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La patineuse blessée au JOJ critique le comité de Lausanne 2020

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L'accident avait eu lieu dans la Vaudoise Arena à Malley, lors de la répétition d'un numéro pour la cérémonie des JOJ de Lausanne 2020 (archives). (©Keystone/GABRIEL MONNET)

L’artiste patineuse grièvement blessée lors d’une répétition de la cérémonie d’ouverture des JOJ 2020 de Lausanne va mieux. Pour la première fois, elle donne sa version des faits: « Non, je n’ai pas perdu l’équilibre, il y a eu un problème technique ».

Le 7 janvier dernier, la patineuse russe de 35 ans Olga Sevastianova, domiciliée en Allemagne où elle se trouve actuellement dans un hôpital, se blessait grièvement à la patinoire de Malley. Tractée au-dessus de la glace alors qu’elle répétait un numéro pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), elle était tombée de cinq mètres de haut.

La Russe avait été admise au CHUV dans un état grave, sa vie étant même en danger. Les circonstances du drame ne sont toujours pas établies. Une enquête est toujours en cours. Police et organisateurs avaient toutefois parlé d’une perte d’équilibre.

Dans une interview accordée samedi à 24 Heures, la Russe s’exprime pour la première fois sur les circonstances de l’accident et donne des nouvelles sur son état de santé. Elle critique au passage le comité de Lausanne 2020 et le Comité international olympique (CIO).

Foie, tête, côtes, main et oeil touchés

M. Sevastianova dit être désormais sauvée mais que la reconstruction s’annonce longue et éprouvante. « Beaucoup de choses ont évolué positivement, c’est sûr, mais par rapport à ce qui était mon état normal avant l’accident, il reste beaucoup à faire. D’ailleurs, personne ne peut garantir que je vais me rétablir à 100% », raconte-t-elle dans le quotidien vaudois.

« Mon foie a été très endommagé, c’était le plus gros danger pour ma vie et donc la partie qui a été opérée en premier. Le lendemain de l’accident, la pression sanguine dans ma boîte crânienne était très élevée et, pour mieux la contrôler, il a fallu enlever une partie de l’os. Il vient d’être replacé, il est maintenu par des agrafes. J’ai également passé quelques jours dans un coma artificiel. Finalement, j’ai eu quatre côtes cassées et les os d’une main complètement éclatés. Les chirurgiens ont mis 4h30 pour les reconstituer ».

« J’ai déjà réappris à marcher, à boire et à manger mais il reste du travail. Je vais peut-être devoir être réopérée de la main droite car elle n’a plus aucune sensibilité. Certains os de mon visage ont aussi été fracturés, des nerfs ont été endommagés et ça a touché mon œil droit. Il est légèrement désaxé. Donc je vois double. Si ça ne s’arrange pas, il faudra aussi une opération », détaille la victime.

« Aucun soutien » des JOJ et du CIO

L’acrobate nie catégoriquement la thèse de la perte d’équilibre. « Il y a une chose dont je suis absolument sûre, c’est que je n’ai pas perdu l’équilibre mais qu’il y a eu un problème technique. Je ne sais pas qui en est responsable mais l’enquête pénale en cours devra le dire. Je fais confiance à la justice », affirme-t-elle.

Elle dit aussi n’avoir aucun soutien du comité d’organisation des JOJ de Lausanne et du CIO. « Je n’ai aucun contact avec eux. Je suis soutenue par mes amis, par les inconnus qui ont fait des dons en ma faveur et par le personnel merveilleux du CHUV. Les gens qui m’ont fait venir à Lausanne ne me témoignent aucun soutien et cette absence de considération me pèse beaucoup », confie la patineuse.

La question de la prise en charge financière finale reste en suspens, selon elle. « Il y a beaucoup d’intervenants dans l’organisation des JOJ et, pour l’instant, ils se renvoient la balle ». Une amie patineuse a lancé une campagne de « crowfunding » sur les réseaux sociaux pour venir en aide à l’artiste patineuse.

Mme Sevastianov dit ne pas savoir si elle pourra repatiner un jour. « En tout cas, je ne pourrai plus jamais réaliser les numéros que j’exécutais avant, ils demandent trop d’aptitudes que je ne retrouverai pas ».

Source: ATS

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Pour ses 200 ans le Muséum fait la part belle à l’environnement

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Pour ses 200 ans, le Muséum d’histoire naturelle de Genève va proposer une bouquet culturel centré sur l’environnement. Un univers aquatique futuriste en plastique réalisé par l’artiste activiste George Nuku est mis à l’honneur. Ce sera également l’occasion d’honorer le long passé du plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse. 

