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Le monde de demain: courts et partenaires de tennis dans une appli

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Les joueurs de tennis ont eux aussi leur réseau en ligne, c’est le monde de demain… 

Benoît RouchaleauLe monde de demain
Avec l’été, vous avez peut-être décidé de vous remettre au tennis mais, au-delà de la motivation, encore faut-il avoir un partenaire disponible sous la main et le terrain qui va avec… Et bien il y a une application pour ça en Suisse: elle s’appelle GotCourts et elle a été développée par une start up zurichoise, en collaboration avec Swiss Tennis. En substance, c’est un système de mise en relation entre joueurs, couplé à un dispositif de réservation numérique de terrains. Concrètement, il suffit de télécharger gratuitement l'application sur IOS ou Android, puis de chercher un partenaire disponible et enfin de réserver le court disponible près de chez vous. Vous pouvez même affiner vos recherches de terrains en fonction du revêtement souhaité, terre battue, dur, synthétique ou herbe, et même si vous préférez jouer en extérieur ou sous bulle. 200 000 joueurs, 2200 courts et 450 clubs sont déjà référencés sur la plateforme. L’appli permet également d’avoir un suivi de ses résultats, de trouver un entraîneur ou un sparring partner et même une chambre d'hôtel à proximité. 

Et une application qui permet également de relancer la pratique en sécurité… 

Oui c’est l’un des arguments développés par les fondateurs de l’appli, en cette période de Covid-19. Depuis le mois de mai et la reprise des sports individuels, leur système de réservation numérique permet aussi de se conformer aux recommandations du Conseil Fédéral puisque l'application peut également aider à retracer les chaînes d'infection, en vérifiant qui jouait où et avec qui, tout en évitant d’éventuelle concentration de personnes sur un même lieu. 

 

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L'IA à l'école : triche ou tuteur ?

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Photo d'illustration. EPA/MARK R. CRISTINO

Elle est omniprésente, et pourtant son utilisation pose question quand on parle d’apprentissage : l’intelligence artificielle. Alors que la rentrée a sonné cette semaine, comment les professeurs abordent-ils cet outil en classe ? Interview.

Eric VanonciniProfesseur de philosophie au collège André-Chavannes et formateur au Service École Médias (SEM)

L'IA s'invite au tableau noir depuis plusieurs rentrées. Alors, pour prendre le problème à bras-le-corps, le professeur de philosophie au collège André-Chavannes, Eric Vanoncini, l'a mis au programme de ses cours, comme thématique, mais aussi comme tuteur.

Débats socratiques à l'IA

"L'idée, c'est de montrer certains usages utiles ou productifs, plutôt que d'utiliser l'IA comme comme une espèce de raccourci", décrit l'enseignant.

En cours de philosophie, l'enseignant a préprogrammé ou préprompté des tuteurs IA pour engager la conversation avec certains élèves lors de ses débats socratiques.

Eric Vanoncini. Photo: DR

Triches 2.0

Encadrer les pratiques, c'est le credo du professeur qui a toutefois dû largement modifier ses pratiques : "certaines sont devenues extrêmement problématiques, notamment toutes les pratiques qui vont en dehors de l'espace-temps de la classe. Par exemple, demander aux élèves de faire des présentations orales qui sont notées. Si vous le faites, vous êtes quasiment sûr que, le jour de la présentation orale, 8 élèves sur 10 auront une présentation qui aura été faite par Claude ou ChatGPT".

"J'ai déjà entendu certains collègues qui ont eu des lunettes connectées ou des oreillettes."

Toutes ses évaluations sont désormais faites sur table, en classe.

Et une vigilance accrue est de mise : "J'ai déjà eu des téléphones avec ChatGPT en évaluation. J'ai déjà entendu certains collègues qui ont eu des lunettes connectées ou des oreillettes, avec toute une série de nouvelles formes de triche." Un phénomène pas si récent, simplement décuplé en termes de possibilités.

"Utilisation constructive"

"L'idée c'est de la solliciter un peu comme si j'avais un tuteur personnel, individuel, qui était là pour vérifier que j'ai bien compris", résume Éric Vanoncini, entièrement convaincu de la possibilité d'une utilisation constructive de cet outil.

