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Info Radio Lac – Vers la fin des soins à domicile ?

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C’est une information Radio Lac : les infirmiers indépendants, de CMS ou d’EMS sont inquiets. Réunis mercredi soir, les professionnels ont décidé de leur position dans le dossier. Si la situation n’évolue pas, les associations se laissent le droit d’intenter des actions plus fortes, comme un possible « sabordage administratif » pour la fin de l’été. Car pour rappel, désormais, ce n’est plus aux assurances de rembourser les frais du matériel de soins. Mais les cantons, qui doivent désormais assumer ces remboursements, ne semblent pas prêts aux changements. De nombreux professionnels ou patients pourraient être dans la tourmente dans un avenir proche si aucun compromis n’est trouvé. 

Certains professionnels de la santé sont dans une situation compliquée  : une procédure intentée par un groupe d’assureurs à l’encontre d’une association d’EMS a lancé l’affaire. Un arrêt du Tribunal administratif fédéral du 01.09.17, confirmé ensuite par un jugement ultérieur en novembre, a posé une jurisprudence dans ce dossier.

En résumé, selon la LiMA (la liste des moyens et appareils), les assureurs ne sont désormais plus habilités à prendre en charge les coûts du matériel de soins (à domicile ou en EMS), sauf dans le cas où le patient lui-même ou des intervenants non professionnels du domaine les utilisent. De ce fait, le coût du matériel est dans la situation d’être remboursé conjointement entre les assureurs et les cantons, car le matériel de soin est indissociable des prestations de soins.

Mais lors de l’introduction du nouveau régime de financement des soins de longue durée (soins domicile et les EMS, au 1er janvier 2011), le législateur a imposé le principe de la neutralité des coûts pour les assureurs ; ainsi les coûts des patients et des assurances ont été plafonnés. Les remboursements des assureurs sont limités par l’ordonnance des soins et s’ajoute à cela le principe de la protection tarifaire. La conclusion est simple : le coût du matériel de soins, qui fait partie du coût total des soins, doit être imputé entièrement au financement résiduel cantonal, à comprendre donc que les cantons doivent se charger de rembourser ces frais.

Précisions sur la situation avec Robin Jaunin :

Une situation alarmante

Selon nos informations, aucun canton ne semble prêt actuellement à sauter le pas en terme de législation, malgré le temps écoulé depuis cette jurisprudence. De ce fait, le domaine se trouve dans une zone d’ombre, car personne ne semble pouvoir, à l’heure actuelle, prendre en charge ces coûts. De plus, la question de l’aménagement d’une solution concrète soulève des questions au vu de la complexité d’estimer les coûts réels du matériel.

Les pouvoirs publics, qu’ils soient fédéraux ou cantonaux, semblent bien inactifs dans ce dossier. Au niveau fédéral, selon nos informations, la commission de la santé du Conseil national n’a pas abordé le sujet, alors que certains conseillers des commissions de la santé (tant au National qu’aux Etats) que nous avons contactés ne semblent pas au courant de cette affaire… Par ailleurs, la table ronde, convoquée par l’Office fédéral de la santé publique, avec les représentants des fournisseurs de prestations, des assureurs ainsi que des cantons et communes n’a pour l’instant pas apporté de solution.

Et du côté des assureurs, si heureusement certains n’ont pas encore franchi le pas, d’autres ont déjà coupé les robinets. Les grosses structures arriveront probablement à accuser les premiers chocs, mais les indépendants sont dans une situation bien alarmante, eux qui ne peuvent pas se permettre des frais aussi importants. Les associations d’infirmiers ont déjà prévu une riposte, qui pourrait aller jusqu’à la mise en place d’un « sabordage administratif » en cas du maintien du blocage de la situation d’ici la fin de l’été.

Gérard Villarejo Président de CURACASA (Association des infirmiers indépendants)

 

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Le Club Sport

Cyclisme: le Tramadol interdit dès le début des classiques

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Puissant anti-inflammatoire et analgésique, le Tramadol est banni des courses professionnelles dès le début du mois de mars pour des raisons de sécurité, mais l’UCI entend également redorer son blason en menant une guerre sans merci au dopage. L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) se veut moins rigoriste: l’interdiction se limitera donc au cyclisme, principale victime de l’utilisation de l’utilisation abusive du médicament incriminé.

Deux motifs ont conduit l’Union Cycliste Internationale (UCI) à prohiber une substance à première vue peu à même d’augmenter les capacités intrinsèques des coureurs. La première concerne la sécurité des coureurs, les effets secondaires du Tramadol représentant un danger particulièrement élevé.

Daniel Atienza Ancien cycliste professionnel

 

Mais si l’UCI va plus loin que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), c’est parce que l’effet sur les performances est loin d’être négligeable: les résultats peuvent être faussés par l’abus de Tramadol, beaucoup plus utile dans le cyclisme que dans d’autres sports à cause notamment des grands tours. Des épreuves qui sont souvent longues et très pénibles, en particulier lorsqu’ells durent trois semaines avec des étapes de plus de 200 km.

