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Efforts à faire dans l'aide au développement

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Du matériel livré par la DDC pour l'aide humanitaire (archives). (©KEYSTONE/LUKAS LEHMANN)

La Suisse est un partenaire solide et fiable du développement, salue l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais elle devrait dépenser un tout petit plus et faire des efforts de communication afin d'accroître le soutien du public.

Le bilan du nouvel examen par les pairs réalisé tous les cinq ans par le Comité d'aide au développement de l'OCDE est réjouissant. La Suisse est "toute proche du sommet", a salué vendredi devant la presse la présidente Susanna Moorehead. Et de citer comme atouts son expertise, sa flexibilité, sa très grande capacité d'innovation, sa tradition humanitaire et sa fidélité au multilatéralisme.

Une série de recommandations doivent aider la Confédération à bâtir sur ses acquis. La Suisse devrait notamment tenir son engagement à consacrer 0,5% de son revenu national brut à l'aide publique au développement. Elle y est parvenue entre 2014 et 2016, mais le budget annexé au message 2017-2020 ne prévoit d'atteindre que 0,48%.

En 2018, le niveau est tombé à 0,45%. Même si cela s'explique par un recul de frais d'asile inclus dans l'enveloppe, "c'est un fait que le but fixé par le Parlement en 2011 n'est pas atteint", a reconnu Manuel Sager, chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Neutralité en jeu

Le comité s'inquiète des pressions sur l'aide publique au développement visant à limiter les migrations irrégulières. Un programme visant d'abord à prévenir l'immigration plutôt qu'à promouvoir le développement durable du pays partenaire pourrait créer un risque pour la réputation de la Suisse et compromettre sa neutralité. Il faut des garde-fous en faveur des objectifs de long terme.

Pour M. Sager, le problème peut être résolu en pratique, les activités d'aide ont de toute façon un impact sur la migration. Mais pour que la Suisse reste un partenaire fiable, elle doit éviter d'adapter ses activités en fonction de l'impact sur la migration, a ajouté Raymund Furrer, chef de la coopération et du développement économiques au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Vendre mieux

Le Conseil fédéral a posé en novembre les jalons du message sur la coopération internationale 2021-2024. Il souhaite réduire le nombre de pays prioritaires de 54 à 34 et cibler quatre régions prioritaires: l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l'Afrique subsaharienne, l'Asie centrale, du sud et du sud-est, ainsi que l'Europe de l'est, sans les membres de l'UE.

Le comité salue le recentrage du programme d'aide. Il appelle désormais à étayer dans le message l'avantage apporté par la Suisse, à expliciter la logique régionale suivie et à dire comment il veut la concrétiser pour renforcer son impact.

Le recentrage ne signifie pas que le pays se retirera de l'Amérique latine. Il restera présent via l'aide humanitaire ou le multilatéralisme notamment, ont tenu à préciser MM. Sager et Furrer. Le Pérou et la Colombie resteront en outre deux pays prioritaires du SECO.

Analyser mieux

La Suisse est par ailleurs invitée à analyser de manière plus poussée l'impact de ses politiques nationales sur les pays en développement. D'éventuelles incohérences devraient être mises en évidence et débattues au sein du gouvernement mais aussi dans le grand public.

Les experts recommandent encore à Berne d'intégrer davantage l'égalité des genres et la gouvernance dans ses interventions. Le nombre limité de projets visant à limiter les changements structurels dans ces domaines nuit aux efforts pour favoriser un changement en profondeur.

La Suisse s'est dotée de solides mécanismes en vue de garantir la qualité de l'aide. Mais la multiplication des informations à livrer pour rendre des comptes réduit le temps des responsables de programme pour améliorer les projets. Les experts conseillent de recueillir davantage de données servant à déterminer si le programme atteint les plus vulnérables.

Source: ATS

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Culture

Les médias suisses adoptent un code de conduite sur l'IA

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Des études, notamment par l'institut fög de l'Université de Zurich, ont révélé le scepticisme du public en Suisse à l'égard des contenus générés grâce à l'intelligence artificielle. (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

La branche des médias en Suisse se dote d'un code de conduite pour une utilisation responsable de l'intelligence artificielle (IA). Cet instrument, qui s'inspire d'une convention du Conseil de l'Europe, vise à renforcer la confiance du public envers cette technologie.

"La confiance est le bien le plus précieux pour les médias", déclare dans un communiqué le président de l'association des éditeurs alémaniques Schweizer Medien (VSM), Andrea Masüger. Le texte, présenté jeudi en marge du Swiss Media Forum à Lucerne, est également soutenu par les éditeurs romands (Médias Suisses), tessinois (Stampa Svizzera), les organisations des radios et télévisions privées, la SSR, ou encore l'agence de presse nationale Keystone-ATS.

