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Les armes font partie du patrimoine suisse

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Les Suisses seront appelés à voter la nouvelle Loi sur les armes, adoptée l’an dernier par les Chambres fédérales

C’est non seulement une votation sur une nouvelle loi, qui marque un durcissement des conditions de détention d’une arme à feu, mais aussi sur les relations avec l’Europe. En effet, les modifications apportées à une loi tout de même récente -elle date de 2008- répondent à une exigence de l’Union européenne. Une de plus diront les réalistes, une de trop répondent ceux qui en ont assez des diktats de l’Union. Le référendum a non seulement abouti, mais avec 125 000 signatures, on peut même parler d’un record. Un succès à mettre sur le compte d’une alliance sacrée entre quatorze organisations représentant les milieux des tireurs, de la sécurité, et la société civile.

Mais pourquoi les Suisses tiennent autant à jouir d’une certaine liberté dans l’acquisition et la détention d’armes ?

Cela tient certainement à l’histoire du pays. Et il faut sans doute remonter à Guillaume Tell pour sentir à quel point l’arme est, pour de nombreux ressortissants de ce pays, le symbole même de l’indépendance. Il n’y a pas une famille dans laquelle il n’y a pas eu une personne mobilisée durant la seconde guerre mondiale. Le pays a assuré sa subsistance, mais aussi, sa défense. Celle-ci, politiquement ancrée dans la neutralité, a surtout été une arme maîtresse de dissuasion. Les mercenaires suisses, au même titre que la garde pontificale, ont contribué à faire perdurer le mythe. On rappellera tout de même qu’il n’y a pas si longtemps de cela, l’armée suisse pouvait mobiliser un demi-million de soldats en quelques heures, soit autant de porteurs d’armes -ils devaient les conserver à domicile- qui aujourd’hui sont prêts à résister aux pressions européennes.

Les armes sont pourtant susceptibles d’être utilisées dans un but criminel.

Et si on ne connaît pas des faits divers aussi sanglants qu’aux Etats-Unis, on relèvera tout de même que nous ne sommes pas totalement à l’abri de tels drames. En septembre 2001, un forcené était entré en pleine session du Grand Conseil de Zoug et il avait tué 14 personnes et blessé 15 autres. Cela dit, qu’une arme soit détenue légalement ou pas, elle présente un danger potentiel. Mais, même si chaque mort violente est de trop, ce n’est pas la législation qui empêchera un auteur de passer à l’acte.

Faut-il craindre de rencontrer des personnes armées dans la rue ?

C’est peu probable. Car pour obtenir une autorisation de port d’arme, il faut remplir des conditions extrêmement strictes. Et même dans ce cas, il n’y a pas de garantie. Il y a une bonne trentaine d’années, un expert reconnu sur le plan international avait abattu un jeune homme lors du Festival de la Cité, à Lausanne. Il n’avait pas de véritable mobile, si ce n’est qu’il s’était senti menacé. Cette affaire a défrayé la chronique parce que son avocat, Me Eric Stoudmann, a soutenu que pour justifier le port d’armes, il faut bien le pratiquer. Et il avait obtenu une réduction de peine substantielle devant le Tribunal fédéral. La haute cour avait admis la légitime défense putative. Autrement dit, l’auteur n’était pas dans une situation de légitime défense, mais il pouvait penser qu’il y était. En débutant son réquisitoire, le procureur général Willy Heim s’était dit horrifié parce qu’il y avait à l’époque 20 000 détenteurs d’armes dans le canton de Vaud. On estime aujourd’hui à quelque 3 millions le nombre d’armes détenues en Suisse. Et je ne résiste pas à vous raconter cette anecdote vécue à la même époque lors d’une conférence sur le Liban, à l’hôtel Intercontinental de Genève. Un dirigeant chrétien refusait obstinément de passer sous le portique de détection. En palpant ses habits, les agents de sécurité ont découvert qu’il portait un pistolet… qui se serait transformé en arrosoir si l’octogénaire avait dû l’utiliser, tant il tremblait.

L’opinion des Suisses par rapport à la détention d’armes évolue tout de même.