Martial Saugy Professeur Associé à l'Université de Lausanne

 

Malgré cela, le fait qu’on interdise ce produit dans un seul sport et pas d’autres suscite passablement interrogations. Martial Saugy, professeur associé à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne, nous explique comment l’AMA et les fédérations internationales déterminent quels substances sont placées sur la liste des produits interdits et pourquoi.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne.

 

Cyclisme, athlétisme et football sur le podium

Outre le cyclisme, l’athlétisme et le football, malgré une réputation sulfureuse, ont investi des gros moyens dans la lutte contre le dopage. Les instances du ballon rond ont realisé des progrès considérables dans ce domaine à en croire l’expert vaudois.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne

 

Globalement, la lutte anti-dopage progresse, l’AMA fait un gros travail , pas seulement au niveau des fédérations des différents sports, mais aussi sur tous les continents. La Russie n’est de loin pas la seule visée et Martial Saugy de terminer sur une note optimiste, voire prometteuse.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pierre Maudet: « Je suis conseiller d’Etat de plein droit »

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A Genève, la nouvelle répartition des Départements entre les sept conseillers d’Etat est tombée mercredi en début d’après-midi. Pierre Maudet ne garde que l’économie. Son nouveau département comprend le développement économique, la recherche et l’innovation. Il conserve sous son égide Palexpo, les Ports francs et Genève Tourisme. L’ensemble de la sécurité passe chez Mauro Poggia. Le président Antonio Hodgers a précisé que cette décision a été prise à l’unanimité sauf une voix, celle de Pierre Maudet. La réaction de ce dernier:

Pierre Maudet Conseiller d'Etat PLR

Cette réorganisation était nécessaire, estime Antonio Hodgers:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Selon le Président, malgré les tensions et la confiance « amoindrie », le collège continue à travailler:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Aux yeux d’Antonio Hodgers, il s’agit désormais de poursuivre le travail engagé:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Un avis que partage la grande argentière Nathalie Fontanet et qui explique son vote en faveur de cette réorganisation:

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat PLR

Malgré cette réduction drastique de son champ de compétences, Pierre Maudet n’entend pas démissionner:

Pierre Maudet Conseiller d'Etat PLR

Le conseiller d’Etat se retrouve à la tête d’un département de taille réduite mais ne compte pas en faire moins pour autant. Il réfute par ailleurs l’éventualité d’une baisse de son salaire:

Pierre Maudet Conseiller d'Etat PLR

De son côté, le ministre MCG, Mauro Poggia garde l’emploi et la santé et se retrouve donc à la tête d’un département mammouth. Pas de quoi inquiéter Antonio Hodgers:

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Mauro Poggia sera l’invité de Raphaël Leroy jeudi à 7h20.

@marie_prieur

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Répartition des Départements: Pierre Maudet ne garde que l’économie

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C’est fait. La nouvelle répartition des Départements entre les sept conseillers d’Etat genevois vient de tomber. Comme nous vous l’annoncions hier, Pierre Maudet conserve uniquement l’économie. L’ensemble de la sécurité passe sous l’égide de Mauro Poggia. Convoité par le magistrat PLR, l’Office cantonal de l’emploi a failli revenir à Thierry Apothéloz. Mais cette option a finalement été écartée ce matin. Le socialiste prend en revanche la surveillance des communes. Le MCG Mauro Poggia est tout de même dechargé de l’Office des poursuites, qui rejoint les Finances chez Nathalie Fontanet.

Le Conseil d’Etat a presenté cette nouvelle organisation à 14h15 précise en présence de tous ses membres. Y compris Pierre Maudet. »Je n’adhère pas aux décisions du Conseil d’état », a declaré ce dernier. A la question d’une éventuelle démission, Pierre Maudet a confirmé son refus de quitter sa fonction.

C’est donc un département réduit à sa portion congrue dont hérite le conseiller d’Etat PLR, actuellement prévenu dans l’affaire de son voyage à Abu Dhabi. Impossible toutefois de le laisser à la tête d’une coquille vide. L’affaire Legrix, du nom de l’ancien élu de l’exécutif de La Chaux-de-Fonds, fait jurisprudence.

Pour rappel, le 13 septembre déjà, le Conseil d’Etat avait mis en place des mesures organisationnelles. La présidence avait été retirée à Pierre Maudet et confiée à Antonio Hodgers. La responsabilité hiérarchique de la police avait été confiée à Mauro Poggia. Le ministre PLR se retrouvait alors avec le service de surveillance des communes et la direction générale du développement économique, de la recherche et de l’innovation.

