Le 29 novembre, les citoyennes et citoyens du canton de Genève devront voter une modification constitutionnelle, afin que les handicapés puissent obtenir les mêmes droits que les autres. Il s’agit notamment de supprimer la possibilité qui existe actuellement de les priver de leurs droits politiques. 1200 personnes sont concernées à Genève.
Avoir un handicap n'empêche pas d'avoir une opinion. C'est en substance le message adressé par le comité cantonal genevoise « une vie une voix ». 1200 personnes sous curatelle pour des raisons diverses n’ont pas le droit de vote à Genève. Cela concerne notamment des personnes qui ont soit un handicap mental soit des troubles psychiques. Mais sont également touchées des personnes âgées, des personnes qui ont des addictions ou encore des personnes qui ont besoin d’aide dans leur vie pratique. Le 29 novembre, la population genevoise devra voter une modification constitutionnelle, afin que ces personnes obtiennent les mêmes droits que les autres. Il s’agit de mettre fin à la discrimination dont sont victimes les personnes handicapées ou âgées dans le domaine des droits politiques, en supprimant la possibilité qui existe actuellement de les priver de leurs droits politiques. Le canton pourrait être alors le premier à corriger cette injustice. Pour Cyril Mizrahi avocat et membre d’Inclusion Handicap, la capacité de discernement et la capacité de se faire une opinion n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
Cyril Mizrahi
Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Règles anticonstitutionnelles
Pour les initiants, les règles actuelles appliquées par l'ensemble des cantons et par la Confédération sont contraires au droit international et à la Constitution. La Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées oblige la Suisse à garantir à toutes les personnes handicapées la jouissance des droits politiques et la possibilité de les exercer. Pour Cyril Mizrahi, les lois actuelles sont donc discriminatoires.
Cyril Mizrahi
Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Genève pionnière en la matière?
Genève pourrait donc être le premier canton à octroyer le droit de vote et d'éligibilité à l'ensemble des personnes handicapées, mais seulement sur les plans locaux et cantonaux. La loi fédérale doit faire l’objet d’une démarche à Berne. C’est la première fois que le peuple d’un canton suisse se prononcera sur un tel projet, alors que le système en vigueur au niveau fédéral et dans tous les cantons n’est plus conforme au droit international. En cas de oui le 29 novembre, les initiants espèrent que la Confédération ainsi que tous les autres cantons lancent rapidement des réformes afin que le droit de vote et d’éligibilité s’applique à tout le monde. Pour Cyril Mizrahi il est important que Genève ait ce rôle de pionnière.
Cyril Mizrahi
Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cyril Mizrahi Avocat et membre d’Inclusion Handicap
Cette question occupe également d’autres cantons en Suisse romande. Dans les parlements de Fribourg, Vaud, Valais et Neuchâtel, des démarches ont été ou sont entreprises pour rétablir les droits politiques de ces personnes.
J'ai une fille avec handicap mental.......elle ne comprend pas les tenants et aboutissants d'une proposition de vote. C'est forcément avec notre idée de vote qu'elle pourrait participer..... Donc, en fait, cela nous permettrait de voter à double avec nos idées. Je trouve que cela n'a aucun sens pour elle et pour les personnes avec handicap mental.Cela fausserait totalement les résultats de votation. Mais évidemment, pour d'autres formes de handicap, quand la personne est apte à réfléchir normalement, alors là, c'est important qu'elle puisse participer.
L'expulsion d'une centaine de locataires de cinq immeubles dans le quartier de la Jonction, à Genève, prend une tournure politique. Le Conseil administratif de la Ville de Genève a annoncé son soutien aux habitants et appelle le propriétaire à assumer sa responsabilité sociale.
"La résiliation massive de 107 baux d'habitation et d'une quinzaine de baux commerciaux est d’autant plus préoccupante du fait qu'elle affecte un quartier populaire et des logements occupés parfois de très longue date, bénéficiant de loyers modiques, dans un contexte de pénurie aiguë de logements", écrit mercredi l'exécutif municipal. Celui-ci invite les locataires à faire valoir leurs droits.
Pour le Conseil administratif, "il n'est pas acceptable" que le propriétaire, à savoir la caisse de compensation du canton de Bâle-Ville, se défausse de sa responsabilité sociale. Il s'insurge aussi contre le fait que "des rénovations à but énergétique servent de prétexte à des résiliations massives pouvant ouvrir la voie à une maximisation des rendements par le biais d'une forte hausse des futurs loyers."