Le Conseil de la presse, qui s'engage également sur les enjeux déontologiques en lien avec l'IA, salue cette initiative, précise le communiqué.

Transparence et marquage

Alors que des études montrent la méfiance du public envers les contenus générés à l'aide de l'IA, le code de conduite doit agir comme un outil d'autorégulation. Il se réfère à la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur l’intelligence artificielle et les droits de l’homme, signée fin mars 2025 à Strasbourg par le conseiller fédéral Albert Rösti.

Le texte stipule que les entreprises de médias et leurs employés restent responsables des contenus éditoriaux publiés, qu'ils aient été produits par des humains ou avec l'appui de systèmes d'IA.

Les médias s'engagent à former leur personnel à l'IA et à respecter les droits d'auteur. Afin de protéger les processus démocratiques, ils doivent prendre des mesures pour éviter la diffusion de fausses informations. Ils doivent veiller à la protection des données, et informer le public de manière transparente sur leur usage de l'IA, par exemple via une page dédiée sur leur site web. De plus, le code de conduite impose des obligations de marquage contraignantes.

"Tout cela renforce la confiance sur le marché de la communication", résume le CEO de Keystone-ATS, Hanspeter Kellermüller. "Avec ce code de conduite, nous établissons une base commune pour garantir que l'utilisation de l'intelligence artificielle reste transparente et compréhensible", complète la directrice générale de la SSR, Susanne Wille, toujours dans le communiqué.

Ombudsman et certification

Pour garantir sa mise en ½uvre, le code de conduite prévoit un mécanisme de signalement et de contrôle à deux niveaux. Les personnes souhaitant poser des questions ou déposer une plainte pourront s'adresser aux services ad hoc au sein des entreprises. Un organe de médiation (ombudsman) indépendant pour l'IA interviendra en seconde instance pour les cas graves ou n'ayant pu être réglés à l'amiable. Cet organe de médiation publiera chaque année un rapport.

A noter encore que la Remp, l'institut de recherche sur les médias publicitaires, a développé une nouvelle certification en matière d'IA, ainsi qu'un label de qualité. Ceux-ci seront accessibles à tous les médias suisses.

Les adaptations législatives pour la mise en oeuvre en Suisse de la convention du Conseil de l'Europe devraient être disponibles d'ici fin 2026. Ce texte est le premier instrument mondial juridiquement contraignant dans ce domaine. Il doit contribuer à créer un cadre juridique favorisant la capacité d'innovation tout en garantissant la protection des droits fondamentaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Epstein: un juge divulgue une potentielle lettre de suicide

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Image d'archives de Jeffrey Epstein, en mars 2017. (© KEYSTONE/AP New York State Sex Offender Registry)

Un juge fédéral américain a divulgué mercredi ce qui semble être une lettre de suicide écrite par le criminel sexuel Jeffrey Epstein, retrouvée après une tentative ratée, quelques semaines avant sa mort dans une prison de New York.

"Ils ont enquêté sur moi pendant des mois - N'ONT RIEN TROUVE!!!", peut-on lire sur cette note manuscrite, restée sous scellés pendant plusieurs années, et rendue publique à la demande du New York Times.

Bien que le document n'ait pas été authentifié comme provenant d'Epstein, sa publication intervient alors que de nombreuses théories du complot continuent d'alimenter l'idée selon laquelle il aurait été assassiné afin d'étouffer un scandale impliquant des personnalités publiques.

"C'est un vrai bonheur de pouvoir choisir le moment où l'on dit au revoir", poursuit le document.

"Qu'est-ce que tu veux que je fasse? Que je mette à pleurer?!". "PAS DROLE. NE VAUT PAS LA PEINE", peut-on lire, souligné, en guise de conclusion.

Selon le New York Times, un ancien co-détenu de Jeffrey Epstein serait tombé sur cette note en juillet 2019, dissimulée entre les pages d'une bande dessinée, peu après que le financier a été retrouvé inconscient, un vêtement enroulé autour du cou. Le quotidien indique s'être entretenu avec cet homme, aujourd'hui incarcéré en Californie.

Quelques semaines plus tard, le 10 août, le criminel sexuel était décédé dans sa cellule et sa mort classée comme un suicide.

En décembre 2025, l'administration Trump a commencé la diffusion de milliers de photos, vidéos, et textes issus de la tentaculaire enquête Epstein, mais cette note manuscrite n'y figure pas, affirme le New York Times.

Le gouvernement a notamment été critiqué pour sa publication des documents au compte-goutte ou le caviardage de photos et de textes, tandis que des victimes du criminel sexuel ainsi que des élus de l'opposition ont accusé Donald Trump et son ministère de la Justice de ne pas avoir publié l'entièreté du dossier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ligue des champions: le PSG écarte le Bayern et retourne en finale

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Ousmane Dembélé a ouvert le score après moins de trois minutes de jeu. (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

Le Paris Saint-Germain jouera une deuxième finale consécutive de Ligue des champions samedi 30 mai contre Arsenal. Le tenant du titre a écarté le Bayern Munich mercredi en Allemagne (1-1, aller 5-4).

