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Dick Rivers est décédé

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Le chanteur Dick Rivers est mort à l'âge de 74 ans, le jour-même de son anniversaire. (©KEYSTONE/WIKIMEDIA COMMONS/MICHAEL BEMELMANS)

Le rockeur français Dick Rivers est décédé d’un cancer mercredi, le jour de son 74e anniversaire, a indiqué son manager. Il a passé dans plusieurs festivals en Suisse, dans le Jura, à Payerne et à Fribourg notamment.

Figure majeure du rock ‘n’ roll français, aux côtés de Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell, l’ex-leader du groupe Les Chats sauvages s’est éteint à l’hôpital américain à Paris, a précisé Denis Sabouret. Auteur de 35 albums en 55 ans de carrière, il a connu le succès dans les années 60 et 70. Dick Rivers s’était composé de toutes pièces un personnage de rocker-crooner à la française.

Né le 24 avril 1945 à Nice, fils unique d’un boucher, Hervé Forneri fonde Les Chats Sauvages à quinze ans et devient Dick Rivers en s’inspirant de Deke Rivers, personnage joué par Elvis Presley dans le film de Hal Kanter « Loving You » (1957). Il adopte banane gominée et bottes de cow-boy.

Le rêve américain fait tourner la tête du jeune Hervé. Après avoir découvert Elvis chanter, il dira: « J’ai trouvé Dieu! ». « Cela fait cinquante ans que je chante, que je vis ma vie, la vie que j’invente (…), les années 1960 c’est hier, je respire encore leur poussière », chantera-t-il en 2011.

Avec les Chats Sauvages, il publie en avril 1961 son premier 45 tours, « Ma p’tite amie est vache », monte à Paris: « Je suis passé brutalement de la Mobylette à la Cadillac », dit-il. Deux ans plus tard, après « Twist à Saint-Tropez » et autres succès adaptés de tubes anglo-saxons, il se lance en solo.

Passage à vide

Il se cantonne au rôle d’interprète, reste fidèle à ses choix malgré les traversées du désert: « Je n’ai jamais enregistré de soupe pour être à la mode ». Il rencontre Elvis à Las Vegas en 1969 mais le mouvement hippie de la fin des années 1960 lui est presque fatal. Le public boude alors plusieurs albums.

Au début des années 1970, il travaille avec Alain Bashung, directeur artistique de trois de ses albums. Suivent des succès comme « Maman n’aime pas ma musique » (1974) ou « Faire un pont » (1976), adapté du « Take Me Home, Country Roads » de John Denver, dans l’album « Mississipi River’s » à la pochette dessinée par Morris (Lucky Luke).

En 1984, c’est « Nice Baie des Anges » et deux ans après, un livre de souvenirs, « Hamburger, pan-bagnat, rock’n’roll ». Il écrira aussi deux romans: « Complot à Memphis » (1989) et « Texas Blue » (2001). Les années 1990 marquent un tournant. Il retrouve la scène en 1995 après 19 ans d’absence, la popularité de sa caricature télévisée en France « Didier l’Embrouille » lui profite.

Acteur au cinéma et sur scène

Au cinéma, il débute en 1999 dans « La candide Madame Duff » du réalisateur français Jean-Pierre Mocky qu’il retrouvera pour « Le Furet » (2003). Il est invité au Festival de Cannes en 2005 par le réalisateur et producteur américain George Lucas. Il joue aussi en France au Théâtre National de Chaillot dans « Les Paravents » de Jean Genet (2004).

Ses disques deviennent de plus en plus personnels, il fait appel à de jeunes talents (Benjamin Biolay ou Mickey 3D notamment). Dans un livre d’entretiens publié parallèlement, il dit sa frustration d’être la « troisième roue de la charrette » du rock français et se plaint du « manque de reconnaissance » de la part d’animateurs de télévision.

En 2018, bien que n’appréciant pas trop la nostalgie, il a participé à la tournée « Age tendre » dans toute la France avec plusieurs autres stars des années 60 et 70. « Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j’ai l’impression que c’est le premier », assurait-il.

Source : ATS

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Hockey sur glace

Louis Matte: « Straubing est un super beau challenge pour nous »

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Même si le dernier match officiel remonte au 29 février (victoire 6-1 sur la glace de Fribourg-Gottéron), le Genève-Servette Hockey Club n’a pas chômé durant ces semaines compliquées. Depuis mercredi, ils connaissent d’ailleurs leur futur adversaire en Ligue des Champions.

