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Prison à vie et internement pour Claude D.

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Pour le procureur général Eric Cottier, l'internement ordinaire est la décision qui s'impose, une fois l'internement à vie écarté. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Claude D., qui a tué Marie en mai 2013, a été condamné jeudi à un internement ordinaire par le Tribunal cantonal vaudois. Il était déjà sous le coup d’une peine de prison à vie.

L’audience d’appel a été vite expédiée. Une heure le matin et une lecture de jugement qui n’a duré qu’une dizaine de minutes. Autant dire que l’affaire était entendue.

Mettre à mort

La présidente de la Cour d’appel pénale a rappelé le tableau extrêmement noir que les experts psychiatres avaient brossé de l’homme de 42 ans aujourd’hui. Trouble mental grave avec une volonté de dominer, d’humilier les femmes avant de les mettre à mort au cours d’un huis-clos lorsqu’elles veulent lui échapper.

Claude D. n’a « pas changé » et les symptômes sont toujours bien présents. Le risque de récidive est « extrêmement élevé », selon toutes les expertises qui ont été menées. A un point même « inhabituel » qui le classe dans les tueurs multiples et sadiques.

Pas de thérapie

Il n’y a aucune possibilité de traitement pour l’homme qui a tué Marie dans des conditions particulièrement atroces. Pour cette raison, les mesures thérapeutiques institutionnelles réclamées par son avocate Véronique Fontana ne peuvent pas s’appliquer, a jugé la Cour.

Après l’annulation de son internement à vie par le Tribunal fédéral en mars dernier, la seule mesure qui peut convenir à Claude D. est donc un internement ordinaire. Celui-ci accompagne la réclusion à perpétuité que le Tribunal du Nord vaudois avait infligé à l’assassin et que la Haute Cour n’a pas contesté.

Lueur d’espoir

Durant les brèves plaidoiries du matin, Me Fontana avait plaidé « l’homme qui souffre », qui doit être soigné et à qui l’on doit laisser une chance. On ne peut pas dire, selon l’avocate, qu’il n’y pas d’issue possible: il faut laisser « une lueur d’espoir ».

Après le verdict, l’avocate a indiqué n’être pas surprise, même si elle « aurait espéré un autre résultat ». Elle ne sait pas encore si son client fera recours devant le Tribunal fédéral.

Double emploi

Véronique Fontana a dit regretter que le tribunal n’ait pas exploité « la lueur d’espoir » contenue dans une expertise de Claude D. Elle relève en outre que l’internement fait double emploi avec la prison à vie.

Pour le procureur général du canton de Vaud, il n’y a en revanche aucune lueur d’espoir avec cet individu. Dans sa plaidoirie, Eric Cottier a affirmé que Claude D. n’a « pas changé d’un iota. Il est définitivement manipulateur. Il veut être au centre de l’attente, de la pièce de théâtre. Il veut le premier rôle et assurer en même temps la mise en scène. »

Nuit de terreur

Claude D. est « le prédateur et le Ministère public le chien de garde », a poursuivi le procureur. Et il n’y a qu’un seul but: « éviter que d’autres Marie ne succombent à l’issue d’une nuit de terreur », a martelé Eric Cottier.

Claude D. est « totalement impénétrable à une thérapie qui pourrait atteindre ses troubles ». Ce qu’il lui faut, ce sont des soins palliatifs, des soins de confort », a fulminé Eric Cottier. Aucune autre femme ne doit tomber dans ses mains: « Deux c’est trop, trois ce serait intolérable », a -t-il lancé.

Peu vraisemblable

Interrogé après le verdict, le procureur général s’est dit « pas surpris ». A la lecture des considérants du Tribunal fédéral, on comprend que l’internement ordinaire est la décision qui s’impose, une fois l’internement à vie écarté.

Une sortie de prison de Claude D. « n’est pas totalement impossible », mais extrêmement peu vraisemblable. « Il faudrait un nombre extraordinaire de conditions cumulées. Compte tenu des expertises, la réunion de ces conditions me paraît extrêmement improbable », a ajouté Eric Cottier.

« La décision rendue est juste », a ajouté Me Jacques Barillon, joint après le verdict. « La mémoire de Marie est préservée. La famille va pouvoir achever son travail de deuil ». Il s’attend malgré tout à un nouveau recours devant le TF, mais juge ses chances « quasi nulles ».

Récidiviste

Pour rappel, Claude D. a tué Marie (19 ans) durant la nuit du 13 au 14 mai 2013 dans une forêt près de Châtonnaye (FR). Il était alors aux arrêts domiciliaires après avoir avoir tué sa première amie et écopé en 2000 de 20 ans de prison.

