Rejoignez-nous

Genève

Un bouquet de lois féministes déposées à l'occasion du 8 mars

Publié

,

le

L’alternative monte au créneau à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elle a déposé quatre lois pour améliorer leurs conditions de travail.

A l’occasion de la journée des femmes, l’alternative genevoise - socialistes, ensemble à gauche et verts – ont déposé quatre projets de lois pour améliorer l’égalité salariale.

Un bouquet de lois féministes qui vise notamment à faire accepter la pénibilité psychologique dans les métiers santé-social au même titre que la pénibilité physique est appliquée dans les métiers du bâtiment.

L’idée : ces métiers génèrent une charge mentale qui justifie un traitement différencié. Les précisions de Françoise Nyffeler, député d’Ensemble à gauche au Grand Conseil.

Françoise Nyffeler Députée d'Ensemble à gauche

Ces deux lois souhaitent modifier la loi sur le traitement des salaires de l'Etat et la loi qui régit la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève. François Nyffeler.

Françoise Nyffeler Députée d'Ensemble à gauche

La pénibilité psychologique aura une influence sur la grille des salaires, mais aussi sur l’âge de la retraite. Selon l’alternative, les arrêts maladie dans la santé-social sont presque aussi important que dans la construction. Ils seraient de 4% dans le santé-social et de 4,3% dans la construction.

Rente-pont

Une autre loi souhaite verser une rente-pont entre 64 et 65 ans pour les femmes qui souhaiteraient prendre leur retraite anticipée. Une rente qui serait financée par l’Etat. Jocelyne Haller, députée d’Ensemble à gauche.

Jocelyne HallerDéputée d'Ensemble à gauche

Coût de la rente-pont pour l’Etat : environ 30 millions de francs si la moitié des femmes prenaient cette rente.

Revalorisation salariale

Dernier texte, une loi qui introduit une revalorisation salariale dans la fonction publique le secteur subventionné pour les métiers de la santé, du social et du nettoyage, en attendant la nouvelle grille de l’Etat, G’EVOLUE.  En passant par un mécanisme salarial déjà existant. Caroline Marti, députée socialiste au Grand Conseil.

Caroline MartiDéputée socialiste au Grand Conseil

Inégalités salariales

La santé et le social emploient environ 4600 personnes à Genève. Les inégalités salariales perdurent malgré la consécration du principe de l’égalité décidé en 1981. Et pour Caroline Marti, il est urgent d’agir.

Caroline MartiDéputée socialiste au Grand Conseil

Les quatre lois ont été déposées ce mardi au Grand Conseil.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Des milliers de personnes manifestent dans les rues genevoises

Publié

le

La grève féministe a rassemblé des milliers de personnes dans les rues genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des milliers personnes ont défilé vendredi en fin de journée à l'appel du collectif de la grève féministe. Les manifestants ont revendiqué un féminisme intersectionnel, inclusif, décolonial et sans frontière.

"Le féminisme: c'est l'espoir!" a lancé Françoise Nyffeler, membre du collectif, devant une foule rassemblée dans le parc des Bastions, devant le Mur des Réformateurs. Elle a encouragé à pousser un cri de colère, juste avant que le cortège ne se mette en marche. La clameur a résonné jusqu'en haut de la vieille-ville.

Pendant tout l'après-midi, les prises de paroles se sont succédé pour revendiquer l'égalité salariale, la fin des discriminations, une protection sérieuse contre les violences sexistes ou des assurances sociales équitables et dignes. La montée de l'extrême-droite en Europe a été fustigée. "On ne lâche rien!", ont martelé plusieurs personnes sur la scène.

De nombreuses associations ont exprimé leur soutien aux peuples opprimés. Des performances musicales, dont un "Bella ciao!" revisité, ont fait monter l'ambiance. Le cortège est parti des Bastions peu après 18h30. "Solidarité avec les femmes du monde entier!" ont scandé les manifestants au son des tambours. Ou encore "Patriarcat tu es foutu, les féministes sont dans la rue".

Selon le collectif de la grève féministe, entre 25'000 et 30'000 personnes ont exprimé vendredi leur colère dans les rues genevoises. L'estimation fournie par la police se situe entre 6000 et 8000 personnes. La manifestation s'est déroulée sans incident.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Le cri de colère des femmes contre l'inégalité salariale

Publié

le

Une centaine de manifestantes ont crié leur colère devant les Bastions contre les inégalités salariales

Les femmes dénoncent toujours les inégalités salariales, à l'occasion de la traditionnelle grève féministe du 14 juin. 

Elles étaient une petite centaine, toutes de violet vêtues, rassemblées ce vendredi après-midi à l'entrée du Parc des Bastions pour crier leur colère face aux inégalités salariales persistantes. Un cri qui a commencé à résonner à 15h24, heure à laquelle les femmes travaillent gratuitement en Suisse, si on se réfère à la différence de salaire entre homme et femme sur une journée. Anne Michel, membre du collectif grève féministe :

Anne MichelMembre du collectif de la grève féministe à Genève

En parallèle, Unia a exigé un salaire minimum de 5000 francs par mois pour les femmes. On leur signale que leur travail a moins de valeur, ce qui les met à juste titre "en colère", a déclaré la présidente du syndicat Vania Alleva à Berne

Il est incroyable que les femmes en Suisse gagnent toujours 1500 francs de moins par mois que les hommes, a ajouté la syndicaliste. Il est aussi tout à fait scandaleux qu'une femme sur trois soit encore victime de harcèlement sexuel au travail. Et il est honteux pour la riche Suisse qu'un quart des femmes soient touchées par la pauvreté dans la vieillesse.

 

 

 

 

 

 

 

Continuer la lecture

Genève

Ville de Genève: l'UDC lance deux candidats pour l'exécutif

Publié

le

Deux candidats UDC visent un des cinq sièges à l'exécutif de la Ville de Genève, qui compte actuellement une seule représentante de la droite (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'UDC Ville de Genève a désigné jeudi soir deux candidats à l'élection au Conseil administratif qui aura lieu au printemps 2025. Vincent Schaller, conseiller municipal sortant et Alexandre Chevalier, vice-président de l'UDC Genève, tenteront de décrocher un siège à l'exécutif de la Municipalité.

Vincent Schaller, avocat de formation et expert fiscal, est chef de groupe au Conseil municipal. Il siège dans les rangs de l'UDC depuis 2018 après avoir quitté le PLR. Alexandre Chevalier, également un ex-PLR, est président de la section UDC Ville de Genève. Il est juriste dans le domaine banquier et financier.

Le parti, qui compte 7 élus au délibératif de la Ville, présentera sa liste en automne pour le Conseil municipal, indique-t-il vendredi dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Fermetures des Voiles: "Une décision choquante et disproportionnée"

Publié

le

DR Les Voiles

Au lendemain de la fermeture administrative des Voiles, l'avocat de l'établissement festif dénonce "une décision profondément choquante et totalement disproportionnée".

A peine ouvert, déjà refermé. Le bar-restaurant "Les Voiles" est sous le coup d'une fermeture administrative. Pour son premier jour d'ouverture, l'établissement festif a été fermé par la police du commerce, mercredi soir. En cause : l'absence d'une autorisation communale, selon le Département de l'économie.

Une version que conteste l'avocat des Voiles, Vincent Maitre, qui dénonce une décision scandaleuse et assure que c'est la police du commerce qui traine des pieds pour délivrer son autorisation.

Vincent MaitreAvocat

Le département de l'économie précise pour sa part qu'une demande des Voiles pour l’exploitation d’une surface intérieure de 250 m2 a été refusée en août 2023 par la police du commerce et fait l’objet d’un recours devant la chambre administrative de la Cour de justice. 

Continuer la lecture

Genève

Procès de la famille Hinduja: un accord confidentiel a été conclu

Publié

le

Photo d'illustration (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Un accord a été conclu jeudi entre les parties en marge du procès de la famille Hinduja qui se tient devant le Tribunal correctionnel de Genève. Cet arrangement confidentiel aboutit au retrait des trois plaignants de la procédure, tant au niveau pénal que civil.

Il n'y a donc plus de plaignants, mais le procès se poursuit car la traite d'êtres humains par métier est poursuivie d'office. "Ca ne change rien", a estimé le premier procureur Yves Bertossa, qui fera son réquisitoire lundi. Les plaidoiries de la défense suivront. Liées par une clause de confidentialité, les parties n'ont fait aucun commentaire sur cet arrangement.

Quatre membres de cette richissime famille d'origine indienne sont jugés depuis lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève. Ils sont accusés d'avoir exploité pendant des années du personnel de maison dans leur propriété à Cologny (GE). Le père, Prakash Hinduja (78 ans), et son épouse Kamal (75 ans) ne se sont pas présentés à l'audience, contrairement à leur fils Ajay (56 ans) et à leur belle-fille Namrata (50 ans).

Peu avant l'annonce de cet accord financier, qui était dans l'air depuis l'ouverture du procès, trois témoins appelés par la défense ont dit tout le bien qu'ils pensaient de la famille. Deux amis de très longue date ont évoqué la "générosité" et la "gentillesse" d'une famille "toujours accueillante".

Quelques sorties

Le quatrième jour de ce procès très attendu avait débuté avec la longue audition d'une des ex-employés de maison. Interrogée sur ses attentes par rapport à ce procès, cette Indienne âgée de 51 ans avait expliqué vouloir être payée pour son travail et demandait justice. Elle a vraisemblablement déjà été entendue sur le premier point.

Cette ex-employée était rémunérée, en espèces, 10'000 roupies indiennes par mois (environ 100 francs) lorsqu'elle a travaillé dans la propriété de Cologny (GE) entre 2009 et 2016. Son salaire a été ensuite augmenté à sa demande, mais elle n'a pas su dire de combien, car la somme était directement versée à sa famille en Inde.

Elle a expliqué être rentrée en 2012 au pays pour le mariage et l'accouchement de sa fille. Autrement, elle revenait en Inde environ trois semaines par an. Elle a précisé qu'elle ne pouvait pas choisir la période et la durée de ses vacances. Elle n'a jamais été à l'école et a été mariée à 15 ans à un homme qui la battait.

Toujours questionnée par la présidente du Tribunal, elle a indiqué être sortie de la villa une à deux fois par année pour se balader vers le lac. La belle-fille Hinduja lui permettait de sortir, mais pas la mère qui l'avait engagée, a-t-elle expliqué. En 2016, elle quitte la famille Hinduja pour travailler dans une autre maison à Genève.

Des recours

Selon l'acte d'accusation du Ministère public, les employés devaient travailler tous les jours, sans jour de congé, sans compensation des heures supplémentaires, avec des vacances imposées et non payées. Ces personnes percevaient un salaire misérable. Les prévenus contestent ces accusations.

Le procès avait été ajourné en tout début d'année. Ouverte en 2018, la procédure a fait l'objet de nombreux recours de la part de la défense. Les Hinduja sont une puissante famille d'origine indienne, qui se trouve à la tête d'un conglomérat avec des activités tant dans l'industrie que dans la finance, les services informatiques, la santé et l'immobilier.

Continuer la lecture