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Genève

Le gouvernement veut alléger l'imposition de l'outil de travail

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L'allègement de la fiscalité de l'outil de travail était une promesse électorale de la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet, actuelle responsable des finances du canton de Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat genevois a présenté ce mercredi un projet de loi visant à alléger la fiscalité de l'outil de travail. Ce projet prévoit une baisse du barème de l'imposition de 60%. Si le Grand Conseil vote ce texte, Genève s'alignera, dans ce domaine, sur la majorité des cantons romands.

Le Conseil d’Etat genevois veut alléger l’impôt des entrepreneurs. L'Exécutif a présenté ce mercredi un projet de loi visant à alléger la fiscalité de l'outil de travail qui prévoit une baisse du barème de l'imposition de 60%. Si le texte passe la rampe du Grand Conseil, Genève s'alignera, dans ce domaine, sur la majorité des cantons romands. Actuellement, au bout du lac, l'outil de travail et les bénéfices qui en découlent sont soumis à une charge fiscale importante. Exemple concret avec Nathalie Fontanet, conseillère d'Etat chargée des finances.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances

Le Conseil d'Etat relève qu'actuellement, à Genève, l'outil de travail soumis à une charge fiscale importante. L'entreprise est notamment imposée sur son capital. La valeur de l'entreprise est ensuite imposée une nouvelle fois au niveau de l'entrepreneur ou de l'entrepreneuse par le biais de l'impôt sur la fortune. Une baisse de la fiscalité serait une bouffée d'oxygène pour les entrepreneurs du canton comme l'explique Delphine Bachmann, conseillère d'Etat chargée de l'économie.

Delphine BachmannConseillère d'Etat chargée de l'économie

Impossible pour l'heure de savoir combien d'entrepreneurs pourraient bénéficier de cette mesure.

Fin d'une anomalie genevoise

Avec ce projet de loi, le gouvernement entend doter Genève d'une fiscalité de l'outil de travail similaire à celle de la majorité des cantons romands et de certains cantons alémaniques. Cette baisse du barème d'imposition a pour objectif de maintenir la prospérité du canton en soutenant celles et ceux qui créent de l'emploi. Ecoutez Nathalie Fontanet.

Nathalie FontanetConseillère d'Etat chargée des finances
L'impact sur les recettes fiscales sera de 28 millions pour le canton et un peu plus de 5 millions pour les communes. Une perte jugée absorbable par le gouvernement.

MH avec Keystone-ATS

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Culture

Le Musée Ariana expose ses pièces contemporaines

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L'exposition "Liberté conditionnelle", au Musée Ariana, présente une centaine d'oeuvres représentatives de la scène céramique actuelle sur plus de 300 acquises depuis 2010 (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Sous le titre "Liberté conditionnelle", le Musée Ariana, à Genève, expose une centaine d'oeuvres représentatives de la scène céramique actuelle sur plus de 300 acquises depuis 2010. A voir dès vendredi et jusqu'au 2 mars 2025.

La collection contemporaine a évolué considérablement ces dernières années, indique le Musée suisse de la céramique et du verre. Elle se place toujours plus aux croisements des arts appliqués, du design et de l'art contemporain. Ces achats dépendent toutefois de la générosité de mécènes, car le musée n'a pas de budget d'acquisition.

L'exposition dévoile, par thèmes, la diversité de la création actuelle dans la sculpture, l'installation et les contenants. Ce pan de la collection suscite des liens formels, techniques ou expressifs avec les fonds anciens du musée.

Par ailleurs, l'installation "Oh les beaux jours!", de la céramiste et sculptrice Jeanne Rimbert, ouverte depuis le début du mois, évoque la destruction progressive de la civilisation actuelle sur un ton faussement léger et superficiel. Cette oeuvre aux couleurs pop et fluo est présentée jusqu'à fin octobre.

www.musee-ariana.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Ville de Genève: diffusion des matchs autorisée sur les terrasses

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Le but de Xherdan Shaqiri mercredi contre l'Ecosse avait fait exploser de bonheur la fan zone de Plainpalais à Genève. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

Les matchs de l'Euro foot 2024 pourront être diffusés dès vendredi soir sur les terrasses en Ville de Genève. Cette décision a été prise en raison des mouvements de foule qui ont eu lieu mercredi soir sur la fan zone de Plainpalais, bondée pour le match Suisse-Ecosse.

