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Déferlante de carnavals en Suisse

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Le carnaval d'Evolène a vu des personnages menaçant déambuler dans les rues du village valaisan ce week-end. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Evolène (VS), Bellinzone, Fribourg ou Lucerne ont vu leurs rues envahies ce week-end par des dizaines de milliers d’amateurs de carnavals. En Valais, des personnages menaçants incarnent traditionnellement l’esprit des ancêtres et des morts de la région.

Figures emblématiques du carnaval d’Evolène, les empaillés se préparent dès le lever du jour, s’enveloppant dans des sacs de jute, remplis avec près de 25 kg de paille. Les masques effrayants qui recouvrent leur visage sont sculptés à la main dans du bois d’arole et sont parfois centenaires.

Les empaillés pénètrent dans le village dès la sortie de la messe. Parfois armés d’un balai de riz, ils occupent leur journée à effrayer les passants. Contrairement aux peluches, autres personnages caractéristiques du rendez-vous évolénard avec leurs masques représentant des animaux, les empaillés se montrent uniquement le dimanche de carnaval.

Sur leur site internet, les organisateurs du carnaval expliquent que l’origine des empaillés remonte sans doute à L’Âge du Bronze. La tradition aurait été instaurée par les peuplades celtes qui vivaient en Valais.

Clins d’oeil à Bellinzone

A Bellinzone, plus de 30’000 personnes ont assisté dimanche au cortège du Carnaval Rabadan. Considéré comme le troisième carnaval de Suisse après Bâle et Lucerne, celui du Rabadan, qui fête cette année sa 156e édition, a débuté jeudi soir et se tiendra jusqu’à Mardi-Gras.

Les chars gigantesques étaient comme autant de clins d’oeil à l’actualité locale, nationale et internationale de l’année écoulée: les appartements vides et les éternels embouteillages au Tessin, le scandale de la société CarPostal et encore les 50 ans du festival rock de Woodstock ou la rencontre Trump-Kim Jong-Un.

Fribourg dans la rue

Le Carnaval des Bolzes, à Fribourg, déroule ses fastes cette année depuis samedi. Le point d’orgue de la manifestation, qui a fêté ses 50 ans en 2018, aura été le grand cortège de dimanche, avec 2000 participants et 7000 spectateurs, selon les organisateurs.

Celui-ci est devenu une tradition avec 25 chars satiriques et groupes ainsi que 8 Guggenmusiks. Les écoles de la ville y ont participé en apportant pas moins de 1500 élèves.

Le carnaval donne lieu au procès du grand Rababou, suivi de sa mise à mort dimanche. Le Rababou symbolisait autrefois le rababouêt ou voleur de bois. Ce bonhomme hiver, aux allures de poupée grimaçante, dont la taille dépasse 10 mètres, est rendue coupable de tous les maux.

Lucerne danse

Le carnaval a également commencé vendredi dans le canton de Lucerne. Plus de 15’000 personnes ont assisté samedi soir au traditionnel « Rüüdige » dans le chef-lieu du canton, contre 13’000 un an auparavant. Les festivités se sont déroulées dans l’ensemble sans problèmes, outre quelques vols, ivresse sur la voie publique et bagarres, a indiqué la police.

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Scrutin annulé à Montreux

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Le projet de rénovation du centre des congrès avait été rejeté à une courte majorité le 10 février dernier (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d’Etat vaudois a invalidé la votation du 10 février sur la rénovation du centre de congrès de Montreux. Les électeurs étrangers n’ont pas bénéficié des conditions de vote prévues par la loi. La suite dépendra fortement d’un éventuel recours.

A l’issue d’une campagne tendue, le projet de sécurisation et de développement du Centre de congrès (2m2c) avait été rejeté à une toute petite majorité. Le « non » s’était imposé avec seulement 94 voix d’écart, rappelle mercredi le canton.

A la suite du scrutin, 97 recours ont été déposés auprès du préfet pour contester le bon déroulement de la votation. En effet, 1397 électeurs étrangers – qui peuvent voter sur le plan communal dans le canton de Vaud – n’ont pas reçu le matériel de vote, et n’ont donc pas pu exercer leurs droits politiques.