"L'idée c'est de la solliciter comme si j'avais un tuteur individuel"

Depuis cette rentrée, et dans cette démarche, une exposition est mise en place par le Service Éducation Médias. Destinée aux élèves et au corps enseignant, elle circule entre les différentes écoles du secondaire I et II et porte sur l’apprentissage dans l’IA.

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International

Pyongyang posséderait entre 80 et 120 armes nucléaires, selon Séoul

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Kim Jong-un a fait inscrire dans la constitution de la Corée du Nord son statut d'État doté de l'arme nucléaire de manière irréversible (archives). (© KEYSTONE/EPA KCNA)

La Corée du Nord disposerait de 80 à 120 armes nucléaires, a affirmé jeudi le ministre sud-coréen de la défense. Quelques heures auparavant, le président américain Donald Trump a assuré que Pyongyang en possédait 57.

"Nous estimons généralement ce nombre à environ 80 à 120", a déclaré Ahn Gyu-back face aux parlementaires, tout en refusant de donner un nombre précis.

Donald Trump a annoncé mercredi qu'il rencontrerait cette année le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Cette rencontre, qui serait la quatrième entre les deux hommes, pourrait selon plusieurs observateurs avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'APEC (Coopération économique de l'Asie-Pacifique) en Chine.

Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se targue d'avoir une relation privilégiée avec Kim Jong-un, dont le pays est considéré comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis par le renseignement américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sport

Armand Duplantis pour un record du monde à Ouchy?

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Armand Duplantis va-t-il rugir sur les bords du Léman? (© KEYSTONE/AP/Morgan Harlow)

Le traditionnel City Event d'Athletissima se déroule jeudi soir à Ouchy dès 18h00. Armand Duplantis pourrait tenter de battre son record du monde (6,31 m) pour la première fois de l'été.

Tout juste sacré champion d'Europe pour la quatrième fois de suite à Birmingham, le Suédois a dû se contenter d'un bond à 6,15 m après avoir battu son rival grec Emmanouil Karalis. Les deux hommes seront de la partie sur les bords du Léman en compagnie d'autres grands noms de la discipline comme l'Américain Sam Kendricks ou le vétéran français Renaud Lavillenie.

Si les conditions météo le permettent, "Mondo" Duplantis pourrait être tenté d'améliorer son record du monde qu'il détient depuis 2020. De 6,17 m, le Scandinave l'a encore amélioré 14 fois centimètre par centimètres pour le porter jusqu'à 6,31 m en mars dernier, à Uppsala (Suède).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Gaia Rasmussen, symbole des défis de la relève suisse

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Après avoir arrêté la natation synchronisée, Gaia Rasmussen cherche encore la bonne spécialisation. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Gaia Rasmussen n'a pas fait les gros titres durant les Européens de Paris. La Genevoise était pourtant omniprésente: avec neuf épreuves disputées, elle s'est retrouvée chaque jour sur le front.

Du 50 m papillon au 200 m libre en passant par le 100 m dos, Gaia Rasmussen a goûté à toutes les nages dans ces joutes continentales à l'exception de la brasse. La Genevoise de 22 ans, qui a conclu ces joutes à bout de souffle, n'a signé aucun record personnel. Mais l'expérience accumulée n'a pas de prix.

"La polyvalence, c'est important pour elle à ce stade. Au départ, il en faut pour acquérir le maximum d'expérience. Afin de trouver la maturité nécessaire pour se réaliser au plus haut niveau", souligne Clément Bailly, son coach au sein du Genève Natation, qui s'est confié à Keystone-ATS la semaine dernière à Paris.

Impossible bien sûr de faire des généralités. Antonio Djakovic ne pratiquait ainsi que la nage libre à 15 ans déjà. Noè Ponti se consacre depuis longtemps au papillon (en grand bassin tout du moins). A 18 ans, la double médaillée des Européens juniors 2026 Kay-Lyn Löhr est quant à elle déjà une spécialiste de la brasse.

Gaia Rasmussen n'était donc de loin pas la plus jeune au sein de la délégation de Swiss Aquatics. Mais elle reste une jeune nageuse: "J'ai commencé fin 2022", explique cette ancienne spécialiste de natation artistique. "J'ai été dégoûtée par le milieu de la synchro", précise-t-elle.

