Claude-Inga Barbey n’est plus. La comédienne genevoise est décédée samedi des suites d’un cancer. Elle avait 64 ans. Pour Frédéric Hohl producteur de la Revue genevoise, le dernier spectacle qu'elle a co-écrit et mis en scène, c'est une grande artiste et une amie qui nous quitte.
L’autrice et humoriste était notamment connue pour son personnage Manuela, une femme de ménage au franc-parler grinçant qu'elle avait créé mais aussi pour avoir incarné Monique du couple “Bergamote”. Pour Frédéric Hohl producteur de la Revue genevoise, le dernier spectacle qu'elle a co-écrit et mis en scène, on perd une grande artiste et une amie.
Claude-Inga Barbey est née à Genève où après une petite enfance compliquée, elle a suivi l'école supérieure d'art dramatique. Après avoir participé à des émissions radio et télé (Les Dicodeurs, Cinq sur cinq et Le Fond de la corbeille), elle crée avec le comédien Patrick Lapp le couple de Monique et Roger dans l'émission Bergamote.
Cette épopée conjugale sur les planches fait un carton en Suisse romande et ensuite à Paris. Le duo, qui met en lumière avec lucidité et humour les petits travers du couple, fait même l'objet d'une série au Québec, "Un gars, une fille", qui sera adaptée en France avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy.
Polémique
Dans les années 2000, Claude-Inga Barbey crée avec la comédienne Doris Ittig "Vu sous cet angle", des sketchs à succès dans lesquels elle incarne une psychologue qui dialogue avec sa patiente. Le format fonctionne très bien, mais tourne court après des polémiques.
La comédienne essuie en effet de vives critiques après un sketch sur la fluidité de genre et un autre où elle imitait l'accent chinois. Taxée de transphobe et de raciste, Claude-Inga Barbey est profondément affectée. "Ces attaques des bien-pensants ont été le pire moment de sa vie", se souvient son ami Frédéric Hohl.
La Revue
Après une période de déprime, elle revient sur le devant de la scène avec la Revue genevoise dès 2022. Son personnage piquant de Manuela fait mouche auprès du public genevois. Déjà affaiblie par la maladie, elle n'était pas sur scène pour la dernière édition, mais avait co-écrit le spectacle avec le comédien Laurent Deshusses.
Claude-Inga Barbey a aussi joué dans de nombreux théâtres en Suisse romande et tourné pour le cinéma. Elle a écrit et adapté plusieurs pièces et rédigé des livres, dont "50 nuances de regrets". Elle avait quatre enfants.
Avec Keytone-ats
Grosdemange
24 novembre 2022 à 9 h 50 min
Même si je n’adhère pas à son geste, je le comprends dans son choix. Je suis maman et j’ai vécu les décisions injustes. Ces soi-disant juges qui pensent qu’en enlevant les enfants à une mère qui travaille est une bonne chose, mais pour moi cela m’a été destructeur. Entre eux et le SPMI j’ai tout perdu surtout mes enfants… et le pire c’est d’entendre que pour eux je suis morte
Lihp Snilloc
24 novembre 2022 à 11 h 23 min
Ben là c'est bon il est pas prêt de les revoir. Et tant mieux! Bravo! C'est très bien que la protection de la jeunesse tienne en respect tous ces tordus qui font des enfants alors qu'ils ont un comportement instable. Parce que trop souvent dans leur lutte de pouvoir, c'est les enfants qui trinquent! Ces individus et aussi ceux qui exercent la violence physique et psychologique sur leur progéniture. Tous ces spécimens qui se murent dans le déni et qui se cachent, arguant que parce qu'ils sont les géniteurs ils ont tous les droits sur leurs enfants! Khalil Gibran disait:
“Vos enfants ne sont pas vos enfants
Ils sont les filles et les fils
De l’appel de la vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous, mais non de vous
Et bien qu’ils soient avec vous,
ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour, votre soin, votre temps,
Mais non pas vos pensées
Car ils ont leurs pensées propres.
Vous pouvez accueillir leur corps
Mais pas leurs âmes
Car leurs âmes habitent la maison de demain
Que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux
Mais ne tentez pas de les faire comme vous
Car la vie ne va pas en arrière,
Ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants
Comme des flèches vivantes sont projetés.
L’archer voit le but sur le chemin de l’infini
Et il vous tend de sa puissance
Pour que ses flèches puissent voler vite et loin.”