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Doris Leuthard va quitter le Conseil fédéral

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"J'ai fait mon travail avec beaucoup de coeur et j'espère que je l'ai bien fait", a déclaré Doris Leuthard aux journalistes, la voix étranglée mais toujours souriante. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La conseillère fédérale PDC Doris Leuthard a annoncé jeudi, deux jours après son collègue PLR Johann Schneider-Ammann, son départ du gouvernement à fin 2018. Le bilan de la ministre est largement salué, en particulier son rôle dans la sortie du nucléaire.

L’annonce a été faite dans la matinée par le président du National Dominique de Buman. « J’ai fait mon travail avec beaucoup de coeur et j’espère que je l’ai bien fait », a ensuite déclaré Doris Leuthard devant la presse en français, en allemand et en italien, la voix étranglée et en essuyant quelques larmes.

L’Argovienne de 55 ans, en poste depuis 2006, avait déjà décidé depuis longtemps d’annoncer son départ cet automne. Elle a invoqué une certaine lassitude.

La démocrate-chrétienne, doyenne de fonction du gouvernement, avait initialement prévu son annonce pour vendredi. Elle l’a anticipé d’un jour pour faire taire les spéculations. L’annonce de Johann Schneider-Ammann n’a joué aucun rôle, ni les décisions du Conseil fédéral sur la politique européenne, attendues vendredi.

Celle qui a été ministre de l’économie de 2006 à 2010 puis cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), se réjouit d’avoir plus de temps pour sa famille et sa vie privée. Pas question en revanche de dévoiler ses plans professionnels.

Bilan et style salués

« Rassembleuse », « fiable », « compétente », « expérimentée », « visionnaire », dotée d’une « forte personnalité »: des élus de gauche comme de droite ont salué le style et le bilan de la démissionnaire. « C’est une grande perte », a déclaré à l’agence Keystone-ATS le président du PDC Gerhard Pfister.

Le PS mais aussi Greenpeace ont relevé le rôle que Doris Leuthard a joué dans le tournant énergétique et l’abandon du nucléaire. Pour le PLR, le plus grand mérite de la cheffe du DETEC est d’avoir assuré le financement à long terme de l’infrastructure des transports.

Mais des voix critiques se sont aussi élevées. La vice-présidente de l’UDC et conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz lui reproche d’avoir glissé « de plus en plus à gauche » et de ne pas avoir assez défendu les intérêts de la route.

Pro Natura juge qu’elle n’a pas assez fait en faveur de la biodiversité. Elle n’a pas donné d’élan significatif à la politique de transfert des marchandises de la route au rail, regrette encore l’Initiative des Alpes. Greenpeace déplore les tentatives de retarder le débranchement de centrales nucléaires.

« Le centre a droit à un siège »

En ce qui concerne la succession de l’Argovienne, le PDC estime pouvoir légitimement revendiquer un siège au Conseil fédéral vu qu’il est le 4e plus grand parti de Suisse. La procédure de sélection sera présentée vendredi après-midi.

Le PLR n’entend pas remettre en cause ce fauteuil. L’UDC Céline Amaudruz a elle indiqué que « le centre a le droit à un siège ».

Pour le politologue bernois Mark Balsiger, contacté par Keystone-ATS, la double vacance au Conseil fédéral pourrait favoriser la candidature d’hommes, d’autant que le remplacement de Doris Leuthard interviendra avant celui de Johann Schneider-Ammann. Question d’ancienneté.

Mais la présidente du PLR Petra Gössi a assuré que la démission de la ministre PDC ne changeait rien à la stratégie des libéraux-radicaux pour la succession de « leur » conseiller fédéral. Et de répéter ce qu’elle a dit mercredi: cela ferait du bien au PLR de porter une femme au gouvernement.

Le PS et Les Verts veulent des femmes

Pour Les Verts, ce double retrait est plus que jamais l’occasion de ménager plus de place aux femmes, « afin de leur assurer une représentation adéquate », a tweeté le parti. Le PS partage ce point de vue.

Pour Céline Amaudruz, la ligne politique de la personne est plus importante que le genre. La Genevoise ajoute toutefois que c’est un critère dont il faut tenir compte, au même titre que la représentation des régions. Et d’inviter chaque parti à prendre ses responsabilités et à présenter au moins une femme.