Au niveau juridique, la Ville indique qu'elle ne pourra émettre qu'un préavis portant sur la requête en autorisation de construire, "encore à venir". Elle pourra aussi recourir contre l'autorisation, si elle est délivrée par le canton. L'exécutif se dit toutefois prêt à discuter de la situation avec le propriétaire.
"Appliquer la loi"
La question rebondit aussi au niveau cantonal. Mercredi, le PS Genève enjoint le Conseil d'Etat à "faire appliquer strictement" la loi sur les démolitions, transformations et rénovations qui protège les locataires lors de travaux. Pour le parti, le canton doit "envoyer un signal clair aux grands propriétaires et aux caisses de pension que Genève ne tolérera pas la jungle immobilière", écrit-il.
Les contrats de bail ont été résiliés conformément à la législation en vigueur par courrier recommandé le 12 janvier, a indiqué mercredi le service de presse de la gérance Naef à Keystone-ATS, en réponse à des questions adressées à la caisse de pension de Bâle-Ville. Selon lui, l'ampleur des interventions prévues et les normes de sécurité ne permettent pas de réaliser les travaux dans un bâtiment occupé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi les Journées de Soleure. Elle en a profité pour souligner le rôle central de la SSR dans la vie culturelle suisse et rendre hommage aux victimes de Crans-Montana.
"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a affirmé la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider mercredi soir à Soleure devant près de 900 personnes. Elle a rappelé que le service public soutient chaque année le cinéma suisse, investissant dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", selon elle.
"La SSR offre aux artistes une scène essentielle" et permet aux citoyens d’accéder à une information solide, dans un contexte de flux massif de données et de désinformation. La ministre a également insisté sur l’importance de ce rôle pour la démocratie.
Les Suisses se prononceront le 8 mars prochain sur l'initiative, rejetée par le Conseil fédéral, visant à réduire le financement du service public.
Entre tragédie et espoir
La ministre a auparavant évoqué dans son discours le drame survenu à Crans-Montana en début d’année. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré. Elle a salué le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.
"Nous devons à cette génération notre engagement et notre détermination à lui laisser entrevoir des possibles et des rêves", a-t-elle ajouté.
"Ne plus se laisser bercer"
Cette année, les Journées de Soleure mettent l’accent sur un cinéma, qui explore la question de l’appartenance: à une famille, une communauté, une histoire, une culture, un pays. "Nous avons besoin de culture et de cinéma suisse, car notre pays est en mutation. Et plus le changement est rapide, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par une fausse impression de sécurité, comme si nous connaissions déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclut.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le président suisse Guy Parmelin a décrit une discussion "courtoise mais ferme" avec son homologue américain Donald Trump, qui a agité les taxes sur la Suisse lors de son dicours au WEF. Le Vaudois ne s'attend pas forcément à un retour vers des taxes de 39%.
Le président américain a décrit la Suisse, pays hôte du Forum économique mondial (WEF), comme une nation qui profite du commerce américain, mentionnant à plusieurs reprises des bénéfices de 41 milliards côté suisse.
"Nous avons signifié au président américain qu'il y avait actuellement un surplus d'un peu plus de huit milliards en faveur des Etats-Unis", a déclaré M. Parmelin. M. Trump a semblé surpris, mais réagi positivement, a-t-il ajouté.
La délégation américaine était plus grande que prévu. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer ont pris part aux discussions. Les conseillers fédéraux Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis étaient aussi présents.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Guy Parmelin a rencontré mercredi Donald Trump en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. L'entretien s'est déroulé après le discours que le président américain a prononcé dans la station grisonne.
Les deux hommes se sont serré la main devant les journalistes. Le président de la Confédération était accompagné des ministres des affaires étrangères Ignazio Cassis et des finances Karin Keller-Sutter. La Confédération cherche à conclure avec Washington un accord définitif sur les droits de douane américains.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le président américain Donald Trump durant son discours du World Economic Forum à Davos, le 21 janvier 2026. (AP Photo/Markus Schreiber) APTOPIX Switzerland Davos Trump
Le président américain Donald Trump a réitéré ses velléités sur le Groenland mercredi au Forum économique mondial (WEF). Il a également loué sa politique intérieure en prévision des législatives de mi-mandat et agité les taxes douanières face à la Suisse, lors d'un discours de près d'une heure et demie, face à une foule importante.
