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"J'ai caché une partie de la vérité"

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Pierre Maudet s'est livré mercredi soir sur Léman bleu à un véritable exercice de contrition. Alors que le Conseil d'Etat genevois lui avait retiré plus tôt dans la journée une partie de ses prérogatives, le président du gouvernement a voulu s'expliquer publiquement. Un exercice auquel il s'était déjà prêté en mai dernier dans la presse.

"J'ai caché une partie de la vérité", a d'emblée avoué le libéral-radical. L'homme, le regard sombre et la voix grave, a indiqué vouloir "parler aux Genevoises et aux Genevois". Il a d'ailleurs publié mercredi soir une lettre ouverte à leur intention. https://pierremaudet.ch/uploads/Lettre_Ouverte_de_Pierre_Maudet.pdf

Mail produit au Conseil d'Etat

Sur le plateau de la télé locale, Pierre Maudet a expliqué avoir voulu protéger sa famille dès les premières questions posées sur son voyage à Abu Dhabi, en novembre 2015. "J'ai eu peur d'emmener ma famille dans une polémique publique, argue-t-il. Je suis alors rentré dans une spirale néfaste. J'ai admis tout cela à mes collègues gouvernementaux ce matin. Je présente mes excuses."

Le président du Conseil d'Etat genevois n'est pas revenu sur les détails de son voyage. Il a simplement indiqué avoir "envisagé un voyage familial" à Abu Dhabi lors du Grand Prix de formule 1. Très vite, explique-t-il, s'est greffée une composante officielle au voyage. "J'ai alors accepté le principe d'une invitation officielle", assure-t-il. En septembre 2015, Pierre Maudet dit avoir appris que le séjour serait offert. "J'ai alors éprouvé une certaine gêne, jure-t-il. J'ai fait le choix de maintenir ce voyage. Ce qui fut ma première erreur." Il réaffirme cependant le caractère privé du séjour. Quant au mail effacé à François Longchamp, envoyé le 11 septembre 2015, il déclare l'avoir produit ce mercredi matin au Conseil d'Etat. "J'y indiquais que le voyage se ferait à mes frais, qu'il y aurait une dimension officielle mais que le séjour était essentiellement privé", dit-il.

"Je suis un homme de pouvoir, pas d'argent, a enchaîné l'édile. J'ai totalement sous-estimé cette histoire. Je me suis enfermé dans une logique privée. J'ai été aveuglé. C'est extrêmement grave." Avant de souffler: "Je ne prétends pas être infaillible."

Pas question de "déclarer forfait"

Qu'en tire-t-il comme conséquences? En tout cas pas de démissionner. "Ma capacité à gouverner est intacte, a-t-il indiqué. Il n'est pas question de déclarer forfait maintenant. J'ai envie de me battre. Nous verrons maintenant si mon capital politique, si mon crédit est entamé." Et d'en appeler au peuple. "J'ai une énergie folle!", s'est-il exclamé. "Le Conseil d'Etat m'a autorisé un pas de recul ce matin, c'est la démonstration que le gouvernement fonctionne", estime-t-il. Pierre Maudet a toutefois concédé que ce "climat de soupçon permanent" était "extraordinairement nuisible pour le canton".

International

L'influence de la Chine sur les îles Salomon est "inquiétante"

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Les îles Salomon se sont fortement rapprochées de la Chine, sous la houlette du Premier ministre Manasseh Sogavare (à gauche), signant en 2022 un pacte de sécurité, dont les termes restent secrets. (© KEYSTONE/AP Pool Reuters/THOMAS PETER)

L'emprise croissante de la Chine sur les îles Salomon est "inquiétante", avertit Daniel Suidani, un leader de l'opposition, avant des élections cruciales cette semaine dans l'archipel. Celles-ci pourraient renforcer la présence de Pékin dans le Pacifique.

