Rejoignez-nous

Actualité

Coronavirus : la Suisse s'active et prend des mesures

Publié

,

le

Des pharmacies suisses sont en rupture de masques de protection, après l'annonce d'un premier cas du nouveau coronavirus au Tessin. (©KEYSTONE/Ti-PRESS/Davide Agosta)

L'annonce d'un premier cas de contamination au nouveau coronavirus au Tessin pousse la Suisse à réagir et à prendre des mesures. De nouveaux cas suspects ont été enregistrés dans le pays, dont un fortement probable en Argovie.

La situation est suivie de très près, a indiqué lors d'une conférence de presse à Berne le ministre de la santé Alain Berset, précisant que "nous sommes bien préparés". Dix laboratoires répartis sur tout le territoire, dont un au Tessin, sont désormais prêts à faire des tests de dépistage de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Leur capacité, de 1000 tests par jour, a été triplée depuis la semaine dernière, a précisé le ministre. Jusqu'à lundi, les tests étaient réalisés par le laboratoire de référence de Genève.

Le premier cas de coronavirus, un septuagénaire tessinois se portant bien, mais placé à l'isolement dans une clinique de Lugano, ne change rien au dispositif mis en place en Suisse, a déclaré M. Berset. "D'autres cas peuvent apparaître et la situation peut évoluer chaque jour."

Forte probabilité d'un cas

La Confédération maintiendra sa stratégie tant qu'elle contrôle les chaînes de transmission de la maladie, selon le ministre. Les mesures supplémentaires annoncées lundi restent de mise. Les tests sur des personnes présentant des symptômes de type grippal sont intensifiés.

Alors qu'une septantaine de tests ont été menés mardi en Suisse, de nouveaux cas suspects de coronavirus ont été signalés mercredi, notamment un cas fortement probable en Argovie. Il n'est toutefois pas encore confirmé. Le canton a déjà enregistré 29 cas suspects, dont 24 se sont avérés être des fausses alertes. Cinq cas sont en cours d'analyses, dont le cas suspect, a indiqué la Chancellerie d'Etat.

Dans le canton de Neuchâtel, plusieurs personnes ayant voyagé dans la région de Milan ont consulté les urgences de Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) pour des problèmes respiratoires. Trois enfants figurent parmi les cas suspects. Ces cas suspects font l'objet de mesures d'isolement à domicile, leur état clinique n'étant pas inquiétant.

L'un des enfants a fréquenté une crèche alors qu'il présentait des symptômes. Par mesure de précaution, les enfants qui ont été en contact avec lui ont été mis provisoirement en quarantaine jusqu'au résultat du test de confirmation attendu d'ici à jeudi.

Suisses en quarantaine

A Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, plusieurs Suisses ont été placés en quarantaine dans un hôtel, après que des clients italiens de l'établissement ont été testés positif au nouveau coronavirus. Les Helvètes se portent bien, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Leur nombre exact n'est pas encore clairement établi à ce stade.

Au Tessin, la première région de Suisse touchée par la COVID-19, un couvre-feu a été décrété depuis mardi pour des recrues de l'armée suisse. La mesure touche les sites militaires à Airolo, Monteceneri et Isone.

Le canton de Berne a quant à lui pris des mesures de précaution au vu de la propagation rapide du coronavirus. Deux logements ont été aménagés dans les bâtiments de l'ancien foyer d'éducation de Prêles, dans le Jura bernois, pour accueillir en cas de besoin des personnes en quarantaine.

Suisses inquiets

Dans le canton d'Uri, voisin du Tessin, le Conseil d'Etat a activé un groupe de travail spécial, chargé de prendre et de coordonner les mesures préparatoires à la prévention et à la prise en charge de la COVID-19.

L'annonce mardi d'un premier cas du nouveau coronavirus en Suisse a provoqué l'inquiétude des Suisses. La ligne téléphonique d'urgence mise en place par les autorités suisses sur le coronavirus est prise d'assaut. Quelque 1400 appels sont enregistrés chaque jour depuis lundi, a affirmé M. Berset. Les questions les plus fréquentes concernent les voyages ou les mesures d'hygiène.

Une campagne d'information aux frontières et dans les aéroports à l'intention des voyageurs et des pendulaires, avec des flyers et des affiches, débutera jeudi, selon l'Office fédéral de la santé publique.

