Rejoignez-nous

Actualité

Revue de presse de ce dimanche 25 novembre

Publié

,

le

La discrimination envers les personnes atteintes du VIH et du sida a atteint un niveau record cette année en Suisse, rapporte la SonntagsZeitung dans son édition du jour. Ici lors d'une mobilisation à Washington en 2012 (archives). (©KEYSTONE/AP NY/JACQUELYN MARTIN)

Cellules pénitentiaires vaudoises, cure d'amaigrissement à la SSR et les espions actifs à Genève sont quelques-uns des thèmes abordés par la presse dominicale:

Le Matin Dimanche: Les cellules des prisons vaudoises sont dans un état "inadmissible", affirment dans un rapport daté de juillet sept députés vaudois de tous bords, membres d'une commission qui visite chaque année tous les centres pénitentiaires du canton. Les problèmes décelés sont, cette année, surtout liés aux conditions d'enfermement en raison de la surpopulation carcérale, rapporte Le Matin Dimanche. A la suite de ce rapport, le Conseil d’État a fait savoir que la construction d’une nouvelle prison d’ici à 2023-2025 devrait désengorger les centres de rétention.

Pour le président de la commission, le socialiste Claude Schwab, l'échéance est trop longue: "Il faut que le Conseil d’État trouve au plus vite des lieux intermédiaires et sécurisés". Sans compter que la surpopulation a elle aussi un coût. Depuis le 1er juillet 2014, les détenus peuvent être indemnisés à titre de réparation pour tort moral. En quatre ans, le canton a ainsi déboursé 20'000 francs, selon le Département vaudois des institutions et de la sécurité.

NZZ am Sonntag: La télévision suisse SRF met un terme à sa couverture en direct du Forum économique mondial de Davos. Un porte-parole de la SRF a confirmé l'information à la NZZ am Sonntag. Il s'agit d'une des conséquences liées aux mesures d'économie prévues par la SSR. La SRF et la société de production TPC doivent réduire le budget 2019 de 30 millions de francs au total, ce qui se répercute forcément sur la programmation, argue le porte-parole. Le "SRF live Debate" - une émission de débats - est le seul programme qui sera encore diffusé en direct lors de cet événement. D'après le journal, la concurrence se réjouit d'ores et déjà de la situation: la chaîne économique de langue anglaise CNN Money Switzerland voit par exemple dans ce retrait une opportunité.

Discrimination en lien avec le VIH

NZZ am Sonntag: Les membres du groupe Osmanen Germania, considérés comme proches du président turc Recep Erdogan, se pourvoient en armes en Suisse, selon la NZZ am Sonntag. Le journal se base sur des dossiers confidentiels d'une autorité d'enquête allemande. Mehmet Bagci, l'ancien chef suprême des troupes, entre-temps arrêté, aurait par exemple commandé en Suisse une mitrailleuse du type "Scorpion" ainsi que trois chargeurs et des munitions. Tout aurait, peu après, été remis à deux membres du groupuscule en Suisse. Le parquet de Darmstadt enquête sur cette affaire. Il a également lancé une procédure pénale contre trois membres habitant dans le canton de Thurgovie et dans la région de Bâle. Le ministère allemand de l'Intérieur a interdit ce regroupement extrêmement violent en juillet dernier ; l'organisation n'a pas été inquiétée en Suisse.

SonntagsZeitung: La discrimination envers les personnes atteintes du VIH et du sida a atteint un niveau record cette année en Suisse. A la mi-novembre 2018, l'Association suisse de lutte contre le sida avait enregistré 122 plaintes de ce type, affirme la SonntagsZeitung, s'appuyant sur un rapport qui a été discuté cette semaine à la Commission fédérale pour la santé sexuelle. C'est déjà plus que le nombre de cas signalés pour l'entier de l'année 2017 et c'est aussi davantage que les années précédentes où ce nombre ne dépassait guère 90. Parmi les cas recensés figurent le refus d'une masseuse ainsi que celui d'un dentiste de s'occuper de patients séropositifs. Une maison de retraite du canton des Grisons a également rejeté les demandes de trois personnes âgées porteuses du virus.