"Au cours des cinq dernières années, la Chine a été impliquée dans de nombreuses affaires. C'est vraiment inquiétant en ce moment", a souligné M. Suidani dans un entretien avec l'AFP. L'archipel de quelque 700'000 habitants est devenu ces dernières années le théâtre d'une bataille diplomatique intense opposant la Chine à ses rivaux occidentaux.

Les îles Salomon ont rompu les relations avec Taïwan et embrassé la Chine sous la houlette du Premier ministre Manasseh Sogavare, signant en 2022 un pacte de sécurité, dont les termes restent secrets. Les aides et investissements chinois ont afflué depuis et le Premier ministre sortant, âgé de 69 ans, a promis d'approfondir encore ces relations s'il est réélu.

Mais Daniel Suidani, l'une des principales figures de l'opposition dans l'archipel, dit craindre un impact négatif de l'influence de Pékin sur la démocratie dans l'île. L'ancien Premier ministre de la province de Malaita, a été l'un des rares dirigeants locaux à refuser les chèques de la Chine craignant qu'ils ne soient assortis de conditions.

"Impliqués dans d'autres choses"

Il accuse des acteurs liés à Pékin de travailler en coulisses pour aider à maintenir les élus pro-Pékin au Parlement. "Ils sont très, très impliqués dans ce gouvernement", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone depuis Auki, la capitale de la province côtière de Malaita.

"Ils sont impliqués dans d'autres choses, il n'y a donc aucun doute qu'ils doivent être impliqués dans les élections. C'est ce qu'ils font depuis un certain temps". M. Sogavare a nié à plusieurs reprises que la Chine représente une menace et mis en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires souveraines du pays.

"Elections très importantes"

Le gouvernement provincial de M. Suidani, préoccupé par l'influence de la Chine, a empêché le géant chinois Huawei de construire sur l'île des tours de téléphonie mobile, pourtant cruciales pour améliorer les communications.

M. Suidani a été brusquement évincé de la tête de la province de Malaita en février 2023, par une motion de censure votée en son absence. Daniel Suidani a accusé le gouvernement Sogavare d'avoir orchestré cette manoeuvre pour faire taire l'un de ses adversaires les plus virulents.

Le Premier ministre sortant fait preuve d'un autoritarisme croissant, selon des observateurs, alors qu'il veut rester au pouvoir. "A la communauté internationale, je voudrais dire que nous avons besoin de votre soutien", a déclaré M. Suidani.

"Nous voulons bénéficier de la même liberté que tout le reste du monde". Les îles Salomon sont l'une des nations les moins développées au monde, et M. Sogavare est convaincu que la prospérité passe par Pékin. Mais ses principaux rivaux sont profondément sceptiques quant à son pacte avec la Chine et veulent rétablir les liens avec les précédents partenaires en matière de sécurité, l'Australie et les Etats-Unis.

"L'élection de 2024 sera très importante pour les Iles Salomon", a souligné M. Suidani. Lundi matin, la capitale de l'archipel, Honiara, était en ébullition avec le passage de pick-ups bondés de partisans hurlant des slogans de campagne.

"Récupérer notre pays"

La bataille d'influence est visible dans l'affichage: des panneaux publicitaires géants de "Radio Australia" surplombent la seule route menant à la ville, tandis que des voitures de police recouvertes d'autocollants "China Aid" circulent sur des routes parsemées de nids-de-poule. Au cours d'un rassemblement en faveur de l'ancien Premier ministre Gordon Darcy Lilo, à la périphérie de la ville, des centaines de personnes réclament un changement de gouvernement.

"L'économie s'effondre. Je veux que les habitants de Honiara se lèvent et récupèrent notre pays", déclare Josep, un enseignant, à l'AFP sur fond de klaxons. Les élections législatives se tiendront le 17 avril mais le long et opaque processus de formation d'une coalition pourrait prendre des semaines avant de déterminer qui sera le Premier ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Reprise des négociations entre le pouvoir colombien et l'ELN

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Les présidents colombien, Gustavo Petro (à gauche) et vénézuélien, Nicolas Maduro (à droite), ont réaffirmé mardi leur "engagement mutuel à soutenir la paix". (© KEYSTONE/EPA/Rayner Pena R.)