Faire face aux enjeux environnementaux et souligner la beauté et l’importance de la nature. C’est le programme du bouquet culturel dédié aux 200 ans du Muséum d’histoire naturelle de Genève. L’objectif est de faire réfléchir sur nos comportements et notre relation avec les autres espèces et la nature. À partir du 25 septembre la thématique sera abordée à travers diverses expositions, rencontres, ateliers, visites et spectacles tout au long de l’année. Les précisions de Pascal Moeschler responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d’histoire naturelle.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

 

Ecologie mise en avant

La programmation du bicentenaire prévoit aussi des cycles de conférences pour s’interroger sur les grands défis environnementaux de notre époque. Des personnalités engagées ainsi que d’éminents scientifiques dont le biophysicien Jacques Dubochet prendront la parole. Une grande biosphère blanche sera installée dans différents endroits du grand Genève pour mieux se connecter à la nature à travers différentes animations. La première escale a lieu devant la nouvelle gare de Chêne-Bourg. Pour Pascal Moeschler il est important de prendre conscience de l’urgence climatique que l’on vit.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

 

200 ans d’histoire

La nature et l’environnement sont au programme des festivités mais la programmation d’anniversaire est également l’occasion d’honorer le long passé du plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse. Ce ne sont pas moins de 15 millions de spécimens et d’objets qui occupent les collections du Muséum. Les précisions de Pascal Moeschler.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

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Une pétition réclame une revalorisation salariale du métier de nettoyeur

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@Judith Monfrini

A Genève, les nettoyeuses et les nettoyeurs réclament une revalorisation de leur salaire estimé trop bas dans une pétition. Signée par plus de 1100 personnes, le texte remis à l’association genevoise des entrepreneurs du nettoyage réclame également une prime pour le travail effectué durant la crise du COVID. 

Les applaudissements pendant la crise c’est bien, mais la prise de risque mérite une prime. C’est ce que réclame la pétition déposée ce matin à Genève, par les nettoyeuses et nettoyeurs. Munie de 1187 signatures elle demande à l’AGENS, l’association des entrepreneurs du nettoyage, une revalorisation de leur salaire actuellement très bas de 19, 95 de l’heure ou une prime pour les risques encourus.

Le syndicat Unia a dénoncé ce jeudi les conditions parfois dangereuses dans lesquels les nettoyeuses travaillaient durant la crise du COVID-19. Sans gant et sans masque. Ils ont du intervenir de nombreuses fois auprès des patrons pour qu’ils respectent les normes de sécurité, provoquant l’angoisse des employés. Camilla Aros, du Syndicat Unia au micro de Judith Monfrini

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

En mai, l’AGENS a refusé toute négociation selon les syndicats.

Revaloriser le métier

Si avec la pandémie, la population a pris conscience de l’utilité des nettoyeurs, les conditions de travail, elles, ne sont ên revanche pas à la hauteur, selon UNIA. Camilla Aros

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Les nettoyeuses et nettoyeurs n’arrivent déjà pas en s’en sortir. Le travail doit être valorisé. Elles doivent recevoir une prime de risque et leur salaire doit être augmenté. A Genève avec 19 francs 95 de l’heure, c’est impossible de vivre. Ecoutez le témoignage de Maria Sena.

Maria Sena Nettoyeuse

Carmen, elle, a attrapé la Coivd le 19 mars, alors qu’elle travaillait comme nettoyeuses pour une entreprises à l’aéroport. Elle a fait quatre mois d’hôpital. Son patron l’a ensuite licenciée. Elle a 60 ans et se trouve au chômag

Compenser la perte des RHT

Les personnes au bénéfice du chômage partiel, aux RHT, ne recevaient que le 80% de leur 3700 francs brut. L’AGENS a refusé de payer la différence de salaire alors que la plupart des nettoyeurs sont des femmes, qui ne travaillent qu’à temps partiel, relève le syndicat. Durant la crise, les syndicats ont dû intervenir très souvent pour que les mesures d’hygiène et de protection soient respectés. Comme au Centre médical universitaire.

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Souvent les trajets ne sont pas rémunérés, les personnes cumulent de petite tranches horaires et changent d’employeurs.

Notez que ce week-end, les Genevois sont amenés à voter sur le salaire minimum à 23 francs de l’heure.