Source: ATS

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

La police en force autour des écoles pour la rentrée

Publié

le

Lors de la semaine de la rentrée scolaire, la police genevoise accentuera sa présence à proximité des écoles (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La police genevoise a indiqué mercredi qu'elle redoublera d'attention aux abords des écoles pendant la semaine de la rentrée scolaire, programmée lundi prochain. Des contrôles de vitesse et des contrôles des véhicules seront effectués. Les forces de l'ordre mettront aussi l'accent sur les stationnements illicites ou dangereux.

La police genevoise sera aidée dans sa tâche par la police de proximité ainsi que les polices municipales. La présence visible et dissuasive des agents vise à assurer la sécurité des enfants sur le chemin de l'école et à rappeler aux usagers de la route les bons comportements à adopter près des établissements scolaires.

Par ailleurs, la police conseille aux parents d'effectuer avec leurs enfants le trajet pour se rendre à l'école quelques jours avant la rentrée afin de les y familiariser. Le premier jour d'école est en effet souvent un moment de stress pour les élèves, font remarquer les forces de l'ordre dans un communiqué.

Enfin, la police rend les parents attentifs à leur propre comportement lorsqu'ils conduisent leurs enfants à l'école. Les voitures ne doivent pas s'arrêter dans des endroits dangereux où elles peuvent masquer la vue des élèves au même titre que celle des autres usagers de la route.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Nouvelle classification plus nuancée des espèces invasives

Publié

le

Introduite en Europe à la fin du 19e siècle, l'écrevisse américaine a largement supplanté ses cousines autochtones (archives). (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Les espèces végétales et animales exotiques sont très souvent jugées nuisibles à la biodiversité locale. Une nouvelle méthode de classification dont l'élaboration a été dirigée par l'Université de Fribourg a pour ambition de nuancer le tableau.

Moustique tigre, tortue de Floride, moule quagga, ambroisie ou renouée du Japon, les espèces exotiques, qu’elles soient animales ou végétales, inquiètent les spécialistes. On les qualifie d’invasives, car elles représentent souvent une menace pour la faune et la flore locale, à l’exemple de l’écrevisse américaine qui a presque entièrement supplanté sa cousine autochtone.

En 2020, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a adopté un système de classification des espèces exotiques envahissantes qu’elle a intitulé EICAT (Environmental Impact Classification of Alien Taxa).

Des scientifiques de l’Université de Fribourg y ont grandement contribué. Ce système permet de hiérarchiser, de manière simple et objective, les espèces exotiques en fonction de la nature et de l’ampleur de leurs impacts.

Nuancer le tableau

Ce standard ne considère toutefois que les impacts négatifs. "Or, il faut garder à l’esprit que certaines espèces exotiques peuvent avoir des effets positifs sur la biodiversité locale", explique Giovanni Vimercati, chercheur dans le groupe de Sven Bacher au Département de biologie de l’Université de Fribourg, cité mercredi dans un communiqué de cette dernière.

Ces espèces peuvent en effet fournir de la nourriture ou un habitat à des espèces autochtones sur le déclin, ajoute le chercheur. Et de citer l’exemple de la tortue géante des Seychelles, introduite dans les îles Mascareignes, à l’est de Madagascar. Bien qu’exotique, cette tortue a permis d’y assurer la dissémination de graines que l’extinction de certaines espèces locales avait rendue impossible.

Pour prendre en compte ce type d’impacts positifs, jusque-là négligé, Giovanni Vimercati et ses collègues de l’Université de Fribourg, avec des experts internationaux, ont développé un nouvel instrument: EICAT+. Il s'adresse aux spécialistes de la protection de l’environnement et aux responsables politiques.

Cinq scénarios

EICAT+ évalue l’impact des espèces non indigènes au moyen de cinq scénarios capables de mesurer l’ampleur des éventuels effets positifs sur la biodiversité. "On pourrait, par exemple, qualifier l’impact d’une espèce exotique de moyennement positif quand celle-ci favorise l’augmentation de la population d’une plante ou d’un animal indigène. Cet impact pourrait même être qualifié de majeur ou de massif s’il va jusqu’à en empêcher l’extinction", illustre Giovanni Vimercati.

Cet instrument permet également d’appréhender les mécanismes sous-jacents et de voir si leurs effets sur la faune et la flore autochtone s’avèrent réversibles une fois les espèces exotiques extirpées. EICAT+ s’applique à différentes échelles spatiales, du local au global, ainsi qu’à tous les groupes taxonomiques (règne animal, végétal et fongique).

