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Economie

Statu quo de la BCE qui maintient ses trois taux inchangés

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La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. (archive) (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé, à l'instar des autres grandes institutions occidentales, de maintenir ses taux directeurs inchangés jeudi, justifiant une approche prudente face à la montée des pressions sur les prix et l'activité dans la zone euro.

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2%, comme depuis juin dernier.

Ce statu quo monétaire était attendu, mais la BCE avertit que "les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse "se sont intensifiés", selon son communiqué de décisions.

Les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l'inflation à moyen terme et l'activité économique "dépendront de l'intensité et de la durée du choc sur les prix de l'énergie et de l'ampleur de ses effets indirects et de second tour", par exemple sur les salaires et les prix des entreprises, ajoute la BCE dans son communiqué.

Plus la guerre va durer, plus les prix de l'énergie resteront élevés, et plus l'impact sur l'inflation et l'économie sera important.

- Inflation: objectif 2% -

La BCE ne fournit pas d'indication sur un prochain changement de cap de sa politique monétaire, mais réaffirme qu'elle est déterminée à "assurer la stabilisation de l'inflation au niveau de l'objectif de 2% à moyen terme".

Le Conseil des gouverneurs "surveillera de près la situation", a-t-elle précisé. Ce nouvel élément de sa communication laisse entendre que l'institution ne va pas rester immobile en cas de détérioration de la situation économique.

Les dernières statistiques sur la zone tombées jeudi en pleine réunion de politique monétaire ont de quoi l'inquiéter: l'inflation s'est de nouveau accélérée en avril, à 3%, son plus haut niveau depuis septembre 2023 et après 2,6% en mars, a indiqué Eurostat.

Et la croissance économique a été quasiment nulle (0,1%) au premier trimestre dans la zone, déjouant les attentes des économistes.

Les prix élevés de l'énergie pèsent de plus en plus sur la consommation des ménages et l'investissement des entreprises, a noté Eurostat.

La forte baisse d'autres indicateurs avancés, comme les indices PMI des directeurs d'achats en avril, suggère que "la production économique pourrait en réalité se contracter au deuxième trimestre si les prix de l'énergie restent élevés", note Commerzbank.

Les banquiers centraux se sont réunis autour de la présidente de la BCE Christine Lagarde sans savoir si les négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient allaient reprendre et en plein blocage au sujet de l'accès au détroit d'Ormuz.

La fermeture de cette voie stratégique, par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, a provoqué la hausse brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE.

- Risque de stagflation -

Les autres grandes banques centrales occidentales ont aussi opté pour l'immobilisme.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50% à 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient.

La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, comme attendu.

La conférence de presse de Mme Lagarde, jeudi après-midi, sera particulièrement surveillée par les marchés, qui chercheront des signaux concernant une possible hausse des taux en juin, leur scénario privilégié à ce jour.

Les attentes d'inflation des ménages sur douze mois ont grimpé à 4% en mars, contre 2,5% en février, d'après une enquête de la BCE.

Leurs anticipations à cinq ans sont cependant restées quasi inchangées, proches de 2%, ce que la BCE n'a pas manqué de rappeler jeudi dans son communiqué de décisions.

La BCE "reste en bonne position pour faire face à l'incertitude actuelle", a-t-elle souligné.

Face à ce qui s'apparente à un "choc stagflationniste" en zone euro, mélange de stagnation économique et de hausse des prix, la BCE ne cherchera pas à "combattre un choc externe en aggravant le ralentissement économique" via un resserrement agressif des taux, estime Carsten Brzeski, économiste chez ING.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Quatre Suisses au top 100 des entreprises les mieux valorisées

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ABB a fait de justesse son entrée dans le top 100 des plus grandes capitalisations mondiales (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Roche, Novartis, Nestlé et ABB font partie du classement mondial des entreprises cotées en Bourse les plus chères. La capitalisation boursière du top 100 a gonflé de 18% sur un an à 62 billions de dollars, un record selon le cabinet de conseil EY.

Le géant pharmaceutique Roche s'est confirmé à la 45ème place du classement avec une capitalisation boursière de 328,5 milliards de dollars. Son homologue Novartis s'est placé à la 57ème position avec 286,8 milliards, et Nestlé à la 66ème avec 264,5 milliards, détaille l'étude. Précédemment à la 143ème position, ABB est entré de justesse dans le top 100 avec ses 196,6 milliards (99ème).

Neuf entreprises suisses se sont placées dans le Top 300 dont UBS (138ème), Richemont (153ème) ou encore Zurich Insurance (202ème). En revanche, Holcim et Swiss Re ne sont plus sur la liste des 500 entreprises les plus valorisées au monde.

