Frédéric Hohl, grand pro de l’événementiel, est le directeur de la Fête des Vignerons qui se tient une fois par génération à Vevey et débute le 18 juillet. Un Genevois, grand chef en terres vaudoises, comment cela se passe? “ Bien. Au début. il y a bien sûr quelques quolibets. Mais à Genève on sait se défendre. Il a fallu à peu près trois mois pour qu’on me tape dans le dos en disant “t’es Genevois mais au fond t’es quand même assez sympa." Et Genève sera d’ailleurs à l’honneur dès la deuxième représentation, soit le 19 juillet, la journée cantonale dédiée à Genève. Autour de la Fête des vignerons, il y a 1000 spectacles et pendant les journées cantonales, une nouveauté de cette édition de la Fête des Vignerons, tout est gratuit.
Le grand défi de cet événement très particulier, Frédéric Hohl le voit ainsi: “c’est l’exiguité des lieux. Si vous voulez agrandir Paléo vous louez quelques milliers de mètres de plus au paysan d’à côté et c’est réglé. Vevey, ce n’est pas la même chanson. L’espace s’est encore rétréci avec les nouvelles constructions tandis que la Fête s’agrandit à chaque édition.” Il n’y a pas un mètre carré qui se perd. Un spectacle de 20’000 places dans une ville de 17’000 habitants, cela résume l’enjeu. “ C’est complètement fou. Mais la Fête des vignerons a toujours été démesurée."
Comme le budget qui a doublé depuis 1999 pour s’élever à plus de 100 millions. La technologie a aussi contribué à la hausse des coûts comme la scène de 8000 m2 en LED qui n’est donc rien d’autre qu’un écran haute définition, le plus grand du monde, affirme-t-on, qui permet de projeter des images en tous genres, de nuit comme de jour. Coût de l’écran loué le temps de la Fête: entre 1 et 1,5 million.
Sur les 400.000 places, 300.000 sont déjà vendues. Il reste cependant des places de toutes les catégories en journée. Et puis Frédéric Hohl garde 500 places vendues chaque soir, pour les retardataires et surtout pour éviter le marché noir.