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Economie

La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile

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La BCE est soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine (archives). (© KEYSTONE/DPA/MICHAEL BRANDT)

La Banque centrale européenne devrait être la première parmi ses grandes homologues dans le monde à relever ses taux jeudi pour répondre à l'inflation liée au conflit au Moyen-Orient, au risque de pénaliser une économie déjà essoufflée.

Le taux de dépôt, qui fait référence, devrait être augmenté d'un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025, selon les attentes de la plupart des économistes.

L'inflation est repartie à la hausse pour atteindre 3,2% en mai dans la zone euro, nettement au-dessus de la cible de 2% fixée par la BCE.

En cause, la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, accompagnée de la fermeture du détroit d'Ormuz, axe clef pour le transport de pétrole, provoquant une flambée des prix de l'énergie.

L'inflation excluant les biens les plus volatils - énergie et alimentation - a aussi accéléré et davantage qu'attendu, à 2,5% sur un an.

Plus inquiétant, les consommateurs voient l'inflation culminer à 4,0% sur les douze prochains mois et à 2,9% d'ici trois ans, selon une enquête de la BCE publiée fin mai.

Egalement versées aux débats du jour, les nouvelles projections économiques pour la zone euro seront ajustées pour tenir compte d'un conflit au Moyen-Orient qui s'éternise.

Elles devraient faire état d'une inflation revue à la hausse et d'une croissance moins soutenue cette année, selon les observateurs.

Un cocktail de données qui va pousser l'institution à réagir afin d'"envoyer le signal aux marchés financiers, mais aussi aux entreprises et aux ménages, que l'institution surveille de près la dynamique de l'inflation", explique Dirk Schumacher, chef économiste à la banque publique KfW.

Soucieuse de ne pas répéter son erreur de 2022, à savoir une réaction jugée tardive face à la poussée d'inflation liée à la guerre russe en Ukraine, la BCE cherche désormais à éviter toute critique a posteriori de son timing, après avoir achevé son dernier cycle de hausses en septembre 2023.

En relevant ses taux, la BCE renchérit le crédit, ce qui freine la consommation et l'investissement. L'objectif est de ralentir la demande pour contenir la hausse des prix.

Moment inopportun

Cet empressement à agir contraste avec d'autres grandes banques centrales occidentales, également confrontées à un net regain d'inflation.

Les marchés voient désormais 50% de probabilité que la Réserve fédérale américaine, dirigée par son nouveau président Kevin Warsh, relève ses taux d'ici la fin de l'année, de quoi déplaire à Donald Trump, qui voudrait les voir baisser.

Côté Banque d'Angleterre, des commentaires prudents de plusieurs de ses membres pointent vers un maintien de son taux à 3,75% lors de sa réunion du 18 juin, tiraillée entre une inflation persistante et un marché de l'emploi à la peine.

La Banque du Japon, après avoir relevé son taux à 0,75% en décembre 2025, marque une pause depuis, mais les analystes anticipent une reprise du cycle de resserrement dès juin.

Pour la zone euro, nombre d'économistes jugent le moment inopportun pour de nouveau durcir la politique monétaire: le PIB a reculé de 0,2% au premier trimestre, pénalisé par une correction d'ampleur sur l'Irlande, et les effets de la guerre vont peser sur le trimestre en cours.

"Cela paraît au minimum étrange de relever les taux en pleine stagflation", selon Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management.

En revanche, cette décision "risque d'amplifier la contraction de l'activité" tout en s'avérant "inefficace pour baisser l'inflation" qui repose sur une hausse des prix de l'énergie importée, renchérit Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

"Sauf à me tromper lourdement, la hausse des taux directeurs ne rouvrira pas le détroit d'Ormuz!", a ironisé M. Ducrozet.

Au-delà de la décision de jeudi, les marchés chercheront surtout des indications sur la suite.

Mais dans un climat toujours très incertain, "il ne faut pas s'attendre jeudi à un signal clair en faveur d'un resserrement supplémentaire", selon M. Schumacher.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Un T-Rex vendu 50 millions de dollars à New York

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Le squelette du T-Rex "Gus" est complet à environ 63%. (© KEYSTONE/AP/Matthew Sherman)

Un squelette de T-Rex surnommé "Gus" a été vendu mardi pour 50,1 millions de dollars lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's à New York. Il est ainsi devenu le fossile de dinosaure le plus cher jamais vendu.

Cet imposant fossile est l'un des squelettes de T-Rex les plus complets au monde, avec 183 os fossilisés. Il a été découvert en 2021 dans un ranch du Dakota du Sud.

"Gus" a vécu durant le Maastrichtien, il y a entre 72 et 66 millions d'années, une période caractérisée par un climat chaud, un niveau des mers élevé et de vastes plaines côtières régulièrement inondées.

Le squelette mesure 11,6 mètres de long, ce qui en fait l'un des plus grands jamais découverts. Il est complet à environ 63 %.

Acquéreur anonyme

Cet achat, réalisé par un acquéreur resté anonyme, illustre l'essor du marché des fossiles de dinosaures, une tendance critiquée par certains paléontologues, qui déplorent que ces spécimens rejoignent des collections privées.