« Au vingtième siècle, un parti ne peut pas se permettre de ne pas accorder d’attention à la représentation féminine », a déclaré pour sa part le président du PDC Gerhard Pfister. Parmi les personnalités évoquées pour succéder à Doris Leuthard, la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd fait figure de favorite.

« Je vais discuter avec mes proches et mon parti d’une éventuelle candidature », a déclaré l’intéressée à Keystone-ATS. Le nom de la Bâloise Elisabeth Schneider-Schneiter est aussi souvent avancé.

Source ATS

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La campagne de vaccination est très bien accueillie à Genève

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KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

L’engouement de la population pour le vaccin est réjouissant selon les responsables cantonaux de la santé. Au 14 janvier, 6200 personnes ont déjà été vaccinées à Genève. Les autorités sanitaires genevoises sont inquiètes face à la progression très rapide des cas positifs à la souche mutante du coronavirus. 

Cet après-midi les responsables cantonaux de la santé se sont réjouis du bon accueil de la campagne de vaccination parmi la population genevoise. Plus de 18’000 personnes de plus de 75 ans, le premier groupe prioritaire, sont inscrites et 6000 sont en attente d’un rendez-vous. L’objectif est d’utiliser rapidement toutes les doses à disposition pour le canton. Au 14 janvier, 6200 vaccinations avaient déjà été effectuées.  Le vaccin Moderna, qui a par ailleurs été validé cette semaine, va permettre d’intensifier l’opération de vaccination comme l’explique Adrien Bron, directeur général de la santé.

Adrien Bron  Directeur général de la santé

Les centres pratiquent environ 900 nouvelles vaccinations par jour. Une limitation causée par le nombre de doses livrées et non en raison d’une limite de leurs capacités comme l’explique Adrien Bron.

Adrien Bron  Directeur général de la santé

 

Souche mutante inquiétante

Les autorités genevoises sont également très inquiètes par l’expansion à Genève du nouveau variant britannique du coronavirus. Au total, 69 personnes ont été infectées par le variant britannique et une par le variant sud-africain depuis le premier cas identifié à Noël. Selon Adrien Bron, pour lutter contre ce variant il faut intensifier le contact-tracing.

Adrien Bron  Directeur général de la santé

Le canton vaccine en priorité les personnes de plus de 75 ans qui risquent de mourir du Covid ou de souffrir d’une affection grave. Viennent ensuite les personnes dites vulnérables. C’est seulement une fois que ces deux premières catégories auront été vaccinées que le programme sera ouvert à l’ensemble de la population.

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Genève: 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature

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A Genève, 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature, révèle une étude universitaire mandatée par le canton. Cette proportion qui est nettement au-dessous des 53% avancés par l’administration rassure les autorités cantonales et communales.

« Il n’y a pas de débandade dans les conseils municipaux », a relevé vendredi devant la presse Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat à la tête du Département de la cohésion sociale. Alerté par les chiffres du Service des votations et élections (SVE), qui évoquait un taux de démission de 53%, le magistrat a voulu creuser la problématique.

Le professeur à l’Univeristé de Genève Pascal Sciarini et son collaborateur Simon Maye ont mené « un travail de bénédictin » pour analyser ces démissions. Il ressort de leur étude que le taux de démissions au sens strict, passe de 53 à 18%, soit 3,6% par année comme l’explique le Pr Pascal Sciarini:

Pascal Sciarini Professeur à l'Université de Genève

Concrètement, ce chiffre de 18% représente 224 élus qui ont démissionnés sur un total de 1221 personnes qui ont occupé un siège au conseil municipal sur le mandat 2015-2020.

Frustration

Les universitaires se sont penchés sur les causes qui ont poussé les élus à démissionner entre 2015 et 2020. Et contrairement à ce qui était attendu, l’incompatibilité avec la vie familiale ou professionnelle n’est pas la cause principale. La rémunération et la technicité des dossiers ne sont pas non plus en cause. « La charge de travail ne fait pas peur », a relevé Xavier Magnin, président de l’Association des communes genevoises (ACG).