Le gouvernement colombien et l'Armée de libération nationale (ELN) ont repris samedi à Caracas les négociations de paix, ont confirmé les deux parties dimanche. Celles-ci étaient gelées en raison notamment d'affrontements entre la guérilla et d'autres groupes armés.

"Les deux délégations de paix ont commencé à discuter à Caracas hier (samedi)", a déclaré la délégation de l'administration du président combien Gustavo Petro sur le réseau social X. "Le travail continue. Les travaux se poursuivent", a ajouté la délégation.

Les deux parties "ont discuté des propositions de participation qui alimentent une vision commune de la paix, autour du régime politique, de la situation environnementale et du modèle économique", a quant à elle posté la représentation de la guérilla de gauche.

L'ELN avait confirmé le 6 avril la suspension formelle du cycle de négociations qu'elle menait avec le gouvernement depuis novembre 2022 au Venezuela, à Cuba et au Mexique, alors que des pourparlers devaient commencer lundi dernier. Elle avait demandé à ce que la rencontre de cette semaine soit considérée comme "une réunion extraordinaire".

"Volonté" de soutenir les négociations

La guérilla a accusé le gouvernement d'avoir une "double politique de paix", estimant que le dialogue est dans un "état critique". La délégation de paix du gouvernement colombien avait souligné "la tragédie humanitaire préoccupante dans l'Arauca", département colombien à la frontière avec le Venezuela, où ont lieu des affrontements. Elle disait espérer "trouver une solution pour mettre fin à la violence entre les acteurs, qui affecte avant tout des civils non armés".

Mardi, après une réunion avec le président Gustavo Petro à Caracas, le président vénézuélien Nicolas Maduro a redit la "volonté" de son pays de soutenir les négociations. Dans une déclaration commune, les deux dirigeants ont réaffirmé "l'engagement mutuel à soutenir la paix".

Processus perturbé

Ces derniers mois, le processus a été perturbé par des "grèves armées" - les rebelles ordonnent aux habitants de s'enfermer chez eux -, l'enlèvement du père du footballeur de Liverpool Luis Diaz, ainsi que des affrontements entre différents groupes.

Selon les renseignements militaires colombiens, l'ELN est composée de quelque 5800 combattants avec un vaste réseau de collaborateurs. Malgré un commandement central, ses fronts sont autonomes sur le plan militaire, ce qui, selon les experts, rend les négociations difficiles.

M. Petro, premier président de gauche de Colombie et lui-même ancien guérillero, mise sur une solution globale négociée après six décennies de violence. En 2016, un accord de paix historique a abouti au désarmement de la plus grande partie des FARC.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Iran dit n'avoir "pas eu le choix", Israël réclame des sanctions

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L'ambassadeur israélien à l'ONU, Gilad Erdan, a demandé de désigner les Gardiens de la révolution comme "organisation terroriste", lors d'une région d'urgence du Conseil de sécurité. (© KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura)

L'Iran a affirmé dimanche à l'ONU n'avoir "pas eu d'autre choix que d'exercer son droit à l'autodéfense" en lançant des centaines de drones et de missiles vers Israël. Ce dernier a pour sa part réclamé "toutes les sanctions possibles" contre Téhéran.

Cette attaque sans précédent, baptisée "Promesse honnête", a été déclenchée dans la nuit de samedi à dimanche, en riposte à une frappe imputée à Israël contre le consulat d'Iran à Damas le 1er avril. Elle fait craindre un embrasement régional, en pleine guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.

Israël a affirmé avoir "déjoué" cette opération nocturne en abattant, avec l'aide des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et d'autres pays, 99% des plus de 350 projectiles - drones, missiles balistiques et missiles de croisière - qui se dirigeaient vers son territoire.