Acheminement problématique

Consciente de l’erreur, la municipalité avait étendu les horaires de son greffe pour permettre aux électeurs étrangers de venir chercher leur matériel de vote. Sur 1397 personnes, 211 se sont déplacées, et 146 ont voté. « Seuls 10% des électeurs étrangers ont voté, alors qu’ils sont d’habitude 25-26% à participer aux scrutins communaux », a expliqué à Keystone-ATS la conseillère d’Etat Béatrice Métraux.

Pour le Conseil d’Etat, le problème d’acheminement du matériel électoral a eu « un impact significatif » sur le déroulement du scrutin, ajoute Mme Métraux. Sur proposition du préfet, l’exécutif a déclaré 91 recours recevables et a invalidé la votation. Cette décision peut faire l’objet d’un recours auprès de la Cour constitutionnelle, dans un délai de 10 jours.

Choc pour le tourisme et la culture

Le rejet du projet de rénovation avait provoqué un choc auprès de la municipalité de Montreux, des acteurs touristiques et du Montreux Jazz Festival, notamment. Pour eux, le centre des congrès est un atout essentiel de la région, et se devait d’être modernisé et développé.

La municipalité soutenait des travaux budgétés dans leur ensemble à 87 millions de francs, dont 27 millions pour la commune. Et aucun plan B ne semblait se dessiner après le rejet en votation.

Nouvelle votation

Les acteurs économiques régionaux avaient alerté mardi sur les conséquences désastreuses du vote de février. Entre 20 et 30% des nuitées vont être perdues ces prochaines années en raison des congrès et évènements qui ne viendront plus au 2m2c. A leurs yeux, la meilleure solution serait une nouvelle votation, avant fin juin 2019.

La balle est désormais dans le camp de la commune de Montreux et des opposants. Béatrice Métraux souligne « qu’aucune considération politique, ni économique n’a joué de rôle » dans la décision du Conseil d’Etat d’invalider la votation.

Dans l’attente

La suite du dossier dépend d’un éventuel recours. Les Verts et Montreux Libre attendent de connaître les considérants de l’annulation pour prendre position. Le syndic Laurent Wehrli se contente de prendre acte de la décision du gouvernement.

Source ATS

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Le Club Sport

Une nouvelle patinoire pour faire grandir Genève-Servette

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Genève-Servette devra encore patienter au moins cinq ans avant de pouvoir jouer dans sa nouvelle patinoire.

Le club grenat mise sur le projet de nouvelle patinoire porté par Olivier Plan, le promoteur immobilier genevois. Le point avec le directeur général du GSHC, Christophe Stucki.

Le hockey sur glace est toujours au centre de l’actualité. Mardi soir le Genève-Servette HC s’est incliné face à Berne après prolongation. Désormais menés (2-3) dans ce quart de finale, les Aigles se retrouvent dans l’obligation de gagner leurs deux prochaines rencontres pour rester en course dans ces play-offs.
Mais il y a un autre type de match qui se joue, en coulisse cette fois. Celui de la nouvelle patinoire. Le club genevois a été le premier en Suisse à lancer un projet de nouvelle patinoire, c’était en 2011. Huit ans plus tard, il est le dernier de la classe. La faute à une succession d’obstacles et au manque de possibilités de financement. Plusieurs projets se sont succédés ces dernières années sans qu’aucun n’aboutisse. Le dernier en date, celui d’investisseurs canadiens, a été sifflé hors-jeu par le Conseil d’Etat la semaine dernière. Mais un nouveau projet porté par Olivier Plan émerge. Promoteur immobilier genevois et grand supporter du Genève-Servette HC, il veut être celui qui offrira au club un infrastructure digne de ce nom.

Christophe Stucki, le Directeur Général du Ge-Servette nous a reçu dans son bureau et il répond d’abord à cette question: “ne perd-t-il pas espoir avec ces projets de nouvelle patinoire à Genève?”

Christophe Stucki Directeur général du Genève-Servette HC

@GeffScar

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Bisbille autour des notes de frais du Conseil d’État genevois

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Une interprétation juridique déchaine les passions entre le Conseil d’État et la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil.

Deux conférences de presse successives avaient lieu hier après-midi au sujet des notes de frais du Conseil d’Etat, dévoilées en février dernier. La première mettait en scène le Conseil d’Etat et la deuxième, la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil. La question était de savoir si l’audit récent demandé par la Commission du Grand Conseil à la Cour des comptes était légal ou non. De l’avis des députés de la commission, il l’était. Pour le Conseil d’Etat, un audit de  la Cour mettrait en péril la séparation des pouvoirs. Les explications du président de son président, Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Pour le président, le peuple n’a pas voulu du contrôle de la Cour des comptes sur le Conseil d’État.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat

Pour la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, au contraire, la Cour des comptes est tout à fait habilitée à effectuer cet audit financier. Yvan Zweifel.

Yvan Zweifel Président de la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil

Même son de cloche du côté de la Cour  qui estime qu’elle est tout à fait habilitée à procéder à cet examen des notes de frais. Le président de la Cour des comptes, François Paychère.

François Paychère Président de la Cour des comptes

Ce sera au Grand Conseil de trancher finalement cette question.

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A Genève, le bois de la Bâtie entame sa nécessaire mue

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Surplombant la ville, le bois de la Bâtie a débuté sa grande métamorphose. Après la démolition du Chalet à l’automne 2018, les travaux d’aménagements, d’un montant global de près de 15 millions, ont réellement débuté il y a deux, trois semaines. Sur place, les ouvriers s’activent. Pendant que les enfants montent au sommet de la pyramide de grimpe ou rendent visite aux chèvres du parc animalier. C’est d’ailleurs la seule partie qui ne va pas être modifiée.

Il faut dire que le bois a besoin d’un sérieux coup de jeune. Paradis des familles, des propriétaires de chiens et des joggeurs, la Bâtie, qui s’étend sur 211 300 m2, reste « la grande oubliée des espaces verts », selon le conseiller administratif chargé de l’environnement urbain, Guillaume Barazzone. « Si auparavant, le bois était excentré, il est aujourd’hui au cœur de la ville en raison du développement de la Jonction et du PAV, le projet Praille-Acacias-Vernets. C’est notre Central Park! », souligne le magistrat. Un potentiel que relève aussi Daniel Oertli, chef du Service des espaces verts (SEVE):

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

L’espace de loisirs comprendra une toute nouvelle aire de jeux avec une pataugeoire et des jeux d’eau. Les explications de Daniel Oertli:

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

De quoi ravir les amoureux de la Bâtie, petits et grands:

Paroles d'habitués

A noter, les premiers aménagements en promenade publique remontent à 1870. S’ils ne datent pas de cette époque, les chemins ne sont pas de la première jeunesse.

Près de 7 millions serviront à réaménager les quatre kilomètres qui sillonnent le bois. Cette partie du chantier débutera dans dix jours environ. Comme le souligne le chef du SEVE:

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

Ces travaux, c’est aussi l’occasion d’améliorer la sécurité de ce site, établi sur une ancienne moraine glacière. Daniel Oertli:

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

L’un des atouts majeurs du bois de la Bâtie, c’est sa situation. De quoi offrir un magnifique panorama sur la ville. D’où la création de belvédères, indique Daniel Oertli:

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

Enfin, à la place du restaurant le Chalet, une buvette est sortie de terre.

Daniel Oertli Chef du Service des espaces verts (SEVE)

Le bois de la Bâtie reste ouvert pendant les travaux. La place de jeux, notamment, sera accessible cet été.

@marie_prieur

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Culture

Fabrice Eboué n’a plus rien à perdre

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C’est le titre du nouveau spectacle de l’humoriste français, qui voit sa calvitie progresser et qui donc…n’a plus rien à perdre.

Tout le monde y prend pour son grade : les véganes, les complotistes, ou son couple mixte, Fabrice Eboué ne s’épargne pas.
Il présente son One Man show au Théâtre du Léman à Genève le 28 mars 2019.

Et non, ce n’est pas une blague, Fabrice Eboué était dans les studios de Radio Lac pour répondre aux questions de Benjamin Smadja :

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