Les élus jettent l’éponge principalement en raison d’une grande frustration liée aux compétences limitées des délibératifs face à l’exécutif, ou de la commune face au canton. Un sentiment que comprend Thierry Apothéloz. Le conseiller d’Etat souhaite d’ailleurs poursuivre les efforts en matière de formation des élus. Que ce soit avant la prise de fonction et même pendant:

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat en charge du Département de la Cohésion Sociale

Le climat au sein des conseils municipaux ou au sein du parti a aussi été cité en tête de liste par les démissionnaires sondés pour cette étude. Les communes les plus touchées par les départs en cours de mandats sont Onex (32%), Thônex (31%) et Lancy (29%).

Prise de conscience

Selon le professeur Sciarini, il est difficile de proposer des mesures organisationnelles pour résoudre les problèmes liés au manque de pouvoir des conseils municipaux. Par contre, il faut absolument améliorer les statistiques pour suivre l’évolution de ces démissions. Thierry Apothéloz est sur la même longueur d’onde.

Le DCS, en collaboration avec l’ACG, propose aussi des formations aux candidats et aux élus des partis sur les compétences des délibératifs et des exécutifs. Ces formations seront plus poussées en 2021. Les candidats et les élus seront ainsi mieux préparés, ce qui pourra limiter le sentiment de frustration, a souligné le professeur Sciarini.

Des réformes structurelles qui pourraient limiter les démissions sont aussi en cours. Un projet de loi constitutionnelle visant à réformer l’exécutif des communes de moins de 3000 habitants est ainsi en consultation. S’il passe au Grand Conseil, le peuple sera amené à se prononcer. Le renforcement des compétences des communes est aussi au cœur des négociations en cours avec l’ACG en vue de transferts de compétences entre le canton et les communes.

ATS KEYSTONE/TOM MONACI

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Le loup de retour à Genève après 150 ans d’absence !

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Si vous n’avez pas vu le loup depuis longtemps, vous pourriez en voir un à Genève. L’animal a été identifié dans le canton de Genève en début d’année, le premier après une absence de 150 ans. Son passage a été attesté par des images déclenchées par un piège photo, annonce jeudi le canton.

Dans le cadre de leurs activités de suivi de la faune, les gardes de l’environnement ont découvert des images déclenchées automatiquement par un piège-photo dans la nuit du 7 au 8 janvier dernier dans un espace naturel du sud-est du canton. Sur la séquence, un animal, prudent et craintif, flaire précautionneusement les environs avant de rebrousser chemin, explique le communiqué.

Sa gorge blanche et sa large encolure sont caractéristiques: ce document atteste le passage d’un loup dans le canton de Genève, confirmé par un service officiel. La vidéo peut être observée sur le site facebook de GE-environnement.

Eleveurs informés

A ce stade, aucune autre image n’a été enregistrée. Il est difficile de savoir si le séjour de l’animal s’est prolongé, sachant que cette espèce très mobile peut parcourir de longues distances en une seule nuit.

A titre de précaution, les éleveurs de la région, peu nombreux, ont été informés. Des mesures de sécurisation des animaux de rente vont être mises en œuvre sur le terrain avec l’aide des autorités.

Cette observation ne constitue pas une surprise: elle fait écho au retour progressif du loup sur ses anciens territoires, remarquée à la fois en Suisse et en France voisine, souligne le communiqué.

Pas un danger

Il faut rappeler que, même si cette observation se situe dans un canton caractérisé par une grande agglomération, le loup ne constitue pas un danger pour l’être humain, comme l’attestent toutes les données recueillies en Europe depuis un siècle.

Dans le bassin lémanique, cet animal retrouve progressivement ses territoires. Des familles sont établies aussi bien dans le Jura vaudois, les Alpes et le Chablais savoyard, où une vingtaine de loups seraient présents. C’est peut-être bien cette petite population, notée jusqu’au pied des Voirons, qui pourrait être à l’origine de l’observation genevoise.

Equilibres naturels

Même si elle n’indique pas l’installation du loup à Genève, cette observation témoigne de la valeur de la biodiversité genevoise: grâce à une gestion dynamique, ce patrimoine retrouve progressivement ses équilibres naturels et peut ainsi accueillir le passage d’une espèce associée aux grands espaces sauvages.

Cette nouvelle donnée confirme aussi concrètement la portée de la revitalisation des corridors biologiques. Ces voies permettent le déplacement de la faune, par exemple au moyen d’écoponts.