"Les Etats-Unis sont le seul pays au monde où des fossiles de ce type sont considérés comme une propriété privée", avait déclaré à l'AFP avant la vente Cassandra Hatton, responsable des départements sciences et histoire naturelle chez Sotheby's.

"Si vous êtes propriétaire du terrain, vous êtes propriétaire du fossile et vous avez le droit de le vendre. Donc, si vous voulez un dinosaure, c'est le seul endroit où vous pouvez en acquérir un", avait-elle expliqué.

Le précédent record pour un fossile vendu aux enchères était détenu par "Apex", un Stegosaurus, acheté pour 44,6 millions de dollars en 2024 par le milliardaire et gestionnaire de fonds spéculatif Ken Griffin.

Il est actuellement présenté au public au Musée d'histoire naturelle de New York.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Piscine d'Etoy (VD): vers une remise en état à l'été 2027

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La piscine d'Etoy (VD) est fermée depuis décembre 2025 (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Canton de Vaud a engagé les démarches nécessaires à la remise en service de la piscine d'Etoy (VD), envisagée pour l'été 2027. Le site est fermé depuis qu'une fuite de chlore s’y est produite en décembre 2025. Coûts estimés des travaux: 3 millions de francs.

Après l'incident, des analyses ont été conduites par la Direction générale des immeubles et au patrimoine (DGIP) afin d'évaluer les conditions "d'une remise en service sûre, conforme et durable", expliquent les autorités vaudoises dans un communiqué mardi. Celles-ci ont porté notamment sur les installations techniques, le traitement de l’eau, les exigences de sécurité et les conditions légales applicables.

"La piscine d'Etoy répond à un besoin réel dans la région", a souligné Isabelle Moret, conseillère d'Etat en charge du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP) citée dans le document. Le Canton a donc choisi d'engager les démarches nécessaires à sa remise en état "malgré des coûts importants et une procédure exigeante", ajoutant qu'une remise en service ne pourra intervenir qu'avec des garanties complètes en matière de sécurité.

La démarche répond aussi aux attentes du Grand Conseil, qui avait très largement accepté une motion demandant au Conseil d'Etat de présenter un projet de rénovation de la piscine dans un délai de douze mois.

Procédures à venir

Il s'agira d'entamer les procédures d'autorisation nécessaires - dont la mise à l'enquête - et de lancer les marchés publics avant d'envisager le démarrage des travaux. "Sous réserve de l'obtention des autorisations requises et de l’absence d’aléas majeurs, la remise en service de la piscine est visée pour l’été 2027", écrit l'Etat de Vaud.

Pour mémoire, le site d'Etoy et sa piscine avaient été acquis par le Canton afin de répondre rapidement aux besoins de l’enseignement post-obligatoire et de permettre l’ouverture du Gymnase. La "question de l'avenir de cette infrastructure" devra être examinée dans un second temps.

Le 12 décembre 2025, une fuite de chlore avait exigé l'évacuation d'une cinquantaine de personnes. Intoxiqués, trois adolescents avaient dû être hospitalisés, sans que leur vie ne soit en danger. Le Ministère public avait alors ouvert une instruction pénale et confié les investigations à la gendarmerie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Bank of America dépasse les attentes au 2e trimestre

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La banque américaine Bank of America (BofA) a annoncé des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL DWYER)

Bank of America (BofA) a annoncé mardi des résultats supérieurs aux attentes au 2e trimestre. L'établissement a lui aussi tiré profit de la hausse dans les activités de marché, dans la gestion d'actifs et, surtout, dans la banque de financement et d'investissement.

"L'équipe a réalisé l'un des trimestres les plus solides de notre histoire, avec un bénéfice net par action en hausse de 34% sur un an", a commenté Brian Moynihan, patron de la banque américaine, cité dans un communiqué. Selon lui, les consommateurs et les entreprises ont été "résilients" dans un "environnement économique sain".

Au deuxième trimestre, la banque a engrangé un chiffre d'affaires de 31,56 milliards de dollars (+15% sur un an) et dégagé un bénéfice net de 8,75 milliards de dollars, contre 6,88 milliards un an plus tôt. Les analystes consultés pour le consensus de Factset attendaient respectivement 30,78 et 8,20 milliards de dollars.

Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 1,21 dollar contre 0,90 dollar un an plus tôt et un consensus de 1,12 dollar. La banque a expliqué ces performances trimestrielles par un regain des revenus nets d'intérêts (NII) - différence entre les intérêts perçus sur les opérations des clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers - et par un essor des commissions que ce soit dans le courtage, la gestion d'actifs ou le conseil dans la banque d'investissement.

En banque de détail, BofA a relevé que le niveau moyen des dépôts - qui atteint 957 milliards de dollars - dépassait de 33% celui du quatrième trimestre 2019, soit juste avant la pandémie. Dans la gestion de fortune et la gestion d'actifs, le chiffre d'affaires a augmenté de 16% sous l'effet d'un bond de 19%, à 4,4 milliards de dollars, des commissions perçues dans la seule gestion d'actifs.