Une semaine après s'être rendu coup pour coup lors du "match du siècle" (victoire 5-4 du PSG), les deux équipes se sont retrouvées à Munich, où les Parisiens avaient remporté voici un an leur première C1 en humiliant l'Inter Milan de Yann Sommer (5-0).

Mais il n'y a pas eu de deuxième feu d'artifice entre les deux formations les plus séduisantes du Vieux Continent. La faute à un but très rapide des Parisiens, qui ont ensuite défendu aussi bien qu'ils avaient attaqué mardi passé au Parc des Princes, et bien résisté après l'égalisation en toute fin de match d'Harry Kane.

"Kvara" en détonateur

Le premier but de la partie est venue du pied gauche d'Ousmane Dembélé, le Ballon d'Or français concluant une action initiée par l'intenable Khvicha Kvaratshkelia. Après un une-deux avec Fabian Ruiz, le Géorgien a servi Dembélé, qui a logé sa reprise sous la barre de Manuel Neuer (3e).

Privé d'Achraf Hakimi, brillamment suppléé par Warren Zaïre-Emery sur le flanc droit de la défense, le PSG a ensuite parfaitement contenu les assauts bavarois. D'autant plus que les ailiers du Bayern Luis Diaz (22e) et Michael Olise (24e) n'ont pas eu l'adresse du match aller, qu'ils avaient marqué de leur classe.

Et lorsque Jamal Musiala a réglé la mire, c'est le portier russe Matvey Safonov qui a sauvé les champions de France (44e).

Une main décriée

Les Allemands risquent toutefois de dénoncer la main de Joao Neves, non sanctionnée d'un penalty à la 31e. Le Portugais avait le bras largement décollé du corps sur le dégagement de son coéquipier Vitinha, mais l'arbitre y a vu une action involontaire et a laissé jouer.

Paris n'a toutefois de loin pas volé sa qualification et aurait même pu aggraver la marque en deuxième période sans quelques exploits de Neuer devant Désiré Doué (56e/64e) et "Kvara" (57e). Quant à l'égalisation de Kane dans le temps additionnel (90e+4), elle s'est avérée trop tardive pour changer l'issue de cette demi-finale.

Le PSG jouera donc une deuxième finale consécutive à Budapest, une finale inédite face à Arsenal. Champions sortants, les Parisiens partiront logiquement favoris mais devront se méfier de ces Gunners dont la méthodique solidité prônée par leur entraîneur Mikel Arteta pourrait suffire sur une confrontation directe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Le Swiss Loto est un jeu de loterie classique proposé en Suisse depuis 1970. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 22, 28, 33, 34, 38 et 40. Le numéro chance était le 1, le rePLAY le 5 et le Joker le 154544.

Lors du prochain tirage samedi, 7 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

VS: Enseignement de degré secondaire II général à confirmer

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La création d'une loi valaisanne sur l'enseignement de degré secondaire II général devra être à nouveau soumise au Grand Conseil (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a accepté, mercredi, la création d'une loi sur l'enseignement de degré secondaire II général. Ce texte, qui doit combler un vide législatif, sera prochainement soumis à un vote en seconde lecture.

Au sein de l'école valaisanne, tous les degrés d'enseignement disposent d'une loi spécifique, à l'exception du degré secondaire II général. Celle-ci est actuellement régie par onze règlements, deux ordonnances et une loi fixant les contributions des communes qui abritent les établissements scolaires. D'où la volonté du Conseil d'Etat de créer cette nouvelle loi.

Par rapport à la pratique actuelle, un diplôme sera attribué aux élèves qui effectuent leur 11e année scolaire dans une école du degré secondaire II.

Durée des études: statu quo

Mercredi, en début de soirée, les députés ont traité 47 amendements. La grande majorité a été refusée par le plénum. L'idée de réduire de 5 à 4 ans, la durée de la formation gymnasiale, proposée par le groupe NEO, a été refusée par le plénum (101 non, 23 oui et 5 abstentions).

Le Grand Conseil a choisi de mentionner dans la loi, outre l'acquisition d'une formation générale approfondie pour développer leur esprit critique et leur indépendance de jugement, la garantie de la spiritualité pour les étudiants.

Il a manqué 10 voix

La Loi sur l'enseignement de degré secondaire II général a été acceptée par 106 voix contre 15 et 1 abstentions.

Le vote sur un vote unique n'a obtenu le soutien que de 72 députés, il en aurait fallu 82, soit les deux tiers des votants. Cinquante-et-un parlementaires se sont exprimés pour une seconde lecture et un s'est abstenu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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