Guerre des écoutes à Genève

Le Matin Dimanche: A Genève, la guerre des écoutes fait rage entre espions, titre Le Matin Dimanche. L'enquête menée par le journal montre que les services secrets des différents pays concentrent leurs ressources sur des hubs comme Genève "parce que beaucoup de monde y passe et qu’il est facile de s’y dissimuler, d’espionner et de recruter", selon les dires d'Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). La plupart des agents déployés collectent des informations de manière légale et les font remonter à leur employeur, mais d'aucuns se livrent aussi aux écoutes et à la surveillance électronique. Des contre-mesures sont mises en place lors de conférences de paix ou des rencontres à haut niveau. Le reste du temps, les États ont toute latitude pour espionner électroniquement leurs opposants, souligne le journal s'appuyant sur divers témoignages.

Ostschweiz am Sonntag / Zentralschweiz am Sonntag: De plus en plus de couples renoncent à une union devant Dieu. Selon les dernières statistiques ecclésiastiques en date publiées par l'Institut suisse de sociologie pastorale, le nombre de mariages catholiques a diminué d'environ un tiers depuis 2011 pour s'établir à 3453, rapportent les journaux alémaniques Ostschweiz am Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag. En revanche le nombre de mariages civils est resté stable à environ 40'000 par an durant la même période. Pour expliquer cette tendance, les représentants de l'Eglise invoquent la sécularisation, d'où la perte de l'importance de la religion dans la vie quotidienne.

Retard de paiements des Suisses

NZZ am Sonntag: Guy Lachappelle, le nouveau président du conseil d'administration de Raiffeisen, veut rompre avec l'époque de Pierin Vincenz. "Si nous pouvons légalement récupérer l'argent investi ou réclamer des dommages et intérêts, nous le ferons ", a déclaré M. Lachappelle lors d'un entretien accordé à la NZZ am Sonntag. Raiffeisen examine actuellement les actions en responsabilité à l'encontre des membres du Conseil d'administration de l'époque et des membres de la direction. Dans un premier temps, Guy Lachappelle veut attendre la fin de l'enquête en cours. En outre, il souligne que Raiffeisen compte intenter une action en justice contre l'acquisition d'Investnet, qui a coûté environ 100 millions de francs à la banque.

SonntagsZeitung: Un Suisse sur deux paie ses factures avec du retard. Un sondage européen mené par la société de recouvrement Intrum affirme en effet que 54% des Suisses interrogés ont admis n'avoir pas payé une ou plusieurs factures à temps, rapporte la SonntagsZeitung. Seule la Grèce fait pire avec 66%. Les Hongrois seraient 42% à payer avec du retard, les Italiens 47% et les Roumains 52%. Les créances fiscales sont citées comme le principal problème des retards de paiements en Suisse.

Source ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sport

Learner Tien et Arthur Rinderknech en renfort

Publié

le

Learner Tien: une tête d'affiche de plus au Geneva Open. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

L’ATP a dévoilé le nom des 18 joueurs admis directement dans le tableau principal du Geneva Open (16 au 23 mai). On y trouve 6 joueurs du top 30 avant la délivrance des deux dernières wild cards.

Avec Taylor Fritz (ATP 7), Alexander Bublik (ATP 11) et Casper Ruud (ATP 15), dont les présences avaient déjà été officialisées comme celle bien sûr de Stan Wawrinka (ATP 106), Learner Tien (ATP 21), quart de finaliste de l’Open d’Australie, Cameron Norrie (ATP 23), demi-finaliste du tournoi l’an dernier face à Novak Djokovic, et Arthur Rinderknech, le finaliste du dernier Masters 1000 de Shanghaï, seront également de la partie. Victorieux des Swiss Indoors en 2024, Giovanni Mpetshi Perricard foulera, quant à lui, pour la première fois la terre battue du Parc des Eaux-Vives.

Le cut se situe cette à la 56e place du classement ATP au 20 avril. Elle est occupée par l’Australien Alex Popyrin. Trois joueurs "special exempts", quatre issus des qualifications et deux enfin au bénéfice d’une wild card complèteront ce tableau de 28 joueurs.