Ce sont les Straubing Tigers, club de DEL (en Allemagne) qui s’opposeront aux Grenat lors des 16e de finale de cette compétition remaniée. Un club qui, comme le GSHC, a connu une bonne saison régulière en terminant 3e mais qui n’a pas pu disputer les playoffs en raison de la crise.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

La CHL peut servir chaque année de préparation puisqu’elle débute avant le championnat. Cette année, la National League devrait reprendre avant. Les Genevois devront donc s’ajuster pour passer le premier tour de cette ligue des champions.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

« Je dois leur lever mon chapeau »

Le dernier match officiel du Genève-Servette remonte au 29 février et avec l’annulation des playoffs puis des Mondiaux, le temps sans glace est considérable. Pour autant, les joueurs ont travaillé durant le semi-confinement, pour le plus grand plaisir de l’entraîneur assistant.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

Un coaching staff qui n’est d’ailleurs pas resté sans nouvelles des joueurs. Si d’habitude, joueurs et coachs se croisent presque tous les jours à la patinoire, c’est par téléphone que les contacts se faisaient.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

 

Enfin, impossible de s’entretenir avec Louis Matte sans aborder la défense en vue de la saison prochaine. Deux prolongations récemment annoncées mais surtout, la saison prochaine les 9 mêmes défenseurs que l’exercice écoulé seront à disposition du coach. Une première depuis quelques années et une stabilité qui ne sera que bénéfique pour l’équipe qui a terminé meilleure défense du dernier championnat.

Louis Matte Entraîneur assistant du GSHC

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Transports publics – Retour à la normale aux TPG dès lundi

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les Transports publics genevois (tpg) retrouveront un horaire normal dès lundi. Le réseau retrouvera sa pleine capacité. Ils poursuivront la vente de masques à prix coûtant dans leurs agences afin de garantir la plus grande sécurité possible sur leurs lignes.

Dès lundi, les tpg fonctionneront à nouveau conformément aux horaires affichés aux arrêts, écrivent-ils jeudi dans un communiqué. Cette adaptation, la quatrième en moins de trois mois, intervient après la décision prise au niveau fédéral d’assouplir les mesures de lutte contre le coronavirus.

Compte tenu du contexte actuel, quelques exceptions demeureront toutefois. L’exploitation des lignes Noctambus restera suspendue tout comme celle de la ligne XA, assurée par un véhicule autonome de petite dimension.

De plus, plusieurs lignes seront toujours tributaires de la fermeture partielle des douanes en vigueur jusqu’au 14 juin et ne circulent qu’en Suisse. Elles seront rétablies dans leur entier dès que possible.

Les clients des tpg devront continuer à éviter, dans la mesure du possible, les heures de pointe. Ils sont aussi invités à maintenir les mesures de protection actuelles.

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Le TCS Genève demande le retrait des voies vélo sur les grands axes

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les aménagements cyclables sur les axes stratégiques provoquent d’importantes nuisances à Genève, selon un bilan du TCS après trois semaines. Le club automobile demande que la deuxième voie de circulation soit rétablie sur l’axe George-Favon/rue des Terreaux-du-Temple, le quai Wilson et quai du Mont-Blanc, ainsi que sur la rue de la Croix-Rouge.

Les dernières mesures effectuées montrent que la circulation s’est fortement dégradée sur ces axes structurants, à mesure que le déconfinement progressif s’opère. En revanche, le nombre de cyclistes demeure très stable sur les quais, n’augmente que sensiblement sur Georges-Favon et demeure quasi inexistant sur la rampe de la rue de la Croix-Rouge, écrit jeudi le TCS Genève.

La suppression de ces aménagements provisoires peut être aisément compensée par la réalisation d’itinéraires ou solutions bis sécurisés. Sur les quais, par exemple, il est possible d’exploiter les places de stationnement actuellement barrées inutilement.

Ne pas pérenniser sans discernement

Le TCS Genève demeurera attentif ces prochaines semaines. Il fera remonter toutes les observations permettant d’améliorer les infrastructures temporaires, voire demander leur suppression si elles s’avèrent contre-productives.

La section demande par ailleurs la garantie qu’elles ne feront pas l’objet de tentatives de pérennisation sans discernement. Elle n’hésitera pas à user des moyens juridiques habituels pour s’y opposer.

Le TCS Genève rappelle qu’il a accueilli favorablement le principe de la mise en place d’aménagements provisoires et réversibles destinés à encourager la mobilité douce. Il y a apporté son expérience dans le domaine de la mobilité.

Guerre des transports

L’objectif de la mesure provisoire mise en place le 13 mai dernier par le conseiller d’Etat Serge Dal Busco était de répondre à une urgence sanitaire et d’éviter le report des transports publics vers le transport individuel motorisé. Elle a depuis fait couler beaucoup d’encre à Genève.

Les milieux économiques et la droite reprochent aux autorités d’avoir agi sans concertation et d’avoir créé des bouchons au centre-ville. Les milieux de soutien à la mobilité douce estiment au contraire qu’il est temps que les autorités respectent la volonté populaire en créant ces aménagements. Ils demandent leur pérennisation.

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Feu vert pour freiner le nombre de civilistes

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KEYSTONE/Christian Beutler

Le service civil sera moins attrayant, surtout pour les militaires qui optent finalement pour ses rangs. Le National a éliminé jeudi la dernière divergence sur cette réforme destinée à répondre à la baisse des effectifs de l’armée. Le peuple aura le dernier mot.

Par 104 voix contre 86, le Conseil national s’est rallié au Conseil des Etats sur le délai d’attente pour les militaires qui se tournent vers le service civil. Ceux-ci devront attendre douze mois avant de pouvoir quitter l’armée.