Plus de la moitié des entreprises citées sont installées aux Etats-Unis, viennent ensuite les sociétés chinoises en seconde position, tandis que les européennes ont perdu du terrain passant de 46 à 16 en vingt ans. En dehors des États-Unis, seuls TSMC (Taïwan) et Saudi Aramco (Arabie saoudite) figurent dans le Top 10.

Par secteur d'activité, ce sont les groupes technologiques qui dominent (38) avec Nvidia en tête et une capitalisation boursière de 4,8 billions. Alphabet, Apple, Microsoft ou encore Amazon suivent de près.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Peter Spuhler fait des reproches à l'Union suisse des paysans

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Peter Christoph Spuhler (Stadler Rail) accuse l'Union suisse des paysans de rupture de confiance sur l'accord avec le Mercosur. (© KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

Le président de Stadler Rail, Peter Spuhler, reproche à l'Union suisse des paysans une rupture de confiance dans le cadre du débat sur l'accord avec le Mercosur. Ses demandes de compensation sont démesurées, dit l'entrepreneur dans une interview accordée à blick.ch.

Pour M. Spuhler, il est inacceptable que l'Union suisse des paysans ait torpillé l'accord de libre-échange. La demande d'une compensation de plus de 800 millions de francs constitue une rupture de confiance entre le monde économique et l'Union suisse des paysans, dit-il dans l'interview publiée en ligne vendredi.

Au sein du groupe parlementaire de l’UDC, il y avait eu un accord d'aide réciproque. L’agriculture ne représente que 0,6 % du produit intérieur brut, a précisé l’entrepreneur. Grâce à une industrie d’exportation forte, on est en mesure de financer les agriculteurs par des paiements directs. "Si les agriculteurs font ainsi chanter le monde des affaires, les comptes ne tiendront plus pour personne", a déclaré le président du conseil d’administration du constructeur de trains.

"La seule solution acceptable"

Le Conseil national a rejeté l’accord avec le Mercosur à la mi-juin. Une forte minorité a demandé, au nom de l’agriculture, un crédit d’engagement de 880 millions de francs pour les années 2028 à 2035, soit bien davantage que les 158 millions de francs dont le Conseil fédéral souhaite augmenter les subventions agricoles.

Le crédit d’engagement demandé serait pour les agriculteurs la "seule solution acceptable" pour soutenir l’accord, a déclaré Martin Haab, conseiller national de l’UDC et président de l’Union des paysans zurichois, lors du débat à la Chambre basse. La balle est désormais dans le camp du Conseil des États.

Exportations sans droits de douane

Négocié par les États de l’AELE (Suisse, Islande, Liechtenstein et Norvège) avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), l'accord vise à faciliter l'accès à un marché d'environ 270 millions d'habitants.

Il prévoit que 96% des exportations suisses bénéficient d'une exonération de droits de douane. En contrepartie, la Suisse accorde aux pays du Mercosur 25 contingents bilatéraux d'importation pour des produits agricoles, notamment la viande et le vin. La plupart de ces contingents sont limités et peuvent être gérés de manière autonome par la Suisse. Les économies de droits de douane sont estimées à environ 155 millions de francs par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une association pour amener des idées en vue du futur mémorial

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L'ancien ambassadeur Raymond Loretan fait partie des instigateurs de l'association Mémorial (photo d'archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Cinq personnalités valaisannes ont choisi de créer l'association Mémorial. Celle-ci voit le jour afin de soutenir la création d'un lieu de mémoire en lien avec le drame de Crans-Montana du 1er janvier dernier.

Les anciens ambassadeurs suisses François Barras et Raymond Loretan, l'ancien chef du Service valaisan de la culture Jacques Cordonnier, l'architecte Pierre Pralong et la directrice de la Fondation Opale à Lens, Bérangère Primat, "veulent soutenir la création d’un lieu de mémoire digne, sobre et durable, ainsi que toute démarche permettant d’entretenir le souvenir de cet événement, de le transmettre et de favoriser une réflexion collective", ont-ils expliqué, jeudi à Lens, lors de l'assemblée constitutive de l'association.

Ces personnes ont eu l’idée, à l’initiative d’un parent de victime, de fonder une association représentant la société civile, avec l'objectif de soutenir tous les efforts visant à la réalisation d’un lieu de mémoire, à court puis à moyen et long terme, ouvert à tous.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Novartis décroche dans l'UE un feu vert pour un coûteux traitement

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Le traitement est déjà autorisé depuis novembre dernier aux Etats-Unis à un prix de référence de 2,59 millions de dollars, a confirmé à AWP le géant pharmaceutique. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Novartis a obtenu de la Commission européenne l'homologation d'une version de sa thérapie génique contre l'amyotrophie spinale destinée aux enfants, adolescents et adultes. Aux Etats-Unis, le prix de ce traitement (Itvisma) dépasse 2,5 millions de dollars.

