Bien malin celui qui devinera lequel le sélectionneur choisira pour le 16e de finale.

En grande forme lors de la préparation, Michel Aebischer a lui aussi perdu des plumes ces derniers jours. Ce n'est qu'après que le Fribourgeois a quitté le terrain à Los Angeles que la Suisse a percé la défense bosnienne, et il n'a joué qu'une vingtaine de minutes mercredi.

Ils doivent ronger leur frein

Son talent est incontestable, mais Ardon Jashari est figé au banc tant que Remo Freuler est performant. "C'est difficile, car il s'entraîne très fort, mais l'équilibre est garanti avec Remo et Granit", explique Yakin. Le milieu défensif de l'AC Milan a joué cinq petites minutes face au Qatar et n'était pas tout blanc sur l'égalisation. Difficile, dans ces conditions, de le voir bousculer la hiérarchie.

Le sélectionneur jure également considérer Noah Okafor comme une option viable. Il a assuré avoir pardonné l'attaquant bâlois, qui s'était publiquement plaint, en novembre dernier, de n'être plus appelé. Blessé lors du rassemblement de mars, gêné lors de la préparation, Okafor n'est pas encore apparu dans cette Coupe du monde, alors qu'il sort d'un printemps convaincant avec Leeds (6 buts en Premier League).

A l'Euro 2024, il n'avait pas su contenir sa frustration de ne pas jouer, ce qui avait détérioré sa relation avec le sélectionneur. Mercredi, même Christian Fassnacht et Cédric Itten sont entrés en jeu. "Après le but canadien, j'ai préféré miser sur des joueurs expérimentés", s'est justifié Yakin. Noah Okafor saura-t-il entendre l'argument?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le roi Harald V de Norvège est mort à l'âge de 89 ans

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Figure rassembleuse, le roi Harald V a incarné une Norvège ouverte et tolérante (archives). (© KEYSTONE/AP NTB Scanpix/HEIKO JUNGE)

Le roi Harald V de Norvège est décédé vendredi à 89 ans, a annoncé le Palais royal norvégien. Il était le doyen des souverains en Europe. Son fils, le prince Haakon, 53 ans, devient automatiquement roi.

"C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons que Sa Majesté le roi Harald nous a quittés aujourd'hui. Le roi Harald s'est paisiblement éteint à l'hôpital national (Rikshospitalet) le vendredi 28 août, à 06h35", a écrit le palais dans un communiqué.

Quasi toute la famille se relayait depuis jeudi au chevet du roi, hospitalisé le 17 août à l'Hôpital national d'Oslo, y compris le fils de la princesse héritière Mette-Marit, Marius Borg Høiby, actuellement en détention provisoire à domicile sous bracelet électronique.

Gerbes de fleurs

Autour du palais royal, des quidams n'ont eu cesse de déposer des gerbes de fleurs et de se recueillir un instant dès l'annonce de l'aggravation de son état de santé. A l'annonce de sa mort, le drapeau qui flotte sur le palais a été mis en berne.

Le roi Harald V souffrait d'une anémie hémolytique, maladie du sang qui se traduit par une destruction anormalement rapide des globules rouges.

L'héritier direct du trône, le prince Haakon, 53 ans, qui occupait la régence et, d'après les médias a passé la nuit au chevet de son père, devient automatiquement roi. Il lui incombe d'informer le gouvernement du décès, et de convoquer ses membres.

Monté sur le trône de Norvège en 1991 à la mort de son père, le roi Olav, Harald a incarné une Norvège ouverte et tolérante. Depuis plusieurs années, il connaissait de multiples problèmes de santé, mais il a toujours exclu d'abdiquer, faisant valoir qu'il avait prêté un serment à vie devant le Parlement.

Figure rassembleuse

Plusieurs visites officielles ont été interrompues ou reportées après l'annonce de l'état de santé aggravé du roi, notamment le déplacement en Allemagne du Premier ministre Jonas Gahr Støre.

Le décès du roi, aux fonctions essentiellement protocolaires, survient alors que la famille royale a été éclaboussée par plusieurs scandales ces derniers mois, notamment en lien avec Mette-Marit.

