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A Fukushima, l'eau commence à repartir dans la mer

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La centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, et ses cuves dont l'eau radioactive a été rejetée dans la mer dès le 24 aout 2023. (EPA/JIJI PRESS JAPAN OUT)

Le Japon a commencé jeudi à rejeter dans l'océan Pacifique de l'eau de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, malgré l'opposition de Pékin et l'inquiétude des pêcheurs nippons. Ce premier rejet doit durer environ 17 jours et porter sur 7800 m3 d'eau.

Pékin a dénoncé jeudi une action "égoïste et irresponsable" de Tokyo et a suspendu toutes ses importations de produits de la mer japonais, en invoquant "la sécurité alimentaire". Le Japon a aussitôt réclamé la fin immédiate de cette suspension.

En juillet, la Chine avait déjà interdit l'importation de denrées de dix départements japonais, dont celui de Fukushima, et Hong Kong et Macao ont pris des mesures similaires plus tôt cette semaine. La Chine était l'an dernier le premier marché à l'export pour la pêche japonaise.

Le rejet dans l'océan Pacifique de l'eau de Fukushima a été enclenché peu après 13H00 heure japonaise (04H00 GMT) par Tepco, l'opérateur de la centrale.

Ce premier déversement devrait durer environ 17 jours et porter sur quelque 7800 m3 d'eau contenant du tritium, une substance radioactive qui n'est dangereuse qu'à des doses hautement concentrées.

Tepco prévoit trois autres déversements d'ici fin mars prochain, pour des volumes équivalents.

Au total, le Japon prévoit d'évacuer plus de 1,3 million de m3 d'eaux usées stockées jusqu'à présent sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, provenant d'eau de pluie, de nappes souterraines et des injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs entrés en fusion après le tsunami de mars 2011 qui avait dévasté la côte Nord-Est du pays.

Nombreuses précautions

Ce processus sera très progressif. Il doit durer jusque dans les années 2050. La teneur d'eau tritiée dans les rejets en mer quotidiens n'excèdera pas 500 m3.

L'eau a été filtrée au préalable pour la débarrasser de la plupart de ses substances radioactives, à l'exception du tritium.

Le Japon prévoit de rejeter de cette eau avec une importante dilution au préalable, de sorte que son niveau de radioactivité ne dépasse pas 1500 becquerels (Bq) par litre.

Ce niveau est 40 fois inférieur à la norme nationale japonaise pour l'eau tritiée alignée sur la norme internationale (60'000 Bq/litre), et il est par ailleurs environ sept fois inférieur au plafond établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'eau potable (10'000 Bq/litre).

Résultats d'analyses

La concentration en tritium de l'eau que le Japon a commencé à rejeter est "bien en dessous de la limite opérationnelle de 1'500 becquerels par litre", a indiqué jeudi dans un communiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui supervise l'opération.

Des experts de l'AIEA présents à Fukushima ont prélevé cette semaine des échantillons de l'eau préparée pour le premier déversement et les ont analysés de manière indépendante, a précisé l'instance onusienne.

L'AIEA a donné en juillet son feu vert au projet de Tokyo, jugeant qu'il aura un impact radiologique "négligeable sur la population et l'environnement".

Mais beaucoup voient les choses différemment. Les pêcheurs japonais d'abord redoutent un impact sur l'image de leurs produits, qui se fait déjà sentir avec les restrictions chinoises adoptées le mois dernier.

Pratique courante

"L'océan est le bien commun de l'humanité. Le déversement par la force dans la mer de l'eau contaminée provenant de la centrale nucléaire de Fukushima est une action extrêmement égoïste et irresponsable qui ne tient aucun compte de l'intérêt public international", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le déversement en mer d'eau tritiée est cependant une pratique courante de l'industrie nucléaire dans le monde entier, et le niveau annuel de radioactivité de ces rejets par les centrales nucléaires chinoises est bien supérieur à celui prévu à Fukushima Daiichi, a relevé Tokyo.

Selon des analystes, la position intransigeante de Pékin sur l'eau de Fukushima est très probablement aussi liée aux relations sino-japonaises déjà tendues sur de nombreux sujets économiques et géopolitiques.

Sans surprise, la Corée du Nord a aussi exigé jeudi l'arrêt immédiat des rejets du Japon, "dangereux" selon elle.

D'autres Etats d'Asie-Pacifique ayant de meilleures relations avec le Japon comme la Corée du Sud, Taïwan, l'Australie ou encore les îles Fidji et les îles Cook, ont ainsi exprimé leur confiance quant à la sécurité du processus du rejet contrôlé par l'AIEA.