"Parfois, je me perds"

Gaia Rasmussen symbolise parfaitement la complexité de la nage en bassin. Avec quatre styles de nage et des courses allant de 50 à 1500 mètres, le choix est vaste. "Parfois, je me perds un peu avec toutes ces distances et ces nages. Si j'en pratique trois, autant faire du 4 nages", rigole-t-elle.

Avant de reprendre plus sérieusement. "Les limites qualificatives pour les JO 2028 sont sorties, et elles sont dures", note-t-elle. "C'est donc important de garder cette polyvalence dans un premier temps. Même si j'aimerais à l'avenir me spécialiser sur une ou deux nages", précise-t-elle.

Partenaire d'entraînement de Gaia Rasmussen à Genève Natation, Manon Richard ne se pose pas (encore) les mêmes questions. "A 18 ans, c'est un petit peu tôt pour penser à me spécialiser. Et surtout, je vise un peu plus loin que Los Angeles 2028. Je pense que la spécialisation viendra dans quelques années", souligne-t-elle.

"Avec le crawl et le dos, je pense qu'on s'en sort, mais c'est vrai que si l'on rajoute une troisième nage, comme le papillon pour nous deux, ça devient plus compliqué", concède la Neuchâteloise. "On peut vite se perdre parce que le dos, ça n'a rien à voir avec le papillon", abonde Gaia Rasmussen.

"Le 200 dos peut bien sûr quand même aider à travailler le 200 m papillon. Mais ce sont d'autres appuis, d'autres sensations. Ca n'a rien à voir au niveau de la technique, même si c'est la même distance. Le danger, c'est de se disperser", enchaîne la Genevoise, qui avoue avoir accumulé les déceptions à Paris.

Se confronter à l'adversité

"La plupart des jeunes nageurs présents dans ces Européens étaient là pour prendre un maximum d'expériences", explique Clément Bailly. "Ils ont encore du mal à s'émanciper, très clairement. Je pense que la polyvalence peut les aider à +switcher+ plus facilement, à ne pas aller de déception en déception", précise-t-il.

"Est-ce qu'une spécialisation précoce construit vraiment un athlète vers ce qu'il doit réaliser ? Je ne sais pas", poursuit-il. "En revanche, les nageurs ont besoin d'être plus souvent amenés à se confronter à l'adversité, afin d'avoir de meilleurs outils pour rester dans leur propre bulle."

Pour Clément Bailly, les jeunes nageurs doivent prendre conscience de leur potentiel: "S'ils se sont qualifiés pour ces Européens, c'est qu'ils ont le niveau nécessaire. Ils n'ont pas été repêchés, ils n'ont pas été invités, ils ont rempli des critères de qualification", lance celui qui a façonné Roman Mityukov.

Médaillé de bronze olympique du 200 m dos en 2024, Roman Mityukov est d'ailleurs le parfait exemple à suivre. "Il adore le crawl (red: il détient d'ailleurs depuis 2021 le record de Suisse du 100 m libre en 48''20), c'est une nage où il est très bon. Mais il ne la travaille plus depuis deux ans", rappelle Gaia Rasmussen.

"C'est évident que s'il devait disputer maintenant un 200 m crawl, il aurait des difficultés. Il se consacre au 200 m dos, et ça paye", lâche celle qui est la compagne du vice-champion du monde 2024. "Mais il est médaillé olympique, et moi je ne suis même pas demi-finaliste aux Européens", soupire Gaia Rasmussen.

"Roman s'est construit gentiment et progressivement", précise de son côté Clément Bailly. "Mais c'est un +tueur+, comme Noè (Ponti). lls ont ce petit quelque chose en plus, que peut-être certains n'ont pas. Est-ce qu'on arrivera à le développer chez les autres nageurs et nageuses ? Je l'espère", souhaite le Français.

"Ca reste du sport"

Néanmoins, l'une des clés pour les espoirs de la natation, c'est d'apprendre à faire abstraction du contexte. "Quand on arrive aux Championnats de Suisse, on est détendu parce que, même si tout peut arriver, on est quasiment sûr de finir sur le podium. C'est donc plus facile de nager", explique Gaia Rasmussen.