Les auteurs espèrent ainsi que les actions de lutte à l’encontre de certaines espèces exotiques seront plus nuancées. Des chercheurs espagnols, italiens, autrichiens, allemands, français et sud-africains ont également contribué à ces travaux publiés dans la revue PLOS Biology.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse Romande

Auteurs et maisons d'édition lausannois à la fête du 23 au 27 août

Publié

le

Lire à Lausanne fête ses maisons d’édition et ses auteurs du 23 au 27 août (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Librairie éphémère à l'Hôtel de Ville, journée de dédicaces, soirées littéraires au Théâtre de Boulimie, un livre offert à l'achat d'un ouvrage: à l'occasion de la rentrée littéraire, la manifestation Lire à Lausanne donne un coup de projecteur sur les maisons d'édition et les auteurs lausannois. Cette fête du livre et de la lecture se tient du 23 au 27 août dans la capitale vaudoise.

Plus de 30 labels d'édition lausannois et revues actifs dans la fiction, les sciences humaines, la jeunesse, la BD, les guides ou le mieux-vivre participent à la manifestation. A cette occasion, la ville renouvelle l'action "un livre acheté = un livre offert", qui est valable uniquement sur place - au Forum de l'Hôtel de Ville - pendant l'événement, indique mercredi la Ville dans un communiqué.

La soirée d'ouverture sera dédiée aux éditeurs qui évoqueront leur métier et expériences. Une autre soirée sera consacrée au polar à Lausanne. Samedi 27 août, plus de 30 auteurs seront présents pour des séances de dédicaces, dont Anne-Frédérique Rochat, Eugène, Julien Burri, Etienne Barilier, Jérôme Meizoz, David Bosc, Marie-Jeanne Urech ou Cléa Favre.

Enfants et familles peuvent aussi se réjouir puisqu'ils pourront rencontrer une vingtaine d'auteurs et illustrateurs de jeunesse. Parmi eux, Christine Pompeï, Hélène Becquelin, Denis Kormann, Catherine Louis ou Dominique Torti.

www.lausanne.ch/lirealausanne

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

La Confédération table sur un déficit de 5,0 milliards de francs

Publié

le

Il avait en effet été budgétisé à 2,3 milliards, précise le communiqué. (KEYSTONE/Alessandro della Valle) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La Confédération table sur un déficit de 5,0 milliards de francs pour l'année en cours, sur la base d'une première extrapolation, en raison des dépenses exceptionnelles pour lutter contre le Covid-19, indique mercredi l'Administration fédérale des finances.

Le déficit escompté est plus de deux fois plus important qu'initialement prévu. Il avait en effet été budgétisé à 2,3 milliards, précise le communiqué.

Les dépenses extraordinaires devraient atteindre 7,4 milliards en 2022, dont 6,5 milliards dévoués à la lutte contre la pandémie et 0,9 milliard pour l'accueil des réfugiés ukrainiens.

Au budget ordinaire, la Confédération table toutefois sur un excédent de 0,7 milliard, alors qu'un déficit de 0,6 milliard était attendu auparavant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Genève

Effets Covid: Moins de mariages et plus de divorces

Publié

le

Image Prétexte ©KEYSTONE/AP/DANIEL ROLAND

L'industrie du mariage a été touchée de plein fouet par la crise sanitaire liée à la Covid-19. Entre 2019 et 2021 à Genève, le nombre de mariages a un peu baissé, alors que les divorces ont sensiblement augmenté. 

Jusqu’à ce que le Covid vous sépare… C’est l’un des secteurs qui a été le plus impacté par la pandémie, l'industrie du mariage sort de deux années difficiles. Maintenant que la vie a quasiment repris comme avant la crise sanitaire, les choses s’arrangent.

Cette année l’industrie du mariage devrait rapporter 1,7 milliard de francs soit 50 millions de francs de plus qu’en 2019… Mais avant de retrouver ces chiffres, il y a eu deux années difficiles. En Suisse, le nombre de mariages a baissé de 7% entre 2019 et 2021. Genève a été un peu épargné avec une diminution de moins de 4% alors que dans le canton de Vaud on a enregistré presque 1 mariage sur 5 en moins!

La bonne nouvelle c’est que s’il y a eu moins de mariages, ils ont duré plus longtemps. 4 mois de plus pour une durée moyenne de plus de 15 ans et 7 mois.

En parlant de mariage qui se termine, le nombre de divorces a évolué également entre 2019 et 2021. Dans le canton de Genève on a vu une hausse de près de 11% des divorces.

A l’inverse, dans le canton de Vaud c’est une baisse de 6% qui a été enregistrée. Globalement en Suisse le nombre de divorces pendant la pandémie a augmenté de 0,9% soit 159 de plus chaque année.

Des données extraites d’une étude du comparateur HelloSafe.ch

Continuer la lecture