Manifestations en Corée du Sud

Des manifestations contre le rejet ont toutefois lieu en Corée du Sud. Plus de dix personnes ont été arrêtées jeudi à Séoul pour avoir tenté de pénétrer dans l'ambassade du Japon, a déclaré la police locale à l'AFP.

Au Japon, signe d'une certaine résignation de la population sur le sujet, un rassemblement de protestation jeudi matin près de la centrale de Fukushima Daiichi n'a réuni que neuf personnes, a constaté l'AFP sur place.

"Une bonne politique consisterait à ne rien faire qui soit potentiellement dangereux, en vertu du principe de précaution", a déclaré à l'AFP une manifestante, Ruiko Muto, 70 ans, qui vit dans le département de Fukushima.

"La mer est déjà très polluée, je pense qu'il est vraiment inacceptable de permettre intentionnellement que cela continue", a-t-elle ajouté.

Avec Keystone-ATS

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International

Navalny, l'ennemi numéro un de Poutine, est mort en prison

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L'opposant numéro 1 du Kremlin, Alexeï Navalny, est mort vendredi, selon les autorités, dans sa prison de l'Arctique. Un décès qui intervient à un mois de la présidentielle qui doit encore une fois cimenter le pouvoir de Vladimir Poutine.

Sa mort après trois années de détention et un empoisonnement dont il accusait le Kremlin prive une opposition déjà exsangue de sa figure de proue, le Kremlin ayant orchestré une répression sans merci de tous ses détracteurs, en particulier depuis le début de son assaut contre l'Ukraine il y a deux ans.

Les autorités russes n'ont fourni presque aucun détail sur les conditions du décès de Navalny, se limitant à un communiqué lapidaire pour assurer avoir tout fait pour réanimer l'opposant, à la santé fragile, après un malaise.

"Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire N°3, le prisonnier Navalny A.A. s'est senti mal après une promenade et a presque immédiatement perdu connaissance", a indiqué le FSIN (service pénitentiaire russe) de la région arctique de Iamal, assurant que les secours avaient tenté de le sauver.

"Tous les gestes de réanimation nécessaires ont été pratiqués mais n'ont pas donné de résultat positif. Les médecins urgentistes ont constaté la mort du patient. Les causes de la mort sont en train d'être établies", a-t-il précisé, dans ce communiqué lapidaire.

Conditions très difficiles

Le militant âgé de 47 ans purgeait une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme" dans une colonie pénitentiaire reculée de l'Arctique, dans des conditions très difficiles. Ses multiples procès avaient été largement dénoncés comme politiques et une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Les soutiens de l'opposant Alexeï Navalny n'ont pas été informés de sa mort en prison, a indiqué sa porte-parole Kira Iarmich, précisant qu'un de leurs avocats se rendait sur place.

Un des conseils de l'opposant, Léonid Soloviev, avait indiqué qu'un défenseur de l'opposant avait pu le voir mercredi et "à l'époque tout était normal". Vladimir Poutine, en déplacement dans l'Oural vendredi, a lui été informé du décès, selon son porte-parole Dmitri Peskov.

"Le président est informé", a-t-il indiqué, selon l'agence de presse d'Etat TASS, ajoutant que les services pénitentiaires s'occupaient des "vérifications" et des "éclaircissements" sur la cause du décès.

Lors de diverses audiences à des procès auxquels il participait par vidéo ces derniers mois, Navalny, un grand blond au regard bleu perçant apparaissait amaigri et vieilli.

Empoisonné en 2020

Il avait enchaîné les problèmes de santé liés à une grève de la faim et à l'empoisonnement dont il avait été victime en 2020 et auquel il avait survécu miraculeusement. En Occident, nombreux sont les responsables qui ont immédiatement dénoncé la responsabilité du pouvoir russe dans sa mort.

Navalny "vient d'être brutalement assassiné par le Kremlin", a même affirmé le président de la Lettonie. Pour le chef de la diplomatie française, il "a payé de sa vie sa résistance à un système d'oppression". Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a déploré une "immense tragédie" pour le peuple russe.

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est dit "très attristé" et a jugé qu'il avait "payé son courage de sa vie".

La prison n'avait pas entamé sa détermination. Au cours des audiences et dans des messages diffusés sur les réseaux sociaux par l'intermédiaire de son équipe, il ne cesse de conspuer Vladimir Poutine, qualifié de "papi caché dans un bunker", car le président russe n'apparaît que rarement en public.

Dans son procès pour "extrémisme", il a fustigé "la guerre la plus stupide et la plus insensée du XXIe siècle", évoquant l'assaut russe contre l'Ukraine.

Dans ses messages en ligne, il ironise sur les brimades que l'administration carcérale lui fait subir.

Présidentielle russe

Dans un message le 1er février diffusé par son équipe sur les réseaux sociaux, il avait appelé à des manifestations partout en Russie lors de la présidentielle prévue du 15 au 17 mars et qui doit permettre à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2030 au moins.