L'évolution des marchés a en effet attiré davantage d'investisseurs et généré une hausse des transactions des clients et, donc, des commissions perçues. A l'instar de ses concurrentes, la banque a profité des levées de fonds par les entreprises sur les marchés (augmentations de capital, cotations, etc). Son chiffre d'affaires a progressé de 50% à 2,1 milliards de dollars. Le trimestre a notamment vu la plus importante introduction en Bourse jamais réalisée dans le monde: SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars le 12 juin. Bank of America faisait partie des conseils.

Les activités de marchés n'ont pas été en reste avec un chiffre d'affaires qui a bondi de 33% sur un an à 7,1 milliards de dollars, stimulées par les opérations sur actions (+70%). Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Bank of America reculait de 0,39%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Pétrole et SpaceX font bondir les résultats de Goldman Sachs

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Goldman Sachs a dépassé les attentes au deuxième trimestre. Ici, le siège de la banque d'affaires à New York. (archive) (© KEYSTONE/AP/PETER MORGAN)

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a publié mardi des résultats nettement supérieurs aux attentes au deuxième trimestre. L'établissement a profité de la volatilité des marchés avec la guerre au Moyen-Orient et de l'introduction en Bourse record de SpaceX.

"Les clients font appel à nous pour mener à bien leurs transactions les plus stratégiques et les plus importantes", s'est félicité David Solomon, le directeur général du groupe, cité dans le communiqué. "Et à en juger par ce que nous observons dans les carnets de commande, cette dynamique d'activité devrait se poursuivre", a-t-il ajouté. La branche Global Banking and Markets (GBM) a vu son chiffre d'affaires bondir de 53% sur un an, à 15,52 milliards de dollars.

Elle contribue à elle-seule aux trois-quarts du chiffre d'affaires global, qui a culminé à 20,34 milliards de dollars sur le trimestre. Le consensus de FactSet attendait seulement 16,23 milliards. Le bénéfice net bondit de 84% d'une année à l'autre, à 6,40 milliards de dollars. Dilué par action, il ressort à 20,98 dollars, là où le consensus tablait sur un peu plus de 14 dollars.

Dans son communiqué, Goldman Sachs met en avant "une hausse significative du chiffre d'affaires net dans les produits liés aux taux d'intérêt et aux matières premières". Avec le conflit au Moyen-Orient, les cours du pétrole ont connu de brusques variations au deuxième trimestre. Le baril de Brent, la référence internationale, a tutoyé les 120 dollars fin avril avant de plonger jusqu'à près de 72 dollars en juin.

Dans son sillage, les taux d'intérêt de l'Etat américain ont aussi fait les montagnes russes. Les investisseurs s'attendent notamment à un resserrement monétaire de la Réserve fédérale face à l'accélération de l'inflation. Le trimestre a aussi été animé par l'entrée historique à Wall Street du géant de l'aérospatial SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars à cette occasion.

Goldman Sachs a été l'une des deux principales banques choisies pour mener à bien cette opération et a pu en tirer d'importants profits. Les commissions perçues par l'établissement sur les émissions d'actions ont été multipliées par plus de deux d'une année à l'autre, passant à 985 millions de dollars. La branche Gestion d'actifs et de fortune (AWS) a vu son chiffre d'affaires gonfler de 20%, à 4,60 milliards de dollars.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York vers 14h20, l'action Goldman Sachs prenait 3%. Le titre a connu une vive progression depuis le début d'année (+19%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Etats-Unis: l'inflation ralentit en juin à 3,5% sur un an

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L'inflation a ralenti aux Etats-Unis en juin, à 3,5%. (archive) (© KEYSTONE/AP/Carolyn Kaster)

L'inflation a ralenti aux Etats-Unis en juin, à 3,5% sur un an contre 4,2% en mai, grâce au reflux du coût de l'essence, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié mardi.

L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a aussi ralenti à 2,6% sur un an, contre 2,9% le mois précédent.

Ces données sont nettement meilleures que ce qui était attendu par les investisseurs. Le rythme reste toutefois bien au-dessus de l'objectif de la Réserve fédérale américaine (Fed). Surtout, ce reflux est largement dû au recul du prix de l'essence (-9,7% sur un mois) qui avait suivi la détente diplomatique entre Washington et Téhéran.

Mais les hostilités ont depuis repris dans le Golfe. Les cours mondiaux du pétrole sont repartis à la hausse, augurant une prochaine remontée des prix à la pompe. La guerre, impopulaire aux Etats-Unis, a mis sous pression l'exécutif américain à quelques mois d'élections nationales.

Le président Donald Trump avait fait de l'amélioration du pouvoir d'achat une de ses priorités lors de sa campagne victorieuse de 2024. Le mois dernier, il ne s'était pas ému de l'inflation, au plus haut depuis trois ans, livrant même une réaction inattendue: "Les chiffres étaient super (...) j'aime l'inflation", avait-il lancé, avant d'assurer que l'inflation allait "tomber comme une pierre" une fois le conflit terminé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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