"Si autoriser la diffusion des matchs en terrasse permet de soulager un peu la pression sur la fan zone, comme l’ont sous-entendu certains, alors tant mieux", a indiqué Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative de la Ville de Genève dans une interview à la Tribune de Genève.

"Mais le nerf de la guerre reste le dispositif de sécurité à assurer à l’intérieur et à l’extérieur de la fan zone", a souligné la magistrate dans l'émission Forum de la RTS. "En politique, il ne faut pas être borné. Je tiens compte des faits nouveaux", a-t-elle ajouté.

Il était prévu initialement d'autoriser la diffusion des matchs en terrasse uniquement à partir des quarts de finale. Cette mesure visait à trouver un équilibre avec le droit à la tranquillité des habitants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les Hinduja acquittés de l'accusation de traite d'êtres humains

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Le Tribunal correctionnel de Genève a estimé que les Hinduja n'ont pas exploité leur personnel indien qui travaillait dans la villa que la famille possède à Cologny (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les quatre membres de la richissime famille indienne Hinduja ne se sont pas rendus coupables de traite d'êtres humains. Le Tribunal correctionnel de Genève les a acquittés vendredi de ce chef d'accusation. Ils ont en revanche été condamnés pour usure par métier.

Le patriarche Prakash Hinduja (79 ans) et sa femme Kamal (75 ans) ont été condamnés à quatre ans et demi de prison. Leur belle-fille Namrata (50 ans) et leur fils Ajay (56 ans) ont écopé de quatre ans de prison. Aucun des membres de la famille Hinduja n'a assisté à l'audience de jugement.

Les avocats de la défense ont annoncé dans un communiqué qu'ils faisaient appel, affirmant: "La famille a pleinement confiance dans le processus judiciaire et reste persuadée que la vérité triomphera".

Le tribunal a considéré que les employés de maison indiens qui étaient au service de la famille Hinduja dans la maison qu'elle possède à Cologny n'ont pas été contraints de venir travailler en Suisse. Ils savaient à quoi s'attendre en se rendant sur les bords du Léman.

En revanche, ils percevaient des salaires dérisoires, même en tenant compte du fait qu'ils étaient nourris et logés. Leur liberté de mouvement était réduite. Leurs passeports étaient détenus par les Hinduja. Ils dormaient dans une pièce au sous-sol de la maison, sans lumière du jour et qu'on ne pouvait aérer qu'en ouvrant la porte.

Abus de faiblesse

Pour les juges, la famille Hinduja a abusé de manière caractérisée de la situation de faiblesse de ces employés indiens, qui étaient pour certains illettrés. Leur salaire en roupie indienne était versé en Inde. Il se montait en moyenne à 325 francs par mois. En ajoutant les avantages en nature, il oscillait entre 1000 et 1400 francs.

Par rapport aux usages en Suisse, cette disproportion de salaire est "extrême", relève le tribunal. Ce dernier a calculé qu'en exploitant de la sorte leur personnel domestique indien à leur service à Cologny, les Hinduja ont pu s'enrichir de 2,5 millions de francs sur une période allant de juin 2009 à avril 2018.

Le tribunal a souligné à plusieurs reprises que les Hinduja ont obtenu la nationalité suisse. En tant que citoyens helvètes, ils ont agi en toute connaissance de cause. De plus, ils étaient entourés de conseillers au fait des règlements. Ils ne pouvaient pas s'abriter derrière des pratiques indiennes. "Leur faute est très lourde".

Les juges ont aussi condamné les Hinduja au paiement d'une créance compensatoire de 850'000 francs. Une somme qui doit permettre d'indemniser les employés lésés et qui s'ajoute à la convention que les prévenus ont passée durant le procès avec les parties plaignantes dans le but de réparer les torts qu'elles ont subis.

Demande d'arrestation

Les parents Hinduja n'ont pas pris part à leur procès, invoquant des raisons de santé. En revanche, le fils et la belle-fille étaient présents depuis le début des débats. Ils ont uniquement fait faux bond, vendredi, à l'heure du verdict. Le premier procureur Yves Bertossa a réclamé au tribunal leur mise en détention.

Selon leurs avocats, Ajay et Namrata se trouvent actuellement à Monaco au chevet de Kamal Hinduja. Celle-ci a été placée aux soins intensifs, ont-ils indiqué. Le tribunal a considéré que la demande de mise en détention du Ministère public ne se justifiait pas. Le couple à ses attaches en Suisse et le risque de fuite est minime.

