Rejoignez-nous

Actualité

Le FIFDH couronne un documentaire sur la corruption en Roumanie

Publié

,

le

Isabelle Gattiker, Directrice du International Film Festival and Forum on Human Rights (FIFDH) (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

La 18e édition du FIFDH, qui a eu lieu en ligne pour cause de coronavirus, couronne un documentaire sur la corruption en Roumanie. "Colectiv", d'Alexander Nanau, reçoit le Grand Prix de Genève offert par la Ville et le canton et doté de 10'000 francs.

Ce film documentaire suit une équipe de journalistes sportifs qui enquête sur l'incendie de la boîte de nuit Colectiv et découvre un réseau de corruption gouvernementale de haut niveau au sein du Ministère de la santé, a indiqué samedi le Festival de film et forum international sur les droits humains (FIFDH). Au total, treize films documentaires et de fiction ont été récompensés.

Lauréat du prix Gilda Vieira de Mello, doté de 5000 francs, "Silence Radio", de Juliana Fanjul, aborde aussi la question de la corruption et de sa dénonciation en suivant la journaliste mexicaine Carmen Aristegui. Présidé par la cinéaste et activiste américaine Pamela Yates, le jury international a par ailleurs décerné une mention spéciale à "Gaza", de Garry Keane et Andrew McConnel.

Suisses primés

En fiction, "Maternal", de Maura Delpero, reçoit le Grand Prix, lui aussi doté de 10'000 francs. Ce film argentin retrace le portrait de trois femmes dans un couvent: les unes sont devenues mères contre leur gré, la troisième ne le sera jamais. Le jury international, présidé par la productrice suisse Claudia Bluemhuber, a encore décerné une mention spéciale à "Kuessipan", de la canadienne Myriam Verreault.

L'Organisation mondiale contre la torture a remis son prix du meilleur grand reportage (5000 francs) à "Assistance à personne en danger: un crime", de Pietro Boschetti et Frank Preiswerk. Ce film est consacré à la politique suisse face à la migration illégale.

55'000 vues

L'épidémie de coronavirus a contraint le FIFDH a annuler les événements publics et à proposer une programmation en ligne du 6 au 15 mars. Celle-ci a repris l'essentiel du programme original du Forum du FIFDH consacré à l'urgence climatique, à la défense des droits fondamentaux et à la multiplication des révoltes citoyennes autour du monde.

Les 27 débats et grands entretiens ont été diffusés sur le site du festival et d'autres plateformes. En dix jours, ils ont généré plus de 55'000 vues sur YouTube et Facebook, selon le FIFDH. Ils ont fait entendre la voix d'une cinquantaine d'invités, dont Hatice Cengiz, fiancée du journaliste assassiné Jamal Khashoggi, ou encore Abdul Aziz Muhamat, activiste pour les réfugiés.

Utopia3, une série de podcasts réalisés avec les invités du festival est à découvrir à partir du mois d’avril, a annoncé le FIFDH. La 19e édition du festival aura lieu du 5 au 14 mars 2021.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Politique

Sensibiliser les jeunes aux risques du cyberharcèlement

Publié

le

Pour les sénateurs, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux serait une solution très efficace (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les jeunes doivent être sensibilisés aux risques du harcèlement et du cyberharcèlement. Le Conseil des Etats a tacitement adopté lundi une motion du National demandant une campagne nationale via les médias sociaux.

Selon une étude européenne, plus de 30'000 enfants de 9 à 16 ans ont plusieurs fois été confrontés à du cyberharcèlement et 42'000 à du harcèlement dans le monde réel. Ces actes ont des conséquences sur les victimes et pour les auteurs.

Les premières peuvent développer des problèmes psychiques et psychosomatiques. Les cas les plus graves peuvent les conduire au suicide ou leur laisser des traces jusqu'à l'âge adulte. Les auteurs, eux, ont souvent des problèmes dans leur parcours formatif et un risque plus élevé de devenir toxicodépendants.

Le problème est grave et il y a lieu d'agir de manière urgente, a dit Andrea Gmür (Centre/LU) au nom de la commission. A ses yeux, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux - l'espace où ils passent beaucoup de temps et où une grande partie des harcèlements ont lieu - serait une solution très efficace.

La lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement est en première ligne une tâche dévolue aux cantons. Mais il est possible d'agir via la plateforme nationale Jeunes et médias de l'Office fédéral des assurances sociales, a souligné Mme Gmür. Son objectif est d'apprendre aux jeunes comment utiliser les médias de façon sûre, responsable et adaptée à leur âge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Actualité

Un nouveau festival littéraire à Collonge-Bellerive

Publié

le

Elles sont plusieurs femmes à partager des bons moments autour d'un bon bouquin et elles ont décidé d'en faire un festival. Le Festival du Làc, (Livre à Collonge) c'est son nom, aura lieu les 2 et 3 octobre à la Ferme de Saint-Maurice à Collonge-Bellerive. Il s'agit de la première édition et elle réunit de nombreux auteurs notamment Mathieu Aeschmann, Hélène Becquelin mais aussi Xavier Michel.

Au programme de ce festival, des rencontres, des conférences sans oublier des séances de dédicaces. Des acteurs culturels et des scientifiques seront aussi présents pour parler, entre autres, de la mémoire, thème choisi pour cette première édition.

Le Festival reçoit également des fondations et des institutions telles que la Fondation Martin Bodmer, la Fondation Brocher, l'Association Suisse pour la Recherche sur l'Alzheimer et le Centre de la Mémoire des HUG. De nombreux prix seront remis à cette occasion, notamment le prix Bienveillantes. Cette première édition est aussi présidée par deux auteurs, Mélanie Chappuis et Pierre Assouline.

Sandrine Bourgeois est la présidente du comité fondateur de ce Làc et Agnès Schmidlin, membre du comité, expliquent à Benjamin Smadja et Laurie Selli l'importance d'avoir un nouveau festival du Livre à Genève.

 

Continuer la lecture

Actualité

À Genève, premier bilan positif pour le salaire minimum

Publié

le

©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, un an après la votation sur le salaire minimum, les syndicats tirent un premier bilan positif. Selon eux, les prophéties catastrophistes du patronat ne se sont pas réalisées. Dans l'ensemble, les entreprises ont joué le jeu.

À Genève, les syndicats tirent un premier bilan positif de l'instauration du salaire minimum un an après sa votation. Selon eux les mauvaises prophéties du patronat qui annonçaient entre autres des licenciements et le blocage des salaires ne se sont pas réalisées. Les syndicats n'ont pas constaté d'effets négatifs sur l'emploi, le chômage ou de baisse généralisée des salaires ni une hausse du travail au noir. L'évolution du chômage à Genève est similaire à l'évolution du chômage en Suisse y compris dans les secteurs à bas salaires touchés par l'introduction du salaire minimum. Les initiants indiquent que la crise sanitaire est même sensiblement plus forte dans d'autres cantons urbains comme Zurich ou Bâle-Ville. Par ailleurs, la masse salariale n'a cessé de progresser et les emplois sont à nouveau à la hausse. Pour autant, les entreprises genevoises ont-elles joué le jeu? La réponse de Joël Varone, secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats regrettent toutefois l'attitude de certaines organisations patronales qui refusent d'admettre le verdict des urnes. Plusieurs recours patronaux ont été déposés, notamment sur l’indexation de la rémunération ou la période de transition, et aucun n'a abouti à ce jour. Des entreprises ont refusé d'appliquer le salaire minimum en prétextant ces recours. Les associations de défense des travailleurs déplorent le fait que certains patrons bloquent les négociations par "pure idéologie". En raison de ces blocages, les salaires restent bloqués au minimum légal. Dans le secteur du nettoyage par exemple, le personnel non-qualifié, payé auparavant  20 fr. de l’heure, et les travailleurs qualifiés, rémunérés eux à 21 fr. de l’heure, gagnent aujourd’hui les 23 fr. imposés par la loi. Et ce peu importe leur formation. La non-introduction du salaire minimum dans les textes empêcherait les contrôles des inspecteurs paritaires. Ecoutez Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Revoir les CCT

Lors de la prochaine réunion du Conseil de surveillance du marché de l'emploi, (CSME) les syndicats attendent de l'organisme qu'il revalorise les salaires de l'agriculture et de la floriculture. Le salaire minimum n'est pas encore appliqué dans ces deux secteurs d'activité. Les explications de Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Autre revendication: les syndicats attendent des autorités un changement de cap en matière de politique des contrats types de travail afin d'augmenter le salaire des employés plus qualifiés. Les explications de Joël Varone

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats ont également informé qu'une manifestation aura lieu le 30 octobre prochain à Genève pour demander une revalorisation des salaires pour l'ensemble des travailleurs.