 

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Les vergers prisés par les voleurs

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C’est une pomme rouge qui vous attire comme celle de Blanche-Neige. Mais si elle n’est pas empoisonnée, ramasser cette pomme directement dans les vergers est interdit. Et, pourtant, chaque année les producteurs genevois déplorent des vols de pommes dans leurs plantations. A l’image de Michel Serex, arboriculteur à Versoix.

Michel Serex  Arboriculteur à Versoix

En prenant les fruits les personnes emportent une partie de la récolte des arboriculteurs mais aussi une partie de leur salaire. Pour Michel Serex c’est, certes, une perte financière mais c’est aussi une insulte. 

Michel Serex  Arboriculteur à Versoix

Reste que cueillir des pommes dans les vergers n’est pas du glanage mais bien du vol. Les personnes s’exposent à des sanctions avec des amendes pouvant aller jusqu’à 60 000 francs, conformément à la loi genevoise sur la police rurale, entrée en vigueur en mai 2018. Police municipale et cantonale  peuvent verbaliser les voleurs mais aussi les gardes de l’environnement. Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève. 

Alain Rauss Chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève

Des vols de pommes qui n’ont pas diminué avec le semi-confinement, bien au contraire. Selon les arboriculteurs, certaines personnes ont réalisé qu’il y avait des vergers autour de chez eux. Même constat chez Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève. 

Alain Rauss Chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève

Précisons que tous les accès à l’aire agricole, vignes, champs, sont interdits toute l’année.

 

 

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Genève à la rescousse de ses clubs

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Peut-être une bouffée d’air frais pour les clubs genevois ! Un protocole d’accord a été signé entre l’Etat et les représentants des établissements, qui ont dû fermer leurs portes le 31 juillet pour freiner la propagation du coronavirus. Une aide d’urgence qui prévoit la participation financière des pouvoirs publics pour les charges qui ne peuvent pas être réduites par les enseignes, comme leurs loyers, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication mais aussi leurs factures SIG.

L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés.

Le montant maximum prévu par l’Etat? Deux millions de francs par mois, ce qui correspond à environ 30 000, 40 000 francs par mois par établissement. 

En contrepartie, les établissements  s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire.

Le Grand Conseil genevois devra se prononcer les 1er et 2 octobre prochains sur  ce projet de loi.

Pour Jean-Marc Humberset,  le propriétaire du Moulin Rouge et du Point Bar, cette aide d’urgence est une « belle lumière au bout du tunnel »

 

Jean-Marc Humberset  Gérant du Moulin Rouge et du Point Bar

 

 

 

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Une start-up sécurise les téléphones portables grâce à une puce quantique

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L’entreprise genevoise ID Quantique a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Samsung l’a utilisé dans son dernier téléphone qualifié par la presse de « plus sûr du monde ». La technologie pourrait à l’avenir se développer à d’autres objets que les téléphones. 

Une puce quantique qui rend votre téléphone inviolable. C’est le produit de l’entreprise genevoise ID Quantique. La start-up a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Ce système a été adopté par Samsung qui en a doté son dernier appareil sorti en mai dernier. Il a été baptisé par la presse de « téléphone le plus sûr du monde ». La puce utilise le cryptage quantique pour générer des nombres aléatoires qui servent de clés inviolables pour permettre notamment une communication sécurisée entre les appareils. Ce système peut être utilisé pour plusieurs applications comme les services bancaires. Les précisions de Grégoire Ribordy directeur et fondateur d’ID Quantique.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

 

Sécuriser les systèmes

De nos jours le piratage est devenu monnaie courante. On ne compte plus les milliers de personnes qui se sont fait pirater leur téléphone ou leur ordinateur. Si la digitalisation apporte de nombreuses choses positives à notre quotidien, elle comporte également de nombreux risques. Et bien souvent nos systèmes de sécurité ne sont pas au point. Les explications de Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

Selon Grégoire Ribordy, en matière de cybersécurité, la Suisse ne se démarque pas des autres pays. Elle prend assez peu d’initiatives pour améliorer la sécurité alors qu’il y aurait une carte à jouer pour les industries locales.

Objets connectés

Si pour le moment cette technologie se limite aux téléphones, à l’avenir elle pourrait se développer dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, quasiment tous les objets ou systèmes sont connectés. Un potentiel que la start-up basée à Genève entend exploiter. Le détail avec Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

La sécurité de nos systèmes connectés est un enjeu crucial de nos sociétés. Avec l’arrivée de la 5G, ce sont 46 milliards de téléphones qui devraient être connectés au réseau à l’horizon 2026.

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