Depuis un mois, des affichettes orange ont fleuri sur certaines terrasses de bars et de cafés genevois. “En terrasse, avant de fumer, demandez à vos voisins, cela peut tout changer”, peut-on y lire. Elles résultent d'une campagne de sensibilisation du Canton de Genève pour limiter la fumée passive. Au restaurant du Reposoir à Genève, la campagne est en place. Reportage en terrasse.
Sur les tables aérées de la terrasse du Reposoir se dressent des chevalets qui arborent l'image d'un briquet. C'est la deuxième fois que le directeur de l'établissement, Franck Bruno, en commande. "Nous avons une grande terrasse, donc on est bien concernés par la fumée passive. Quand on devra dire aux clients d'arrêter, ça va être compliqué, donc je préfère les prévenir avant", raconte-t-il.
Des fumeurs d'accord
À l'heure du repas, une fumeuse de cigarette électronique est de sortie : "Personnellement je fais toujours attention s'il y a des gens à côté qui ne fument pas. Si je vois que c'est des familles, ou autre, je fais attention à ce que la fumée n'aille pas sur les gens", assure Moly qui n'avait pas encore remarqué les affiches. Elda, fumeuse avec l'envie d'arrêter, salue, elle aussi, l'initiative. "Ça nous force à nous lever pour aller fumer, et ça, ça dissuade."
Ça nous force à nous lever pour aller fumer, et ça, ça dissuade.
Ancien fumeur, David, lui, ne ressent les effets de la fumée passive qu'en mangeant "Honnêtement, c'est désagréable", affirme t-il, en nuançant que sur des terrasses de bars, par exemple, les cigarettes font partie de l'ambiance festive. Les non-fumeurs attablés eux salue également la démarche, excepté Beat : "On leur fait un peu la guerre [...] Où est-ce qu'ils peuvent encore fumer?", s'interroge-t-il.
"Faire preuve de bon sens"
Au Café du Marché, à Carouge, les affiches n'ont pas encore investi les murs et les tables: "Je trouve que c'est dommage d'en arriver là. C'est une question de bon sens de fumer en terrasse, nous dit-on, bien que ce soit toujours mieux d'interdire". L'établissement a en effet reçu les affiches, mais n'a pas encore décidé de les mettre en place.
Le but, c'est qu'on évite l'interdiction totale.
À la Société des Cafetiers, Restaurateurs et Hôteliers de Genève (SCRHG) , l'initiative fait mouche. "C'est une bonne chose de faire des recommandations et on espère que nos membres mettent en place les affiches, parce que le but, c'est qu'on évite l'interdiction totale."
Vers l'interdiction ?
En effet, en toile de fond de la campagne, une décision politique pointe le bout de son nez, étant donné qu'une motion du Grand Conseil acceptée en octobre dernier, issue du Centre, demandait d'interdire les cigarettes sur les terrasses des restaurants à l'heure des repas pour des raisons de santé publique. Reste encore au Parlement de débattre du sujet, mais le cadre légal pourrait se durcir.
En tout, la SCRHG a envoyé la campagne du canton à ses 1500 établissements. Le Groupement professionnel des restaurateurs et hôteliers a fait de même pour ses près de 200 membres. Genève compte près de 2000 cafés et restaurants.
John Witt
14 décembre 2020 à 11 h 51 min
Remercier vos clients qui en ne respectant aucune règle vous ont tué en répandant les COVID.
Si demain il n'y a plus ni bars, boites ou restaurant, ça sera la faute des vos clients, et personnes d'autres...
L'abrutissement globale de l'humanité a atteint un stade qui défie tout sens commun !!!
Vous voulez sauvez vos emplois ? prenez-vous en à vos client et demander leur à eux de payer pour vos pertes !!! Ils sont capables de donner des millions à des gens de faibles intelligence sur internet qui ne produisent rien d'utile pour la société, ils sauront sauver leurs précieuses "Boites de nuit" dont ils ne peuvent se passer quelques semaines !!