"L'attaque sans précédent de l'Iran a été contrée par une défense sans précédent", s'est félicité le porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari. L'Iran a pour sa part dit avoir "atteint tous ses objectifs".

L'ONU "a failli à son devoir"

Seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont touché légèrement" une base militaire, qui reste en activité, a affirmé l'amiral Hagari, faisant état de plusieurs blessés légers ainsi qu'une fillette de 7 ans placée en soins intensifs. L'agence iranienne Irna a signalé de "sérieux dégâts dans la plus importante base aérienne du Néguev", dans le sud d'Israël.

L'ONU "a failli à son devoir de maintenir la paix et la sécurité internationales" en ne condamnant pas la frappe du 1er avril contre le consulat iranien à Damas, a déclaré l'ambassadeur d'Iran aux Nations Unies Amir Saeid Iravani lors d'un Conseil de sécurité convoqué en urgence dimanche soir.

"Dans ces conditions, la République islamique d'Iran n'a pas eu d'autre choix que d'exercer son droit à l'autodéfense", a-t-il déclaré. Il a assuré que Téhéran ne voulait pas d'escalade, mais répondrait à "toute menace ou agression".

"Au bord du précipice"

L'ambassadeur israélien, Gilad Erdan, a pour sa part appelé le Conseil de sécurité à "imposer toutes les sanctions possibles contre l'Iran avant qu'il ne soit trop tard".

S'exprimant lors du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a averti que "le Moyen-Orient est au bord du précipice". Il a condamné à la fois l'attaque iranienne et la frappe contre le consulat iranien à Damas, soulignant le "principe d'inviolabilité" des établissements diplomatiques.

Cette frappe avait coûté la vie à sept membres des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de l'Iran. Téhéran a accusé Israël, qui n'a ni confirmé ni démenti. L'Iran a lancé cette attaque plus de six mois après le début de l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas palestinien, allié de la République islamique, qui a encore accru les tensions entre les deux pays ennemis.

Ils se sont aussi engagés à fournir "plus d'aide humanitaire" aux Palestiniens de Gaza tout en "continuant à travailler en vue d'un cessez-le-feu immédiat et durable et de la libération des otages par le Hamas", à l'heure où les deux camps continuent à afficher des exigences contradictoires. Parallèlement à cette attaque, des alliés de Téhéran, le Hezbollah libanais et les rebelles yéménites houthis, ont tiré des roquettes et des drones en direction du territoire israélien.

Riposte d'Israël "quasi inévitable"

Israël est depuis la révolution iranienne de 1979 l'ennemi juré de l'Iran, qui appelle à sa destruction. Mais jusqu'à présent, Téhéran s'était gardé d'attaquer frontalement Israël, et les deux pays avaient l'habitude de s'affronter par tiers interposés, comme le Hezbollah.

Plusieurs analystes jugent quasi inévitable une riposte d'Israël. Toutefois avant de riposter, "il ne s'agit pas seulement de consulter, mais d'obtenir l'approbation de Washington", a assuré Tamir Hayman, ancien chef du renseignement militaire israélien.

L'Iran de son côté semble avoir voulu éviter une escalade, a souligné Nick Heras, analyste du groupe de recherche américain New Lines Institute for Strategy and Policy. Cette attaque "était destinée à être vue dans le monde entier, mais pas à faire dégénérer la situation en une guerre régionale totale", a-t-il déclaré à l'AFP.

Des otages à Rafah

La guerre se poursuit pendant ce temps dans la bande de Gaza, où le ministère de la Santé du Hamas a recensé dimanche 43 morts en 24 heures, portant à 33'729 le nombre de tués, en majorité des civils, dans les opérations militaires israéliennes.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, qui a entraîné la mort de 1170 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles israéliennes. Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent retenues à Gaza dont 34 sont mortes, d'après des responsables israéliens.

Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, est classé groupe terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne. Dimanche, le Mossad, le service de renseignement israélien, a affirmé que le Hamas avait "rejeté les grandes lignes" du plan négocié en vue d'une trêve par le Qatar, l'Egypte et les Etats-Unis.

Le Hamas réclame notamment un cessez-le-feu définitif tandis qu'Israël maintient son projet d'offensive terrestre contre la ville de Rafah, refuge pour un million et demi de Palestiniens dans le sud de la bande de Gaza. L'armée a affirmé dimanche que des otages enlevés le 7 octobre se trouvaient à Rafah, à l'extrême sud du territoire palestinien. "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les ramener chez eux", a déclaré l'amiral Hagari.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Décès de l'artiste américaine Faith Ringgold

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Faith Ringgold devant sa peinture "Die (1967)" (archives). (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Elle s'est battue pour une meilleure représentation des personnes noires et des femmes dans l'art: l'artiste américaine Faith Ringgold est décédée samedi à 93 ans, ont annoncé les médias américains. Elle a exploré toute sa vie la question raciale aux Etats-Unis.

Considérée comme une artiste pionnière pour les Afro-américains, Faith Ringgold avait gagné une reconnaissance internationale avec des expositions à New York, au musée Picasso à Paris en 2023 ou lors d'une rétrospective au musée d'art contemporain de Chicago, jusqu'au 25 février dernier.

Née à Harlem en 1930, en plein dans le mouvement culturel Renaissance de ce célèbre quartier afro-américain de New York, elle s'est distinguée par des arts très visuels, comme ses panneaux de toile mélangeant peinture et tissus, pour raconter la vie des personnes noires aux Etats-Unis.

Son oeuvre avait commencé en 1963, sur fond de ségrégation raciale, avec "The American people". Cette série, inspirée par le mouvement des droits civiques, tentait d'explorer les relations raciales dans son pays.

Inspirée par Picasso

Militante et activiste, elle s'était fait connaître dans les années 1970 par une manifestation de son mouvement ("Ad Hoc Committee of Women Artists") devant le célèbre Whitney Museum de New York, afin de réclamer une meilleure représentation des femmes dans l'art.

Inspirée par Picasso, elle avait vu l'une de ses oeuvres, "American People Series #20: Die" (1967), une représentation des révoltes raciales aux Etats-Unis, exposée juste à côté des Demoiselles d'Avignon (1907) du maître espagnol au Museum of Modern Art (MoMA) de New York.

L'artiste avait aussi été commissionnée pour des oeuvres publiques comme des mosaïques murales dans le métro à Harlem, représentant des figures comme Sugar Ray Robinson ou Malcolm X.

Et l'une de ses compositions, "9/11 Peace Story Quilt", dix ans après les attaques djihadistes du 11 septembre 2001, à laquelle avaient participé des étudiants, avait été exposée au prestigieux Metropolitan Museum of Art de New York.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse

Record de température à Genève pour un mois d'avril: plus de 28°

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Le mercure a dépassé les 28 degrés en cette mi-avril à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les températures ont continué à grimper ce dimanche. Genève a connu la journée la plus chaude pour un mois d'avril avec 28,3 degrés. Zermatt (VS), à 1600 mètres d'altitude, a également enregistré un record mensuel avec 22,3 degrés.

Le mercure est monté à 20,4 degrés à Davos (GR, 1560 mètres) et à 24,9 degrés Scuol (GR, 1290 mètres), en Engadine, indique dimanche soir Météosuisse.

Samedi, Coire avait déjà enregistré 27,3 degrés, Biasca (TI) 27,1 degrés et Viège (VS) et Delémont 26,1 degrés. Il a fait 25,9 degrés à Bâle. Mais il ne faut pas s'habituer à de telles chaleurs: une baisse des températures est attendue mercredi et jeudi, avec une chute de 15 à 20 degrés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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