@marie_prieur

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Cinquième jour de grève pour les nettoyeurs d’Orgapropre

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Cinquième jour de grève mardi soir pour les nettoyeurs et nettoyeuses employés par Orgapropre et qui travaillaient à la banque UBP à Genève.
Les anciens  employés du nettoyage de l’Union bancaire privée ont manifesté leur colère, pour la cinquième fois, devant le siège de la banque genevoise située rue du Rhône. L’entreprise de nettoyage qui les employait, Orgapropre, les a licenciés après avoir perdu le mandat avec la banque.

L’UBP a conclu un nouveau contrat de nettoyage et cette nouvelle entreprise était d’accord de reprendre les 25 employés licenciés. Mais une clause dans le contrat de prestation entre la banque et Orgapropre rend la chose impossible. Les explications de Merita Elezi, secrétaire syndicale au SIT.

Merita Elezi secrétaire syndicale au SIT

Selon le syndicat SIT, certains employés sont à huit mois de la retraite et font le nettoyage à l’UBP depuis 27 ans. Bruno, lui, y travaille depuis 11 ans.

Bruno ancien nettoyeur à l'UBP

La grève se poursuit ce soir, mercredi, devant la banque.

De son côté, l’Union bancaire privée indique qu’une rencontre a eu lieu entre la nouvelle entreprise chargée du nettoyage, le SIT et elle-même. Cette entreprise de nettoyage aurait déjà réengagé une dizaine de nettoyeurs licenciés par Orgapropre. Les quinze autres ont déposé leur dossier et sont en attente d’une réponse.

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Répartition des Départements: l’économie à Maudet et l’emploi à Apothéloz

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C’est le scénario qui tient pour le moment la corde: l’économie devrait être confiée à Pierre Maudet. L’emploi devrait passer chez le socialiste Thierry Apothéloz. Et l’ensemble de la sécurité reviendrait à Mauro Poggia. Telles seraient les grandes lignes de la nouvelle répartition des Départements au sein du Conseil d’Etat genevois.

Selon nos informations, le collège s’est effectivement réuni dimanche pour discuter de cet épineux sujet. la Tribune de Genève précise que les deux ministres PLR Pierre Maudet et Nathalie Fontanet étaient exclus de ce conciliabule. Pour rappel, le gouvernement genevois expliquait mercredi dernier par voie de communiqué, le fait qu’il ne pouvait que « prendre acte de la volonté de M. Maudet de poursuivre son mandat électif ». Prévenu dans l’affaire de son voyage à Abu Dhabi, Pierre Maudet est en effet le seul à pouvoir démissionner. Ce à quoi il se refuse. Résultat, le Conseil d’Etat doit faire face à un véritable casse-tête, qui peut se résumer ainsi: que laisser à Pierre Maudet?

Persona non grata à Berne

Toujours dans le communiqué du 16 janvier, le Conseil d’Etat a d’ores et déjà annoncé que la présidence lui était définitivement retirée ainsi que l’ensemble de la politique de sécurité. Difficile notamment d’envisager que Pierre Maudet continue les prestations de serment. Comme l’avait révélé le Temps, mercredi dernier, il faisait jurer ou promettre aux avocats stagiaires «de n’employer sciemment, pour soutenir les causes qui (leur) seront confiées, aucun moyen contraire à la vérité, de ne pas chercher à tromper les juges par aucun artifice, ni par aucune exposition fausse des faits ou de la loi». De quoi susciter un certain malaise.

Autre point à prendre en considération: Pierre Maudet n’est pas en odeur de sainteté à Berne. Enfin, le magistrat PLR a perdu le soutien de la majorité du groupe PLR au Grand Conseil. Il compterait moins d’une dizaine de députés sur 28 dans ses rangs. Dans cette situation, faire voter un crédit ou faire passer un projet s’avérera plus que compliqué.

Police et prison pour Mauro Poggia

Impossible toutefois de laisser une coquille vide en guise de département à Pierre Maudet. Sur ce point, l’affaire Legrix fait jurisprudence. Privé par ses collègues de l’ensemble de ses compétences, cet ancien élu de l’exécutif de La Chaux-de-Fonds avait fait recours et la justice lui avait donné raison.

Reste que Mauro Poggia doit être un minimum déchargé. Notamment pour pouvoir hériter de l’ensemble de la politique de sécurité. Le ministre MCG s’est finalement résolu à céder l’Office cantonal de l’emploi à son collègue socialiste Thierry Apothéloz. Pierre Maudet aurait souhaité récupérer cette politique. Une option qui n’a pas convaincu le reste du collège.

Tel est donc le scénario à J-1. Mais, les discussions devraient encore aller bon train demain matin, en attendant l’annonce officielle de la nouvelle répartition, probablement dans l’après-midi. Institutionnellement, cette répartition devra ensuite passer devant le Grand Conseil.

@marie_prieur et @Raphaelleroy

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