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Le dessinateur vaudois André Paul est décédé

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Un dessin d'André Paul sur le roi de l'évasion, Walter Sturm. (©André Paul)

Le dessinateur André Paul est décédé vendredi à Lausanne dans sa 99e année. Son dessin dominical dans la Tribune de Lausanne, puis Le Matin, était célèbre. Il avait aussi illustré une quarantaine de San Antonio.

« Un seigneur du dessin de presse s’est éteint », a annoncé lundi Pascal Pellegrino, directeur de la Maison du dessin de presse à Morges. Avec plus de 80 ans d’activité artistique au compteur, André Paul était un peu le « papa » des dessinateurs de presse romands. Il aurait fêté ses 99 ans le 27 décembre prochain.

Le dessinateur lausannois a définitivement déposé ses crayons et sa plume vendredi matin. Il a tiré sa révérence avec bravoure et élégance, comme toujours, ont annoncé ses filles.

Trait précis

Son style était reconnaissable au premier coup d’œil. Son dessin se définit par un trait précis et rapide, quasi sans retouches. Chez lui, il y a toujours une tendresse malicieuse et complice, écrit Pascal Pellegrino.

L’homme savait dessiner les Vaudois comme personne. Il cherchait à faire rire sans choquer, préférant la dérision à la vulgarité. « Il y a une différence entre dérision et vacherie: j’essaie d’avoir pour les autres l’indulgence que je m’accorderais à moi-même », confiait-il dans un Plans Fixes, en 2010.

Neuchâtelois

Originaire de La Sagne et né au Locle en 1919, Paul-André Perret manie le crayon depuis sa plus tendre enfance. Il travaille comme graphiste avant de débuter dans la caricature. En 1949, il s’établit à Lausanne. Puis ses premiers dessins paraissent dans L’Illustré.

En 1952, il rencontre Jack Rollan et collabore au « Bon Jour de Jack Rollan », un hebdomadaire satirique qui sera tiré jusqu’à 100’000 exemplaires. Cette collaboration foisonnante ancrera André Paul dans le cœur des Vaudois, avant la consécration avec son dessin dominical dans la Tribune de Lausanne, explique M. Pellegrino.

Le dessinateur collaborera à de nombreux autres titres. Deux de ses dessins paraîtront dans le New York Times, mais il déclinera une proposition de collaborer avec le Canard enchaîné. En parallèle, il réalise une prolifique carrière dans l’illustration.

Exposition

L’an prochain, la Maison du dessin de presse va lui consacrer une exposition sous le titre de « Dessin de pressoir ». L’artiste était heureux de cette perspective et se disait prêt à reprendre ses crayons pour l’occasion, a ajouté Pascal Pellegrino.

Source ATS

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La Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne d’information

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KEYSTONE/Martial Trezzini

La Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne pour informer le public suisse sur les premiers secours à prodiguer en cas de crise. La campagne adopte le point de vue des personnes atteintes d’épilepsie. 80’000 personnes en souffrent en Suisse.

Selon un récent sondage, 55 % des Suisses se sentent impuissants lorsqu’ils assistent à une crise d’épilepsie. Dans cette optique la Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne d’information cet automne. Des affiches, des annonces en ligne et un court-métrage traiteront du sujet. D’envergure nationale, la campagne adopte le point de vue des personnes atteintes d’épilepsie pour montrer ce qu’on peut faire pour les aider en cas de crise. Il s’agit essentiellement de protéger immédiatement les personnes contre les risques de blessures. Les précisions de Julia Franke, Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

 

Bons gestes à adopter

Lorsqu’une personne est victime d’une crise d’épilepsie, il n’est pas si difficile de l’aider. Bien souvent, des gestes élémentaires suffisent pour aider les victimes de crises et il n’est pas forcément nécessaire d’appeler immédiatement une ambulance. Bien qu’une crise puisse paraître effrayante, dans la plupart des cas, elle s’arrête rapidement d’elle-même. Le détail avec Julia Franke.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

 

Sujet tabou

La campagne vise également à informer la population sur la maladie. De nombreuses personnes ignorent encore ce qu’est l’épilepsie et certains préjugés demeurent. Pour Julia Franke, Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie, aujourd’hui cette maladie reste encore un sujet tabou.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

L’épilepsie est la deuxième affection neurologique la plus fréquente après la migraine, elle affecte quelques 80 000 personnes en Suisse.

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Le marché de Noël de Genève annulé!