Entry list du Geneva Open 2026:

Taylor Fritz (USA/ATP 7). 2. Alexander Bublik (KAZ/ATP 11). 3. Casper Ruud (NOR/ATP 15). 4. Learner Tien (USA/ATP 21). 5. Cameron Norrie (GB/ATP 21). 6. Arthur Rinderknech (FRA/ATP 26). 7. Gabriel Diallo (CAN/ATP 36). 8. Alex Michelsen (USA/ATP 37). 9. Jaume Munar (ESP/ATP 38). 10. Alejandro Tabilo (CHI/ATP 43). 11. Mariano Navone (ARG/ATP 45). 12. Adrian Mannarino (FRA/ATP 46). 13. Nuno Borges (POR/ATP 49). 14. Fabian Maroszan (HUN/ATP 50).15. Botic van de Zandschulp (NED/ATP 52). 16. Giovanni Mpetshi Perricard (FRA/ATP 53). 17. Marton Fucsovics (HUN/ATP 54). 18. Alexei Popyrin (AUS/ATP 56). 19. Stan Wawrinka (SUI/ATP 106).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Un premier succès pour Lian Bichsel dans ces séries finales

Publié

le

Lian Bichsel (no 6) sur la glace lors du premier but de Wyatt Johnston. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

Lian Bichsel et Dallas n'ont pas failli. Fessés 6-1 lors du premier match, les Stars ont battu Minnesota 4-2 pour égaliser à 1-1 dans la série.

Auteur de 28 arrêts pour obtenir la première étoile, Jake Oettinger a été le grand artisan de cette victoire. Avec son doublé, Wyatt Johnston s'est montré également décisif. Aligné durant 14'17'', Lian Bichsel a, pour sa part, été crédité d'un bilan de +1.

Le défenseur soleurois et ses coéquipiers doivent désormais gagner l'une des prochaines rencontres à Minnesota pour reprendre l'avantage de la glace. L'acte III aura lieu mercredi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Présidence de la Fed: Kevin Warsh fait étal de son indépendance

Publié

le

Les échanges entre les sénateurs et Kevin Warsh, ici à l'image en 2014, s'annoncent tendus (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Kevin Warsh doit convaincre les sénateurs américains qu'il peut tenir tête à Donald Trump après avoir fait campagne auprès de lui pour obtenir la présidence de la Réserve fédérale. Le sénat doit valider sa nomination pour qu'il succède à Jerome Powell dans un mois.

L'audition de M. Warsh est prévue mardi à 10h00 locales (16h00 en Suisse) devant la commission des affaires bancaires. "Ce sera sa première occasion, depuis qu'il a été nommé par le président, de montrer qu'il a l'intention d'être un banquier central crédible, indépendant", décrit à l'AFP David Wessel, de la Brookings Institution à Washington.

Dans sa déclaration préliminaire, que l'AFP a pu consulter, M. Warsh prévoit d'assurer qu'"une politique monétaire indépendante est essentielle". Cette indépendance "dépend avant tout de la Fed" elle-même, selon lui, ajoutant: "Je ne crois pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire est particulièrement menacée quand des élus s'expriment sur les taux d'intérêt".

Une référence claire aux commentaires de Donald Trump, qui considère que la banque aurait d'ores et déjà dû largement abaisser les taux d'intérêt afin de soutenir sa politique économique et accuse sans arrêt Jerome Powell d'agir trop peu et trop tard. Pour Kevin Warsh, "la Fed doit rester dans son couloir. Son indépendance est fortement menacée quand elle se perd dans les questions de politiques budgétaire ou sociale, où elle n'a ni autorité ni expertise".

Les échanges avec les sénateurs s'annoncent tendus. L'opposition démocrate a fait savoir qu'elle ne voulait pas auditionner Kevin Warsh et encore moins voter sur sa nomination tant que le président continue de tenter "de prendre le contrôle" de la Fed. La sénatrice Elizabeth Warren a qualifié M. Warsh de "marionnette de Trump".

En face, et c'est assez exceptionnel, le camp présidentiel ne présente pas un front uni. Non pas en raison du profil de Kevin Warsh - il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un candidat sérieux aux yeux des républicains -, mais parce que les relations houleuses entre la Maison Blanche et l'institution monétaire ont accouché d'un imbroglio.

Blocage

La majorité présidentielle est ténue au Sénat, et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires peut bloquer la nomination. Or Thom Tillis a prévenu qu'il ne voterait pas pour M. Warsh tant qu'une procédure judiciaire plane - avec l'aval de Donald Trump - au-dessus de Jerome Powell.

Le chef de l'Etat rêve depuis des mois d'accélérer le départ de M. Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Or, tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed. La banque centrale des Etats-Unis est considérée comme la plus puissante du monde, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur son président, nommé pour quatre ans.

Il n'est toutefois qu'une voix sur douze au sein du comité fixant les taux d'intérêt. En début d'année, en annonçant son choix pour la succession de Powell, Donald Trump avait affirmé que Kevin Warsh était "bien sûr" favorable comme lui à des taux plus bas.