"Quand on nage devant en compétition, c'est toujours plus agréable que de nager derrière des athlètes d'un meilleur niveau que toi", confirme Clément Bailly. "Les jeunes nageurs doivent s'émanciper, réussir à écrire leur propre histoire et se concentrer sur leur propre performance", lâche-t-il.

Avant de rappeler une vérité que les athlètes de haut niveau ont tendance à oublier: "J'ai quand même envie de leur dire que cela reste un sport. Dans lequel on a investi énormément, mais ça reste quand même du sport. C'est un travail, un hobby en même temps et quelque chose de bien pour la santé."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Ewan et Cristobal Huet, le fils et le père réunis au LHC

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Ewan Huet a fait ses armes à Kloten la saison dernière avant de revenir dans son club formateur. (© KEYSTONE/MANUEL GEISSER)

Ewan Huet est de retour au LHC, où il a retrouvé son père Cristobal, l'entraîneur des gardiens. Rencontre avec les deux hommes au nom légendaire, coach et joueur sur la glace, père et fils en dehors.

Les soirs de match à Malley, Ewan Huet n'aura qu'à lever les yeux pour se rappeler, si besoin est, l'empreinte majuscule qu'a laissée son père Cristobal au sein du Lausanne HC. Le numéro 39 du légendaire gardien franco-suisse trône depuis 2019 parmi les maillots retirés du club vaudois, récompensant ses six saisons et 213 matches avec les Lions, ainsi que la promotion de 2013 dont il a été un artisan majeur.

Champion de LNA avec Lugano en 1999, toujours le seul Français à avoir remporté la Coupe Stanley (en 2010 avec Chicago), "Cristo", 50 ans, a écrit sa légende. C'est désormais son fils, Ewan, 21 ans, qui tente de marcher sur ses pas. Enfin... pas tout à fait, puisque celui qui a signé son retour à Lausanne cet été veut composer sa propre histoire. Même avec un nom aussi prestigieux derrière son maillot.

"Je ne vois que du positif à porter ce nom", assure le fiston dans un entretien avec Keystone-ATS. "C'est vrai, plus jeune, ça peut avoir un impact négatif. Mais maintenant, je le vois comme un honneur et une fierté. Je ne suis pas traité d'une manière différente, encore moins dans le monde professionnel, où il y a beaucoup de +fils de+. Je suis un gardien comme n'importe quel autre."

Si Ewan veut tracer sa route, il est toutefois inévitablement guidé par son père depuis son plus jeune âge. Et cela se voit aussi dans leur caractère. En dehors de la glace, les deux hommes reflètent leur style devant le filet. Décontractés, flegmatiques; ils semblent rendre les choses faciles. "Ewan a une très bonne lecture du jeu. Il est calme, fort mentalement", souligne Cristobal, le paternel. "Et en dehors de la glace, c'est pareil. Il court après ses passions, c'est quelqu'un d'assez tranquille."

"Meilleur que moi au même âge"

Des traits de caractère qui se retrouvent dans leur double relation père-fils et entraîneur-joueur, un cas rare en National League, mais qui ne perturbe ni l'un ni l'autre. "C'est une chance unique d'être avec lui. C'est assez exceptionnel dans notre relation père-fils, mais à la patinoire, tout est naturel", assure Ewan. "Il connait très bien mon style de jeu. Je sais qu'il peut me faire progresser, c'est aussi pourquoi je voulais revenir à Lausanne. C'est l'un des meilleurs coaches de gardiens à qui j'ai eu affaire."

Tel père, tel fils. Sur la glace également? "Cristo" voit quelques similitudes dans la manière qu'a son fils de lire le jeu. "Mais je lui ai toujours dit qu'il était bien meilleur que moi au même âge. Et c'est vrai, parce que le hockey va plus vite, les gardiens sont plus athlétiques. Les demandes ont beaucoup évolué par rapport à mon temps."

Celui qui a connu quatre franchises de NHL s'efforce de mettre de côté sa casquette de père sur la glace. Mais au fond de lui, "'il y a toujours une part intérieure où l'on est papa." Son travail est également facilité par le fait qu'au LHC, la hiérarchie est claire: Kevin Pasche est le numéro un, et Ewan est venu pour progresser tout en le secondant.

