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Actualité

Equivalence boursière : pourquoi tant de légèreté ?

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Ça semble cette fois inévitable: l’équivalence boursière cessera d’être accordée par l’Union Européenne à la Suisse dans dix jours. Cette mesure de rétorsion n’a pourtant pas l’air de stresser l’économie.

A vrai dire non, bien que personne ne soit tout à fait sûr que les conséquences ne seront pas si importantes. Pour l’économie et pour SIX à Zurich, la plateforme de négoce des actions.

Rappelez-nous ce qu’est l’équivalence boursière.

C’est la reconnaissance de la Suisse comme place financière appliquant les standards européens de régulation. C’est ce qui permet aux actions européennes d’être négociées à Zurich, et aux actions suisses de l’être dans l’Union Européenne. Eh bien ce ne sera plus le cas dans dix jours. Alors on se dit pour se rassurer qu’il n’y aura que quelques complications en plus. Et puis c’est de l’ordre de la finance davantage que de l’économie disons… réelle (celle qui compte). Bien que l’une et l’autre soient évidemment très liées.

Sur le plan politique en revanche, tout le monde semble d’accord qu’il s’agit d’un tournant.

Oui. Une pure mesure de rétorsion. Sans aucun lien de contenu avec l’Accord cadre que la Commission européenne ne parvient pas à obtenir de la Suisse. Et c’est une mesure ostensiblement discriminatoire : l’équivalence boursière dont la Suisse est privée est en revanche accordée aux Etats-Unis, à Hong Kong, à l’Australie. Des Etats qui ne donnent pourtant rien de ce que l’Union Européenne aimerait que la Suisse consente.

C’est ce qui est nouveau dans les relations entre la Suisse et l’UE.

Oui, très nouveau. Et alors là, pas du tout rassurant. Ça crée tout de même un important précédent. Avec une insécurité juridique inhabituelle. On se dit que l’UE pourrait tout aussi bien décider un jour de restreindre l’approvisionnement énergétique de la Suisse à titre de représailles. Parce que la Suisse ne voudrait pas participer à un projet de défense commune par exemple.

Et comment en est-on arrivé là ?

C’est à vrai dire assez anecdotique, et c’est aussi cela qui déstabilise : la légèreté, tout simplement. L’épisode a été raconté par le Financial Times à Londres il y a quelque mois. Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, demande à ses conseillers de leur trouver un bâton pour faire bouger les Suisses. C’est là que l’idée de les priver d’équivalence boursière est apparue.

Ce qui est aussi une manière d’affaiblir la place financière suisse.

Oui, et l’on ne peut s’empêcher de se souvenir du moment où cette décision a été prise. Il y a dix-huit mois environ. On parlait beaucoup à l’époque de l’importance que pouvait prendre Paris comme place financière. Au détriment de Londres. C’est toujours d’actualité, d’ailleurs. Alors pourquoi pas de la Suisse ? Vous voyez comment cette affaire d’équivalence boursière peut aussi être vue comme une opportunité pour Bruxelles.

On peut déjà dire en revanche que les effets politiques n’ont pas été ceux que Jean-Claude Juncker attendait.

Non, en effet. Avant même son application, le principal effet que cette décision a eu jusqu’ici, c’est apparemment d’élargir et de durcir le front du refus en Suisse. Il n’en faut pas plus pour crisper. Personne n’aime faire l’objet de menaces et de chantage.

 

Coronavirus

Hôpitaux: le triage silencieux est éthiquement dévastateur

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Les enfants souffrent particulièrement de la pandémie. Des cliniques en Suisse et en Allemagne sont remplies d'enfants touchés psychiquement, selon la sociologue Tanja Krones (Image symbolique). (© KEYSTONE/AP/Keith Birmingham)

Des unités de soins intensifs surpeuplées à cause du Covid-19 conduisent tacitement à une sélection des patients à traiter. Ce triage implicite est éthiquement dévastateur, estime Tanja Krones, membre de la commission nationale d'éthique.

Le triage a pour conséquence que des ressources limitées ne sont pas exploitées de manière optimale, indique Mme Krones dans une interview publiée samedi dans la NZZ. C'est par exemple le cas lorsque des pensionnaires de maisons de retraite ou d'établissements médico-sociaux ne sont pas hospitalisés alors que des soins hospitaliers seraient opportuns et qu'elles le souhaitent.

Rien n'empêche que ne se reproduise la situation telle qu'elle se présentait en décembre dernier: avec trop peu de lits de soins intensifs libres, elle était mauvaise. Elle pourrait encore se dégrader.

Le personnel de santé essaye de satisfaire tout le monde. Mais le triage silencieux peut avoir des effets négatifs dans le sens où le patient ne remarque pas qu'il existe et peut se sentir oublié, selon la sociologue. Et Mme Krones de s'inquiéter des personnes socialement vulnérables ou mentalement déficientes. En Suisse, ces gens sont quelque peu délaissés.