La victoire du président russe semble acquise car les opposants, M. Navalny en tête, ont été emprisonnés ou poussés à l'exil ces dernières années, et la répression s'est encore accrue depuis le début de l'assaut de Moscou en Ukraine, déclenché le 24 février 2022.

Le plus connu d'entre eux est Vladimir Kara-Mourza, qui purge une peine de 25 ans de prison et qui a été empoisonné à deux reprises. Il souffre aussi de graves problèmes de santé en détention.

Un autre opposant avec une certaine notoriété est Ilia Iachine. Il a été condamné à huit ans et demi de prison pour avoir dénoncé "le meurtre de civils" dans la ville ukrainienne de Boutcha, près de Kiev.

D'autres détracteurs de M. Poutine ont été assassinés. Boris Nemtsov a été tué par balles au pied des murs du Kremlin en février 2015, un assassinat qui n'a jamais été élucidé.

L'opposition compte d'autres figures mais elles se sont exilées, à l'instar de Mikhaïl Khodorkovski, un ancien magnat du pétrole, a passé dix ans en prison après s'être opposé à M. Poutine au début des années 2000

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Culture

Paul McCartney retrouve une basse disparue depuis un demi-siècle

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CREDIT: KEYSTONE/STR
L'ex-Beatle Paul McCartney a pu retrouver une guitare basse disparue depuis plus de 50 ans, sur laquelle il a joué "Love Me Do", "She Loves You" et "Twist and Shout" en studio et sur scène.

Selon le site internet de Paul McCartney, l'instrument, une Hofner en forme de violon achetée pour 30 livres sterling (ce qui correspondrait à 33 francs au taux actuel) à Hambourg en Allemagne en 1961, a été authentifié et "Paul est incroyablement reconnaissant envers tous ceux qui ont participé" aux recherches.

La basse a été retrouvée "complète", mais son étui d'origine "nécessite des réparations", a indiqué dans un communiqué The Lost Bass Project, qui avait lancé un appel pour retrouver l'instrument en 2018 et dont la campagne a connu un regain d'intérêt médiatique à l'automne dernier.

Contrairement à ce que les initiateurs du projet, le couple de journalistes Scott et Naomi Jones, pensaient initialement, l'instrument n'avait pas disparu en 1969, mais été volé en 1972 à l'arrière d'une camionnette dans l'ouest de Londres.

Dans le coin

Parmi les 600 appels et messages reçus, l'un s'est avéré décisif, a expliqué vendredi sur BBC Radio 4 Naomi Jones, permettant de "reconstituer le puzzle". Selon Scott Jones, le voleur vivait dans un des squats de Ladbroke Grove à Notting Hill, quartier aujourd'hui bourgeois mais à l'époque peuplé de "musiciens, artistes et hippies".

L'auteur du vol, explique le journaliste, ignorait l'identité de l'illustre propriétaire de l'instrument, et quand il l'a apprise, a demandé au propriétaire du pub du coin de cacher son butin.

"Ce qui est incroyable c'est que quand on a commencé ces recherches, on pensait" que la basse "pourrait être n'importe où dans le monde", a souligné Naomi Jones, mais en fait, tout s'est joué dans un périmètre de "quelques miles" dans le secteur de Notting Hill.

 

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Grève à la SNCF: impact en Suisse ce week-end

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Archives EPA/HORACIO VILLALOBOS
La grève des chemins de fer français annoncée pour jeudi soir et jusqu'à lundi matin aura un impact en Suisse. Environ la moitié des liaisons internationales ne seront pas assurées, indique la SNCF.

Les cheminots conseillent aux voyageurs de consulter avec soin les horaires la veille du départ prévu. Les grévistes mettent généralement à jour les horaires sur internet la veille d'un mouvement.

La société d'exploitation des TGV Lyria a annoncé que cinq liaisons entre Paris, Genève, Lausanne Bâle et Zurich tomberont à l'eau vendredi. Pour samedi et dimanche, les perturbations doivent être communiquées jeudi soir.

Trois chefs de bord sur quatre de la SNCF seront en grève à partir de vendredi, week-end de départ en vacances d'hiver. Ce mouvement social conduira à la circulation d'un train sur deux sur les TGV Inoui, Ouigo et les Intercités. De quoi relancer, en France, la question d'une limitation du droit de grève durant les vacances.