La publication fin janvier de documents aux Etats-Unis a mis en évidence sa correspondance soutenue et à la tonalité parfois intime avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014 alors que le financier américain avait déjà été condamné.

La princesse, atteinte d'une maladie pulmonaire incurable qui lui a valu une greffe des poumons en juin, a aussi dû faire face aux démêlés judiciaires de son fils, Marius Borg Høiby.

Né d'une relation antérieure au mariage de Mette-Marit et Haakon en 2001, le jeune homme de 29 ans a été condamné en juin à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d'accusation dont des violences contre une ancienne compagne. Il est assigné à résidence sous bracelet électronique en attendant son procès en appel.

Ces affaires ont entaché l'image de la monarchie qui reste néanmoins populaire, notamment grâce à la figure rassembleuse du roi Harald.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Rupture d'un lac au Tibet: alerte aux inondations au Népal

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Le puissant mur d'eau et de boue qui a submergé mercredi matin une région frontalière entre le Népal et le Tibet en territoire chinois a balayé des villages entiers et coûté la vie à 472 personnes. (© KEYSTONE/EPA/NARENDRA SHRESTHA)

La police népalaise a lancé vendredi une alerte aux inondations après avoir été informée de la rupture sur le territoire chinois du Tibet d'un lac créé par l'effondrement du glacier à l'origine il y a deux jours de la crue dévastatrice qui a fait près de 500 morts.

"Nous avons été informés de la rupture d'un lac sur le versant tibétain", a déclaré la police sur X. "Nous demandons à toutes les équipes de sécurité et de sauvetage et au public de rester en alerte et de se mettre immédiatement en lieux sûr et de rapporter tout éventuel incident".

Les autorités chinoises n'ont pas immédiatement confirmé la rupture de cette étendue d'eau. Un média chinois a rapporté plus tôt vendredi que les équipes de secours avaient suspendu leurs opérations au coeur de la zone sinistrée au Tibet à cause du danger posé par cette vaste retenue d'eau en surplomb.

Dans la foulée de l'alerte de la police, l'autorité népalaise en charge de la gestion des situations d'urgence a confirmé vendredi que le débit du fleuve qui avait débordé mercredi avait "légèrement augmenté".

"Nous avons été informés que le flot d'eau boueuse a légèrement grossi dans le secteur où s'est produit l'importante crue du fleuve Bhote Koshi et qu'il existe un risque de nouvelles inondations", a détaillé une porte-parole de l'autorité, Shanti Mahat, dans une déclaration.

Secours et population sont "instamment priés de rester sur leurs gardes et de gagner immédiatement un endroit sûr s'il existe le moindre risque", a-t-elle poursuivi.

Plusieurs milliers de secouristes sont mobilisés dans le secteur pour venir en aide aux sinistrés et retrouver les centaines de personnes, dont de nombreux touristes étrangers, encore disparues deux jours après la catastrophe.

Selon le dernier bilan des autorités, le mur d'eau et de boue qui a déferlé dans la vallée mardi, emportant tout sur son passage, a fait au moins 469 morts et plus de 900 disparus sur le seul territoire du Népal, la catastrophe naturelle la plus meurtrière depuis le tremblement de terre de 2015.

Selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS), la vague a été causée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, d'une violence telle qu'il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Inter Miami de Miami se sépare de son entraîneur

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L'Inter Miami de Lionel Messi change de coach (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

L'Inter Miami de Lionel Messi s'est séparé jeudi de son coach Guillermo Hoyos, le club traversant une fade série de cinq matches sans victoire.

L'entraîneur argentin sera remplacé par son compatriote et ancien joueur de l'Albiceleste Kily Gonzalez.

Gonzalez (52 ans), qui n'a aucune expérience d'entraîneur à l'étranger, "prendra ses fonctions dès qu'il aura obtenu les permis de travail nécessaires", a déclaré le club floridien de MLS dans un communiqué, ajoutant que Hoyos gardera ses fonctions le temps que le nouvel entraîneur arrive.