Il est vrai que les hommes, et femmes, qui ont fait du service actif, sont moins nombreux à conserver leur arme. Les services cantonaux de la sécurité organisent régulièrement des actions de collecte d’armes et il est aussi possible de les déposer en tout temps à n’importe quel poste de police. Mais ces derniers mois, les demandes d’autorisation d’acquisition d’armes ont considérablement augmenté en Suisse romande. Peut-être que les acquéreurs ont réagi au durcissement prévisible de la législation.

C’est finalement la pression européenne qui fait réagir les référendaires.

D’ailleurs, le jour où cet objet sera soumis au peuple, il y aura d’un côté les partisans de l’indépendance qui voteront la défiance, et de l’autre ceux qui pensent que les armes sont plus dangereuses que dissuasives. Quoi qu’on en pense, il n’est pas nécessaire de détenir une arme pour tuer. Le législateur suisse en est tellement conscient que la Loi sur les armes, à l’article 4, donne un inventaire d’objets d’usage courant : le marteau, la hache, la batte de baseball, la chaîne à vélo ou encore le tournevis. Si leur utilisation est détournée, ils deviennent autant d’armes dangereuses… pour lesquelles aucune autorisation n’est requise.

https://www.radiolac.ch/podcasts/les-signatures-04022019-082051/

Sport

Le FC Sion brise une malédiction de 28 ans

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La joie d'Ilyas Chouaref après son but qui donne la victoire au FC Sion. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le FC Sion n’a pas raté son grand retour en Super League. Il s’est imposé 2-1 à Berne face aux Young Boys pour briser une malédiction vieille de 28 ans.

Il fallait, en effet, remonter à 1996 pour retrouver la trace d’un succès des Sédunois en championnat sur terre bernoise. Celui de ce dimanche 21 juillet désormais historique a été acquis sur des réussites de Dejan Djokic (39e) et d’Ylyas Chouaref (66e) qui ont répondu à l’ouverture du score de Silvère Ganvoula à la 16e. Même si les faits de jeu lui ont été favorables – on pense au poteau de Filip Ugrinic à la 56e et à l’expulsion de Jaouen Hadjam à la 59e -, le FC Sion n’a rien volé. Avec une seule recrue – Djokic – titularisée au coup d’envoi, il a témoigné du même état d’esprit que la saison dernière. L’humilité a bien chassé le bling bling.

Champions en titre, les Young Boys songeaient sans doute à une autre issue pour la grande première de Patrick Rahmen à la tête de l’équipe. Mais le nouvel entraîneur a pu mesurer toute la fragilité de sa défense, avec un axe central bien léger composé de Sandro Lauper et d’Anel Husic. Il a été, par ailleurs, "trahi" par son capitaine David von Ballmoos dont la responsabilité est largement engagée sur l’égalisation sédunoise. On peut se demander peut-être si le choix de pousser Anthony Racioppi vers la porte de sortie est vraiment fondé.

Mais le coaching de Patrick Rahmen ne fut également pas le plus avisé. Pourquoi n’a-t-il pas remplacé à la pause Hadjam qui était sous la menace d’un second carton jaune et qui a donné très vite des signes d’irascibilité ? A onze contre dix, le FC Sion n'a pas manqué l'aubaine pour signer cette victoire qui lance d'une manière idéale sa saison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Matteo Berrettini double la mise

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Matteo Berrettini: une finale expéditive pour un deuxième titre à Gstaad. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Matteo Berrettini (ATP 82) est à nouveau le roi de Gstaad. Six ans après la victoire qui a véritablement lancé sa carrière, le Romain s’est à nouveau imposé dans l’Oberland.

Il a battu 6-3 6-1 Quentin Halys (ATP 192) en moins d’une heure de jeu dans une finale interrompue plus d’une demi-heure par la pluie. Matteo Berrettini a enlevé dix des onze derniers jeux de cette partie pour cueillir le neuvième titre de sa carrière, son deuxième en 2024 après son succès en avril à Marrakech. Cette victoire dans l’Oberland permet à l’ancien no 6 mondial de figurer à nouveau parmi les cinquante premiers du classement de l’ATP. Longtemps freiné par des blessures, il semble en mesure de retrouver très vite les sommets.