Cette situation favorable vaut à ce petit territoire d’être parfois visité par le lynx, et d’avoir hébergé l’un des premiers chacals de Suisse. Il a aussi permis le retour durable du chat sylvestre dans la région. Aujourd’hui, le loup s’ajoute à cette liste d’espèces.

Source: ATS

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Le comité référendaire contre le parking Clé de Rive lance sa campagne

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©https://www.centrevillepieton.ch/

Le comité référendaire a lancé ce jeudi sa campagne contre le parking Clé-de-Rive en ville de Genève. Le projet, qui prévoit 500 places en souterrain et la piétonnisation de cinq rues est jugé « ringard et dépassé ». Il sera soumis au vote le 7 mars prochain. 

Le comité référendaire a lancé jeudi sa campagne contre le parking privé Clé-de-Rive en ville de Genève. Constitué d’une dizaine d’associations et de partis de gauche, le comité référendaire a présenté ses arguments  devant la presse. Le projet, qui prévoit 500 places en souterrain et la piétonnisation de cinq rues, est soumis au vote le 7 mars. Il coutera 34 millions uniquement pour l’aménagement des rues piétonnes. Un projet que le comité juge comme un mauvais compromis pour les citoyens et d’un autre temps comme l’explique Delphine Wuest, conseillère municipale Verte.

Delphine Wuest Conseillère municipale Verte

Les référendaires expliquent que le projet est mal ficelé. Il prévoit notamment 6 ans de travaux minimum pour les habitants et les commerces et le report du trafic sur les rues adjacentes.

Parking pas utile

Pour le comité, le parking va provoquer une augmentation importante de la pollution. La circulation de transit continuerait pour des décennies d’affecter la qualité de vie et la santé des habitants du quartier. De plus, il est vu comme inutile puisque sept parkings sont déjà présent dans le zone et qu’ils ne sont jamais pleins comme l’explique Delphine Wuest

Delphine Wuest Conseillère municipale Verte

La réalisation de ce parking nécessitera également l’abattage des 69 arbres majeurs de la zone, dont 9 centenaires. Les 70 arbres qui seront plantés en remplacement n’offriront pas une végétation équivalente. Selon le comité, aucun arbre majeur ne peut se développer sur un parking souterrain puisqu’un arbre a besoin de terre et de profondeur.

Un budget sous-estimé

Le prix de l’opération qui atteint 34 millions est également critiqué car ils ne concernent que cinq rues. Selon les référendaires, le budget est sous-estimé puisque pour piétonniser toute la zone, la Ville devra dépenser de nouveaux millions. Sept rues ajoutées en cours de procédure ne sont pas concernées par les aménagements et seront simplement annoncées fermées à la circulation. Les explications de Delphine Wuest.

Delphine Wuest Conseillère municipale Verte

Pour rappel, le projet avait été accepté en novembre 2019 à une courte majorité par l’ancien Conseil municipal à majorité de droite. Depuis les élections de mars 2020, la majorité a changé et le législatif a rapidement déclaré son opposition au projet par le biais d’une résolution.

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La banque Pictet vend son bâtiment principal

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Photo archives KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Le groupe bancaire Pictet vend et reprend en location son bâtiment principal à Deka Immobilien, l’une des plus grandes sociétés allemandes de fonds immobiliers.

Les contours financiers de cette opération n’ont pas été dévoilés. Situé à Genève, l’immeuble désormais vendu permettra au groupe d’autofinancer la construction d’un nouveau bâtiment, imaginé dans le cadre du projet de développement de son siège, indique Pictet dans un communiqué jeudi.

Le nouveau bâtiment sera inauguré en 2025 au sein de la Cité de Calvin et offrira quelques 2500 places de travail supplémentaires sur 54’000 mètres carrés.

Cette décision permettrait également au groupe de faire des économies, puisque « les réglementations bancaires rendent en effet très onéreuse la détention de biens immobiliers dans le bilan des institutions financières ».

Pictet veut également éviter un risque de concentration en ayant un montant d’actifs immobiliers trop important dans son bilan.

Cet accord de cession-bail attend encore le feu vert des autorités locales.

Avec ATS Keystone

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