Docteur en médecine humaine et sociologie travaillant à l'Institut d'éthique biomédicale de l'Université de Zurich, la scientifique insiste sur la situation des plus jeunes. Elle rappelle que l'Unesco, l'organisation onusienne qui promeut l'éducation et la culture, a tiré très tôt la sonnette d'alarme, affirmant que les enfants étaient perdants dans la pandémie.

Pour eux, le manque de contacts sociaux est bien pire que le virus. Des cliniques en Allemagne et en Suisse sont remplies d'enfants souffrant de maladies psychosomatiques. La vaccination a un effet limité sur les enfants, car ils sont moins susceptibles de tomber gravement malades. Ainsi, de vacciner un enfant pour que les adultes se portent bien pose un problème d'un point de vue éthique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Fribourg et Bienne par les poils, Lausanne battu à Berne

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Gregory Sciaroni a inscrit le 3-2 pour Berne (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fribourg est à nouveau seul en tête de la National League. Les Dragons ont dominé Lugano 4-3 ap grâce à un but de Marchon en prolongation.

Mais Fribourg a tremblé. Parce que Fribourg a peut-être cru trop tôt que la partie était gagnée. Il faut dire qu'après le premier tiers, les Dragons menaient 3-0 grâce à Jecker, Brodin et Jörg. Mais les Tessinois n'ont pas abdiqué et leur chance a tourné. Loeffel a ouvert les vannes bianconeri à la 29e. Puis Arcobello a réduit le score à la 34e. Et enfin à la 45e, c'est Fazzini qui a égalisé en jeu de puissance.

C'est d'ailleurs dans ces moments que l'on repense aux mots des joueurs fribourgeois disant que les parties durent 60 minutes et pas seulement un ou deux tiers. Par chance, Berra & Cie ont pu aller en prolongation. Une prolongation qui aurait sans doute dû tourner à l'avantage des hommes de McSorley qui ont bénéficié d'un jeu de puissance à la 63e pour un surnombre fribourgeois. Mais en contre, les Dragons ont pu aller battre Schlegel une quatrième fois et repartir du Tessin avec deux points et la place de leader.

Lausanne s'enfonce

En visite dans la capitale, le LHC a essuyé son quatrième revers de rang. Les Vaudois se sont inclinés 3-2 alors qu'ils menaient 2-1 au terme de la période initiale. Seulement cela n'a pas suffi à juguler les assauts bernois. Mais ce qui a le plus déçu dans les rangs vaudois, c'est l'absence de fond de jeu. Comme une impression de voir un ensemble qui ne joue pas la même partition

Au niveau des situations spéciales dans les rangs lausannois, c'est un peu deux salles deux ambiances. A savoir que le box-play tient la route et a su déjouer l'avantage numérique bernois. Mais le power-play a plongé les supporters dans une morosité folle tant l'exécution a manqué de tranchant.

Les hommes de John Fust auront l'occasion d'effacer cette défaite en recevant Berne samedi soir pour une revanche espérée dans les esprits vaudois.

Bienne oui, Ajoie non

Bienne est passé par tous les états d'âme à domicile contre Ambri. Les Seelandais l'ont emporté 3-2, mais il y a eu plusieurs moments. Les joueurs de Törmänen ont rapidement pris l'ascendant avec deux buts inscrits avant la 8e minute. Seulement cet avantage est traître en hockey et les Léventins sont revenus à égalité juste avant la deuxième pause. Heureusement toutefois, Fabio Hofer a su trouver la faille à la 57e tandis que deux Tessinois étaient sur le banc des pénalités.

Ajoie a espéré signer une septième victoire en accueillant Rapperswil. Mais au final, les Saint-Gallois ont eu le dernier mot pour un succès 5-2. Menés 2-1 à la 33e après une réussite d'Asselin, les Lakers ont montré les muscles et adressé 32 tirs lors des deux dernières périodes. Les pénalités ont coûté cher aux Jurassiens. Alors qu'il y avait encore 2-2, les joueurs de Gary Sheehan ont écopé de deux punitions et Rapperswil ne s'est pas privé d'en profiter. Quelle séquence pour les Lakers qui pointent au 3e rang au classement.

Zoug s'impose chichement. Le champion a lui aussi dû recourir au temps supplémentaire pour se débarrasser de Langnau. Un succès 3-2 ap obtenu grâce à une réussite de Lino Martschini.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un joueur décroche le jackpot de l'Euro Millions

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Un joueur a trouvé la combinaison gagnante du tirage de l'Euro Millions de vendredi et a empoché 170 millions de francs. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un joueur a trouvé la combinaison gagnante du tirage de l'Euro Millions de vendredi et a empoché 170 millions de francs. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 1, 20, 41, 42 et 50, ainsi que les étoiles 3 et 7.