Quand il faisait campagne pour le poste à coups d'interventions dans les médias, l'ancien gouverneur s'était d'ailleurs montré plutôt "colombe", comme sont désignés les banquiers centraux plus soucieux de soutenir la croissance que de lutter contre l'inflation. Mais la situation a changé en quelques mois.

La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix et risque de peser sur la croissance. Les responsables monétaires de la Fed se disent prêts à geler leurs taux le temps qu'il faudra pour évaluer les répercussions pour la première économie mondiale et la réponse appropriée. "Il va devoir faire très attention à ne pas contrarier Trump, sans pour autant donner l'impression d'être faible ou soumis à des pressions politiques", prévient David Wessel.

Kevin Warsh "devra être capable de tenir bon si Trump s'en prend à lui parce qu'il n'abaisse pas les taux d'intérêt", ajoute-t-il. "Il pense être sans doute en mesure de parler à Trump, mais Washington est jonchée des cadavres" de ceux qui pensaient y parvenir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Culture

"Le diable s'habille en Prada 2": avant-première glamour à New York

Publié

le

Meryl Streep, Emily Blunt, Stanley Tucci,et Anne Hathaway (de g. à dr.) lors de la Première de "The Devil Wears Prada 2" à New York. (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Vingt ans après que "Le diable s'habille en Prada" est devenu un classique du cinéma américain. Ses stars se sont réunies lundi à New York pour la première mondiale de sa suite tant attendue.

Meryl Streep, qui reprend le rôle de la tyrannique rédactrice en chef Miranda Priestly, a retrouvé sur le tapis rouge Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci pour "Le diable s'habille en Prada 2".

"On se disait: 'pourquoi ça a pris autant de temps?'", a lancé la septuagénaire américaine à Disney Plus, ravie de se glisser à nouveau dans la peau de son redoutable personnage.

Dans ce deuxième opus, on retrouve Andy Sachs (Anne Hathaway), de retour au magazine Runway, où Miranda Priestly, incarnée par Meryl Streep, doit faire face au déclin de la presse écrite.

La rédactrice en chef chevronnée est contrainte de se mesurer à son ancienne assistante frénétique, Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une cadre supérieure influente qui contrôle les recettes publicitaires dont Miranda Priestly a besoin.

La première de lundi a mis à l'honneur la mode, avec une tenue rouge de Givenchy pour la triple oscarisée Meryl Streep.

Ses partenaires à l'écran, Anne Hathaway et Emily Blunt, portaient respectivement des tenues Louis Vuitton et Schiaparelli. La première a remercié les fans pour avoir rendu cette suite possible: "Nous sommes vraiment là grâce à vous, parce que vous nous avez accueillies dans vos coeurs", a déclaré Anne Hathaway à Disney Plus.

Parmi les autres célébrités sur le tapis rouge: Anna Wintour, l'ancienne rédactrice en chef de Vogue, considérée comme l'inspiration du personnage incarné par Meryl Streep.

"Le diable s'habille en Prada 2" doit sortir dans les salles françaises le 29 avril. Son prédécesseur de 2006 est considéré comme une satire incontournable de l'industrie de la mode américaine, mettant en scène l'attrait du pouvoir et de l'ambition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs"

Publié

le

Vladimir Poutine (à g.) et Donald Trump ont notamment été mis à l'index par Amnesty. (© KEYSTONE/AP/JAE C. HONG)

Face à des chefs d'Etat "prédateurs" comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahu, de nombreux dirigeants ont fait preuve de "lâcheté" en 2025 alors qu'ils devraient "résister", affirme mardi Amnesty International dans son rapport annuel.

Selon l'ONG, ces chefs d'Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel "la guerre remplace la diplomatie".

"En 2025, Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, pour ne citer qu'eux, ont poursuivi une stratégie de domination économique et politique passant par la destruction, la répression et des violences mondiales à grande échelle", a déclaré la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard, lors d'une présentation du rapport à Londres.

Les États-Unis se sont livrés "à des homicides extrajudiciaires au-delà de leurs frontières", ont attaqué "en toute illégalité le Venezuela et l'Iran" et menacé le Groenland, dénonce le texte.