Victorieux vendredi de Félix Auger-Aliassime et samedi de Stefanos Tsitsipas, Matteo Berrettini s’avançait comme le grandissime favori de cette finale. Après avoir écarté trois balles de 4-2 dans un jeu au cours duquel il fut mené 0-40, l’Italien a livré un véritable cavalier seul. Issu des qualifications, Quentin Halys n’a pratiquement opposé plus aucune résistance après avoir concédé le premier break à 3-3.

Avec 51 jeux de service remportés sur les 52 qu’il a livrés lors de ses cinq matches, Matteo Berrettini a fait parler la poudre dans ce Swiss Open. Seul le Colombien Daniel Galan, en huitième de finale, est parvenu à ravir le service de l’Italien qui excelle vraiment dans les conditions de l’altitude. A Gstaad, il n’a, ainsi, concédé qu’une seule défaite en trois participations, en 2022 face à Casper Ruud dans une finale qui lui avait longtemps tendu les bras.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux personnes se noient dans des lacs zougois

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Les eaux des lacs du canton de Zoug peuvent se révéler dangereuses : deux personnes se sont noyées samedi (phto prétexte). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux personnes décédées ont été repêchées dans les eaux zougoises en l'espace de deux heures samedi après-midi. Un homme sans vie a été retrouvé dans un établissement de bains à Oberägeri et une femme morte dans le lac de Zoug à Hünenberg See, a indiqué la police.

Le corps de l'homme a été découvert samedi en début d'après-midi par des nageurs près de l'Ägeribad, à quelques mètres de la rive, a indiqué dimanche midi la police cantonale zougoise. L'homme a ensuite été ramené sur la terre ferme et réanimé par des particuliers et un maître-nageur. Les mesures de réanimation n'ont pas permis de sauver l'homme.

A 15h45, les forces d'intervention se sont rendues à Hünenberg See, où des badauds ont trouvé le corps sans vie d'une femme sur la rive du lac de Zoug. Le décès n'a pu être que constaté, a indiqué la police.

Les identités des personnes décédées n'étaient pas encore claires dimanche et faisaient l'objet d'une enquête complémentaire. Afin de déterminer la cause du décès, les deux corps ont été transportés à l'Institut de médecine légale de Zurich. Selon les investigations menées jusqu'ici par la police zougoise et le ministère public du canton de Zoug, rien n'indiquait dimanche après-midi qu'un tiers était intervenu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une famille suisse est restée bloquée dans les Dolomites

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Une famille suisse de quatre personnes s'est retrouvée bloquée dans les Dolomites samedi à la tombée de la nuit (photo prétexte). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Une famille suisse de quatre personnes est restée bloquée plusieurs heures dans une paroi rocheuse dans les Dolomites (I). Les secouristes ont pu les tirer de leur mauvais pas dans la nuit de samedi à dimanche, rapporte l'agence italienne adnkronos.

Le père et la mère âgés de 41 ans et leurs deux filles de 6 et 8 ans sont partis en randonnée vers 14h00 samedi. Ils se sont trompés de direction et sont restés coincés sur les pentes du Mont Pelmo, à 2100 mètres d'altitude.

Les secours ont été alertés vers minuit. Vers 01h30, une équipe a pu localiser puis sécuriser les parents et les enfants et les ramener sur un sentier, 100 mètres plus haut. De là, les sauveteurs ont raccompagné les randonneurs au col de Staulanza, dans la province de Belluno, où se trouvait leur voiture.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / akr

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International

Le Premier ministre israélien rencontrera Joe Biden à Washington

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va rencontrer Joe Biden mardi à Washington. Photo : il s'adresse aux législateurs à la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem mercredi dernier. (© KEYSTONE/AP/Ohad Zwigenberg)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu part lundi à Washington, où il doit rencontrer le président américain. Il prononcera un discours devant le Congrès en tentant de resserrer les liens entre Israël et les Etats-Unis, mis à mal par les hostilités à Gaza.

La visite intervient après neuf mois de guerre entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste palestinien du Hamas à Gaza, qui ont crispé les relations entre Israël et les Etats-Unis, son premier allié et soutien indéfectible.