Cette mesure évitera que certains ne choisissent le service civil de manière impulsive. L’armée aura suffisamment de temps pour mener des entretiens personnels. L’expérience a montré que dans un tiers des cas, les mesures de dialogues ont permis de convaincre les personnes de rester, a souligné Jean-Luc Addor (UDC/VS) au nom de la commission.

Chicanerie inutile

Pour la gauche, soutenue par les Vert’libéraux, ce délai est une chicanerie inutile. Il n’est pas nécessaire d’attendre un an pour déterminer s’il s’agit d’un choix de confort ou d’un problème de conscience. Le doute que cette révision jette sur le conflit de conscience « est une insulte pour tous ceux qui choisissent cette voix », a plaidé en vain Fabien Fivaz (Verts/NE).

La pandémie du coronavirus a montré que le service civil permet de servir son pays autrement et ne sert pas à se défiler, a défendu Pierre-Alain Fridez (PS/JU). Durant la crise, quelque 4000 civilistes étaient en train d’accomplir une affectation ordinaire dans les domaines de la santé, du service social ou de l’instruction publique et 400 autres ont été appelés en renfort.

Le service civil n’est pas une structure de première intervention, a toutefois rappelé le conseiller fédéral Guy Parmelin. Il intervient en complément de la protection civile et de l’armée. La révision vise avant tout à diminuer considérablement les départs de militaires instruits vers le service civil. Le délai ne s’applique pas aux personnes qui ne sont pas encore incorporées dans l’armée ni en cas de service actif ou de service d’appui.

Le délai d’attente constituait le dernier point en suspens. Au final, les deux Chambres ont accepté sept des huit mesures prévues par le Conseil fédéral pour durcir les conditions d’admission au service civil. Elles ont refusé d’interdire les affectations à l’étranger.

Référendum en vue

Le peuple aura le dernier mot. L’Association pour le service civil CIVIVA, le Groupement pour une Suisse sans armée et les Verts vont lancer le référendum, soutenus par le PS.

Avec la réforme, outre le délai d’attente de douze mois, les civilistes devront accomplir au moins 150 jours de service. Même les sous-officiers et les officiers admis au service civil devront accomplir une fois et demie le nombre de jours de service militaire. Les médecins ne pourront plus faire de service civil à des postes de médecins.

Les admissions ne seront plus possibles pour les militaires ayant accompli tous leurs jours de service d’instruction (à moins d’être convoqués à un service actif ou à un service d’appui). L’idée est d’empêcher certains de se soustraire au tir obligatoire en passant au service civil.

Période restreinte

Le projet prévoit également l’obligation de terminer la première période de service avant la fin de l’année suivant l’admission. Les civilistes seront ensuite tenus de faire une période de service par année, rythme équivalent à celui des militaires.

Enfin, les recrues souhaitant passer au service civil devront avoir terminé leur affectation longue de 180 jours au plus tard durant l’année qui suit leur demande et plus dans les trois ans.

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TF – Crime d’Onex: verdict confirmé pour l’assassinat de la voisine

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Le Tribunal fédéral rejette le recours d’un Portugais condamné l’an passé par la justice genevoise pour l’assassinat de sa voisine en février 2015 à Onex. La peine de réclusion de 20 ans, assortie de l’internement, est ainsi définitive.

Âgé de 54 ans, l’homme avait été reconnu coupable d’assassinat, séquestration et enlèvement, atteinte à la paix des morts, escroquerie et vol, notamment. Recourant à un agent infiltré durant la détention préventive du suspect, les enquêteurs avaient établi qu’il avait tué sa voisine de 74 ans afin de la dépouiller de ses biens.

Estimant que ses déclarations à l’agent infiltré étaient inexploitables, le recourant demandait que sa condamnation pour assassinat soit annulée et que seul le meurtre soit retenu. Il exigeait aussi que l’internement soit supprimé. Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral a balayé ces demandes.

Crime odieux

Les juges de Mon Repos ont estimé que, même sans agent infiltré, les éléments recueillis par les enquêteurs suffisaient à fonder une condamnation pour assassinat. Les déclarations recueillies par le faux détenu et la découverte du corps ont permis uniquement de déterminer que la victime avait été étranglée, et non étouffée, tous les autres modes d’agir ayant déjà été exclus par la police scientifique.

Comme la justice genevoise, la Cour de droit pénal souligne le caractère odieux du crime, dont le seul mobile était de faire main basse sur la fortune d’une vieille personne. Le recourant avait gagné la confiance jusqu’à s’en faire une amie. Puis, il l’avait attirée chez lui, menottée et séquestrée, dans un « huis clos effrayant », avant de la tuer.

Le condamné avait transporté le corps en France et l’avait immolé avec du gazole. Enfin, il avait monté une mise en scène afin de faire croire aux voisins que la septuagénaire s’était absentée pour une longue durée.

Pour le Tribunal fédéral, l’internement est justifié en raison du trouble grave de la personnalité dont souffre l’auteur. Le risque de récidive concernant des actes contre la vie ou l’intégrité corporelle a été qualifié de très important par les experts qui n’ont pas retenu de mesures thérapeutiques propres à le réduire. (arrêt 6B_247/2020 du 26 mai 2020)

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