Son père et Kevin Pasche comme exemples

Pour l'entraîneur, pas question de traiter son fils différemment. Parfois, même inconsciemment, un père peut se montrer plus exigeant. Ce n'est pas le cas de l'ancien joueur de Montréal. "J'aborde Ewan exactement de la même façon que Kevin ou les autres gardiens. Je ne vais pas changer ma méthode parce que c'est mon fils." Et ce dernier d'abonder. "Il est comme n'importe quel coach. C'est une personne qui est appréciée de tout le monde, il est très facile de parler avec lui et de s'ouvrir."

Désormais installé avec sa compagne, Ewan ne vit plus sous le même toit que son père. Ce qui n'empêche toutefois pas le jeune talent de bénéficier d'un suivi personnalisé. "Là où notre relation peut être spéciale, c'est juste que j'ai un peu plus de séances vidéo avec lui", rigole l'ancien gardien. "Mais on essaie d'être pro et garder le privé en dehors de la glace."

En plus des conseils techniques, Ewan peut s'abreuver de l'immense expérience de son père, lui qui compte notamment 272 matches de NHL. Et lorsqu'il s'agit de transmettre sa sagesse à son fils pour la gestion de sa carrière, c'est le papa qui ressort. "Je lui dis d'être un bon professionnel, d'avoir une bonne éthique de travail, mais aussi que le hockey n'est qu'un sport. Il faut être attaché au sport, mais en même temps savoir se faire plaisir."

Pour Ewan, le plaisir réside aussi dans le fait d'apprendre aux côtés de deux gardiens qui s'érigent en exemples à ses yeux. "Cristo est l'un des gardiens les plus talentueux de l'histoire de la Ligue, si ce n'est le gardien le plus talentueux. Il rend les choses très faciles malgré sa taille (1m83). Moi qui ne suis pas non plus le plus grand des gardiens (ils font la même taille, ndlr), il faut qu'on trouve une autre manière d'arrêter le puck. Dans ce registre, Kevin Pasche (1m78) est un super exemple pour les générations futures."

"Cette année à Kloten m'a changé"

Ces trois dernières années, Ewan a découvert d'autres horizons, loin de son paternel et du LHC, son club formateur. Lors de la saison 2023-24, à 18 ans, il s'était envolé vers les ligues juniores canadiennes, aux Regina Pats. Après 65 rencontres en WHL, il a signé la saison dernière son retour en Suisse, à Kloten. A son arrivée, il avait déclaré pour "lematin.ch": "il est plus facile et plus sain tant pour [mon père] que pour moi que je fasse mes premiers pas dans une autre équipe que Lausanne.”

Aujourd'hui, après 8 matches en National League avec les Zurichois et 20 en Swiss League sous le maillot de Thurgovie, n'est-ce pas trop tôt pour un retour en terres vaudoises, avec un nouveau statut à porter? "Ce fut une année importante", rassure Cristobal. "Ce qui s'est passé pour lui cette année à Kloten, ça fait une grande différence entre un gardien qui arrive des juniors au Canada et un gardien qui a déjà un an d'expérience chez les pros. Il s'est fait un prénom."

"Je pense que j'ai réalisé de bons matches avec Kloten", estime Ewan. "Maintenant, il faut confirmer. Je suis très reconnaissant envers Kloten. Ils ont eu confiance en moi dès le premier jour. Cette année là-bas m'a changé. C'était vraiment un bon environnement pour moi. C'est vrai que j'imaginais y passer plusieurs années. Mon retour à Lausanne a été une surprise pour ma famille, ma copine... Mais ça a toujours été un rêve de porter le maillot du LHC. Donc je ne pourrais pas être plus heureux."

La première apparition d'Ewan Huet dans les cages lausannoises cette saison ne sera pas inédite. Il a en effet déjà porté le maillot des Lions en National League durant... 9 petites minutes sur la glace de Zoug, en 2023 à 17 ans. Il a aussi déjà joué à Malley, avec Kloten, gagnant 5-3 en réalisant un très bon match. De quoi rendre sa future première titularisation devant son public un peu moins stressante. "C'est une patinoire exceptionnelle et toute ma famille est là. J'ai hâte!"

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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