Washington s'est agacé ces derniers mois des conséquences de la riposte d'Israël à l'attaque du Hamas le 7 octobre sur son sol, insistant régulièrement sur la protection des civils à Gaza et l'entrée de l'aide humanitaire.

Avec le Qatar et l'Egypte, Washington tente également de relancer les négociations pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

"Il est essentiel de s'assurer qu'on a un plan en place, ce sur quoi on travaille chaque jour, avec les partenaires arabes, avec Israël, (...) pour la gouvernance, la sécurité, l'aide humanitaire, la reconstruction" de Gaza, a expliqué vendredi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

"Et j'imagine que les discussions avec le Premier ministre (israélien) vont se concentrer autour de ça", a-t-il ajouté lors d'un forum sur la sécurité à Aspen, aux Etats-Unis.

Lors de sa visite, d'une durée encore incertaine, le M. Netanyahu rencontrera le président Joe Biden mardi, selon un communiqué dimanche de son bureau.

"L'atmosphère n'a jamais été aussi tendue (...) en particulier entre la Maison Blanche et le Premier ministre israélien", commente Steven Cook, spécialiste du Moyen-Orient au cercle de réflexion américain Council on Foreign Relations.

"Nous sommes avec Israël"

Ce n'est d'ailleurs pas à l'invitation de la Maison Blanche mais à celle des chefs parlementaires républicains et démocrates que M. Netanyahu se rend à Washington, où il doit s'exprimer devant les élus du Congrès le 24 juillet.

"Je suis ravi du privilège de représenter Israël devant les deux chambres du Congrès et de leur dire la vérité sur notre guerre juste contre ceux qui cherchent à nous tuer", avait-il déclaré début juin après avoir été convié.

Dans leur invitation, les quatre chefs de la Chambre des Représentants et du Sénat ont écrit: "Nous sommes avec l'Etat d'Israël dans sa lutte contre le terrorisme, notamment en ce moment où le Hamas retient toujours captifs des citoyens américains et israéliens et que ses chefs mettent en danger la stabilité régionale".

En pleine campagne présidentielle aux Etats-Unis, "les Républicains tentent de gagner des points à peu de frais auprès des électeurs en montrant qu'ils sont plus favorables à Israël que M. Biden", observe pour l'AFP Yossi Mekelberg, spécialiste des relations israélo-américaines et membre du cercle de réflexion londonien Chatham House.

Le déplacement intervient alors que la pression internationale s'accentue sur Israël, en raison du bilan humain de la guerre (plus de 38'900 morts dans la bande de Gaza, dont une majorité de civils, selon des chiffres du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza), mais aussi de la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée.

Vendredi, la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction de l'ONU, a jugé "illicite" la présence continue d'Israël dans le territoire palestinien occupé (Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est et bande de Gaza), estimant que celle-ci devait cesser "dans les plus brefs délais".

Le 20 mai, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé des mandats d'arrêt, notamment contre M. Netanyahu, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés dans la bande de Gaza.

"Pas de voyage sans accord"

Sur le conflit à Gaza, Washington met l'accent sur l'après-guerre.

"Ce qui sera important lorsqu'on l'aura (un cessez-le-feu), ce sera de s'assurer qu'il y a un plan clair pour l'après", a encore déclaré M. Blinken vendredi.

"Ce dont on ne veut pas, c'est un accord suivi d'une sorte de vide", qui finira par être rempli "soit par un retour du Hamas, ce qui est inacceptable, soit par la prolongation par Israël de l'occupation ce qui (...) est inacceptable" aussi, a-t-il ajouté.

Le déplacement sera scruté en Israël, où les familles des otages toujours détenus à Gaza lui réclament un accord en vue de leur retour lors de manifestations quasi-quotidiennes.

"Pas de voyage (à Washington) sans accord préalable", ont encore crié des centaines de proches lors d'un rassemblement mercredi à Tel-Aviv.

"C'est une visite que Netanyahu voit avant tout comme un moyen de redorer son blason auprès des Israéliens, en se montrant comme le seul leader capable de s'adresser au Congrès américain", estime Michael Horowitz, expert en géopolitique pour la société de conseil en sécurité Le Beck.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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