Source ATS

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Un mystérieux drapeau flotte sur la plaine de Plainpalais

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A Genève, un drapeau géant à été déployé sur la plaine de Plainpalais ce samedi matin. Un œil colossal composé de milliers de portraits, provenant de 190 pays, qui rappelle la responsabilité de celles et ceux qui décident de l’avenir de notre planète.

 

Quand l’art et l’activisme se rencontre à Plainpalais. Ce drapeau de la taille d’un bâtiment de 10 étages est déployé lors d’événements majeurs sur le climat. Il est l’œuvre l’artiviste Dan Ascher et il a été présenté pour la première fois à Madrid lors de la COP25. Ce drapeau représente un œil géant, composé de millier de visages – peut-être le votre d’ailleurs – qui rappelle la responsabilité de celles et ceux qui décident de l’avenir de notre planète.

« Les yeux du monde sont sur vous »

Le message aux dirigeants est clair : les yeux du monde sont sur vous. Ce n’est donc pas la première fois que ce message artistique et activiste est utilisé mais aujourd’hui, les yeux du monde volent pour la première fois à Genève, en partenariat avec le FIFDH qui a pour thème les nouvelles formes de résistance.

Le drapeau sera enlevé ce samedi à 18 heures. Et si vous voulez que votre visage garnisse cet œil lors des prochains événements, rendez-vous sur www.WeAreWatching.org.

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Antoine Flahaut plutôt opposé à un passeport « immunité »

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A l’heure où le passeport vaccinal est à l’étude dans tous les pays d’Europe, que penser d’un passeport « immunité », basé sur le fait que l’on a contracté la Covid-19? Et pour combien de temps le vaccin protège-t-il? On fait le point avec le Professeur Antoine Flahaut, qui enseigne à la faculté de médecine de l’UNIGE et qui dirige l’Institut de santé globale.

 

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Genève accuse des retards dans la livraison de vaccins

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Si la situation épidémiologique enregistre une très lente décrue, les retards dans la livraison de vaccins sont un véritable casse-tête pour le service du Médecin cantonal. 17'000 doses attendues cette semaine ne seront finalement disponibles que dans deux semaines. 

La situation épidémiologique à Genève observe une lente décrue avec une situation de plateau qui persiste. 69 personnes ont été testées positives au Covid hier et le taux de positivité a baissé à 4,9%. Plus de 1000 personnes sont en quarantaine et 850 en isolement. Sur le front des hospitalisations, 232 personnes sont hospitalisées, dont 12 en soins aigus. Un seul décès est à déplorer. D’importants retards sont observés dans les livraisons de vaccins, un véritable casse-tête pour le Médecin cantonal. Les explications de la Pharmacienne cantonale Nathalie Vernaz au micro de Judith Monfrini.

Nathalie Vernaz-Hegi
Pharmacienne cantonale genevoise
Nathalie Vernaz-HegiPharmacienne cantonale genevoise

La vaccination accuse ainsi un retard de deux semaines. Ce seront près de 2'000 personnes qui auront vu leur rendez-vous repoussés. Elles se montrent néanmoins compréhensives. Nathalie Vernaz.

Nathalie Vernaz-Hegi
Pharmacienne cantonale genevoise
Nathalie Vernaz-HegiPharmacienne cantonale genevoise

Vingt mille personnes de plus de 75 ans ont eu leurs deux doses. Et 40'000 ont reçu la première. Elles sont assurées de recevoir la deuxième dose.

Nathalie Vernaz-Hegi
Pharmacienne cantonale genevoise
Nathalie Vernaz-HegiPharmacienne cantonale genevoise

Malades du Covid pas prioritaires

Notez que ceux qui ont attrapé le Covid sont immunisés durant trois mois au moins. Ils ne seront donc pas vaccinés dans un premier temps vu les doses limitées de vaccin. Selon la  Pharmacienne cantonale, il n’y a aucune contre-indication à recevoir le vaccin malgré la présence d’anticorps.

Variant anglais pas moins virulent

Le variant anglais est à l’origine de ces nouvelles contaminations. Est-il moins virulent et provoque-t-il moins d’hospitalisations. La réponse du Docteur Simon Regard, chef du secteur maladies transmissibles au service du Médecin cantonal.

