À peine rentrée d'Italie avec une médaille de bronze autour du cou, la Genevoise Laure Mériguet retrouve déjà la réalité de son quotidien d'étudiante. À 17 ans, la benjamine de l'équipe de Suisse de hockey sur glace revient sur une parenthèse enchantée, entre étoiles dans les yeux et pieds sur terre, à retrouver en version longue.
C'est dans le cadre décontracté d'une terrasse qu'on retrouve Laure Mériguet. Entre ses mains, l'objet de toutes les convoitises: une médaille de bronze olympique, lourde de ses 450 grammes et de souvenirs impérissables. «C’est une fierté d’avoir ça en vrai, ça nous rappelle que c’est réel, que ça s’est passé et que maintenant c’est à nous, on ne peut pas nous l’enlever». Pour celle qui évolue au Genève-Servette M18, le rêve s'est matérialisé un soir d'overtime intense, une libération après soixante minutes de haute tension.
«C’était que du bonheur, que de la joie. Une libération»
Si elle était la plus jeune athlète de la délégation lors de ces JO, Laure Mériguet garde une maturité surprenante. Pas question de prendre la grosse tête, même après avoir côtoyé les plus grandes stars mondiales au village olympique. «Pour moi c’est naturel, mes parents m’ont toujours appris à être comme ça et je ne vais pas changer parce que quelque chose m’arrive».
Cette simplicité l'a suivie jusque dans les couloirs du village, où elle a notamment croisé la superstar de NHL Matthew Tkachuk. «Il s'est mis à côté de moi à la salle de sport, sur son petit vélo, et il a commencé à me tailler la bavette comme si on était potes alors que c'est une superstar dont je suis fan». Malgré ces moments hors du temps, la réalité a vite repris ses droits dès le retour à Genève.
«C'est dur de retourner dans sa chambre toute seule, de déballer ses valises. Ça pique un peu»
Derrière cette médaille se cache un investissement familial colossal. Sa maman, Carine, a été le pilier de ce parcours, multipliant les trajets entre Genève, Lausanne et Zoug pour permettre à Laure de s'entraîner avec l'équipe nationale. «Ma mère faisait les trajets Genève-Zoug les lundis après-midi et on rentrait à une heure du matin», se souvient l'attaquante.
Pour Carine, l'émotion reste vive: «Les soixante minutes de match, j’avais des crampes d’estomac. C'est un beau rêve et un beau résultat qu'elles ont fait, toute l'équipe». Ce soutien, Laure le retrouve aussi auprès de son frère, lui-même hockeyeur, qui l'aide à analyser ses performances avec bienveillance.
Le retour au quotidien signifie aussi le retour à l'école. Actuellement en troisième année, l'objectif prioritaire est l'obtention de la maturité gymnastiale.
«C'est bien d'avoir un papier scolaire, c'est quand même la base»
Mais une fois le diplôme en poche, Laure Mériguet compte bien traverser l'Atlantique. Son regard est tourné vers le Canada ou les États-Unis, avec l'ambition d'intégrer le niveau universitaire de la NCAA, puis potentiellement la PWHL (Professional Women’s Hockey League). «Aller en Amérique du Nord, au Canada, ce serait vraiment un objectif». En attendant, la Genevoise savoure chaque instant, consciente d'avoir vécu une expérience «juste magique».
Entretien réalisé par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA
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