Le public a dû être dispersé dans plusieurs salles du Centre des Congrès de Davos, le nombre de personnes venues assister au discours du républicain étant énorme. Une très longue file s'était déjà formée devant la salle principale plus d'une heure avant le discours de M. Trump.
L'homme a été accueilli sous une pluie d'applaudissements, plusieurs membres du public s'étant levés téléphones en main. "Je suis ravi d'être ici en compagnie d'amis et de quelques ennemis", a-t-il lancé avec ironie, six ans après sa dernière venue en personne dans la station grisonne.
Le Groenland, que le président américain convoite, était le point le plus attendu de son discours. "Tout ce que nous voulons du Danemark et de l'Otan, c'est le Groenland", a-t-il déclaré, décrivant à plusieurs reprises ce territoire autonome danois comme une "grande pièce de glace". Les Etats-Unis, tout comme le Danemark, font partie de l'Alliance atlantique.
"Pas user de la force"
Le républicain s'est ensuite adressé directement au secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, présent dans l'audience. "Nous n'avons jamais rien demandé, jamais rien obtenu", a-t-il dit. "Nous sommes inarrêtables, mais nous n'allons pas faire ça. Nous ne voulons pas user de la force. Nous voulons seulement récupérer le Groenland".
Donald Trump en est certain, seuls les Etats-Unis sont capables de défendre correctement ce territoire stratégique entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Le président américain n'a pas hésité à vanter la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro comme la dernière preuve de la puissance de son pays.
Le président finlandais, dont le pays fait partie des huit Etats européens menacés de surtaxes par le président américain si le Groenland ne lui est pas cédé, a plus tôt au WEF expliqué que l'Europe était capable d'assurer sa propre défense. Mark Rutte, dans une position délicate, a lui plutôt adopté un discours conciliant avec les Etats-Unis, louant les mérites du président américain.
Dirigeants moqués
Donald Trump a, lors de son dicours, longuement moqué ses ennemis du moment, parmi lesquels le Premier ministre canadien Mark Carney et le président français Emmanuel Macron, qui ont tous deux adopté à Davos un ton d'opposition face aux Etats-Unis.
L'ancienne présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter en a également pris pour son grade. Le républicain a ironisé sur les négociations qu'ils ont menées sur les taxes douanières, laissant à nouveau planer le doute sur les droits de douane appliqués à la Suisse. Berne et Washington ont convenu en novembre de faire passer les taxes de 39 à 15% mais le deal doit encore être sécurisé par un accord d'ici au 31 mars.
Electorat américain soigné
Autre point que le milliardaire a mis en avant: sa politique intérieure. "Les gens vont très bien, ils sont très contents avec moi", a-t-il dit, se félicitant de la première année de son deuxième mandat.
M. Trump a à coeur de soigner son électorat, inquiet pour son pouvoir d'achat, à l'approche des législatives de mi-mandat en novembre. Il a insisté sur sa volonté de faciliter pour sa population l'achat des maisons, tout en affichant une économie à nouveau forte, après le mandat de l'ex président Joe Biden, qualifié de "sleepy Joe". En opposition aux Etats-Unis, Donald Trump a critiqué une l'Europe qui "ne va pas dans la bonne direction" et qui "n'est plus reconnaissable", selon lui.
Le républicain n'a en revanche pas fait mention de la charte fondatrice de son "Conseil de paix", qui pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos. La Suisse a été invitée à rejoindre ce conseil initialement pour faire avancer le plan de paix à Gaza, mais qui prend des allures de concurrent à l'ONU pour régler les conflits dans le monde. Elle n'a pas encore décidé si elle allait le rejoindre ou non.
Lambert
12 novembre 2020 à 9 h 56 min
J'ai une fille avec handicap mental.......elle ne comprend pas les tenants et aboutissants d'une proposition de vote. C'est forcément avec notre idée de vote qu'elle pourrait participer..... Donc, en fait, cela nous permettrait de voter à double avec nos idées. Je trouve que cela n'a aucun sens pour elle et pour les personnes avec handicap mental.Cela fausserait totalement les résultats de votation. Mais évidemment, pour d'autres formes de handicap, quand la personne est apte à réfléchir normalement, alors là, c'est important qu'elle puisse participer.