Rejoignez-nous

Actualité

Les accusés de la mosquée An'Nur nient

Publié

,

le

Les prévenus sont accusés d'avoir agressé deux fidèles dans la mosquée An'Nur de Winterthour (ZH) en novembre 2016, auxquels ils reprochaient d'avoir transmis des informations sur un imam à un journaliste. (©KEYSTONE/LINDA GRAEDEL)

Les agresseurs présumés de deux fidèles dans la mosquée An'Nur à Winterthour (ZH) en novembre 2016 ont rejeté en bloc les accusations au premier jour du procès qui s'est ouvert lundi. Les dix prévenus s'estiment victimes d'une conspiration de la justice et des médias.

"Il n'y a eu aucune menace", a affirmé l'ancien imam de la mosquée An'Nur, désormais close, lors de sa comparution devant le tribunal de district de Winterthour. Ce Libyen de 54 ans est accusé d'avoir enfermé dans son bureau les deux victimes pour avoir pris des photos et filmé à l'intérieur de la mosquée. Il aurait ensuite exigé des aveux de leur part et les aurait enregistrés.

"J'ai discuté avec eux, car ils avaient commis une faute", a dit l'ex-imam. Et les portes sont toujours fermées lors d'entretiens avec des fidèles, a-t-il ajouté.

Les autres prévenus, tous de jeunes musulmans, ont également nié les accusations à leur encontre. Il leur est reproché d'avoir frappé, séquestré et menacé de mort les deux victimes. L'un d'eux a certes admis avoir traité l'un des plaignants d'"idiot" et d'"imbécile" et lui avoir craché dessus. Mais il assure comme le reste des accusés qu'il n'y a pas eu de violence.

Lourd témoignage d'une policière

Ces propos sont contredits par ceux d'une policière, présente sur les lieux le soir des évènements. Elle a témoigné n'avoir jamais vu des personnes autant apeurées durant toute sa carrière. La peur se lisait dans leur regard, selon elle. En outre, l'une des victimes avait une bosse sur la tête et une commotion cérébrale.

L'un des prévenus a déclaré que la personne en question s'était probablement frappée elle-même. Ou alors que la bosse constatée datait d'avant.

Menaces de mort

Les faits remontent au 22 novembre 2016. Deux fidèles qui se trouvaient dans la mosquée An'Nur ont été frappés et menacés de mort par un groupe d'hommes.

L'une des deux victimes a été contrainte d'avaler un billet de 10 francs pour avoir "vendu sa religion contre de l'argent". L'autre victime a finalement réussi à envoyer un SMS à un policier depuis les toilettes.

Les agresseurs étaient convaincus que les deux fidèles avaient transmis des informations sur un imam à un journaliste. Selon ces informations, l'imam éthiopien concerné avait tenu un prêche haineux et appelé à la violence envers les "mauvais musulmans".

A la suite des révélations concernant le prédicateur, ce dernier avait été inculpé. Il a été condamné en 2017, à l'âge de 25 ans, à une peine de prison avec sursis ainsi qu'à un renvoi de Suisse.

Procès de plusieurs jours

Le procès, qui va durer plusieurs jours, se poursuit mardi Le Ministère public requiert différentes peines de prison partiellement fermes notamment pour séquestration, contrainte, menace et lésions corporelles. Les prévenus n'ayant pas la nationalité helvétique risquent en outre le renvoi de Suisse. Le jugement sera rendu le 23 octobre.

A cause du besoin de place pour les accusés et leurs avocats dans la salle d'audience, le procès est retransmis en vidéo dans deux autres salles du Tribunal. L'un des prévenus est mineur. Il comparait à huis clos.

Mosquée fermée

La mosquée An'Nur a fait plusieurs fois les gros titres, notamment en lien avec des voyageurs du djihad. Plusieurs jeunes la fréquentant seraient partis en Syrie pour rejoindre les rangs du groupe terroriste Etat Islamique.

Par la suite, la société immobilière propriétaire des locaux de la mosquée a mis fin au bail. L'association An'Nur, ne trouvant pas de nouvel endroit, s'est dissoute en été 2017.