Administrable en une seule et unique fois, l'Itvisma (onasémnogène abéparvovec par voie intrethécale) doit permettre aux patients concernés de se passer de traitements chroniques, souligne Novartis jeudi. Il s'agit de la première thérapie de remplacement génique approuvée pour la population susmentionnée dans l'Union européenne.

Itvisma est spécialement conçu pour s'attaquer à la cause génétique sous-jacente de l'amyotrophie spinale, remplaçant le gène SMN1 et améliorant ainsi la fonction motrice du patient en une seule prise, précise le communiqué.

Le traitement est déjà autorisé depuis novembre dernier aux Etats-Unis à un prix de référence de 2,59 millions de dollars, a confirmé à AWP le géant pharmaceutique.

Une porte-parole du groupe n'a pas souhaité articuler de prix dans l'Union européenne, arguant que les décisions relatives à la tarification et au remboursement sont prises au niveau des pays membres. Novartis base son évaluation "en fonction de la valeur qu'elle apporte aux patients, aux systèmes de santé et à la société". "Notre approche consiste à commercialiser nos médicaments à des prix qui reflètent cette valeur, tout en veillant à ce qu'ils restent accessibles et viables", selon elle.

Aux Etats-Unis, le prix de l'Itvisma est inférieur de 35 à 46% au coût sur dix ans des traitements modificateurs actuellement disponibles contre cette maladie chronique, a expliqué la porte-parole.

L'agence sanitaire américaine (FDA) avait donné son feu vert en 2019 la commercialisation d'une première version (onasémnogène abéparvovec-xioi) de ce traitement, à l'intention des enfants de moins de deux ans. Le Zolgensma était alors devenu le traitement le plus cher de l'histoire, affichant un prix officiel de 2,125 millions de dollars. En 2020, Novartis avait même défrayé la chronique en organisant un "tirage au sort" pour offrir à cent bambins une dose de Zolgensma, dans les pays ou celui-ci n'était encore pas homologué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'inflation amorce sa décrue en juin

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Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/ARNO BURGI)

Les prix à la consommation en Suisse ont entamé leur décrue en juin, grâce à un repli dans le secteur de l'alimentation et des boissons qui a partiellement compensé l'accélération des tarifs des produits pétroliers.

L'inflation a augmenté pendant la période sous revue de 0,5% sur un an. Comparé au mois précédent, les prix ont même fait du surplace, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique.

Ces données marquent un ralentissement des prix à la consommation, ces derniers ayant accéléré en mai de 0,6% sur un an et de 0,2% sur un mois.

Les chiffres de juin sont par ailleurs conformes aux attentes des économistes interrogés par l'agence AWP, les experts ayant tablé sur une inflation entre 0,4% et 0,5% sur un an. La variation mensuelle était attendue entre 0,0% et 0,1%.

Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai.

Le coût de la santé a par contre reculé de 0,4% et celui de l'alimentation et des boissons de 1,2%. Le prix du café a ainsi décru de 3,3%.

Effet bénéfique du franc

Pour l'ensemble de l'année, la majorité des économistes table sur une inflation entre 0,5% et 0,7% et de 0,6% à 0,8% en 2027. A ce niveau, les prix se situent dans la fourchette des 0% à 2% défendue par la Banque nationale suisse (BNS) et qu'elle assimile à la stabilité des prix. L'institut d'émission n'aura donc pas, à priori, à intervenir les prochains mois sur son taux directeur.

"La Suisse ne fait pas face à un problème d'inflation généralisée, mais à quelques ajustements sectoriels très localisés", le logement demeurant le principal moteur des prix, a commenté Arthur Jurus, directeur des investissements à la banque Oddo BHF Suisse.

Protégée grâce à la force du franc de l'inflation dite importée, les prix à la consommation dans la Confédération sont nettement plus bas que dans la zone euro qui a enregistré une inflation à 2,8% en juin. Ils sont également largement en dessous du taux enregistré aux Etats-Unis qui a culminé en mai à 4,2% (CPI) sur un an.

Le franc continue en effet "de jouer son rôle d'amortisseur macroéconomique", une appréciation de 10% de la monnaie helvétique réduisant l'inflation d'environ un point de pourcentage avec un décalage de plusieurs trimestres, a expliqué M. Jurus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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