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Photo archives KEYSTONE/Martial Trezzini

La fin d’année s’annonce moins festive à Genève…

Le marché de Noël qui devait se tenir du 19 novembre au 27 décembre au Jardin anglais a été officiellement annulé ce matin par les 2 organisatrices, qui parlent d’une “décision extrêmement dure à prendre après de longues réflexions et malgré plusieurs scénarios analysés.” 

Dans la balance : le nombre de contaminations qui disent-elles “est à nouveau en hausse et la volonté de ne prendre aucun risque sanitaire ou financier”. Un plan de protection adéquat avait pourtant été travaillé avec le canton mais l’incertitude pour les semaines à venir, a visiblement eu raison du RDV.

Elles soulignent également qu' »aucune grande manifestation semblable n’a démontré une vraie fiabilité dans l’organisation et le traçage des visiteurs en cette période de pandémie, il nous est donc impossible de nous lancer raisonnablement dans un Marché d’une telle envergure. »

Une annulation au grand dam de nombreux genevois, dont certains s’étonnent de l’annulation d’un événement qui devait se tenir en plein air, quand d’autres craignent que ce ne soit tout simplement le signe de l’annulation de bon nombre de manifestations d’ici la fin de l’année. En tout cas, le Covid ne fait pas de cadeau même pour Noël.

Le RDV est déjà pris pour une nouvelle édition en 2021.

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Les infirmières des blocs aux HUG demandent à Mauro Poggia d’intervenir

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Photo KEYSTONE/Martial Trezzini

Les infirmières et infirmiers des blocs opératoires des HUG demandent au conseiller d’Etat Mauro Poggia d’intervenir auprès de leur direction.

Une centaine d’entre eux et de leurs soutiens ont manifesté samedi à Genève pour demander une négociation sur leurs horaires.

« Les blocs font bloc quand les HUG débloquent », scandaient les participants. « Trente-cinq ans de boutique. Trente-cinq ans à me taire. On en a marre », a affirmé l’une des infirmières. Au centre de leurs revendications, une modification du cadre horaire qui leur impose une heure de pause à la mi-journée, un dispositif pas applicable selon ces travailleuses et travailleurs de la santé.

Ceux-ci ont proposé de diviser cette heure en deux plages de 30 minutes. Mais l’une des deux ne serait pas comptabilisée, selon la direction des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), et ils devraient alors travailler un jour supplémentaire par mois.

De son côté, la direction réaffirme que « rien n’a été modifié », contrairement aux déclarations des infirmières et infirmiers, pour le moment et que des « discussions sont en cours » sur cette réforme. « Le Covid a montré des pratiques différentes entre certaines unités et une harmonisation est en réflexion », a précisé à Keystone-ATS le porte-parole des HUG Nicolas de Saussure.

« Remerciement malvenu »

Pour les infirmières, cette séquence est celle de trop après une augmentation du temps de travail, une période au début de la pandémie où repos et vacances étaient limités, et des heures supplémentaires supprimées. Après un débrayage de deux heures d’une partie d’entre elles, elles ont décidé de porter leur lutte dans la rue en raison, selon elles, du manque de dialogue de la direction.

Celle-ci n’a pas apprécié le débrayage, qui ne devrait être décidé que si toutes les autres solutions n’ont pas abouti, fait remarquer le porte-parole. « C’était totalement inacceptable » et a retardé des opérations, selon M. de Saussure.

« Applaudis hier, ignorés aujourd’hui », relevait de son côté une banderole dans la manifestation. Attablés à certains restaurants, des badauds ont applaudi les infirmières.

Après avoir aidé d’autres unités, comme les soins intensifs, alors que les opérations étaient suspendues au début de la pandémie, « le remerciement de la direction est malvenu », a dit à Keystone-ATS l’une des infirmières. Selon elle, les conditions se sont détériorées depuis quelques années et il faut éviter qu’elles ne deviennent similaires à celles observées dans d’autres pays.

Résolution donnée à Poggia

Il faut un accord clair, dit-elle, comme certaines de ses collègues. Selon elles, des infirmiers et infirmières d’autres unités pourraient rejoindre le mouvement face à une direction qu’elles considèrent comme « en décalage ».

Une déconnexion partagée par un membre du conseil d’administration de l’hôpital. Venu en observateur, il affirme avoir voulu en savoir davantage « sur la réalité » à laquelle sont confrontés ces employés.

Au terme de la manifestation, une résolution a été votée puis apportée au Départment de la sécurité et de la santé (DSES) dirigé par M. Poggia. Les infirmiers et infirmières demandent au conseiller d’Etat d’oeuvrer auprès leur direction pour l’ouverture de négociations pour un cadre horaire qui honore les patients, la santé du personnel et l' »entier » de la loi.