Source ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

La société genevoise Obseva met fin à ses activités

Publié

le

Obseva met la clef sous la porte. La société genevoise de biopharmacie en difficulté, actuellement au bénéfice d'un sursis concordataire, annonce mercredi cesser ses activités (illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Obseva met la clef sous la porte. La société genevoise de biopharmacie en difficulté, actuellement au bénéfice d'un sursis concordataire, annonce mercredi cesser ses activités. L'ensemble des salariés du laboratoire établi à Plan-les-Ouates seront licenciés.

Il existe un "risque substantiel" que les ressources nécessaires à l'établissement des comptes de l'exercice 2023, selon les normes IFRS, fassent défaut, écrit Obseva. Les exigences pour la cotation de l'entreprise à la Bourse suisse pourraient de ce fait ne plus être remplies. SIX, l'exploitant du marché helvétique a été informé.

Le directeur général Fabien de Ladonchamps continuera cependant d'assumer ses fonctions aussi longtemps que nécessaire. Les efforts en vue de la vente du traitement nolasiban se poursuivent. Nolasiban est développé pour améliorer le taux de grossesse clinique et de naissance vivante chez les femmes qui subissent un transfert d'embryon après une fécondation in vitro (FIV).

A la demande d'Obseva, la justice genevoise lui avait accordé fin janvier un sursis concordataire provisoire d'une durée de quatre mois à Obseva. Le moratoire financier, dont le début a été fixé au 29 janvier, apportait une protection au laboratoire face à ses créanciers pour lui permettre d'élaborer un plan d'assainissement ou une proposition de concordat. Avec l'annonce de la cessation des activités, la faillite semble désormais inévitable.

Perte nette

Au premier semestre, le laboratoire avait essuyé une perte nette de 6,8 millions de dollars, à comparer au débours de 44,6 millions un an plus tôt. A fin juin, les liquidités et équivalents se montaient à un peu plus de 3,3 millions de dollars, contre 8,2 millions au bouclement de l'exercice précédent.

L'entreprise avait averti fin septembre que ses réserves financières devraient lui suffire à financer ses activités jusqu'au quatrième trimestre de l'année en cours, soulevant un "doute substantiel" quant à sa capacité de survivre encore un an sous sa forme actuelle.

Obseva avait déjà demandé un sursis concordataire durant l'été 2022, qu'elle avait toutefois retiré. Surendettée, la société avait effectué une restructuration complète et procédé au licenciement de 70% de son effectif. Le laboratoire lutte pour sa survie depuis que l'Agence américaine des médicaments (FDA) a bloqué une demande d'homologation de son plus important candidat en recherche, le linzagolix, pour le traitement des fibromes utérins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Alpiq revigore son bénéfice net en 2023

Publié

le

Pour 2024, la direction se montre confiante en dépit des incertitudes sur les marchés de l'énergie, sans donner de perspective chiffrée. (KEYSTONE/Urs Flueeler) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le groupe énergétique Alpiq a enregistré un bénéfice net en progression, mais un chiffre d'affaires en souffrance en 2023. Le conseil d'administration proposera à ses actionnaires le versement d'un dividende de 116 millions de francs.

Le chiffre d'affaires d'Alpiq a reculé de 39% à 8,9 milliards de francs en 2023, dévoile mercredi un communiqué.

Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a par contre rebondi à 1,8 milliard de francs contre 346 millions en 2022. L'Ebitda ajusté est passé de 473 millions à 1,2 milliard.

Le bénéfice net est affiché à 1,3 milliard, après 111 millions précédemment.

La direction mentionne un effet comptable positif de 469 millions de francs et souligne les mesures de recentrage sur ses activités principales prises ces dernières années ainsi que la gestion des risques avec une dépendance directe au prix de l'électricité nettement réduite.

Pour 2024, la direction se montre confiante en dépit des incertitudes sur les marchés de l'énergie, sans donner de perspective chiffrée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Malgré des ventes en baisse, Holcim a soigné sa rentabilité en 2023

Publié

le

Le géant des matériaux de construction, qui a souffert de la cession de ses activités dans le ciment en Inde et au Brésil, a dégagé un résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) récurrent record de 4,76 milliards de francs, à la faveur d'une infime hausse de 0,2%. (KEYSTONE/G. Bally) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le géant des matériaux de construction Holcim, qui a souffert de la cession de ses activités dans le ciment en Inde et au Brésil, a dégagé un résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) récurrent record de 4,76 milliards de francs, en hausse de 0,2%.

Le chiffre d'affaires net s'est contracté de 7,5% sur un an à 27,09 milliards de francs, a précisé mercredi Holcim. Outre les cessions, la recul s'explique aussi par la vigueur du franc. A taux de change et périmètre de consolidation comparables, les revenus ont présenté une croissance de 6,1%.

Le bénéfice net s'est lui contracté de 7,5% à 3,06 milliards de francs. En 2022, Holcim avait bénéficié d'un gain exceptionnel de 1,5 milliard à la faveur de la vente de ses activités dans le ciment en Inde. Alors que l'Ebit récurrent, indicateur de référence utilisé par le géant basé à Zoug qui ne tient pas compte d'éléments uniques tels que les charges de restructuration ni les dépréciations d'actifs, a augmenté marginalement, la marge correspondante est passée de 16,3% à 17,8% sur l'exercice sous revue.

Les actionnaires bénéficieront du solide résultat, le conseil d'administration leur proposant à la prochaine assemblée générale le versement d'un dividende réhaussé de 30 centimes à 2,80 francs par action. Le groupe de Suisse centrale entend aussi lancer cette année un nouveau programme de rachat d'actions à hauteur de 1 milliard de francs.

La performance s'est révélée supérieure aux attentes des analystes. Sondés par l'agence AWP, les experts avaient en moyenne anticipé un chiffre d'affaires net de 26,98 milliards de francs, un Ebit récurrent de 4,72 milliards, la marge correspondante devant s'établir à 17,5%, ainsi qu'un dividende de 2,66 francs par action.

Evoquant l'exercice en cours, Holcim se veut optimiste, tablant sur de nouveaux progrès. Le chiffre d'affaires devrait présenter une croissance organique supérieure à 4%. De nouvelles acquisitions devraient quant à elles contribuer à une hausse supplémentaire de plus de 2%. L'EBIT récurrent sur une base comparable devrait en parallèle augmenter plus que proportionnellement et la marge afférente grimper à 18%. Les liquidités disponibles devraient elles dépasser les 3 milliards de francs.

Fin janvier, Holcim avait annoncé à la surprise générale l'autonomisation l'an prochain de ses activités nord-américaines et leur introduction en Bourse. Les programmes d'investissement de plusieurs milliards de dollars du gouvernement américain sont à l'origine de cette décision: "Ils entraîneront des dépenses sans précédent pour l'industrie du bâtiment au cours des huit à dix prochaines années", avait alors déclaré Jan Jenisch, président du conseil d'administration de Holcim. Selon lui, la scission est nécessaire pour exploiter pleinement le potentiel et prendre son envol.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Swisscom s'offre Vodafone Italia

Publié

le

Alerte Info (© )

Swisscom poursuit son expansion en Italie avec le rachat prévu pour 8 milliards d'euros de l'opérateur mobile Vodafone Italia. L'opération doit catapulter le géant bleu helvétique au rang de deuxième plus gros opérateur de télécommunications du Bel Paese.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

Continuer la lecture

Suisse

Une entreprise suisse sur trois admet des pots-de-vin à l'étranger

Publié

le

Selon une enquête mandatée par Transparency International Suisse, plus de la moitié des entreprises helvétiques sont confrontées à des demandes de pots-de-vin dans le cadre de leur activité à l'étranger (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La corruption reste très répandue dans les affaires à l'étranger. Une entreprise helvétique sur trois actives à l'international admet avoir versé des pots-de-vin dans d'autres pays, selon une enquête publiés par Transparency International (TI) Suisse.

Malgré le renforcement des mesures anti-corruption, la pratique illicite des versements informels ou des "cadeaux" est toujours aussi courante dans les activités à l'étranger, observe mercredi l'ONG. La corruption semble même en hausse, selon l'étude publiée conjointement par TI et la HES des Grisons.

L'enquête en ligne menée auprès de 539 entreprises helvétiques de toutes tailles et de tous les secteurs actives à l'étranger montre que 52% d'entre elles sont confrontées à des demandes de paiements informels, qui sont "attendus" de leur part. Et parmi celles-ci, 63% avouent effectuer de tels versements.

Les PME sont tout aussi touchées que les multinationales. En moyenne, les entreprises consacrent 5,6% du chiffre d'affaires réalisé dans le pays concerné aux versements sous le manteau.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture