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Des navettes autonomes à la demande pour se déplacer à Belle-Idée

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Une navette autonome à la demande des Transports publics genevois (TPG) roule sur le site de Belle-Idée des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) lors d'une phase test. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Un service de transport public à la demande assuré par des navettes complètement autonomes sera mis en service d'ici quelques semaines à Genève. Ce projet présenté comme une première mondiale est sur le point d'être déployé sur les 38 hectares de Belle-Idée.

Trois petits coups de klaxon annoncent l'arrivée de la navette électrique sur le parking de ce site des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) à Thônex. Le véhicule aux angles arrondis et d'une capacité de 12 places a été commandé deux minutes plus tôt via une application.

Il emmènera son passager à la destination de son choix au sein du parc hospitalier. Au total, 53 endroits répertoriés pendant la phase de cartographie du périmètre sont desservis. Quasiment chaque entrée des nombreux bâtiments de Belle-Idée dispose ainsi d'un arrêt virtuel, explique Jeroen Beukers, experts véhicules autonomes aux Transports publics genevois (TPG).

C'est la principale différence avec les expériences de véhicules autonomes menées ailleurs en Suisse. Jusqu'à présent, ces navettes circulaient sur une ligne fixe. Dans le cas du projet des TPG, un logiciel développé par Bestmile, une entreprise créée à l'EPFL, permet à la navette d'adapter son parcours aux demandes des utilisateurs.

L'application a été conçue par la jeune pousse genevoise MobileThinking. Cette nouvelle technologie permet de déployer les trois navettes en fonction des demandes. Les temps d'attente et de parcours sont annoncés à l'utilisateur, qui peut voir à tout moment où se trouve la navette qui viendra le chercher.

Porte à porte

A bord de la navette, Melisa Fazlic, assistante véhicules autonomes aux TPG accueille les usagers. Cette ingénieure de formation, qui a aussi été conductrice de bus, se réjouit de ce nouveau service de proximité. Le véhicule n'a pas besoin de son intervention pour fonctionner, mais la législation impose la présence d'un opérateur dans les véhicules autonomes.

Approchés par les TPG pour servir de laboratoire à ciel ouvert pour ce projet, les HUG ont rapidement été emballés. "C'est l'aspect transport public, porte-à-porte qui nous a séduit", explique Mouna Asal, responsable du Plan de mobilité aux HUG. Elle compte sur cette aide précieuse en particulier pour le déplacement des personnes à mobilité réduite.

Les visiteurs, les patients mais également les quelque 3000 collaborateurs qui travaillent à Belle-Idée pourront aussi utiliser la navette. Tout comme les élèves du collège situé à l'entrée de Belle-Idée et les résidents du centre d'hébergement collectif pour migrants de la Seymaz. Son accès sera gratuit.

Transition

Selon Jeroen Beukers, d'autres sites ont été approchés par les TPG pour déployer ces navettes d'un nouveau genre, mais Belle-Idée rassemblait tous les critères. L'expert estime qu'on se trouve actuellement dans une phase de transition. Mais il voit du potentiel pour développer ce type de mobilité dans certains quartiers.

Pour l'heure, les trois navettes sillonnent Belle-Idée. Leur petit gabarit leur permet de se faufiler sur les chemins étroits du site entouré de champs et de forêts. Le service sera assuré par une vingtaine de collaborateurs, 7 jours sur 7, dans un premier temps pendant la journée.

Ailleurs en Europe

Les TPG ont obtenu en juin dernier le feu vert des autorités fédérales pour exploiter ces navettes autonomes. Il a fallu ensuite cartographier le site de Belle-Idée. Cette opération et les réglages ont duré plusieurs semaines. Les essais se poursuivent et les premiers usagers pourront utiliser les navettes d'ici quelques semaines.

Ce nouveau service à la demande a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Les villes de Lyon, du Luxembourg et de Copenhague mènent également des projets de véhicules autonomes de transports publics.

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International

Frappes russes sur l'Ukraine: réunion du Conseil de sécurité

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La moitié des immeubles résidentiels de Kiev étaient privés d'électricité vendredi après les bombardements massifs russes de la veille. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi à la demande de l'Ukraine après de nouvelles frappes russes massives et l'utilisation par Moscou de son missile de dernière génération Orechnik. La requête de Kiev a été appuyée par six membres du conseil.

"La Russie a atteint un nouveau niveau effroyable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans ses attaques contre les civils et infrastructures civiles en Ukraine", dénonce l'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU Andriï Melnyk dans sa lettre demandant la réunion, vue vendredi soir par l'AFP.

De nouvelles frappes russes dans la nuit de jeudi à vendredi ont privé de chauffage l. poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer "temporairement" la ville.

Cette nouvelle nuit de bombardements a d'autre part vu l'utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre en février 2022, du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l'ouest de l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Australie: état de catastrophe dans le sud-est à cause des feux

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L'un des feux de brousse les plus destructeurs a parcouru près de 150'000 hectares près de Longwood. (© KEYSTONE/EPA/JOEL CARRETT)

Les autorités australiennes ont décrété l'état de catastrophe samedi devant l'ampleur des feux de brousse qui ont détruit plusieurs maisons et ravagé de vastes étendues boisées dans le sud-est rural du pays. Au moins 130 bâtiments ont été détruits dans le Victoria.

En pleine vague de chaleur, les températures ont dépassé les 40 degrés Celsius dans l'Etat de Victoria et des vents chauds ont créé des conditions propices à la multiplication des feux de brousse, comme cela avait déjà été le cas lors de l'"été noir" de la fin 2019 et du début 2020, dans la même région.

L'un des feux de brousse les plus destructeurs a parcouru près de 150'000 hectares près de Longwood, à 150 km au nord de Melbourne, une région couverte de forêts primaires.

L'état de catastrophe, décrété samedi par la première ministre du Victoria, Jacinta Allan, donne notamment aux pompiers des pouvoirs pour contraindre à des évacuations d'urgence.

"Tout tourne autour d'une seule chose: protéger la vie des habitants du Victoria", a-t-elle déclaré. "Et cela envoie un message clair: si l'on vous a dit de partir, partez!"

Trois disparus retrouvés

Trois personnes, dont un enfant, qui étaient portées disparues dans l'un des incendies les plus actifs de l'Etat, ont finalement été retrouvées, a annoncé Mme Allan.

Au total, au moins 130 structures - maisons, cabanons et autres bâtiments - ont été détruites à l'échelle de l'Etat de Victoria, a annoncé le responsable local des situations d'urgence. Dix grands incendies sont toujours en cours, a-t-il déclaré, et, pour beaucoup, pourraient persister "pendant des jours, si ce n'est des semaines".

Les plus grands feux concernent toutefois des zones rurales très peu peuplées. Des centaines de pompiers venus de tout le pays ont été mobilisés pour combattre les brasiers.

Des photographies prises en début de semaine montrent le ciel nocturne teinté d'une lueur orange, au moment où les flammes ravageaient la brousse. Un autre incendie a dégagé tant de chaleur qu'il a provoqué un orage localisé, ont indiqué les pompiers.

Le climat australien s'est réchauffé en moyenne de 1,51 degré Celsius depuis 1910, indiquent les chercheurs. Ce changement a entraîné une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans les terres comme en mer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bombes la veille de l'assaut du Capitole: il plaide non coupable

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Il avait posé les bombes la veille de l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021, par les partisans de Donald Trump (archives). (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le suspect dans l'enquête sur la pose de bombes artisanales devant les sièges des deux principaux partis politiques américains à la veille de l'assaut du Capitole en janvier 2021 a plaidé vendredi non coupable. Il a été arrêté le 4 décembre à Woodbridge, en Virginie.

Inculpé de tentative d'utilisation d'explosif à des fins malveillantes et de transport d'explosif afin de commettre un acte de violence, l'homme de 30 ans a plaidé non coupable lors d'une brève audience devant un tribunal fédéral, selon les médias.

Lors des interrogatoires après son arrestation, il a reconnu être le poseur des engins explosifs, expliquant son geste par son adhésion aux thèses selon lesquelles l'élection présidentielle de 2020, remportée par le démocrate Joe Biden, aurait été "volée" au président sortant républicain Donald Trump, selon l'accusation.

Pas d'explosion

Jusqu'à son arrestation, le mystère persistant sur l'identité et les motivations du poseur de ces bombes artisanales, qui n'avaient pas explosé, a alimenté de nombreuses thèses complotistes sur une possible manipulation de l'assaut du Capitole le lendemain, le 6 janvier 2021, par les partisans de Donald Trump.

Ce jour-là, des centaines de partisans du milliardaire républicain, chauffés à blanc par ses accusations sans fondement de fraude électorale, avaient pris d'assaut le Capitole, sanctuaire de la démocratie américaine, pour tenter d'y empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

Le 20 janvier 2025, dès son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a gracié par décret quelque 1250 condamnés pour l'assaut du Capitole, commuant la peine de 14 autres et ordonnant l'arrêt des poursuites contre des centaines d'accusés encore en instance de jugement. Il a ainsi rayé d'un trait de feutre la plus vaste enquête jamais menée par le ministère de la justice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Groenland: avec "la manière douce" ou "la manière forte", dit Trump

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"On va faire quelque chose avec le Groenland, soit avec la manière douce, soit avec la manière forte", a averti Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Donald Trump a assuré vendredi qu'il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland, après que Copenhague a répété que son territoire n'était pas à vendre. Et ce sera avec "la manière douce" ou "la manière forte", a dit le président américain.

"Je suis un fan du Danemark aussi, je dois vous dire, et ils ont été très sympathiques avec moi", a déclaré le président américain devant la presse à la Maison-Blanche. "Mais vous savez, le fait qu'ils aient débarqué là avec un bateau il y a 500 ans ne veut pas dire qu'ils possèdent le territoire", a-t-il ajouté.

Donald Trump martèle que les Etats-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland pour assurer leur propre sécurité face à Pékin et Moscou.

"On ne peut pas avoir la Russie ou la Chine occuper le Groenland. C'est ce qu'ils vont faire, si on ne le fait pas. Donc, on va faire quelque chose avec le Groenland, soit avec la manière douce, soit avec la manière forte", a-t-il lancé vendredi.

Groenland ou OTAN

La Maison-Blanche, tout en refusant d'exclure l'option militaire, a fait savoir que le président réfléchissait "activement" à un achat de l'immense île arctique, sans préciser quelle forme exactement cette transaction pourrait prendre.

Par ailleurs, Donald Trump a reconnu, dans un entretien au New York Times jeudi, qu'il lui faudrait peut-être choisir entre la préservation de l'intégrité de l'OTAN ou le contrôle du territoire danois.

Le Danemark - Groenland compris - est membre de l'OTAN et une attaque américaine contre l'un des membres de l'alliance signifierait "la fin de tout", a averti sa première ministre Mette Frederiksen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des Iraniens dans les rues de Téhéran vendredi soir

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Une vidéo obtenue par l'agence AP montre des personnes bloquant une intersection pendant une manifestation jeudi à Téhéran. (© KEYSTONE/AP)

De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont eu lieu vendredi soir en Iran, notamment à Téhéran où des habitants ont défilé sur plusieurs artères, selon une vidéo vérifiée par l'AFP et des images parues sur les réseaux sociaux en dépit d'une coupure d'internet.

Au treizième jour d'un mouvement de contestation qui prend de l'ampleur malgré la répression, des habitants frappaient sur des casseroles et scandaient des slogans hostiles au pouvoir, dont "mort à Khamenei", en référence au guide suprême iranien.

Dans ce quartier de Sadatabad, dans le nord-ouest de Téhéran, ils étaient soutenus par un concert de klaxons d'automobilistes, selon la vidéo authentifiée.

D'autres images publiées sur les réseaux sociaux montraient des manifestations similaires ailleurs à Téhéran. Et des chaînes de télévision en persan basées à l'étranger ont diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l'est de l'Iran, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.

Coupure "tactique" d'internet

"Des indices crédibles laissent penser que la République islamique pourrait tenter de transformer cette nuit en un massacre, sous le couvert d'un black-out total des communications", s'est inquiétée la lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l'avocate iranienne en exil Shirin Ebadi.

La connectivité est "réduite à 1% de son niveau habituel", a précisé l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

La coupure d'internet "n'est pas un problème technique en Iran, c'est une tactique", a jugé Shirin Ebadi, disant avoir été informée que des centaines de personnes ont été transportées jeudi dans un hôpital de Téhéran avec des "blessures graves aux yeux" causées par des tirs de fusils à plombs.

Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres blessés à travers l'Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.

Jeudi soir, des images vérifiées par l'AFP avaient déjà montré des foules de personnes à pied à Téhéran.

Et vendredi, la télévison iranienne a montré les dégâts causés, citant le maire de Téhéran parlant de plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels.

Un procureur du district de la ville d'Esfarayen, dans l'est de l'Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.

Messages de fermeté

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne "reculerait pas" face à la vague de contestation qui défie la République islamique, en place depuis 1979. Devant ses partisans scandant en écho "mort à l'Amérique", Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.

"La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs", a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d'un bâtiment par "une bande de vandales".

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont jugé la situation "inacceptable", promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des "émeutiers" serait "maximale".

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé les Etats-Unis et Israël d'ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d'une intervention militaire étrangère.

"Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n'aurait cru possible il y a encore quelques semaines", a affirmé vendredi soir le président américain Donald Trump, en estimant que l'Iran avait "de gros problèmes". La veille, il avait de nouveau menacé de "frapper très fort" l'Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants.

"Intimider et punir"

Le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d'intervenir sans tarder en Iran.

Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.

Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l'ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien.

Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées "pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques".

Trois dirigeants européens, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont condamné "fermement" vendredi "le meurtre de manifestants" et les "violences" commises par les forces de sécurité en Iran, appelant les autorités iraniennes à "faire preuve de retenue".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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