De son côté, la direction ne reconnaît pas Avenir syndical, qui représente ces travailleurs. « Les thématiques qui sont dénoncées sont reconnues, légitimes et discutées, mais avec les partenaires sociaux habituels », dit le porte-parole.

Avec ATS Keystone

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Genève: une marche blanche pour sensibiliser au fléau du jeu du foulard

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Le jeu du foulard continue de faire des victimes

Le 31 décembre dernier, une adolescente, Kahina, 15 ans, décédait du jeu du foulard, un fléau que ne connaissait pas sa maman. En hommage à sa fille, elle organise ce samedi à Genève une marche blanche pour sensibiliser les jeunes et les parents aux jeux dangereux.

Le jeu du foulard continue de faire des victimes. Le 31 décembre dernier, une adolescente, Kahina, 15 ans, décédait du jeu du foulard, un fléau que ne connaissait pas sa maman. Pour rappel, cette pratique consiste à se serrer le cou avec un morceau d’étoffe, une ceinture ou une corde pour éprouver des sensations fortes. En hommage à sa fille unique, elle organise ce samedi à Genève une marche blanche pour sensibiliser les jeunes aux pratiques dangereuses. Elle a également crée l’association Kahina pour briser le tabou qui entoure ces pratiques. Les précisions de Khedy, la maman de Kahina.

Khedy La maman de Kahina

 

Prévention préventive

Pour Khedy, la maman de Kahina, il faut absolument faire de la prévention pour éviter d’autres drames. Beaucoup d’enfants jouent à ces jeux de strangulation sans se rendre compte qu’il peuvent en mourir.

Khedy La maman de Kahina

Souvent, par méconnaissance, ces morts liées aux jeux dangereux sont classées comme suicides ou accidents domestiques. « Ma fille ne s’est pas suicidée, explique Khedy. Kahina avait plein de projets. Elle devait partir trois semaines en Allemagne pour apprendre l’allemand et était sur le point d’avoir un chien, un berger malinois. Il y a aussi le karaté qu’elle pratiquait assidûment et qu’elle enseignait aux plus jeunes ».

Sensibiliser les parents

Si la prévention auprès des enfants est fondamentale, il est également important de faire de la prévention auprès dès parents. Car le phénomène du jeu du foulard peut provoquer la mort ou laisser des séquelles.

Khedy La maman de Kahina

 

Une marche chaque année

Pour que le souvenir de sa fille unique demeure et afin surtout de sensibiliser les jeunes et leurs parents à la réalité des jeux dangereux, Khedy organise ce samedi une marche blanche. Elle partira à 13h30 des Libellules pour rejoindre l’ONU en passant par le Collège André-Chavanne. Une marche qu’elle souhaite réitérer chaque année.

Khedy La maman de Kahina

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Le Rhône doit pouvoir se défendre: un appel est lancé

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Rhône@Judith Monfrini

Donner une personnalité juridique au fleuve, c’est le but de l’appel lancé ce vendredi à Lausanne par l’association transfrontalière id-eau. Il pourrait voir ainsi ses droits garantis et se défendre lui-même contre les agressions humaines et dues au réchauffement climatique.

Donner des droits à la nature, c’est le but de l’appel du Rhône lancé ce vendredi à Lausanne par l’association id-eau. L’objectif de l’association, créée en 2018, est de sensibiliser le grand public autour des enjeux de l’eau douce. L’Appel du Rhône souhaite accorder une personnalité juridique au fleuve, depuis son glacier en Suisse, jusqu’à son delta en France. L’association est transnationale et veut donner la possibilité au fleuve de se défendre, comme peut le faire une société. Le Rhône en a bien besoin, comme l’explique Frédéric Pitaval, directeur de l’association id-eau,

Frédéric Pitaval Directeur de l'association id-eau

Pour l’association id-eau, il est indispensable de reconnaître des droits à la nature. Nos propres droits fondamentaux en dépendent. L’eau c’est la vie.

Frédéric Pitaval Directeur de l'association id-eau

Le Rhône deviendrait ainsi sujet de droit et pourrait se défendre lui-même contre une entreprise qui l’aurait pollué par exemple. De manière générale, il faudrait donner davantage de droits à la nature. Nous avons déjà franchi des limites inquiétantes, selon Frédéric Pitaval

Frédéric Pitaval Directeur de l'association id-eau

Plus de nature, plus d’habitat et plus de conditions d’existence pour l’homme. Le directeur d’id-eau estime que le temps presse et que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir. L’association id-eau espère rallier d’autres associations de défense de l’environnement suisses et françaises à sa cause. La juriste Valérie Cabanes soutient déjà l’appel du Rhône.

 

 

 

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