Dr Simon Regard
Chef du secteur maladies transmissibles au service du Médecin cantonal
Dr Simon RegardChef du secteur maladies transmissibles au service du Médecin cantonal

Test salivaire dès lundi à Genève

Le test salivaire sera possible dès lundi prochain dans le Canton de Genève. Un prélèvement salivaire sera effectué sur des personnes dont on pense qu’elles n’ont pas la maladie. Docteur Simon Regard.

Dr Simon Regard
Chef du secteur maladies transmissibles au service du Médecin cantonal
Dr Simon RegardChef du secteur maladies transmissibles au service du Médecin cantonal

Pour la réouverture prévue le 22 mars prochain, il faudra que plusieurs conditions cumulatives soient réalisées. Notamment un taux de positivité inférieur de 5% et un taux de reproduction du virus inférieur à 1. Des conditions décrites sur le site de l’OFSP.

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Le dessinateur genevois Chappatte remporte le prix suisse de la caricature pour la 3e fois

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Photo archives ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Patrick Chappatte remporte le prix de la caricature suisse de l'année 2020 pour "Planète Coronavirus". Déjà primé en 2012 et 2014, c'est la troisième fois que le dessinateur genevois remporte cette distinction.

"Planète Coronavirus" a été publié dans le magazine allemand "Der Spiegel" le 28 mars 2020 et le mois suivant dans le journal alémanique le "Nebelspalter", le plus ancien titre satirique au monde à être toujours publié. On le voit aussi dans le livre de l'expo, "Marqué par le corona" (Von Corona gezeichnet), préfacé par le conseiller fédéral Alain Berset, et sorti en décembre dernier.

Chappatte n'est pas blasé de recevoir des prix. "Il couronne - sans jeu de mots - 12 mois de travail marqués par la présence obsédante de ce virus à pointes, a-t-il dit à Keystone-ATS. Jamais dans ma carrière, ni dans celle de mes confrères, n’avons-nous connu ainsi un unique sujet de dessin à même d’engloutir tous les autres."

"Et s'il ne fallait retenir qu'un seul de mes dessins, j’aurais choisi celui-ci, poursuit le dessinateur genevois. Justement, cette éclipse de la terre par l’astre sombre du Covid."

Gérald Herrmann à la 3e place

La deuxième place revient à Christof Biedermann pour "Das Boot ist voll" (La barque est pleine), publié en juillet dernier par le journal "Reformiert". Gérald Herrmann remporte la troisième place pour "Davos", sorti dans la "Tribune de Genève".

En raison de la pandémie, le public n'a pas voté cette année, mais 46 illustrateurs de presse ont choisi les gagnants. L'exposition n'a pu être vue en ligne que de décembre à février. Ce prix de la meilleure caricature est remis traditionnellement lors de l'exposition "Gezeichnet", qui se tient chaque année au Musée de la Communication de Berne, indiquent les organisateurs.

Avec ATS Keystone

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Les HUG renforcent la lutte contre les violences et discriminations

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) renforcent leur dispositif de lutte contre les discriminations et en faveur de la promotion d'un climat de travail inclusif et égalitaire. Une charte "égalité, diversité et inclusion" est en cours de rédaction.

Cette charte devra être signée par tous les collaborateurs des HUG, a expliqué jeudi Sylvia de Meyer, responsable du programme "égalité et diversité", un poste qui vient d'être créé. Tous les employés devront aussi suivre la formation en ligne sur la prévention du harcèlement sexuel élaborée par l'Etat de Genève.

Le conseil d'administration a décidé en janvier d'ajouter la valeur "égalité et inclusion" aux valeurs relationnelles des HUG, a fait savoir l'institution à quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes. Ces valeurs - la confiance, le respect, l'esprit d'équipe et la reconnaissance - doivent régir le comportement des collaborateurs entre eux mais aussi avec les patients, a précisé le directeur général des HUG Bertrand Levrat.

Culture plus respectueuse

L'objectif est de renforcer la culture de tolérance zéro envers les violences et les discriminations, en particulier celles fondées sur le genre. "Dans le domaine hospitalier, qui est assez hiérarchisé, il peut y avoir une crainte de dénoncer des supérieurs", relève M. Levrat. Le fait que les professions deviennent mixtes permet d'avoir une culture plus respectueuse, reconnaît-il.

Bertrand Levrat souhaite que tout acte irrespectueux ou comportement inadéquat avéré soit dénoncé et sanctionné. D'où la création d'une commission de traitement des plaintes en matière de harcèlement et de discrimination qui s'occupera désormais des cas. "Il faut permettre aux gens de sentir qu'ils peuvent parler librement", souligne-t-il.

Source: ATS

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