Lors du prochain tirage mardi, 18 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Stadler Rail rachète le zurichois Bär Bahnsicherung

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En rachetant Bär Bahnsicherung, Stadler Rail espère faire progresser la numérisation dans le secteur du transport ferroviaire. (archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Stadler Rail va racheter le spécialiste zurichois des installations de sécurité ferroviaire Bär Bahnsicherung.

L'opération, dont les contours financiers n'ont pas été divulgués, devrait permettre aux deux entreprises de faire progresser la numérisation dans le transport ferroviaire.

"Cette reprise permet aux clients de disposer d'un interlocuteur unique, en mesure de proposer la technique de signalisation côté rail et côté véhicule d'un seul tenant", assurent les deux parties dans un communiqué commun diffusé vendredi soir.

Les quelque 130 collaborateurs de Bär seront intégrés dans la division Signalisation de Stadler. Le patron de cette dernière se dit "convaincu par le potentiel des solutions de Bär et de ses collaborateurs", soulignant l'avantage que représente la "proximité géographique et culturelle" en vue de la numérisation du secteur ferroviaire.

Basée à Fehraltorf, dans l'Oberland zurichois, Bär Bahnsicherung se targue d'être "depuis plus de 30 ans le principal prestataire de services indépendant en matière de sécurité ferroviaire en Suisse": de la planification au développement et à l'ingénierie, de la construction des installations aux mises en service et aux contrôles de sécurité, en passant par les expertises.

L'ensemble du personnel et des sites - Oensingen, Olten et Lausanne, en plus du siège - seront repris par l'industriel de Bussnang.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Actualité

La Suisse interdit les vols depuis l'Afrique australe

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Les personnes en provenance d'Afrique du Sud, de Hong Kong, d'Israël et de Belgique devront présenter un test Covid-19 négatif et se mettre en quarantaine (archives). (© Keystone/STEFFEN SCHMIDT)

La Suisse interdit tous les vols directs depuis l'Afrique australe en raison du nouveau variant. Les personnes en provenance d'Afrique du Sud, de Hong Kong, d'Israël et de Belgique devront présenter un test Covid négatif et se mettre en quarantaine pendant 10 jours.

Ces mesures, visant à empêcher, dans la mesure du possible, la propagation du nouveau variant, ont été annoncées par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) vendredi soir. Les règles d'entrée renforcées sont entrées en vigueur à 20h00.

Les vols en provenance du Botswana, d'Eswatini, du Lesotho, du Mozambique, de Namibie, du Zimbabwe et d'Afrique du Sud sont interdits pour une durée indéterminée. Des autorisations exceptionnelles peuvent être accordées pour les rapatriements de citoyens suisses ou de personnes disposant d'un permis de séjour en Suisse et qui souhaitent rentrer en Suisse à titre privé.

Les compagnies aériennes – et non pas les passagers – sont tenues d’obtenir une autorisation de l’Office fédéral de l’aviation civile pour pénétrer dans l’espace aérien suisse. La Confédération n’organisera pas de vols de rapatriement.

Les voyageurs en provenance des pays mentionnés doivent pouvoir présenter un test Covid-19 négatif à l’embarquement, même s’ils sont vaccinés ou guéris. Toutes les personnes entrant en Suisse en provenance de ces pays doivent également se placer en quarantaine pendant dix jours.

Pour se rendre de l’aéroport à leur domicile, ces personnes ne doivent pas emprunter les transports publics.

L'obligation de quarantaine et de test pourra être étendue à d'autres pays dans lesquels serait détecté le nouveau variant. Les pays voisins de la Suisse en sont exclus.

Plus transmissible que le Delta

Le nouveau variant B.1.1.529 nouvellement découvert en Afrique du Sud serait davantage transmissible que la variante Delta et les vaccins actuels pourraient être moins efficaces.

Le variant a été détecté dans plusieurs pays d'Afrique australe, à Hong Kong, en Israël et en Belgique. Il n'a pour l'heure pas été constaté en Suisse.

La Confédération ordonne aux cantons et aux compagnies aériennes de contacter personnellement toutes les personnes entrées en Suisse en provenance d'Afrique australe au cours des deux dernières semaines. Il leur est vivement conseillé d'effectuer un test PCR. Les résultats positifs seront séquencés.

L'OFSP est en contact étroit avec l'OMS, l'Union européenne et les pays voisins. Les mesures sont adaptées en permanence aux nouvelles connaissances. La Confédération recommande d'attendre les résultats des prochains jours avant de planifier un voyage ou de modifier des réservations existantes dans les prochaines semaines, notamment à Noël.

Première victime des restrictions, la réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui devait démarrer mardi à Genève avec 164 Etats membres, a été reportée jusqu'à nouvel ordre. "Tous les membres sont derrière la décision" qui a été prise, a annoncé la directrice générale adjointe de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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