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Usher fait le show au Super Bowl, Beyonce en profite (VIDEOS)

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Usher durant la mi-temps du 58e Super Bowl entre les San Francisco 49ers et les Kansas City Chiefs le 11 février 2024 à Las Vegas. (AP Photo/Eric Gay)

Le crooner américain Usher a enflammé l'Allegiant Stadium de Las Vegas, dimanche, lors du sacro-saint spectacle de la mi-temps du Super Bowl. Mais Taylor Swift lui a volé la vedette, sans chanter une note, tout comme Beyoncé, qui a annoncé de nouveaux morceaux.

Le chanteur de 45 ans, dont plus d'un quart de siècle dans le gotha de la musique, a livré une prestation efficace, en "performer" charismatique qu'il est, très influencé par la mythologie de Las Vegas.

Danseuses de revue, acrobates, échassiers, faux croupiers ou encore pole dancers l'ont accompagné lors de ce concert en forme de pot-pourri qui marque traditionnellement la mi-temps du Super Bowl, finale du championnat de football américain NFL. Usher Raymond IV, de son nom complet, n'a pas ménagé ses efforts, mettant à profit les qualités de danseur qui ont contribué à sa popularité.

Un à un, il a égrainé les titres qui ont marqué sa carrière, forte de neuf morceaux numéro des ventes aux Etats-Unis et de plus de 75 millions d'albums écoulés dans le monde. "Yeah!", "Love In This Club" ou "Burn" ont ainsi résonné dans l'Allegiant Stadium de Las Vegas, où Usher a été artiste en résidence de juillet 2022 à décembre 2023.

Nouvel album

Suivie par l'artiste HER et le rappeur Ludacris, la chanteuse Alicia Keys l'a brièvement rejoint sur scène pour interpréter leur duo "My Boo", un autre numéro un du hit parade américain. Usher, qui n'a plus enregistré de numéro un depuis plus de 13 ans, cherche à se relancer avec un nouvel album, "Coming Home", sorti vendredi, et une tournée qui démarrera en août.

S'il a contribué à redynamiser le R'n'B à la fin des années 90, l'artiste d'Atlanta est désormais l'un des représentants d'un style musical qui peine à rester pertinent. Fanfare, changements de tenues, déhanchements à gogo, Usher a tout donné dimanche pour faire vibrer les 60'000 spectateurs présents, parmi lesquels Beyoncé, Jay-Z, le basketteur LeBron James... et Taylor Swift.

Arrivée directement de Tokyo, où elle s'était produite la veille, l'artiste aux 14 Grammy Awards était en loge pour soutenir son compagnon Travis Kelce, joueur des Kansas City Chiefs, qui affrontaient les San Francisco 49ers. Les réseaux sociaux s'enflammaient depuis plusieurs jours en perspective de l'apparition de la reine de la pop, qui est restée discrète mais n'a pu échapper à l'attention des caméras.

Usher a aussi été éclipsé par Beyoncé, qui a publié au moment même du spectacle de la mi-temps, deux nouveaux titres.

Avec Keystone-ATS

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Genève

Une réplique d'un tunnel du Hamas sur la Place des Nations

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CREDIT: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Des cris, des odeurs ou des tirs. Lundi et mardi, des diplomates ou des curieux ont pu pendant quelques minutes se mettre dans la peau d'un otage du groupe radical palestinien dans un tunnel du Hamas répliqué dans un conteneur sur la Place des Nations à Genève.

L'expérience ne dure que trois minutes mais elle a bouleversé certains ambassadeurs ou des humanitaires, sortis en larmes de ce site de six mètres sur deux mètres quarante. "C'était notre objectif", admet à Keystone-ATS l'un des organisateurs.

Le collectif citoyen genevois qui a prévu ce dispositif a dialogué avec l'association des proches d'otages en Israël pour rendre celui-ci "le plus authentique possible". Des indications ont aussi été prises auprès de l'armée israélienne.

Après une entrée au niveau de toilettes exigües surmontées d'une bannière du Hamas, chaque participant arrive dans une petite pièce après un couloir refermé par une grille. Il entend alors des sons originaux du massacre du 7 octobre dernier, mais aussi des cris de victimes, des tirs d'armes ou l'impact de bombardements qui secouent l'infrastructure.

Sur le sol, un matelas est jonché de vêtements d'enfants maculés de sang. Une lumière reflète ensuite des portraits d'otages encore retenus. "Ils sont en danger" et "faites-leur savoir qu'ils ne sont pas seuls", affichaient des slogans. Lundi, les familles d'une dizaine de femmes encore retenues étaient également présentes.

Mardi, à l'extérieur, un autre organisateur égrainait les noms des 136 personnes au total qui sont toujours otages, dénonçant des crimes de guerre contre elles. Ce projet pilote pourrait ensuite continuer dans d'autres villes en Suisse ou dans d'autres pays. "Il est encore trop tôt pour le dire", affirme un organisateur. "Mais il y a suffisamment d'attention pour poursuivre", également selon lui.

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