En parallèle, l'administration Trump "a fait tout ce qu'elle pouvait pour saper des années, des décennies d'efforts" pour défendre les droits des femmes, a indiqué Mme Callamard à l'AFP, soulignant que les présidents américain et russe partagent une vision du monde "profondément raciste et patriarcale".

Quant au gouvernement israélien, il "a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l'accord de cessez-le-feu d'octobre", sans que la communauté internationale ne prenne de "mesures significatives", accuse le rapport.

Face à "ces brutes et ces pillards", presque tous les dirigeants internationaux "ont fait preuve de lâcheté", notamment en Europe, déplore Agnès Callamard.

"Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix et résister collectivement à ces attaques", exhorte l'ONG.

"Tout peut basculer"

Selon Amnesty, les institutions internationales ont subi les "pires" attaques depuis 1948, avec les sanctions américaines contre certains magistrats et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou le retrait des États-Unis de dizaines de conventions comme celle du Giec sur le climat.

Pour la secrétaire générale de l'ONG, l'actuel conflit au Moyen-Orient illustre le "glissement vers le mépris de la loi" - des "premières attaques illégales menées par les États-Unis et Israël" aux "représailles aveugles" de l'Iran.

Un conflit survenu après que les autorités iraniennes "ont massacré des manifestants en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies", ajoute l'ONG.

Le rapport détaille également les atteintes aux droits humains dans des pays comme la Birmanie, déchirée par la guerre civile depuis 2021, où l'armée a "utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civils".

Il cite aussi le Soudan, où les Forces de soutien rapide (FSR) ont notamment "commis des massacres de civils et des violences sexuelles" pendant le siège d'El-Facher, qui a duré 18 mois avant la prise de la ville en octobre.

Rares lueurs d'espoir dans ce sombre tableau, selon Amnesty: la création d'un tribunal spécial pour la guerre en Ukraine ou la remise de l'ex-président philippin Rodrigo Duterte, inculpé de crimes contre l'humanité, à la CPI.

L'ONG se félicite aussi des actions de dockers en Espagne, en France ou au Maroc pour "perturber l'acheminement d'armes vers Israël", ou de l'engagement des citoyens américains qui se sont opposés aux opérations de la police de l'immigration ICE - parfois au péril de leur vie.

Agnès Callamard espère aussi que le refus de certains pays européens de se joindre aux attaques lancées contre l'Iran par les États-Unis et Israël annonce le début d'un "grand sursaut".

Et de prévenir: "Nous sommes au moment même où tout peut basculer, où tout ce qui a été construit au cours des 80 dernières années risque d'être anéanti".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SportIl y a 11 minutes

Learner Tien et Arthur Rinderknech en renfort

L’ATP a dévoilé le nom des 18 joueurs admis directement dans le tableau principal du Geneva Open (16 au 23...

InternationalIl y a 30 minutes

Un premier succès pour Lian Bichsel dans ces séries finales

Lian Bichsel et Dallas n'ont pas failli. Fessés 6-1 lors du premier match, les Stars...

EconomieIl y a 1 heure

Présidence de la Fed: Kevin Warsh fait étal de son indépendance

Kevin Warsh doit convaincre les sénateurs américains qu'il peut tenir tête à Donald Trump après...

CultureIl y a 2 heures

"Le diable s'habille en Prada 2": avant-première glamour à New York

Vingt ans après que "Le diable s'habille en Prada" est devenu un classique du cinéma...

InternationalIl y a 7 heures

Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs"

Face à des chefs d'Etat "prédateurs" comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahu, de...

SuisseIl y a 7 heures

Amnesty alerte sur une dérive mondiale inquiétante

Amnesty International alerte sur l’émergence d’un ordre mondial "dangereux". Celui-ci est marqué par des attaques...

InternationalIl y a 8 heures

USA: la ministre du Travail de Trump quitte le gouvernement

Lori Chavez-DeRemer, ministre américaine du Travail, quitte le gouvernement de Donald Trump. Après une série...

EconomieIl y a 8 heures

Apple: John Ternus remplacera Tim Cook début septembre

Le patron d'Apple, Tim Cook, va quitter la direction générale début septembre. Il sera remplacé...

SportIl y a 9 heures

Fribourg rattrapé par les émotions

Fribourg avait l'opportunité de faire le break et Fribourg a manqué cette chance. Battus 3-1...

EconomieIl y a 9 heures

Planification lacunaire des projets ferroviaires: milliards en jeu

La planification financière à long terme des projets ferroviaires en Suisse laisse à désirer. Le...