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Genève

"Entraîner Servette est un honneur", affirme Thomas Häberli

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Thomas Häberli: le nouvel entraîneur du Servette a été présenté (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Engagé par son prédécesseur, Thomas Häberli se lance à 50 ans dans le plus grand défi de sa carrière d’entraîneur : maintenir le rang du Servette FC parmi les trois meilleures équipes du pays.

Tel est le message délivré par le Lucernois lors de sa première conférence de presse en tant qu’entraîneur de Servette. L’ancien sélectionneur de l’Estonie mesure l’ampleur de sa tâche, tout ce que ce club signifie aussi dans la vie sociétale, son identité, sa culture et sa tradition.

"Entraîner le Servette FC est un honneur, dit-il. Je connais ce club. J’étais d’ailleurs dans le camp des Young Boys lors du premier match disputé à la Praille." C’était le 16 mars 2003, un dimanche où Thomas Häberli formait le trio d’attaque des Bernois avec Joël Magnin et Stéphane Chapuisat.

C’est René Weiler qui l’a contacté le mois dernier. "J’étais en Estonie. Je préparais le match de Lucerne contre la Suisse (ndlr : son dernier à la tête de la sélection balte). J’ai été surpris par ce coup de fil dans la mesure où je ne connaissais pas René Weiler. Nous nous étions croisés une fois alors qu’il était directeur sportif à St. Gall. Je n'y ai pas réfléchi à deux fois pour accepter cette proposition."

Trouver des attaquants

Thomas Häberli souhaitait entraîner à nouveau au quotidien après son expérience en Estonie. "J’aime être au contact des joueurs tous les jours", dit-il. Il le sera à nouveau dès lundi à Crans-Montana où le Servette FC entamera sa préparation. Il avoue ne pas être impliqué dans le mercato estival du club qui doit, en premier lieu, se tourner vers l’engagement de nouveaux attaquants.

"Je travaillerai avec les joueurs qui seront à ma disposition", glisse-t-il. A René Weiler de jouer désormais, de bâtir un effectif qui doit permettre à René Häberli de, comme il dit, "poursuivre sur le chemin qui a été tracé". Un très joli chemin d’ailleurs depuis six ans. "Tout le monde connait les règles du jeu. Il faut performer", ajoute-t-il. Surtout sous l’½il de son prédécesseur qui est devenu l’homme fort du club. "Je crois que nous formerons un bon binôme", conclut Thomas Häberli.

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Affaire Fischer: Rapport de la commission de contrôle de gestion largement approuvé

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le Grand Conseil a très largement approuvé vendredi le rapport de la commission de contrôle de gestion sur Fabienne Fischer (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
A Genève, le Grand Conseil a très largement approuvé vendredi le rapport de la commission de contrôle de gestion sur l'ex-magistrate Fabienne Fischer accusée d'avoir utilisé des ressources publiques pour sa campagne électorale. Ce vote met fin au processus parlementaire sur cette affaire. Un volet pénal est toujours en cours.

Le rapport "Ressources publiques et campagnes électorales" a été accepté par 73 voix contre 13 (les Vert-e-s) et une abstention. Présentées au début du mois, les conclusions de ce rapport sont accablantes à l'égard de l'écologiste, qui n'avait pas été réélue.

Les députés ont souligné l'importance de prendre des mesures afin de restaurer la confiance de la population envers les institutions. Ils ont ainsi soutenu les recommandations formulées dans le rapport. Il s'agit de sensibiliser les fonctionnaires sur l'utilisation de l'argent public et faire preuve de plus de transparence et de contrôle en matière de recrutement.

Les Vert-e-s ont aussi soutenu ces recommandations "sans ambiguïté", tout en reconnaissant des erreurs d'appréciation de l'ex-magistrate. Mais ils ont critiqué la méthode d'investigation de la sous-commission qui "n'a retenu que les éléments à charge".

Le Conseil d'Etat genevois avait aussi regretté "certaines erreurs factuelles" contenues dans ce rapport. Vendredi, Nathalie Fontanet, présidente de l'exécutif cantonal, a rappelé que le Conseil d'Etat s'efforcerait de mettre en oeuvre les différentes recommandations.

En revanche, il appartient à la justice de déterminer s'il y a eu gestion déloyale des intérêts publics, a souligné la présidente du Conseil d'Etat. Une procédure pénale est en cours. A noter que la Cour des comptes enquête aussi sur cette affaire révélée en août dernier par plusieurs médias.

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