Continuer la lecture

Coronavirus

Une commission tient à maintenir la gratuité des tests

Publié

le

Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est obligatoire, estime la commission de la santé du National (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est en vigueur. La commission de la santé du Conseil national a à nouveau émis lundi cette recommandation dans une lettre au Conseil fédéral.

Le gouvernement a proposé vendredi dernier de financer jusqu'à fin novembre les tests rapides antigéniques et tests PCR salivaires groupés des personnes ayant reçu une première dose de vaccin. Pour la commission, on ne peut pas imposer une obligation vaccinale, même si le vaccin est essentiel pour lutter contre la pandémie.

Par 17 voix contre 7, la commission recommande par conséquent au Conseil fédéral de prévoir la prise en charge des coûts des tests rapides antigéniques aussi longtemps que le certificat Covid sera exigé à l'intérieur des restaurants, des lieux de culture et de loisirs, ainsi que lors des manifestations se déroulant à l'intérieur, indique-t-elle dans un communiqué.

Elle recommande aussi aux cantons de délivrer un certificat Covid aux personnes qui prennent part à un dépistage groupé (en entreprises et dans les établissements de formation) et dont le test PCR est négatif. La décision a été prise cette fois à l'unanimité.

Elle a par contre renoncé à obliger le Conseil fédéral à maintenir la gratuité des tests aussi longtemps que l'obligation de présenter un certificat Covid sera en vigueur. La motion envisagée a été rejetée par 11 voix contre 11, 2 abstentions et avec la voix prépondérante de sa présidente.

Elle renonce également à proposer elle-même des modifications urgentes de loi pour changer les règles de prise en charge des coûts des tests. Deux propositions d'initiatives parlementaires ont été repoussées par 15 voix contre 9 et 11 voix contre 9 et 4 abstentions.

Le Conseil fédéral se décidera vendredi prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

UBS: la décision en appel reportée au 13 décembre

Publié

le

L'état de santé d'un des trois juges de la Cour d'appel de Paris explique le report de décision annoncé lundi. (archive) (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

La cour d'appel de Paris a repoussé lundi au 13 décembre sa décision concernant UBS, poursuivie pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illégal en France entre 2004 et 2012.

La banque s'était vu infliger en février 2019 une amende de 3,7 milliards d'euros, soit la plus lourde sanction jamais prononcée dans l'Hexagone pour une affaire d'évasion fiscale.

Le plus gros gestionnaire de fortune au monde avait aussi été condamné à verser 800 millions d'euros de dommages et intérêts à l'État français.

La banque aux trois clés, qui a toujours affirmé ne pas avoir enfreint la loi, avait fait appel et, après un deuxième procès en mars, la décision était attendue lundi.

Cette dernière n'a néanmoins pas pu être "finalisée" du fait "de l'arrêt maladie" d'un des trois magistrats de la cour, a expliqué le président François Reygrobellet, dans une petite salle d'audience totalement remplie par certains prévenus et de nombreux avocats.

UBS est soupçonnée d'avoir illégalement envoyé ses commerciaux en France entre 2004 et 2012 pour "chasser" des riches clients de sa filiale, lors de réceptions, tournois sportifs ou concerts, afin de les convaincre d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.

UBS France a comparu pour complicité, aux côtés de six ex-cadres.

Lors du procès en appel, le parquet général a requis une amende d'"au moins" deux milliards d'euros, bien en-deçà de la sanction de première instance.

Entre les deux procès, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a en effet rendu plusieurs décisions susceptibles de modifier la peine encourue par UBS.

Le ministère public a aussi requis la confirmation de l'amende de 15 millions d'euros pour UBS France, ainsi que des peines d'emprisonnement avec sursis et d'amende pour les six anciens responsables, dont un avait été relaxé par le tribunal.

La défense de la banque a plaidé la relaxe, affirmant qu'UBS avait "respecté scrupuleusement les dispositions du droit national et européen" en vigueur à l'époque des faits et critiquant un dossier sans "le début d'une preuve".

L'État français, partie civile, a demandé un milliard d'euros de dommages et intérêts.

Fin 2015, quelque 4.000 clients d'UBS avaient régularisé leur situation auprès d'une cellule dédiée ouverte au ministère français de l'Économie, pour 3,7 milliards récupérés - sur une dizaine de milliards d'avoirs dissimulés estimés dans ce dossier par l'accusation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture