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Genève

Première pierre posée pour le dernier gros chantier aux Eaux-Vives

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D'une emprise au sol d'environ 10000 mètres carrés, le bâtiment prendra place dans la continuité de la gare des Eaux-Vives et de la Nouvelle comédie. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

A Genève, la transformation du quartier de la gare des Eaux-Vives arrive dans sa phase finale après des années de travaux. La première pierre du dernier bâtiment de la métamorphose du quartier, qui a notamment permis la construction de la gare du Léman Express et de la Nouvelle Comédie, a été symboliquement posée vendredi. 

 "Il s'agit de la dernière pièce du puzzle pour ce nouveau quartier qui est véritable un morceau de ville", a relevé vendredi Frédérique Perler, magistrate en charge du département de l'aménagement et des constructions lors de la cérémonie de la pose de la première pierre. Un projet d'envergure qui clôt donc la métamorphose du quartier, une joie pour Frédérique Perler.

 

Une première depuis 1992

Ce bâtiment abritera un nouveau complexe sportif comprenant une piscine couverte, une salle omnisports et une salle d'escalade. "La dernière fois que la Ville de Genève a inauguré un centre sportif sur son territoire, c'était en 1992", a relevé Marie Barbey-Chappuis, magistrate en charge des sports, qui se réjouit de pouvoir rattraper le temps perdu.

Marie Barbey-Chappuis, magistrate en charge des sports

 

Surtout, ce centre sportif s'installe en plein centre-ville. Alors que la Queue d'Arve, le Bout-du-Monde ou le Bois des Frères sont en périphérique de la ville, cette fois le sport s'invite en plein milieu d'un dense quartier de Genève.

Répondre au besoin social

Le nouveau bâtiment, qui sera érigé dans la continuité de la Nouvelle Comédie, comprendra 150 logements répartis dans six blocs. Le tout se déploie sur onze niveaux avec une emprise au sol de 205 mètres sur 35 mètres. Maitre d'ouvrage, la Ville de Genève a misé sur d'importantes infrastructures publiques dans la partie inférieure. Il servira également à créer du lien dans un quartier où la population est très jeune. Christina Kitsos, conseillère administrative chargée de la Cohésion sociale.

Christina Kitsos, conseillère administrative chargée de la Cohésion sociale.

Après sept mois de travaux préparatoires, dont une dépollution grâce à un procédé novateur utilisant un champignon, la construction des fondations de cet énorme bâtiment a débuté. Les travaux s'étendent sur une superficie de près de 10'000 m2, sur un site qui longe le tunnel de la gare des Eaux-Vives où passe le Léman Express.

Un crédit de 110 millions

Un centre socio-culturel de plus de 1000 m2 proposera une salle polyvalente, un espace dédié à la jeunesse avec des salles de musique et des lieux pour les habitants du quartier ainsi qu'un espace de vie enfantine de 108 places. "Ces nouveaux équipements permettront de répondre aux besoins de la population qui est en forte augmentation", a relevé Christina Kitsos, en charge de la cohésion sociale et de la solidarité

Le programme prévoit également un commerce d’alimentation ouvert sur la galerie commerciale de la gare des Eaux-Vives, une vélostation de 500 places, un dépôt pour la voirie, un abri de protection civile et un parking de 226 places. Des centrales solaires photovoltaïques seront installées sur les toits. Ce projet de la Municipalité a obtenu un crédit de près de 110 millions de francs, voté en mai 2021. La livraison du bâtiment est prévue en 2026.

Rédigé avec ATS

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Genève

Référendum contre la modification de la LGZD jugée antidémocratique

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A Genève, un référendum est lancé contre la modification de la loi générale sur les zones de développement. Elle permet aux propriétaires d'obtenir une votation communale avant l'adoption du plan localisé de quartier (PLQ) qui est, elle, déjà soumise au référendum facultatif (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, la gauche et les associations de défense des locataires lancent un référendum contre la récente modification de la loi générale sur les zones de développement (LGZD). A leurs yeux, ce texte donne trop de droits aux propriétaires au détriment de l'intérêt général de construire du logement.

La modification de la LGZD a été adoptée par le Grand Conseil le 2 mai en tant que contreprojet à l'initiative "Pour un urbanisme plus démocratique", a rappelé mardi devant les médias le député Vert David Martin, du comité référendaire. Satisfaits, les initiants ont retiré leur texte, et le contreprojet est la loi qui est désormais attaquée. Pour aboutir, le référendum devra être déposé d'ici au 19 août muni de 4135 signatures valables.

Cette initiative avait été lancée par 47 associations d'habitants et de défense du patrimoine en réaction à la densification de zones villas, où le patrimoine bâti et les arbres étaient rasés sous prétexte de la crise du logement, selon eux. L'initiative visait à rendre les préavis des communes contraignants lors de l'adoption des plans localisés de quartier (PLQ), afin d'aboutir à des aménagements de qualité.

Votation communale

Si la modification de la LGZD précise les contours de la concertation dans l'élaboration des PLQ, elle permet aussi à une majorité des propriétaires du périmètre de s'opposer au plan final. Une votation communale consultative est alors organisée, avant le préavis du Conseil municipal. "La consultation va s'apparenter à un référendum qui va s'ajouter au référendum déjà existant" contre le PLQ adopté, a dénoncé M. Martin.

"Cette disposition est problématique, car des propriétaires, dont certains ne disposent pas des droits politiques dans la commune, pourront obtenir un référendum avec peu de signatures", a expliqué le député socialiste Matthieu Jotterand. "Le travail du Conseil municipal sur le PLQ ne devrait pas se faire avec la pression d'une votation populaire négative", a-t-il critiqué.

Qualité à la baisse

"On octroie des droits privilégiés à des propriétaires sur des zones déjà identifiées par le canton pour la construction de logements abordables. C'est antidémocratique", a souligné sa collègue de parti Caroline Renold, au nom de l'ASLOCA. Et de rappeler que les terrains constructibles sont rares et que les propriétaires peuvent déjà lancer un référendum contre chaque déclassement de zone villa en zone de développement.

"C'est un pouvoir de blocage monstrueux donné aux propriétaires", a résumé Romain Gauthier, du Rassemblement pour une politique sociale du logement. Outre des retards importants dans la construction de logements abordables, les référendaires craignent que les exigences des propriétaires, par exemple sur une baisse de la densité des PLQ, n'impactent la qualité des logements et des aménagements extérieurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Verts misent sur un duo pour la mairie de Genève

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Image d'illustration (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Réunis en assemblée mardi soir, les Vert-e-s de la Ville de Genève ont désigné leurs candidats à l'élection de l'exécutif de la municipalité qui se tiendra au printemps prochain. Selon un communiqué du parti, ils ont opté pour le ticket composé du sortant Alfonso Gomez et de la députée au Grand Conseil Marjorie de Chastonay, 48 ans

Le duo tentera de conserver les deux sièges que la formation écologiste occupe au conseil administratif. Cette élection n'est pas sans risque pour les Vert-e-s. Frédérique Perler, leur magistrate sortante, s'était retrouvée sous les feux des projecteurs à la suite d'une affaire d'embauches controversées au sein de son département.

La conseillère administrative, sous pression, avait annoncé le mois dernier qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat à l'exécutif de la Ville de Genève. Auparavant, elle avait déjà été très critiquée pour avoir autorisé une association environnementale à dégrapper au marteau-piqueur une tranche de bitume dans le quartier des Pâquis.

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Ronaldinho à Vernier pour inaugurer son restaurant de burgers

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Ronaldinho sera à Vernier ce week-end (EPA/YOAN VALAT)

Ronaldinho sera exceptionnellement présent à Vernier dimanche et lundi prochain pour l’inauguration de son restaurant de burgers. 

Ouverture en grande pompe pour l'enseigne "R10 Burger", qui sera inaugurée dimanche dans le Quartier de l'Étang, en présence du footballeur Ronaldinho.

Le célèbre numéro 10 brésilien investit désormais dans le domaine de la restauration avec "R10 Burger", une enseigne spécialisée dans les burgers. Le restaurant a ouvert ses portes le 16 juin dernier.

C'est Ronaldinho, lui-même, qui a lancé l'invitation sur les réseaux sociaux.

 

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Dernier jour de plaidoirie au procès Hinduja

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Yael Hayat (2e à droite) et Robert Assael (à droite), les avocats de l'accusé, quittent le palais de justice avec leurs clients Ajay Hinduja (en arrière-plan à gauche) et son épouse Namrata (3e à droite), de la famille milliardaire indienne Hinduja, accusées de trafic d'êtres humains et d'usure. , le jour de l'ouverture de leur procès à Genève, en Suisse, le lundi 15 janvier 2024. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)
A Genève, le procès de quatre membres de la richissime famille Hinduja, commencé il y a dix jours, s'est terminé mardi par les plaidoiries des derniers avocats de la défense. Les prévenus sont accusés d'avoir exploité du personnel de maison dans leur villa de Cologny (GE). Le Tribunal correctionnel de Genève rendra son verdict vendredi.

"On aurait pu faire mieux, tout cela n'a pas été facile pour nous et les parties plaignantes, mais notre intention n'a jamais été de faire du mal à qui que ce soit", a déclaré, comme il en a la possibilité à l'issue des débats, Ajay Hinduja (56 ans). Ce dernier était assis à côté de son épouse (50 ans) sur le banc des accusés.

Ses parents, en revanche, ne se sont pas présentés devant leurs juges, invoquant, certificat médical à l'appui, des problèmes de santé dus à leur âge. Les avocats du patriarche et de sa femme, Nicolas Jeandin et Robert Assaël, ont néanmoins plaidé mardi, demandant l'acquittement du couple de septuagénaires.

Pour les deux avocats, la situation des employés de maison indiens qui travaillaient dans la propriété genevoise de la famille Hinduja ne peut aucunement être comparée à de la traite d'êtres humains, comme le soutient le Ministère public. Le personnel était libre de ses mouvements, libre de voyager, a souligné M. Jeandin.

La traite d'êtres humains est un délit gravissime, a rappelé l'avocat. Il implique que la victime soit traitée comme une marchandise vivante, a précisé M. Assaël. Or, rien de tel dans cette affaire, selon la défense. Les employés "étaient reconnaissants aux Hinduja de leur avoir offert une vie meilleure".

Maigres salaires

Certes, ils n'étaient pas rémunérés aux normes suisses. Ils touchaient entre 100 et 400 francs par mois. "Mais aucun employé n'a été trompé sur le salaire", a souligné M. Assaël. Certains ont même demandé et obtenu des augmentations. "Nous n'avons pas affaire à des esclaves maltraités", a souligné M. Jeandin.

La défense s'en est prise au comportement du Ministère public, l'accusant d'avoir voulu "se faire les Hinduja". Le dossier, selon elle, se résume à une affaire de rémunération. "Il s'agit d'un problème civil" qui a pu être réglé grâce "à une convention" qui a été conclue par les parties la semaine dernière.

Lundi, le premier procureur Yves Bertossa avait requis des peines de cinq ans et demi de prison à l'encontre du patriarche Prakash Hinduja et de son épouse Kamal, ainsi que des peines de quatre ans et demi de prison pour leur fils Ajay et leur belle-fille Namrata. Le Tribunal correctionnel rendra son jugement vendredi, à 16h00.

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Tribunal fédéral: un lasergame en forêt peut être soumis à autorisation

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(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une société de loisirs contre une décision genevoise soumettant à autorisation l'organisation d'un lasergame en forêt. Une telle activité peut être assimilée à un jeu de combat et des restrictions se justifient vu l'impact sur la faune et la flore.

En 2021, la société a demandé une autorisation permanente pour organiser des lasergames à infrarouge dans tous les espaces forestiers du canton. L'autorité a indiqué que seules des autorisations ponctuelles pour des sites déterminés pouvaient être envisagées et a proposé une parcelle appartenant au canton.

Devant la justice genevoise puis devant le Tribunal fédéral, l'organisateur a contesté la légalité de ce régime d'autorisation. En substance, il estimait que ce système était contraire au principe du libre accès aux forêts et à sa liberté économique.

Dans un arrêt de référence publié mardi, le Tribunal fédéral rappelle que, selon le Code civil, cet accès peut être restreint par les cantons pour des motifs de protection de la nature. De même, la loi sur les forêts soumet à autorisation les grandes manifestations.

Répercussion sur la forêt

Parmi les "grandes manifestations", Genève classe les "jeux de combat et/ou utilisation de projectiles". Comme l'explique la 2e Cour de droit public, l'ampleur d'une manifestation ne se mesure pas seulement au nombre de participants mais aussi selon le type et l'intensité des répercussions sur la forêt.

Pour les juges de Mon Repos, les jeux de combat peuvent exercer un impact important sur la nature. "La nécessité pour chaque joueur de se défendre entraîne une baisse des égards témoignés ordinairement au milieu naturel. L'affrontement d'équipes suppose en outre de très nombreux mouvements et une occupation accrue de l'espace forestier."

Les participants sont donc particulièrement susceptibles de déranger la faune et d'endommager la flore même s'ils ne tirent pas de projectiles, relève la cour. S'y ajoute la forte pression humaine subie par les forêts genevoises, vu la taille restreinte du territoire.

Dès lors que le recourant peut exercer son activité ailleurs qu'en forêt, qu'il peut demander des autorisations ponctuelles et qu'un terrain lui a été proposé, une violation de sa liberté économique ne peut pas être retenue.

En écho, maître Romain Jordan, l’avocat de la recourante, dit « prendre acte de cette décision, qui réserve une large part au fédéralisme et aux cantons. Ma mandante va prochainement interpeller les autorités législatives du canton de Genève pour faire évoluer le régime légal applicable. »

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