Guillermo Hoyos, très proche de Messi et de sa famille, avait pris les rênes de l'Inter Miami en avril après la démission surprise de Javier Mascherano, lequel avait mené l'équipe à son premier titre de champion en décembre. Kily Gonzalez connaît aussi bien l'attaquant argentin, avec qui il a joué en équipe nationale au début de la carrière de Messi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

IA: un tribunal américain juge illégal le bannissement d'Anthropic

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Une juge fédérale a déclaré jeudi illégales les sanctions prises en février par l'administration Trump contre Anthropic. (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Une juge fédérale a déclaré jeudi illégales les sanctions prises en février par l'administration Trump contre Anthropic, estimant que le gouvernement avait puni l'entreprise d'intelligence artificielle pour avoir critiqué publiquement le Pentagone.

"L'invocation creuse de la sécurité nationale n'est pas un chèque en blanc pour punir ceux qui critiquent le gouvernement", écrit la juge Rita Lin, de San Francisco, dans une décision de 59 pages consultée par l'AFP.

La décision interdit définitivement aux agences fédérales visées par la plainte d'appliquer l'ordre de Donald Trump de cesser d'utiliser les outils d'Anthropic, créateur du chatbot Claude, et annule la désignation de l'entreprise comme "risque pour la chaîne d'approvisionnement" par le ministre de la Défense Pete Hegseth.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

RDC: Tshisekedi exclut la participation du M23 au dialogue national

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Le président de la RDC Félix Tshisekedi a exclu jeudi la participation du groupe armé M23 à un dialogue national. (© KEYSTONE/EPA LUSA/AMPE ROGERIO)

Le président de la RDC Félix Tshisekedi a exclu jeudi la participation du groupe armé M23 soutenu par Kigali à un dialogue national censé réconcilier un pays à l'histoire jalonnée par des crises, lors d'une allocution diffusée à la télévision nationale.

La République démocratique du Congo (RDC), pays d'Afrique centrale riche en ressources naturelles et frappée par la pire épidémie d'Ebola de son histoire, est en proie depuis 2021 à la résurgence du groupe antigouvernemental M23, qui s'est emparé de vastes pans de territoires dans l'est avec le soutien de l'armée rwandaise.

Kinshasa et le M23 se sont engagés à un cessez-le-feu en juillet 2025 à Doha, et la RDC et le Rwanda ont entériné en décembre à Washington un accord de paix, mais ni la médiation qatarie, ni la médiation américaine, n'ont permis jusqu'à présent de faire taire les armes dans l'est.

Mi-juillet, la présidence congolaise a annoncé l'organisation d'un dialogue national longtemps réclamé par l'opposition et une partie de la société civile, sans donner de précisions sur ses modalités.

Une partie de l'opposition souhaite associer à ce dialogue des représentants du M23 ou de l'ancien président Joseph Kabila (de 2001 à 2019), condamné à mort par contumace par la justice congolaise en septembre 2025 pour "complicité" avec le groupe armé.

Jeudi, le président congolais Félix Tshisekedi a officialisé dans une adresse à la nation le lancement du processus de dialogue national, en excluant toutefois la participation du M23 "en tant que composante politique".

"Le processus de Doha demeure le cadre approprié pour traiter avec" le M23, "et le dialogue national ne se substituera pas à ce processus", a déclaré M. Tshisekedi lors de cette allocution, au cours de laquelle il a de nouveau exigé le retrait des "forces étrangères" du territoire congolais.

Une "voie de réintégration au sein de la communauté nationale restera néanmoins ouverte à ceux qui, à titre individuel, renonceront de manière sincère et vérifiable à leur engagement armé et à toute forme de violence et qui condamneront sans équivoque l'agression dont notre pays est victime", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a également précisé les modalités du dialogue national, qui doit permettre à l'ensemble des Congolais d'examiner "avec lucidité" les "fractures" du pays.

Le processus d'une "durée maximale de trois mois" doit débuter par des consultations dans toutes les provinces du pays, dont les recommandations seront réunies dans un document qui servira de base à des "assises nationales" prévues à Kinshasa, la capitale, et qui aboutiront à l'adoption d'un "pacte national", dont les institutions seront chargées d'appliquer les conclusions, a indiqué M. Tshisekedi.

Le dialogue "devra servir exclusivement la paix, l'unité nationale et l'intérêt supérieur de la République", a ajouté le président congolais, invitant les responsables politiques à "renoncer à tout discours de haine" et annonçant des mesures de "décrispation politique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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